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03 février 2015

Batlik : interview pour Mauvais sentiments

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On m’avait tout dit sur Batlik. D’abord qu’il avait un talent fou et qu’il était un artiste majeur, si ce n’est un des plus importants, de la scène française d’aujourd’hui. Bon, ça, je le savais depuis un moment. Mais, il m’a été rapporté plusieurs fois qu’il avait une forte personnalité, qu’il avait ses têtes, qu’il faisait ce qu’il voulait dans n’importe quelle circonstance et que les interviews l’emmerdaient carrément (d’ailleurs, dans une chanson de son nouvel album, il brocarde un peu les « journaleux »).

Mais ne jamais avoir interviewé Batlik quand on se prétend « spécialiste de la chanson française » est au minimum une faute professionnelle. Connaissant son attachée de presse (merci Marie Britsch), j’ai obtenu un rendez-vous avec lui.

Batlik est donc venu à l’agence le 4 décembre dernier pour évoquer son 9e album, Mauvais sentiments. Il y délaisse le quartet au profit du trio, toujours entouré par James Sindatry à la contrebasse et Benjamin Vairon à la batterie. Avec ce disque, l’inépuisable Batlik continue d’emprunter un chemin singulier, bien loin des autoroutes de l’industrie du disque.

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batlik,mauvais sentiments,interview,mandorArgumentaire officiel :

Voilà maintenant 10 ans que Batlik sévit sur scène et sur disque en tant qu'auteur, compositeur, interprète et producteur indépendant aux manettes de son label A Brûle Pourpoint.

Le style a évolué, quittant progressivement l'univers de la chanson pour se rapprocher de celui du rock, avec toujours en fil conducteur des textes poétiques finement ciselés, un flow en français et un jeu de guitare reconnaissable entre mille. Après avoir écumé les cafés concerts, il réussit au fil des années à imposer sa personnalité musicale sur la scène française et à conquérir un public fidèle et toujours plus nombreux.

Batlik se fait rapidement repérer, des Francofolies de La Rochelle en passant par les découvertes du printemps de Bourges jusqu' à celles du festival Alors Chante de Montauban, même Warner, Wagram et Sony lui propose des signatures. Mais Batlik fait le choix de l'indépendance. Originaire de Seine Saint Denis, il y construit les locaux de sa maison de production et son studio d'enregistrement, marche après marche, à l'image de son développement.

Avec à son actif plus de 800 dates et bientôt 10 albums, Batlik fêtera ses 10 ans de carrière en enregistrant son 2ème album live sur la scène de l'EMB de Sannois les 6 et 7 février 2015. Il sera entouré de Benjamin Vairon à la batterie, Oliver Smith à la contrebasse, Nicolas Bruche et Blandine Puechavy aux cuivres, Mélanie Pain aux chœurs.

Actuellement en tournée avec son dernier album, Mauvais sentiments, sélection FIP et sacré coup de cœur par l’académie Charles Cros, prend à contre-pied les idées reçues et les mots en prêt-à-porter. Bon sens et bons sentiments sont les grands perdants de cet opus, cédant la place à la tranchante singularité d'un artiste en décalage, bien loin des autoroutes de l'industrie musicale.

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batlik,mauvais sentiments,interview,mandorInterview :

Est-ce parce que tu viens de Saint-Denis que tu as cet état d’esprit, cette indépendance, cette volonté de ne faire aucune concession?

Il s’avère que je n’ai pas grandi en Seine-Saint-Denis. J’y suis né, je suis parti et je suis revenu bien des années après. Ta question est presque d’ordre psychanalytique. Je ne sais pas si ma façon d’être à un rapport avec le milieu dans lequel j’ai grandi. A l’inverse, je suis bien obligé de constater qu’il y a beaucoup de gens du milieu hip-hop qui viennent de Seine-Saint-Denis et qui sont signés dans des grosses structures industrielles. Comme quoi, tu vois, mon état d’esprit ne vient pas forcément de la ville dans laquelle je vis.

Il vient plus de ton éducation, alors ?

Je ne me suis jamais posé la question, alors j’aurais tendance à expliquer mon goût de l’indépendance de manière plus terre à terre. C’est ma propre expérience avec cette industrie. Au début, j’ai fait comme tout le monde. J’ai envoyé mes premiers albums à des directeurs artistiques de grosses maisons. Ils ont refusé de me produire, de fait, j’ai continué à en faire, mais sans eux. Quand ils sont revenus vers mois deux ou trois ans après, c’était trop tard. J’avais pris mes habitudes et je ne voulais pas changer ma façon de travailler. Leurs propositions ne m’intéressaient plus.  

Avant de faire de la musique, tu travaillais dans des secteurs d’activités où tu avais des batlik,mauvais sentiments,interview,mandorpatrons…

J’ai aussi aimé la musique parce que cela me permettait de ne plus avoir de personnes au-dessus de moi. J’ai eu des patrons casse-couilles, des petits-chefs, dans des proportions relativement similaires à d’autres casse-couilles rencontrés dans ma vie de tous les jours. Je n’ai rien contre la hiérarchie, sauf quand elle est conne.

Pour moi, être indépendant, c’est avancer moins vite, avoir un supplément de pénibilité et des soucis administratifs à régler… Toi, j’ai l’impression que tu vis bien d’avoir ta propre structure.

Je le vis mieux depuis qu’il y a une personne qui travaille pour le label et qui m’aide à faire ça. Elle s’occupe de tout ce qui est rébarbatif et contraignant. Quand cette personne n’était pas là, effectivement, je vivais mal le fait de perdre du temps et de l’énergie à m’occuper de choses extra-musicales.

Ça tuait la création ?

Non, parce qu’avoir trop de facilités pour écrire des chansons ne m’aide pas. Je n’ai jamais autant écrit que quand je travaillais à mi-temps ou quand les moments consacrés à l’écriture étaient rares. Je vois des gens qui sont signés et qui n’ont pas ces problèmes-là… mais ils en ont d’autres. Je ne comprends pas pourquoi tu dis qu’il te semble que je vis bien d’avoir ma propre structure. Au contraire, si je montre une image de coolitude, c’est un leurre parce que je suis quelqu’un de très angoissé. Ta question est intéressante, parce que la plupart du temps, les gens conjuguent indépendance avec liberté. C’est une vaste connerie. Quand on est indépendant, nous sommes soumis à beaucoup plus de contraintes que les autres.

Cela dit, tu as une liberté que beaucoup pourrait t’envier : une liberté artistique.

Je rencontre beaucoup d’artistes qui sont signés et sursignés. Je n’ai jamais entendu parler de quelqu’un à qui on aurait dit « cette chanson-là ne va pas du tout ». Parce que les artistes sont les premiers à se censurer, moi y compris. Le mythe comme quoi plus on est dans une structure importante, plus la création serait muselée, je n’y crois pas.

Clip de "Généalogie" tiré de l'album Mauvais sentiments.
Réalisation: Christophe Demigné

De l’extérieur, on a l’impression que tu fais ton métier de manière confortable.

