06 mars 2013

Barbara Béghin : interview pour la sortie de son premier album

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(Photos et design: Wanda Kujacz)

barbara béghin,interview,vincent-marie bouvot,mandor« Son aspiration, Barbara Béghin la puise dans l’air du temps, assise à la terrasse des cafés elle observe, saisit au vol un mot, une idée, capture une image qu’elle note dans ses carnets qui ne la quittent jamais. De ces instants fugaces, Barbara y puise son inspiration pour nous conter toujours avec optimisme et humour la vie des autres. Le résultat est un album composé de 11 chansons, autant de fragments du quotidien, de tableaux représentants l’Homme et ses amours, avec comme élément fondateur et narrateur central : la Femme. »

Ainsi est présenté officiellement le premier album de Barbara Béghin, personnalité à la fois fantasque et mutine.

J’ai fait la connaissance de cette jeune femme il y a déjà quelques mois chez son réalisateur/arrangeur/compositeur, Vincent-Marie Bouvot dans son studio d’enregistrement de Deuil-la-Barre. Je n’étais pas venue pour elle, mais Barbara était présente. Je suis repartie avec son disque. Je l’ai souvent écouté, car je le trouve iconoclaste et très varié (rock, chanson, electro…). Et j’aime beaucoup le grain de sa voix. Je suis très sensible aux voix, je le répète souvent ici.

Pour écouter sur Deezer, c'est ici.

Le 12 février dernier, Barbara Béghin est venue à ma rencontre à l’agence pour évoquer ce premier disque et sa relation avec la musique.

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barbara béghin,interview,vincent-marie bouvot,mandorInterview :

Tu as commencé la musique à l’âge de 4 ans.

Je suis un peu née avec déjà à l’esprit le spectacle.  Le spectacle plus que la chanson, d’ailleurs. Mes parents aimaient ça et ils nous ont installé un grenier ou nous pouvions faire ce que nous voulions avec ma frangine. On a tout de suite été dans la volonté de créer et d’imaginer des choses. On imitait aussi ce que l’on voyait à la télé.

Ta relation à la musique est plutôt ouverte, j’ai l’impression.

Oui. Et aujourd’hui, je sais que j’ai encore beaucoup d’artistes et de genres musicaux à découvrir. J’ai plus une affection pour des chansons que pour des styles. On a d’ailleurs du mal à définir ce que je fais moi comme genre. Je réponds que c’est de la chanson française.

Je reviens à tes parents. Tu as de la chance, ils t’ont encouragé en te faisant faire des cours de danse, de chant, de piano, de théâtre…

Dans le nord, avec ma sœur, on a commencé par la danse. Mon plaisir de la gestuelle et de la scène me vient de là. Après, quand nous sommes allés en Normandie, j’ai fait partie d’une première association de musique, puis d’une seconde, mais de théâtre. À 13 ans, j’ai pris des cours de chant quand ma prof de musique à mis en place un groupe pour faire des prestations, des reprises essentiellement. Je suis devenue la chanteuse du groupe. L’envie du spectacle, c’est aussi le fait de ne pas rester cachée derrière un piano et pouvoir se défouler autrement qu’en jouant de la musique. Ce n’est pas de l’exhibition, c’est le plaisir de ne pas être enterrée, de se dévoiler un petit peu. Ça m’apporte quelque chose que la vie ne m’apporte pas tous les jours.

Clip de "Toujours, Toujours".

Quand tu étais adolescente, tu as même sorti un EP.barbara béghin,interview,vincent-marie bouvot,mandor

Toujours avec cette association de musique en Normandie. J’ai dit à ma prof que j’écrivais des petites chansons… de collégiennes (rires). Elle m’a proposé de faire de la musique dessus ensemble. On a fait un premier 4 titres avec un groupe qui s’appelait Stationnement Interdit. C’était une toute première expérience d’enregistrement et un travail différent de la scène. On prend notre voix en pleine tronche et c’est là que l’on découvre nos premiers petits défauts. Quelques années plus tard, toujours avec le même groupe on a fait un 11 titres.

Depuis ce 11 titres dont tu nous parles et ce premier album solo, tu as l’impression d’avoir fait des progrès ?