Je suis toujours à flux tendu. Il faut toujours alimenter la machine. Ma structure est tellement petite et tellement fragile qu'il faut que je sorte au moins un disque par an pour être viable. Ce n’est pas possible de me reposer quatre ans.

Si on te donnait les moyens de ne rien faire pendant trois ou quatre ans, tu aimerais ?

En tant que personne angoissée, je crois que je ne le vivrais pas bien.

Sortir un disque annuel par obligation, c'est contraignant ?

Pour moi, c’est une contrainte de faire des disques par obligation. Il faut que je passe par l’écriture et ça ne me plait pas particulièrement. Je trouve ça compliqué d’écrire. Je préfère chanter mes chansons que de les écrire.

C’est très rare comme discours.

Non, moi je trouve que c’est rare les gens qui aiment écrire.

(Un peu ironique) Et pourquoi ne demandes-tu pas à d’autres auteurs d’écrire pour toi?

Euh… non. Ça peut être très compliqué ça aussi.

"Mauvaise graine" extrait de l'album Mauvais sentiments (Live Radio Néo)

Tu n’as pas toujours des choses à dire ?

Non, c’est surtout que j’ai toujours du mal à dire les choses.

C’est bizarre, tu as la réputation inverse. Savoir choisir les mots comme personne.

Mes textes sont le fruit d’un travail qui m’angoisse. C’est ce qui fait que je suis souvent de mauvaise humeur et acariâtre quand je crée. Ca me stresse parce que j’ai l’impression que mes chansons sont tout le temps ratées.

Tu n’es jamais satisfait du résultat final.

Non. Je pense qu’à partir du moment où un artiste est satisfait de ce qu’il a fait, il faut qu’il se demande s’il n’est pas en train de faire de la merde.

Donc, c’est une déchirure quand tu écoutes ton album terminé.

Depuis que j’ai rencontré mon épouse, ça va de mieux en mieux parce qu’elle a été suffisamment sévère pour que je m’applique d’avantage. A un moment, j’avais pris une espèce de ronronnement d’attitudes et d’automatismes qui n’avaient rien de bon. Tu sais, il y a un lexique à disposition, dans la chanson française en particulier. Moi, j’étais dans la branche pseudo subversive. Je piochais des mots dans le lexique de la pseudo subversion et j’étais confronté à un public qui était d’accord avec moi. J’avais l’impression de me rebelliser avec des gens qui étaient 100% d’accord avec mes propos.

Les gens qui sont d’accord avec toi, tu t’en fous un peu ?

Notre société actuelle à pervertie notre monde artistique. Si on schématise, il faut adhérer soit au pour, soit au contre. A mon sens, le seul moyen de sortir de ce truc binaire, c’est la poésie. La poésie n’appartient qu’à celui qui l’a créé.

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Tout le monde n’a pas le talent d’émettre ses convictions en poésie.

Mais la poésie n’est pas un talent ! Tout le monde à sa poésie. La poésie existe dans les lapsus et les erreurs que l’on fait, dans tout ce que l’on rate et que l’on ne maitrise pas. Et heureusement, on ne maitrise pas tout ce que l’on fait. C’est quand ça ne marche pas que la poésie s’exprime chez tout le monde. Ça va à l’encontre de la société dans laquelle on vit. Il s’agirait de savoir qui on est, ce qu’on veut et savoir comment les choses se passent… ce qui est compliqué dans l’écriture, c’est de s’affranchir de cela.

Francofans a décrété que ton album était le meilleur de l’année.

Par rapport à ma réputation, c’est vraiment compliqué. C’est dur de savoir comment on est perçu par les autres. Je suis rarement confronté au public pour la simple raison que la plupart du temps, les gens m’emmerdent. Après les concerts, je sens que je dégage des choses qui font que les gens ne vont pas venir me parler, du coup, j’ai peu de retour de mon travail. A chaque fois, le terme qui revient, même pour ce disque, c’est la surprise.

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Je sais que tu n’aimes ni la flagornerie, ni les compliments. Mais un journal comme Francofans qui est spécialisé dans la chanson française et qui te célèbre, ça doit te faire chaud au cœur ?

Mais carrément. Je suis comme tout le monde. J’aime quand mes pairs reconnaissent mon talent.

Quand tu dois vendre tes disques ou faire la promo, ça te fait chier ?

Oui. J’aime bien considérer que les artistes sont des gens différents. Ce petit supplément d’âme que l’on veut bien nous admettre n’existe que lorsque nous ne sommes pas confrontés directement au public. Les artistes devraient vivre cachés. Je préfèrerais faire partie d’un truc de l’ordre du divin.

Pourtant, tu as une page Facebook. Est-ce toi qui t’en occupes ?

Non. Les réseaux sociaux m’angoissent vraiment. Quand je vois des artistes sur Facebook parler en leur nom et se dévoiler pour un oui ou pour un non, je trouve ça tellement triste. Heureusement que je n’ai pas de fonctions légales ou officielles, sinon j’interdirais cela tout de suite. J’arrêterais les carrières des artistes qui font ça. 

Il ne faut pas avoir Batlik président de la république, dis donc !

Ce serait clairement une dictature (rires)

batlik,mauvais sentiments,interview,mandorConjointement à la sortie de ce disque, il y a la sortie du livre de ta femme, Elsa Caruelle, Les monstres pratiques. Dans ce livre et dans ton disque, il y a des thématiques similaires…

Depuis que j’ai rencontré ma femme, je ne fais que croiser ce que je pense du monde avec son regard à elle.

Tu dis que ce livre te bouscule par la manière qu’il a de démontrer à quel point nous sommes façonnés, fabriqués, formatés, pervertis par l’idéologie capitaliste et surtout comment ceux qui pensent y échapper sous couvert d’une critique ouverte et prétendue subversive sont ceux qui sont plus soumis.

 J’ai d’ailleurs quelques potes d’extrême gauche qui ne nous parlent plus depuis que ce bouquin est sorti. Ils étaient persuadés d’être à l’avant-garde de la subversion. Donc, ils ont été très vexés. En plus, il y en a qui apparaissent dans le livre d’une certaine manière, alors qu’ils s’imaginaient apparaitre sous leur meilleur jour. Cette façon de voir que je prône, j’espère qu’elle existe depuis trois albums.

Ce qui te plait chez les autres artistes, c’est leur poésie.

J’aime quand il y a une perte de sens. Que l’on soit confronté à un vide plutôt qu’à un plein, à quelque chose de négatif plutôt qu’à quelque chose de positif. L’art, finalement, c’est la création qui doit venir mettre des trous là où les choses sont bouchées.

Te sens-tu compris dans le monde étriqué de la chanson française ?

J’entends bien que les gens considèrent que je suis quelqu’un de pas très aimable. Je vois qu’il y a une défiance.

Un artiste pour toi, c’est quoi ?

Il y a un rapport à soi qui est un peu trop affirmé chez l’artiste. Il est persuadé d’être ce qu’il est. Beaucoup d’artistes ont l’impression d’être supérieur aux autres. Je trouve ça dommage, car les artistes qui me font rêver, ce sont les artistes qui sont perdus. Je découvre que la musique peut servir à ça. A moins savoir. Il s’agit de se perdre quand on est confronté à la création.

Te sens-tu proche d’autres artistes ?

Par élimination, principalement des femmes. En France, je ne sais pas pourquoi, je suis plus touchée par la musique et la poésie des femmes comme Klo Pelgag ou Emily Loizeau. Les mecs m’emmerdent. Souvent, je les trouve mauvais. Sinon l’artiste qui me touche particulièrement, c’est une américaine qui s’appelle Ani DiFranco. J’aime quand les artistes écrivent comme ils s’échappent. J’aime quand il y a des zones inexplorables dans l’univers d’un artiste.

Quelle est pour toi la meilleure chanson ?

Celle qui permet d’affirmer et de dire que la vie n’existe pas. C’est la différence entre un discours politique et un discours scientifique. La meilleure chanson est celle qui ne donne pas d’avis.

Quand on dit de toi que tu es subversif et que tu mets des coups de pieds dans la batlik,mauvais sentiments,interview,mandorfourmilière de la bien-pensance, tu en penses quoi ?

Cela dépend de quelle subversion on parle. Si c'est de cette fausse subversion, fausse parce qu' entendue, acceptée et qui ne gêne personne, celle du « pour » ou du « contre », peut importe puisqu'elle ne fait que donner l'illusion qu'on peut ne pas être d'accord, alors que l'on continue à marcher bien droit. Si c'est de celle là dont on parle, je dirais que j'essaye de m'en affranchir depuis quelques disques. La démocratie prend tellement en charge la subversion et refuse tellement la violence qu'il est difficile, pour un artiste en particulier, d'être vraiment transgressif. Entre celui qui chante l'indignation et celui qui chante pour dire qu'il est indigné, la frontière est ténue.

Une société qui exclue la violence te gêne ?

Ce qui me gêne c'est que notre société cache sa violence comme elle cache ses vieux, ses malades et ses pauvres. Elle tente de la faire oublier. La seule violence qu'elle autorise est la sienne, mais elle ne l'appelle pas violence. Elle change son nom et la travestit tellement qu'on ne la reconnait plus. Lorsque cette violence nous revient, nous crions qu'elle ne nous appartient pas, qu'on ne sait pas qui elle est, qu'elle est forcement autre. C'est cette lâcheté et ce refus du face à face qui me gênent.

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04 octobre 2014

Lofofora : interview de Reuno pour L'épreuve du contraire.

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Le groupe Lofofora est pionnier du rock fusion metal (guitares saturées, phrasé rappé, envolées punk). Il nous propose son huitième album avec 14 titres qui révèlent une formation en paix avec ses racines fusion et dont le discours est toujours aussi percutant et réaliste. Lofofora est un groupe qui pense, use de sa conscience de son monde, en tire des mots, des sons, pour faire aussi penser ses auditeurs.

25 ans que la plume de Lofofora sévit en criant sur les injustices, interrogations du mal être actuellofofora,reuno,l'épreuve du contraire,interview,mandor de notre société ou cette violence omniprésente.

Le chant-parlé de Reuno est toujours aussi tranchant. Instrumentalement, c'est incisif au possible. Fusion, metal, hardcore, stoner, punk rock et acoustique, le groupe n'a plus peur de proposer des pistes différentes. Mis en valeur par une production efficace et un mix faisant une belle part à la guitare et au chant, le groupe continue à provoquer, surprendre et régaler son auditoire... avec toujours autant de force et de passion.

Reuno, le chanteur leader du groupe est passé à l’agence le 10 septembre dernier pour évoquer notamment le nouvel album de Lofofora, L’épreuve du contraire.

lofofora,reuno,l'épreuve du contraire,interview,mandorInterview :

Lofofora a 25 ans d’existence. As-tu vu le temps passer ?

Pas tellement. Mais, quand tu es papa, il y a un compteur qui se met en route. J’ai une fille de 24 ans et une fille de 3 mois. Bon, je n’aime pas parler de ma vie privée. Je préfère parler de mes chansons. En tout cas, j’ai passé plus de la moitié de ma vie à faire ce groupe. Ça prend beaucoup de temps et on ne fait que ça.

Comme tous les artistes, as-tu le syndrome de Peter Pan ?

Le temps qui passe, je m’en fous. J’ai plutôt le syndrome des poupées russes. Je sais que je suis en train de murir et vieillir. Je le vois dans ma glace. A l’intérieur, le jeune que j’étais, pas celui de 25 balais, il était vraiment con celui-là, je parle de l’adolescent, il est toujours vivant. Moi, je bloque sur les rayons de jouets, mais je ne veux pas rester jeune, enfant et innocent. Ce n’est pas du tout mon but. Je suis heureux de prendre de l’âge. Si je ne suis pas si mal dans mes pompes, il a fallu que je passe par toutes les étapes pour en arriver là où je suis aujourd’hui, même les moins reluisantes. C’est ça qui m’a fait aujourd’hui.

"Contre les murs"- clip officiel.

Depuis le début du groupe, les thèmes évoqués restent les mêmes.lofofora,reuno,l'épreuve du contraire,interview,mandor

Gamin, je faisais un cauchemar récurrent. Je voyais le monde détruit par un champignon atomique. J'avais l’angoisse d’un pouvoir totalitaire. Je me voyais aussi souvent dans une casse de voitures. Des mecs en costards m’entouraient et voulaient me fusiller. J’évoque donc toujours la monstruosité de l’être humain et sa prétention hors norme. Dans l’album, il y a une chanson qui s’appelle « Double A ». Je suis hyper sincère quand je dis « il vit planqué dans mon crâne, un gamin qui ricane en regardant parler les adultes, il les voit comme des clowns descendus de la lune, gavés de certitudes. » J’ai encore cette vision du monde et c’est ça qui me fait écrire le plus.

Ce serait intéressant à psychanalyser.

Puis-je m’allonger sur ton canapé ? Non, tu vois, j’ai peur de rentrer dans le moule, de ne pas vivre la vie comme elle vient, de ne pas voir les bonnes choses quand elles arrivent. J’ai toujours envie d’être aux aguets pour capter toutes les bonnes choses, éventuellement pour décrier les mauvaises. Si je rentrais dans d’autres projets musicaux, j’aurais peut-être d’autres façons d’écrire. Avec Lofofora, les riffs de guitares sont comme des coups de poing dans la gueule. Je réponds à cela dans mes textes. Il y a quelques années, j’ai écrit une chanson qui s’appelle « Auto-pilote ». C’était un pari entre moi et moi d’essayer de faire une chanson positive, une chanson de bonheur, sans que cela devienne de « La ballade des gens heureux ». Je n’ai pas dû réussir parce qu’une journaliste m’a demandé pourquoi j’avais fait une chanson sur le suicide (rires). Merde, c’était une chanson pleine d’espoir !