Euh… oui, en étant objective, je peux le dire. C’est dû à un travail d’écoute et de réflexion. Et de nouvelles relations aussi. C’est Vincent-Marie Bouvot qui a mis le doigt sur des choses qui n’étaient pas possibles. Quand on fait des reprises, on essaie d’imiter ou d’interpréter de la même façon que les artistes originaux. Après, c’est très dur de retrouver son identité vocale personnelle.

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Pour faire ton disque, tu t’es inscrite sur le site participatif Akamusic en 2009. Ça a marché puisque tu as réuni assez d’argent  pour enregistrer.

C’était le moment où je tournais un peu en rond. Il fallait que j’avance, je ne pouvais pas stagner. J’avais une irrépressible envie de chanter mes propres chansons. Ça finissait par m’obséder. J’avais entendu parler des plates-formes participatives et j’ai tenté le truc. Ça m’a permis de former une équipe que je n’avais plus. J’ai mis des maquettes plutôt bien enregistrées. Avec de l’effort et de l’énergie et la volonté de s’intéresser aux principes communautaires et de tous les réseaux sociaux, la jauge a augmenté et ça m’a permis de sortir un premier single. À partir de là, le directeur artistique d’Akamusic m’a proposé de rencontrer Vincent-Marie Bouvot.

"Comme une allumette".

barbara béghin,interview,vincent-marie bouvot,mandorTu le connaissais ?

Non. Le monde des arrangeurs m’était parfaitement inconnu. On m’a vite expliqué qu’il avait travaillé pour Julie Piétri, Elsa et Zazie. J’ai écouté les albums qu’il a réalisés pour elles et j’ai reconnu une patte et un son que j’aimais beaucoup. J’ai eu le sentiment qu’il pouvait m’apporter ce que je voulais dans la recherche des sons et des mélodies. Des mélodies très efficaces…

L'as-tu rencontré pour savoir si vous pouviez travailler ensemble?

Oui. À notre premier rendez-vous, je lui ai fait écouter mes maquettes. Il a eu un regard critique dessus et m’a expliqué comment faire évoluer les chansons. Ça m’a plu tout de suite, car j’ai besoin que l’on m’explique ce qui ne va pas et que l’on me montre comment on peut changer ce qui ne va pas. Il a compris que ce que j’aimais, c’était d’essayer d’écrire des textes qui racontaient des histoires et des musiques qui font bouger avec des mélodies que l’on pouvait chanter facilement et que les gens pouvaient reprendre. On s’est quitté sans se préciser si nous allions nous revoir. Mais moi, j’avais l’impression que tout était bon pour moi. J’ai appris un peu plus tard qu’il était partant aussi.

"Pas seulement pour lui" en studio.

Tu as eu combien d’argent pour faire cet album ?

Au final, 80 000 euros grâce à 800 producteurs.

Une fois que l’album est enregistré, les producteurs suivent ce que tu fais ?

Je leur donne le maximum d’infos possible. Il ne faut pas que les gens pensent que, parce qu’on a fait une production sur un site communautaire, participatif qu’on va sortir plus vite que tous les autres artistes qui rament. Certains pensent que l’on va tout de suite cartonner et que l’on va tous faire comme Joyce Jonathan et Grégoire. Il faut donc les rassurer en leur disant que l’on fait tout notre possible pour que ça marche. Moi, je ne lâche rien. Je mets en place ma scène en ce moment.  

Dans ce disque, ce qui est fou, c’est que ta voix varie de chanson en chanson.

Ça vient des genres différents qu’il y a et qui permettent une interprétation différente.  C’est aussi la volonté avec Vincent-Marie d’aller chercher le maximum de ce que je pouvais faire parfois. J’ai osé des choses que je m’interdisais presque.

Extrait de "Emmeline".

Tu racontes les histoires d’une jeune femme de ton âge, parfois de manière un peu désillusionnée.

Pas tant que ça. J’essaie de positionner mes personnages et j’évite d’exprimer mes positions personnelles  dans mes chansons. Au  niveau de l’interprétation, j’essaie aussi d’avoir la position d’artiste chanteuse qui prend les choses graves avec une pointe de légèreté quand même.  Je  prends les choses comme elles viennent et j’essaye d’habiller mes chansons à ma sauce, en envisageant que la vie peut être sympathique quand on choisit ce qu’on veut faire.