Le Reuno de la vraie vie est-il le même que celui qui monte sur scène ?

On est tous comme un diamant plus ou moins brut avec de multiples facettes. Dans Lofofora, j’ai une ou plusieurs facettes de ma personnalité qui sont un peu vus à la loupe. Mais il y a d’autres Reno qui existent. Il m’arrive de rencontrer des gens pour la première fois qui s'étonnent de me trouver sympa, alors que je crie tout le temps dans mes chansons. Mais si je gueulais comme ça dans la vraie vie, je n’aurais aucun ami.

"Pornopolitique" (audio).

lofofora,reuno,l'épreuve du contraire,interview,mandorTu ne veux pas parfois calmer ta façon d’interpréter tes textes ?

Non. Je ne ferai jamais un truc tout clean. D’ailleurs, je ne vois pas la vie comme ça. La vie est parfois douce, mais elle est surtout rugueuse et piquante, c’est ça qui la rend savoureuse.

Pourquoi chantes-tu en français ?

Ça m’est venu naturellement d’écrire. Je ne me suis même pas posé la question. C’était au début de l’histoire du hip-hop français. Soudain, il y a eu des tas de mecs qui ont voulu démontrer qu’il n’y avait pas que Gainsbourg et Nougaro qui arrivaient à faire groover la langue française. J’ai sans doute voulu rentrer dans ce sillage… 

C’est quoi votre public ?

Il oscille entre treize et soixante ans. Au tout début de « Lofo », on a vite remarqué que nous n’aurions pas un public de clones. Il y avait des mecs avec des dreadlocks, d’autres avec des crêtes, d’autres avec des casquettes et des maillots de basket façon New York- Brooklyn. L’uniformité est un des trucs qui me fait le plus peur. Je trouve cohérent, par rapport à nos propos, que les gens qui viennent nous voir soient à l’opposé de ça.

Cet album ressemble un peu à ce que vous faisiez dans le premier disque éponyme, en 1995. Tu as pris 25 ans de plus, ne te demandes-tu jamais si tu n’es pas un peu trop vieux pour continuer à jouer ce genre de musique ?

Si Lemmy est crédible dans Motörhead à 68 ans et Iggy Pop à 67, je ne vois pas pourquoi je ne le serais plus aujourd’hui. Quand j’aurai des varices, j’arrêterai de mettre des shorts, c’est tout (rires). Si on compare ce dernier disque au premier, c’est qu’il est de nouveau très diversifié. Le précédent, Monstre ordinaire, était tout metal, tout bourrin, tout « rentre dedans ». Dans celui-ci, au niveau des sentiments qu’on a eu envie de partager à travers les chansons, un côté patchwork s’est imposé à nous, comme cela se faisait facilement dans les années 90. On a pas mal galéré pour choisir l’ordre des morceaux.

Teaser officiel de L'épreuve du contraire.

Ce métier est une sorte d’élixir de jouvence, non ?lofofora,reuno,l'épreuve du contraire,interview,mandor

Une des principales choses qui fait vieillir les gens prématurément, c’est d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Un rockeur, si tu l’es vraiment, est libre. Tu n’as pas de patron. Ton patron, c’est toi, ton groupe et tes copains. Nous sommes seuls décisionnaires de nos vies et la manière dont on va gérer notre « profession ». Ça aide à se sentir bien…

Tu as dit « rockeur ». C’est du rock que Lofofora fait ?

Oui, évidemment.

Ce n’est pas du metal ?

Mais le metal, c’est une forme de rock quand même. Le rock, c’est une attitude. C’est avoir un côté empêcheur de tourner en rond et fouteur de merde. Un rockeur, c’est un mec qui dit non avant de penser qu’il peut dire oui. C’est comme ça que je voyais les choses quand j’étais gamin et j’ai l’impression aujourd’hui de le vivre encore comme ça. On a une soif de liberté et on le dit haut et fort à coup de riffs dans la tronche des gens. C’est quoi la traduction de rock ? C’est secouer.

"L'innocence" (audio).

Tu as commencé en chantant le bordel de ce monde… en 2014, c’est encore pire, non ?

Notre monde a toujours été chaotique. La différence, c’est qu’aujourd’hui, on est au courant de tout. Et sur internet, c’est le pire qui passe en premier à travers le filtre médiatique. Les occasions de se fendre la gueule devant nos écrans ne sont pas si nombreuses. C’est la façon dont le malheur est hiérarchisé aujourd’hui que je trouve hyper malsain.

Es-tu un anarchiste ?

Je préfère « anarchiste » à « engagé ». Si ça m’arrive de signer personnellement des pétitions, je ne dicte à personne ce qu’il doit faire. J’ai horreur qu’on me le fasse, alors, je ne le fais pas aux autres.

Lofofora n’est pas HK et les Saltimbanks.

Non, mais eux, ils sont pénibles. On ne va pas faire un chapitre sur ce groupe, mais avant, ils avaient un truc qu’ils appelaient «ministère des affaires populaires ». On a joué avec eux, mais j’avais envie de leur jeter des cailloux. Les mecs, ils jouent « La Marseillaise » pour la faire siffler par le public. Mais, vous n’avez pas autre chose à nous donner ? Pour moi, c’est de la démagogie de bas étage. Attention, tous autant que nous sommes, on peut être démagogue, mais à ce point-là, non. Pour moi, HK et les Saltimbanks, c’est du Patrick Sébastien avec des paroles écrites par Jean-Luc Mélanchon.

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Pendant l'interview.

Quel est votre engagement à vous ?

Pas grand-chose. On fait juste un peu de place sur nos tables de merchandising. On invite des gens de « Sortir du nucléaire », parce que c’est un thème qui nous tient à cœur. On va faire venir aussi des gens de chez « Sea Shepherd », une association genre Greenpeace, mais que pour la mer et en mode assez musclé. Là s’arrête notre engagement publique. On présente ces organismes à notre public, il s’arrête ou ne s’arrête pas.

Que pensent tes parents de leur rejeton ?

Ils sont assez fiers. Ils comprennent mon travail et comment je le pratique. Ce sont eux qui m’ont fait et qui m’ont rendu comme je suis, ils n’ont qu’à assumer (rires). Ils m’ont inculqué une fibre un peu humaniste et écolo. Un certain respect de la vie.

Après 25 ans de carrière, on craint encore la sortie d’un nouvel album ?

Oui, parce qu’on a envie de continuer à enregistrer des disques. Avec mon dernier relevé de ventes de disques, j’ai eu un chèque de trente euros. Chaque membre du groupe gagne vingt centimes par exemplaires vendus. Contrairement à certains fantasmes que peut avoir le public, des musiciens comme nous ne sont pas riches. Je ne suis toujours pas propriétaire et je roule dans une bagnole d’occasion qui a 150 000 kilomètres. Mais je vis bien comme ça. C’est la vie que j’ai choisi. Je fais ce que j’aime. Je me sens riche d’émotions et d’expériences.

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Après l'interview, le 10 septembre 2014.

29 septembre 2011

10 minutes pour le dire: l'interview boucle bouclée!

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10 minutes pour le dire,gora patel,interview,les chroniques de mandorArtistes, musiciens, sportifs, chefs d'entreprises, comédiens, responsables d'associations, écrivains ou encore hommes politiques ultramarins qui font l'actualité en métropole répondent aux questions de Gora Patel tous les jours sur France O. Les sujets sont aussi variés que les invités reçus sur un plateau où chacun a "10 minutes pour le dire".

Gora Patel m'a invité et j'ai vécu ce moment comme une espèce de boucle bouclée. Je vous donne quelques explications plus bas. En attendant, voici le lien qui vous permet de voir mon "10 minutes pour le dire" à moi.

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A la fin des années 80, j'étais directeur des programmes et animateur d'une radio libre guyanaise. Radio Plus à Kourou. Je recevais tout ce qu'on comptait le département de célébrités artistico-culturels. Plusieurs fois, Gora Patel, alors, animateur vedette d'RFO Guyane, est venu me rendre visite en direct. C'est ainsi qu'il m'a remarqué. Un jour, il m'a donc proposé d'être chroniqueur dans son émission de télévision, Midi Week-end. Je devais présenter les dernières nouveautés vidéo (des VHS à l'époque, ma petite dame!).

Je n'étais pas très bon, mais Gora, à la fin de chaque émission, me disait toujours: "la prochaine sera meilleure, tu verras!", tout en me prodiguant quelques conseils et me rassurant.

Dans mon livre, à la fin, je le remercie. Parce que je lui dois beaucoup.

On ne remercie pas assez les gens qui ont changé le cours de nos vies.

J'ai évidemment envoyé à Gora Patel. Il m'a invité à son émission immédiatement.

Curieuse sensation de le revoir plus de 20 après. Lui et moi avons fait nos bouts de chemins, mais ce fut un réel plaisir de se revoir... voire très émouvant (mais pudique).

Quelques archives guyanaises...  ici, à Kourou, devant Radio Plus en novembre 1988, avant qu'il ne m'engage.

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Pendant une émission...

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Le 26 janvier 1989 dans une autre émission, avec Dominique Detain (ex-spécialiste "spatial " d'RFO Guyane et aujourd'hui, responsable de la communicationde l'Agence spatiale européenne (ESA)) et Gora Patel.

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11 septembre 2011

Interview de Mandor sur RGB (pas tout à fait en direct).

rgb,interview mandor,françois alquier,philippe raimbault,marie-laure bigand« Les Mots Migrateurs », qu’est-ce que c’est ?

Une ligne de force, une émission de radio, une association loi 1901, … et une maison d’Édition associative en Val-d’Oise.

Attardons-nous sur l’émission de radio diffusée sur RGB le 1er mardi de chaque mois de 22h à 23h30 et rediffusée le mercredi de 14h30 à 16h (puis à écouter pendant deux mois sur le site de l’association Les Mots Migrateurs)

Dans cette émission littéraire animée avec brio (et beaucoup de justesse) par Philippe Raimbault et Marie-Laure Bigand, il y a une première partie qui évoque textes de chanson, nouvelles, pièces de théâtre, conférences, articles de presse, essais, romans, bandes dessinées, poésies, airs d'opéra, correspondances, contes, mots d’arts, et autres écrits...

Dans la seconde, il y a un invité pour parler d’un livre. Mardi dernier, c’était donc moi.

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C’est Marie-Laure Bigand (romancière et surtout amie) qui m’a fait rencontrer Philippe Raimbault au dernier Salon du Livre de Paris. Je me souviens qu’elle m’avait proposé d’être leur invité, mais elle a ajouté. « Quand Philippe aura lu le livre et seulement s’il l’a apprécié ! ». Je n’étais guère optimiste. Philippe Raimbault est un poète qui écrit depuis 20 ans des poèmes à multiples niveaux de lecture, sous le nom de V. Gabralga. J’ai toujours l’impression que les « intellectuels » ne seront pas touchés par les écrits d’un type qui écrit ses aventures professionnalo-personnelles dans un livre.

A tort.

rgb,interview mandor,françois alquier,philippe raimbault,marie-laure bigandPhilippe Raimbault a tout fait pour que je puisse participer à cette émission. Dans un premier temps, il était question que je me rende à Cergy-Pontoise en semaine dans les locaux même de la station, puis se rendant compte que mon emploi du temps était ce qu’il était, il s’est proposé de venir à ma rencontre, dans le 10e arrondissement de Paris. Je n’ai pas refusé. Effectivement, ce gain de temps énorme m’arrangeait considérablement.

Le 2 septembre dernier, Philippe Raimbault et Marie-Laure Bigand m’ont rejoint à l’agence pour laquelle je travaille. Puis, nous nous sommes installés dans un café à proximité. Un café qui habituellement est calme.

Habituellement…

Percolateur et bouteilles entrechoquées ont orné cette belle interview (dans laquelle on remarque que je suis très à l’aise pour parler de mon livre et de moi… #ironie#).

Merci encore à Marie-Laure et Philippe...

Pour écouter cette demi-heure de discussion, il faut cliquer ici !

01 septembre 2011

Aslan Skinazy Vs Mandor!

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Il y a quelques semaines, alors que je me trouvais dans une librairie parisienne pour assister à une séance de dédicaces d’un ami auteur, Louis Lanher, je rencontre Cyril (Aslan) Skinazy promenant son chien à la recherche d’un bon bouquin. Nos regards se croisent, puis, rapidement, nous tombons dans les bras l'un de l'autre. Non, en fait, je m’approche en le saluant d’une bonne poignée de mains (signe d’une extrême virilité !).

Skinazy, je le connais un peu. Nous nous sommes croisés dans des manifestations culturelles, toujours très rapidement, sans jamais vraiment converser. Et puis, nous sommes amis Facebook (c’est dire la belle amitié qui nous lie… à la vie, à la mort, quoi !).

Je connais parfaitement son travail pour le suivre régulièrement dans ses pérégrinations sur le web. Caméra numérique au poing, il s’est lancé dans un vaste projet mêlant rencontres filmées, reportages et interviews.

« Le ton libre et novateur de ces court-métrages regroupés sous le label ZeroTV signe la première tentative de Web TV avant-gardiste au point qu’un centre d’art contemporain en fera le sujet d’une de ses expositions », explique très modestement sa biographie officielle.

aslan skinazy, abrakadakebab, mandor, interviewMes quelques verres de vin rouge ayant commencé à agir sur ma pensée profonde, je lui offre mon livre et lui dit d’un ton à la limite du péremptoire : « J’accepte que tu m’interviewes, mais uniquement si tu tentes de me piéger, uniquement si tu ne me poses des questions vaches ou dérangeantes, uniquement si tu tentes de m’assassiner ». (Il me semble que j’en avais un peu marre que ma promo soit aussi bienveillante que le contenu de mon livre).

Cyril Skinazy ne m’avait rien demandé, même pas suggéré qu’il serait intéressé de m’interviewer mais je lui ai vraiment dit ça.