Tu chantes aux Déchargeurs durant plusieurs jours...

En coréalisation pour 15 représentations du 19 mars au 6 avril. C’est bien parce que cela va me permettre de roder la scène et d’inviter un maximum de professionnels. Je veux leur montrer ce dont je suis capable de faire. On a choisi de faire une proposition guitare-voix et une version guitare-batterie-voix. Il y a aussi la possibilité de m’aider à financer mes scènes. (Là). Le 17 mai, je serai aussi au Sentier des Halles.

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Je sais...

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23 août 2011

Marie-Anne Alizon : chanteuse cherche tourneur!

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Marie-Anne Alizon je l’ai rencontré en tant qu’artiste (pour une première mandorisation en juillet 2007) et nous sommes devenus amis dans la vie depuis.
Elle est chanteuse, musicienne, comédienne (et aussi une des voix féminines d'ARTE TV).
Elle se qualifie comme « une artiste de terrain ». Pas faux.
Sur elle, son parcours, sa musique, son site officiel est assez explicite.
Ici, son MySpace.
De passage (rapide), fin juillet, à Strasbourg, nous avons petit déjeuné ensemble (la dame habite dans cette ville). La photo en témoigne.

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Et nous avons beaucoup parlé de son métier.
Marie-Anne a côtoyé sur scène des personnalités comme Diane Reeves ou Didier Lockwood. Elle a enregistré un CD 9 titres, "Aimer comme on se perd" (avec notamment un hommage à Sting, "J'entends Roxanne au loin", et un hommage à Marcel Carné, "Garance").Un registre détourné pour la scène vers des tonalités plus rock .

Sur scène (je l’ai vu, c’est admirable), elle préfére l'émotion aux effets de style. C’est même avec authenticité et générosité que Marie-Anne Alizon interprète les compositions rock, pop, jazz issues de cet album, entourée en studio ou sur scène de musiciens aguerris. Elle chante en Français (c’est aussi pour cela que je l’aime).

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Mais aujourd’hui, Marie-Anne Alizon aimerait poursuivre sa tournée de concerts.
C’est là que le bas blesse.

Elle (comme beaucoup d’autres artistes talentueux) ne trouve plus de date. Les organisateurs, les salles, les festivals... plus personne ne souhaite prendre de risque avec des artistes encore inconnus.
La frustration la gagne. C’est normal, chanter, c’est sa vie. Communiquer sa passion, son enthousiasme, son œuvre, c’est viscéral. (Pas de pathos, pure réalité!)


Marie-Anne souhaite trouver un tourneur.
Et aussi être parainnée par un artiste reconnu…
Rêvons un peu…
Un Jonasz, un Sheller
Les rencontrer et faire quelques premières parties…


J’aimerais l’aider.

A part lui proposer cet espace pour communiquer, je ne peux rien faire pour elle.
Je sais que certaines personnes du métier passent régulièrement par ici. Alors, on ne sait jamais…
Voici un teaser de concert et une chanson (parmi celles que je préfère...).

 

14 janvier 2009

Facebook par Jérôme Commandeur!

Je vous en avais déjà parlé à moitié, .

Voici la version originale et nettement plus longue et donc complètement complète.

19 novembre 2008

To Fishturn... parce que!

" Ceci est un détournement de blog du Front de Libération du Fishturn Show.
Ne paniquez pas. Mettez-vous debout et enlevez vos chaussettes,  ou l'inverse.
Et toi au fond, retire les doigts de ton nez.
Tout se passera bien.

Damon Fishturn ne peut en aucun cas être tenu pour responsable de cette opération"

22 juin 2008

A voir! CN08...

Avec son alter ego Sébastien Roy, mon copain Pascal Evans (dont je parle souvent sur ce blog) fomente « une petite révolution visuelle pour mettre en valeur la diversité culturelle de la Capitale Nationale du Québec et son extraordinaire polyvalence » (Je cite Pascal, pas le philosophe, mon copain...).

Ils font de la télé fantaisiste et engagée, farfelue, ludique et positive. Ils sont des créateurs visuels et travaillent dans leur laboratoire perso.
OUPS.JPGIls ne cherchent pas la gloire, car comme vous pourrez le constater au générique final, on ne voit d’eux que dos et cul !