(Les ravages de l’alcool…)

Gentiment, il accepte. Nous nous échangeons nos coordonnées et je file boire mes derniers verres. (Je rappelle que j’étais en présence de quelques écrivains et quelques journalistes.)

Evidemment, le lendemain, j’avais complètement oublié cet échange…

Mais quelques semaines plus tard, il me contacte.

Voilà le résultat de cette rencontre un peu décousue ou le terrible Aslan Skinazy (qui sort bientôt un roman, Abrakadakebab), en profite (même pas discrètement) pour faire sa propre promo.

Finalement, il ne m’a pas tué.


MANDOR INTERVIEW DECOUSUE par ZeroTV

Merci à Amélie Lalaudière qui a filmé l’entretien (avec impertinence, je reste circonspect par rapport à certains gros plans, mais bon, je ne discute pas la direction artistique), puis qui s’est adonnée à une petite séance photo improvisée… dont le fruit du travail de ce jour-là se trouve ici.

aslan skinazy,abrakadakebab,mandor,interview

Photo de la joyeuse troupe par Stella Alquier...

06 juillet 2011

Fête du livre de Nanteuil-Lès-Meaux 2011

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Les salons du livre se suivent et ne se ressemblent pas. Il n’est pas question de dire que certains sont mieux que d’autres (quoique, parfois, si, quand même, ne nous voilons pas la face…), mais c’est plutôt d’affirmer qu’il y a des ambiances différentes à chaque fois. Le lendemain du Salon du Livre et du Cinéma de Coulommiers, j’ai participé à la Fête du Livre de Nanteuil-Lès-Meaux.

Voici comment le journal La Marne  du 22 juin 2011 a annoncé l’évènement…

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1a.jpgBien sûr, quand on passe du jour au lendemain d’un salon avec une cinquante d’auteurs (dont quelques pointures) à un salon avec 6 auteurs (dont aucune pointure), la transition est un peu rude. J’ai participé à cette Fête du Livre parce que Sandrine Gauzaire en est l’initiatrice. Sandrine Gauzaire est la responsable de la librairie Le Monde d’Artur, qui avait été la première librairie à me recevoir en tant qu’auteur, quelques jours après la sortie de mon livre. Sollicité, il était donc hors de question que je ne vienne pas. Elle est charmante et très compétente. Quant à son équipe, je l’apprécie aussi beaucoup. Gentillesse et passion, ce n’est pas si fréquent.

Il n’en reste pas moins qu’il serait faux de dire  qu’il y avait du monde sur la place de la mairie de Nanteuil-Lès-Meaux. Hors contexte des remises de prix pour les enfants (voir article plus haut), la fréquentation n’a pas atteint le but espéré. Chaleur intense ? Désintérêt des gens pour la littérature ? Aucune tête d’affiche ? Mauvaise communication ? Je ne sais pas. Au regard de l’enthousiasme de Sandrine Gauzaire et de l’aide de Régis Sarazin, le maire de la ville, ce désert humain est un mystère. Cela étant, le site seine-et-marnais, 77 info, lui, a considéré que c'était un beau succès...

À part ce détail, la journée a été fort agréable. De belles rencontres, en particulier avec l’une de mes voisines de dédicaces, Carole Fives, et une expérience ultime : emmener ma fille avec moi dans ce genre d’expérience. Elle a été d’une patience d’ange…

Allez, portfolio !

Avec Bérénice Bernicchia, l'une de mes deux collègues de signature. Force est de constater qu'il y a des auteurs doués pour attirer le chaland. Se lever, interpeller le lecteur éventuel, déclamer sa prose pour vendre son livre... j'en suis parfaitement incapable. Bérénice excelle en la matière.
http://berenicebernicchia.​unblog.fr/

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Avec Carole Fives, très sympathique auteure qui était à ma droite pendant toute la longue séance de dédicaces. Mon vrai coup de coeur littéraire et humain de cette journée!

http://www.lepassage-editi​ons.fr/litterature/a_quand​_no...

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Stella m'a remplacé de temps en temps quand j'étais fatigué de signer à tour de bras. (Merci ma fille d'aider ton vieux père!)

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A ce moment-là, ça ne rigole plus! Remise du blason de la ville par le maire de Nanteuil-Lès-Meaux, Régis Sarazin. (Également Président du SI du collège de Nanteuil les Meaux - 6ème Vice-Président (Développement durable - Aménagement des berges - Circulations douces ) de la Communauté d'agglomération Pays de Meaux)
Et ouais!!!

Petite précision : les 6 auteurs présents l'ont eu... (Eh! Ca reste entre nous...)

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Le fameux blason (et aussi le ticket pour un repas (une paella) réservé aux auteurs et aux organisateurs... petites intentions, grandes régalades!)

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Le repas à la buvette avec mes confrères, les organisteurs et l'équipe culturelle de la mairie. Photo prise par Stella sans que je lui demande. Digne fille de son père...

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L'auteur pour enfants Pascal Brissy a offert à Stella un CD de ses histoires. (Stella était ravi et moi, j'ai trouvé le geste touchant).
http://www.crapoussin.com/​Nouvel-article-331.html

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François Arango. J'ai tenté une approche. L'homme, s'il a écrit un sacré beau roman, n'a pas été particulièrement disert avec Mandor.
http://www.editions-metail​ie.com/fiche_livre.php?id_​liv...

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-Papa? Pourquoi les gens, ils regardent ton livre, te posent des question et ils ne l'achètent pas?
Question posée devant une dame qui hésitait.
Elle l'a acheté.
Ma fille est douée en commerce.

Notez au passage que Stella a redécoré mon panneau identifiant...

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La fine équipe à la fin de la journée...

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05 juillet 2011

Quelques liens concernant le livre "Les chroniques de Mandor"!

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Le 11 janvier 2011, le site d’information Le Mague en a parlé  avant qu'il ne sorte...


Le 13 janvier 2011, ma fidèle amie Elisabeth Robert Mozzanini aussi.


Le 23 février 2011, le site pour lequel je travaille, MusiqueMag, a eu l'amabilité de signaler cette sortie sans me prévenir (une belle initiative).

 

Le 23 février 2011 (aussi), sur le site d'information Le Mague, Matilda-Rose Vignale m'interviewe pour parler du livre. A 4 ans, je suis impressionné! (Cette vidéo fait craquer toutes les femmes! Et moi aussi, d'ailleurs.)

 

Le 23 février 2011 (décidément!), la radio de Meaux, 77FM, m'interviewe par téléphone.

Le 25 février 2011, un fan de Balavoine, Balamed, sur son SkyBlog, parle du livre.

Le ressenti de mon amie Marie Zeitoun, avec laquelle j'ai fait de la télé dans les années 90 sur RFO Guyane. C'était le 27 février 2011... nous ne nous sommes pas revus depuis ces années-là.

Le 4 mars 2011, interview de Bérangère pour son site Tourbillon de l’actualité.

Le 14 mars 2011, Karine Fléjo décrypte mon âme dans L'univers de Koryfée.