 

Leur série me plait car elle est positive et met en valeur la réalité d'une cité. Il y a parfois du sexe, une très très très fine touche d'ironie.

 

Leur blog, c'est de la fantaisie quotidienne. Une campagne de pub et de promo originale et farfelue. Sébastien Roy et Pascal Evans font de l'art visuel, de la télé visuelle et leur blog leur permet de présenter de façon ludique la série. Ils ne se prennent pas au sérieux, même s’ils font de la télé engagée.

 

CN08 est une série dont chaque épisode est un brin militant.

 

Voici le premier numéro.

Evidemment, les français que nous sommes ne se sentiront pas (énormément) impliqués par le sujet traité, mais je vous propose d’y jeter un coup d’œil quand même parce que je ne connais pas d’équivalent en France de modules élaborés ainsi.

Je suis impressionné par la réalisation.

(Et toujours par la voix de Pascal… dont j’ai toujours été jaloux.)

Un reportage sur un musicien... (à côté, CD'aujourd'hui, que j'adore, fait pâle figure...)

 

07 juin 2008

Myrtille Chartuss à la télé!

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J'ai écrit il y a quelques semaines une note sur ce personnage hors normes que je suis flatté de considérer comme une amie.

Je fais donc un peu de pub à Myrtille Chartuss...

Elle est interviewée par Mireille Dumas lundi soir à 20h50 dans l'émission "Vie privée, vie publique".

Par la même occasion, j'en profite pour ajouter qu'elle invite aussi le public à venir la voir jouer dans le cadre du colloque "les humeurs de l'humour" le vendredi 13 juin à 17h à l'Atheneum de Dijon.

05 mai 2008

Les éditions Volpilière...

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Je vais parler d'Élisabeth Robert.

Auteur(e) et blogueuse.

 

La demoiselle a beaucoup d’amis chez les blogueurs (et gueuses)… et quelques rares détracteurs (et teuses). Certains la trouvent trop gentille, trop romantique, trop idéaliste… trop honnête.

Il y en a qui confondent tout ça avec de la naïveté.

 

Mais, en vrai, elle est capable de vous laminer par une réflexion bien sentie. Elle n’a pas la langue dans sa poche et sa répartie peut être assassine (mais toujours exprimée avec son plus joli sourire, ce qui est très déconcertant.)

Élisabeth, en colère, c’est intéressant à voir/vivre, mais je préfère ne pas être le sujet de son courroux (et je ne dis pas ça parce que j’ai habité en Guyane.)

 

Bref, j’aime beaucoup cette fille.

Humainement, quelqu’un de rare.

Les souffrances du passé, les brèches de la vie à colmater l’ont incité à devenir quelqu’un de bien.

Elle se construit sa vie familiale et professionnelle le mieux possible.

 

Il m’est arrivé d’être victime de reproches similaires.

À la différence d’elle, j’ai arrêté de me défendre.

J’ai expliqué ici naguère, qu’il fallait gratter pour comprendre ce qu’il se cache derrière les sourires, les bienveillances, le miel (supposé) des personnes que l’on qualifie de « gentils ».

Alors, quand Élisabeth m’a demandé de préfacer son prochain livre, j’ai accepté avec beaucoup d’enthousiasme… parce que je ne me sens pas aux antipodes de sa personne et de sa personnalité.

Ce sera le premier livre de la maison d’édition qu’elle vient de créer: Editions Volpilière.

La couv’ :

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Pour en savoir plus sur le thème de ce livre

 

1901918600.jpgIl sera donc en prévente jusqu'au 15 juillet 2008 au tarif préférentiel de 12 euros frais de port inclus.

Ensuite il passera à 14 euros. 

Il suffit d'envoyer un chèque à:

Éditions Volpilière

32, rue de Berne

78990 Elancourt

 

Sortie prévue: septembre 2008.

Pour la rentrée littéraire.

Et puis, Élisabeth organise un premier concours de nouvelles.

Le jury est composé de quelques écrivains, journalistes, blogueurs.

J’en suis.

Le règlement et la liste du jury se trouvent là.

Voilà, c’était juste pour lui donner un petit coup de main avec mes faibles moyens… et lui témoigner tous mes encouragements pour la suite de cette belle aventure.

(Elle prend des risques, la moindre des choses et que je lui ouvre un peu mon espace.)

Juste aussi, histoire de rappeler qu’il ne suffit pas de regarder quelqu’un tel qu’il se montre pour s’imaginer le connaître.

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20 février 2008

Mon copain réalisateur de clips...

Bon, je vais vous dire la réalité des faits. Je ne suis pas objectif. Le jeune homme qui a réalisé le clip de Whee Jay est un ami de longue date.

Oui, un type qui est venu me voir, tout jeunot, avec sa famille en Guyane, dans les années 90 et avec qui j'ai gardé des liens indéfectibles.

Aujourd'hui, il veut axer sa vie sur la réalisation de films, clips, documentaires...

Je ne peux pas lui apporter grand chose, si ce n'est un peu de visibilité.

J'aime bien ce qu'il fait, mais en affirmant cela, suis-je crédible?

Non.

Alors que j'adhère complètement aux idées (même un chouia démago de l'auteur de ce texte.)

Bon... alors, jugez par vous même.


Pardonner
envoyé par Tosma-prod
Je l'ai prévenu, ce soir... quand on s'expose, on peut avoir des commentaires francs du collier.
Allons-y! Thomas (euh... pardon Tosma, parlons "djeuns") est prêt à vous entendre... mais, soyez diplomate. Merci pour lui.

23 janvier 2008

Jérôme Commandeur... la démesure incarnée!

Hommage à un ami de 12 ans qui est en train de passer la vitesse supérieure...

Version corrigée, améliorée et actualisée d'une note publiée à une époque (il y a un an et demi) où je n'avais qu'une centaine de lecteurs par jour... aujourd'hui que j'atteinds les 14.675 visiteurs uniques quoitidiennement, je voulais offrir un nouvel espace de visibilité à quelqu'un qui le mérite.

(Quoi, je grossis mes stats! Tout le monde le fait, alors, hein!!!)

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Avant tout, petit CV rapidos de ce joyeux hurluberlu: Jérôme Commandeur s'est fait connaître à la télévision dans l'émission Graine de star sur M6 à laquelle il a participé une dizaine de fois en medium_commandeur_et_goude.3.jpgtant qu'humoriste imitateur. Il a ensuite animé Rince ta baignoire sur France 2 et a collaboré à l'Hyper show sur Canal Plus. Et puis, il a fait beaucoup de scènes en solo et pas mal aussi avec Paulo Goude. Evidemment, c’est un raccourci honteux de sa vie professionnelle que je vous propose là…

J’ai connu Jérôme en février 1995 (c’est lui qui m’a rappelé la date exacte… il a un ordinateur à la place du cerveau ce mec !) alors que nous traînions nos guêtres à RTL. Il était, un court moment, standardiste (pour gagner sa croûte) et moi aussi (pour gagner la mienne) mais dans l’échelon social de ce beau métier, j’étais "chef des standardistes du soir" (oui, oui !). Et j’ai eu un coup de foudre pour cet énergumène. Son grain de folie m’a plu à la seconde où je l’ai vu. Depuis cette période, nous sommes restés potes.

Il m’est arrivé de l’embarquer dans des aventures professionnelles contestables. Je pense qu’il se souviendra longtemps de sa période limougeaude. En 1996, j’ai bossé à Rire et Chansons dans la bonne vieille ville de Limoges (oui, j’ai vraiment tout fait dans ce métier !). J’avais en charge l’animation des matinales, (c’est vous dire le potentiel d’humour qui est en moi). J’ai proposé à Jérôme de participer à mon émission quotidienne sous la forme de fausses interviews téléphoniques.

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Radio Limousin Service (devenu peu après mon arrivée Rire et Chansons), le 28 janvier 1996, à Limoges.

De fil en aiguille, il est venu me rejoindre quelques week-ends pour effectuer des galas dans d’obscures salles de spectacles, qu'on appelle parfois restaurants, cabarets...etc. (il faut bien débuter).

Jérôme? La foire de Limoges, tu ne l’as pas oublié celle là ?

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Foire de Limoges, le 16 mai 1996.

Bien sûr Jérôme se souviendra, la larme à l'oeil de la "tournée" des salles de cinémas limousines (je n'ai pas écrit "en limousine", hein...). Pas pathétique l'expérience, mais ça frisait ça, un peu.