Le 21 mars 2011, mon site hébergeur, Hautetfort, organise un concours autour de la sortie des Chroniques de Mandor, version livre... initiative fort touchante.

Le 29 mars 2011, Marie-Laure Bigand, auteur(e) dont j'apprécie les livres depuis longtemps, chronique avec délicatesse et sensibilité le mien.

Le 6 avril 2011, la nouvelliste Eva Lunaba lit un passage des Chroniques de Mandor et analyse mon travail sur son site Lunaba. Elle a tout compris de mon travail...

Le 15 avril 2011, l'auteur(e) et critique littéraire Sophie Adriansen (Sophielit) a analysé formidablement et fort justement mon livre.

Le 16 avril 2011, la même Sophie Adriansen me pose 5 questions.

Le 17 avril 2011, Patrick Méléo de La-seine-et-marne.com, (le portail du 77), écrit ce qu'il pense du livre.

Le 18 avril, Julien Piraud, le rédacteur en chef et créateur du Ptitblog exprime son ressenti sur mon ouvrage.

Le 19 avril 2011, l'écrivain (également correcteur et grand lecteur) Jérome Cayla, met en avant mon côté conteur et explique pourquoi il conseille mon livre.

Le 24 avril 2011, David Norgeot du blog Tendance et rêverie, aime la simplicité qui s'en dégage, mais pas que.

Le 27 avril 2011, l'excellent journaliste rock et auteur de biographie, Vincent Brunner, se penche sur mon "oeuvre" littéraire, sur son blog Playback.

Le 28 avril 2011, Eric "Darkplanneur" Briones donne 10 bonnes raisons de lire "Les chroniques de Mandor".

Le 30 avril 2011, Maryline Martin, dans le blog littéraire Mary's Colors, me portraitise (pour une émission de radio sur mon livre).

Le 1er mai, le poète dadaïste, Eric Dubois, propose quelques photos de l'enregistrement de l'émission "Le lire et le dire" diffusée sur Fréquence Paris Plurielle. L'équipe m'y accueille comme invité principal.

Le 9 mai 2011, l'écrivain et Rédacteur en Chef d'OFF TV à Universal Music, William Réjault, a lu le livre dans un train...

Le 19 juin 2011, Pascal Szulc, journaliste/psy/marabout du site Toutelaculture.com est rentré dans ma tête et a analysé le livre et son auteur...

Le 23 juin 2011, Toutelaculture.com va plus loin. Il organise un jeu concours pour gagner 5 de mes livres.

Salon du Livre et du Cinéma de Coulommiers 2011

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aff cou.jpgIl y a deux mois, je rencontre Stéphane Million lors d’une séance de signatures de Louis Lanher dans une librairie parisienne.

-François, tu n’oublies pas que tu viens au salon que j’organise à la fin du mois de juin !

-…Euh, non, évidemment. Tu es fou ou quoi ?

En vrai, je crois que Stéphane ne m’en avait pas parlé, ou alors, un soir un peu trop alcoolisé (ce qui pourtant ne m’est plus arrivé depuis longtemps). Il n’en reste pas moins que j’ai accepté tout de suite, parce que, qui dit Stéphane Million, dit pléthore d’écrivains que j’aime beaucoup. Les siens (Stéphane est éditeur, et l’un de mes préférés… parce que ces choix correspondent à ce que j’aime en littérature) et ceux qu’il a choisis pour participer à l’évènement.

Mon livre colle un peu au thème (livre et cinéma), ce qui justifie ma présence : il y a plus d’une dizaine de chroniques concernant des comédiens.

(François, ta gueule! Tu n'as pas besoin de te justifier en permanence), crie la petite voix dans la tête de Mandor.

Je remercie ici Stéphane Million, pour tout. L’organisation, l’accueil, le soleil (si, il doit bien y être pour quelque chose), la non-hiérarchie de l’intérêt qu’il porte aux gens (très important ce détail qui n’en est pas un), sa fidélité amicale et son humilité permanente (alors qu’il pourrait se la jouer au moins un peu).

Voilà comment le journal La Marne daté du 22 juin 2011 annonçait le salon...

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Je vous propose à présent, un port folio commenté de cette journée. Commençons avec monsieur l'organisateur. Stéphane Million, en mode "je réponds à toutes les questions que l'on me pose (même aux plus saugrenues) et j'explique avec patience...".

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Sophie Adriansen (qui sera ma compagne de stand toute la journée) et moi, paparazziés par Aida Valceanu. Merci à elle parce que bon nombre de photos présentes sur cette note ont été volées sur sa page Facebook dans son album perso de cette journée (avec son autorisation, bien sûr).

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À peine arrivé à Coulommiers, on me dirige vers la « collation ».  J’y retrouve quelques amis. Je me retrouve très vite assis aux côtés d’Aïda Valceanu, Sophie Adriansen, Patricia Bretaudeau et Jérôme Attal (qui m’apporte une part de gâteau aux pommes et qui m’oblige à l’ingurgiter). Sur les deux photos suivantes: Patricia et Jérôme…

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Le parc était magnifique... avec une dizaine de mariages dans l'après-midi, ce qui a fait dire à Aïda Valceanu: "Je vais appeler mon album pour Facebook, "Le salon du livre et du mariage" (ce qu'elle n'a pas fait). Mandor, délateur.

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Au loin, les auteurs après le déjeuner et avant les signatures...

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L'heure du café a sonné... admirez le pose.

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Vous pouvez reconnaître quelques belles plumes (et drôles) du moment. Allez, au hasard, Philippe Jaenada et Arnaud Le guilcher.

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De gauche à droite: Albert Londres, Stéphane Million, Michaël Cohen et Mélanie Laurent.

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Mélanie Laurent au vert.

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Rencontre au sommet entre une comédienne, Mélanie Laurent, et son auteur préféré, Philippe Jaenada... dans la joie et la bonne humeur. (Hein Philippe! Toujours le sourire aux lèvres celui-là!).

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Dans les allées du Paradis... (non, ce n'est pas excessif!)

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-Sophie? (Adriansen).

-Oui?

-Tu ne sens pas comme une odeur?

-Non, pourquoi?

-Pour rien. Snif, snif?

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Mélanie Laurent et bibi. (Je veux dire, moi, pas la chanteuse...)

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La cérémonie d'ouverture s'est tenue devant mon stand. L'occasion pour l'actrice de se prêter à une séance de pose concoctée par Aïda Valceanu.

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Mélanie Laurent et Michaël Cohen...

(Non, Mélanie, je ne peux pas accepter tes fleurs. Je suis un homme marié.)

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Attention! Deux photos artistiques prises par l'auteur de ce blog lors de la cérémonie d'ouverture du salon. Un indice vous le prouvera. (Ne me remerciez pas de vous proposer ce petit jeu... la vie doit être ludique.)

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De gauche à droite: une dame qui doit être une responsable culturelle de la mairie (je le sens bien comme ça le truc), Mélanie Laurent, Franck Riester (monsieur le maire) et Stéphane Million.