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Tournée "mondiale" des cinémas du Limousin... le 3 juillet 1997.

Jérôme n'est pas un mec avec lequel on peut espérer passer une soirée peinarde. Il est hyper actif, bouillonnant et vraiment très drôle. C'est le seul type qui m'a fait presque mourir de rire (au sens propre du terme!).

Et les soirées festoyantes ont été nombreuses avec lui...

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Soirée Rire et Chansons Limoges en Juin 97.
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Et là, à Saint-Cloud, chez des amis. Si je peux me permettre, Jérôme, tu es proprement ridicule avec cette casquette à l'envers. Ce n'est pas moi qui mettrais, par exemple, un caleçon sur la tête, juste pour amuser la galerie.
(Derrière nous, c'est Samantha, en civil(e))...

Après ce passé douteux, il s’est bien vite fait remarquer par des gens du métier autrement plus important que ma petite personne et il a mené sa propre medium_commandeur_la_petite_scene._2.jpgbarque tout seul et intelligemment. Alors, aujourd’hui, je suis sa carrière de près et je vais voir tous ses nouveaux spectacles. J’ai loupé celui de la petite scène… mais bon, il s’est produit dans cette salle alors que je venais d’être papa.

La dernière fois que je suis allé le voir "en public", c'était le vendredi 11 août 2006. C'était au Théâtre du Tambour Royal. On m’installe au 2eme rang. Je dois dire que j’ai toujours peur de l'éventuel "bide" quand je vais voir un ami… Je dois faire un transfert. C’est un peu comme si c’était moi qui montais sur scène. Et je vois mon Jérôme égal à lui-même. Truculent, irrésistible, potache, frisant parfois la vulgarité, la méchanceté et la mauvais foi mais sans jamais les atteindre vraiment… bref, je me régale (et je suis rassuré). Quand il joue la secrétaire cinquantenaire détestable dans un bureau ou lorsqu’il raconte des vacances foireuses entre amis, les déjeuners dominicaux en famille, les dragueurs lourdingues de Meetic, les fonctionnaires fainéants et indécrottables, les curés et les camionneurs pédophiles (j’en passe et des meilleurs), je défie quiconque de ne pas rire aux éclats, en tout cas sourire constamment. Cette heure est passée à la vitesse de la lumière.

Aujourd'hui donc, il revient, mis en scène par Dany Boon. C'est une nouvelle version de son spectacle. Je vais m'y rendre prochainement.

Allez, bande-annonce!

 

04 janvier 2008

Quand un ami brillant continue à l'être...

Bon, j'ai déjà parlé plusieurs fois de mon pote Franswa P, un des auteurs du site Strictement Confidentiel.

Strictement Confidentiel, lieu de culture que je fréquente assidument parce que j'y apprends toutes sortes de choses hors de mon monde/goût/choix personnel.

Disons que je m'enrichis souvent à la lecture de leurs articles.

Or, donc, parmi cette bande d'allumés, il y a Franswa P.

Et ce type, je ne sais pas pourquoi, je l'apprécie comme ami aussi bien qu'il m'impressionne comme auteur "génial" (au sens propre du terme), ce qui est une remarque inutile car il n'y a là rien d'incompatible.

Mais voilà qu'il ne se contente plus d'écrire, il tourne des interviews filmées.

Le fou.

D'un type qui m'a permis de passer l'été à ne lire qu'un seul livre (ceci dit,  j'en ai tiré une saga pour mon blog).

Franswa interroge Alex D Jestaire et ça donne ça.

Bien sûr que je lui ai dit que c'était beaucoup trop long. Mais Franswa P., ça, c'est sa marque de fabrique.

Il ne sait pas faire peu.

Impossible.

Alors, il fait dans le long, mais sans faire dans le chiant.

Ce qui est une performance.

Hop! Je vous laisse et je vous prouve que, tout sérieux et talentueux qu'il est, le monsieur sait aussi s'adonner à quelques régressions temporelles...

(Ne m'en veux pas Franswa, mais celle là, je ne pouvais pas la garder pour moi).

(Tant pis pour ta réputation qui est pourtant celle d'un type sobre, qui ne sort jamais et qui passe son temps à engendrer la tristesse et la mélancolie...)

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