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Les mêmes (sans Mélanie Laurent et avec, en plus, un monsieur portant un magnifique sac en boudoulière), dans le désordre. Jeu: remettez les dans l'ordre. (La vie doit être ludique et patati et patata!)

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Le discours filmé...


Discours douverture du salon du livre et du... par pat85000

Franck Riester, le maire de Coulommiers, s'intéressant à mon chef d'oeuvre. (Au passage, cet homme politique est l'un des deux députés UMP à s'être déclarer favorable au mariage homosexuel lors d'un débat organisé à l'Assemblée nationale. Il est aussi l'un des membres principaux du collège et de la commission de protection des droits de l'Hadopi.)

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Échange de bon procédé avec Philippe Jaenada, l'un de mes auteurs français préférés... Tu tiens mon livre, je tiens le tien. (Jeu: lequel des deux n'a pas besoin de l'aide de l'autre? La vie doit être ludique, ter). (Remarquez au passage que tenir "Les chroniques de Mandor" a pour conséquence de rendre "stone" les personnes qui s'y risquent).

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Philippe Jaenada et Aïda Valceanu.

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Notre stand, de dos, Laurent Richioud, Sophie Adriansen et moi.

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Hop là! Tout à coup, des gens armés de tubes nous ont envoûtés de mots: www.les-souffleurs.fr

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Rester stoïque en toutes circonstances...

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Deux souffleuses... étranges et hors du temps.

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La queue devant notre stand (il en résulte en fin de journée une foulure au poignet).

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Mes compagnons de table: Sophie Adriansen et Laurent Richioud.

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Arnaud Le guilcher en pleine séance de signatures.

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Arnaud Le guilcher devant mon stand...

Son livre Pas mieux est LE livre dont tout le monde parle de manière dithyrambique...

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Evidemment, je n'ai pu m'empécher... (va falloir que j'arrête, ça commence à se voir que je suis lourd. Non?)

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"Alors, moi je suis Sophie Adriansen. Voilà, regardez, mon nom est inscrit là!"

(En tout cas, la jeune nouvelliste est diablement bien entourée... Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître!)

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Mon ami Jérôme Attal et la jeune auteure Alexandra Geyser... tous deux lisent un livre qui va bouleverser le monde de la littérature contemporaine.

(Sinon, ça va vous?)

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Jérôme montre son nom sur la première page de celles que je lui ai consacrées dans mon livre.

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Alexandra Geyser a tenu à apporter sa touche personnelle.

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La table...

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Cette photo, je l’ai volé dans l’album d’Aïda Valceanu. Je n’en connais pas le contexte (d’ailleurs si un témoin peu m’éclairer), mais il me semble qu’il y aurait eu une « mojito party » dans l’air… mon livre se sent en sacrée bonne compagnie (en tout cas).

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Pour finir, voici le joli livre d'or du premier salon du livre et du cinéma de Coulommiers, avec tous (quasiment) les auteurs présents et les amis, réalisé par Patricia Bretaudeau.


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21 juin 2011

Quand Nostalgie parle des Chroniques de Mandor!

 

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olivier-louvet-3_281948.jpg"NOSTALGIE : 9h-13h" vous propose la quintessence du son "Nostalgie". Les plus grands artistes de la chanson française des années 50 aux années 80 sont à l'honneur.

Après les matinales d’RTL2 il y a quelques semaines,  c’est donc hier que l’animateur du 9h-13h de Nostalgie, Olivier Louvet, a eu la gentillesse d’évoquer mon livre  Les chroniques de Mandor dans son émission.

Voilà ce qu'il en a dit... en 1mn 30s.
podcast

08 mai 2011

Signature à la médiathèque Joseph Kessel de Groslay

 Alquier 2.jpgCe qui est bien quand tu sors un livre, c’est que cela permet de remettre une bonne couche d’humilité sur ton ego dégoulinant. Non, parce qu’hier, à la médiathèque Joseph Kessel de Groslay, on ne peut pas dire que la foule en délire se soit précipitée sur le livre de « l’auteur local ». Autant, quand les salons, les rencontres littéraires, les interviews et tutti quanti se passent bien, je me vante allègrement (si, si, je le sais que, parfois, mes doigts sur le clavier sont dirigés plus par ma grosse tête que par mon cerveau), autant, l’honnêteté me pousse à raconter aussi ce que l’on peut considérer ne pas être un grand succès (échec, je n’aime pas écrire ce mot).  

Vendu 6 livres en 4 heures (ce qui me conforte dans l’idée que j’ai fichtrement bien fait de commander 40 nouveaux livres à mon éditrice).

Il est important de préciser à qui j’ai vendu ces 6 merveilleux ouvrages.

A deux amies de ma femme que je rencontrais pour la première fois, à un homme fort sympathique que je connais vaguement (croisé le matin même en sortant de la boulangerie et qui a trouvé amusant de me voir « en vrai » alors qu’une affiche avec ma tronche dessus, annonciatrice de l’évènement interplanétaire de l’après-midi, était scotchée derrière nous), à Marie-Laure Bigand (auteure de chez Laura Mare dont j’aime vraiment tous les livres…) qui est venue me soutenir (ça m’a fait très plaisir) et en a profité pour offrir mon livre à sa meilleure amie (en vrai, je la soupçonne d’avoir eu pitié de moi !) et enfin à deux inconnus de passage (amateurs, sans nul doute, de la grande littérature contemporaine française).

Je remercie en tout cas (et très sincèrement), Cyril Macadré, responsable de la médiathèque, ainsi que toutes les bénévoles qui m’ont tenu compagnie durant ces 4 heures de dédicaces, enfin, ces 4 heures de présence.

Bon, ceci étant, vous n’échapperez pas à mon reportage photo (Prix Pullitzer, je t’attends !).

D’abord, tu arrives et tu te prends pour un grand écrivain…

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Ensuite, on t’installe dans un fauteuil (confortable, il faut bien l’avouer).

(Et on se fait prendre en photo parfaitement surexposée).

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Les représentantes de la culture à Groslay passent te voir (ce que j’ai trouvé fort courtois) et posent avec toi et avec ton livre… À gauche, Fabienne Nicolas (la directrice de la Maison des Loisirs et de la Culture de la ville) et à droite, Odette Pla (responsable de la communication de la mairie de Groslay et intervieweuse de Mandor pour le journal Le Groslaysien).

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Ta collègue préférée (réellement), Marie-Laure Bigand, vient papoter une bonne heure avec toi et du coup, tu ne vois plus le temps passer.

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Tu signes quand même un peu.

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Ta femme et ta fille passent te voir.

-Papa, pourquoi t’es tout seul ?

Pas savoir quoi répondre…

Ta femme rentre à la maison et ta fille reste avec toi… et tue déjà le père en prenant sa place (la coquine).

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Et tu remballes tes livres.

Et ton sac est aussi lourd que quand tu es arrivé.

(Mais les sacs que l'on transporte tout au long de sa vie, c'est toujours lourd à porter, non?)