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18 février 2021

Jeanne Rochette : interview pour La malhonnête

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(Photo : Frank Loriou)

Après 10 ans au Québec et un 1er album, Elle sort, paru en 2010, Jeanne Rochette est de retour à Paris, sa ville natale, depuis quelques années. Je l’avais mandorisée une première fois pour son 2e album, Cachée, en 2016. Son 3e album, La Malhonnête, vient de sortir.

La Rochette cru 2021 est plus ancrée dans le présent, plus rock, plus frontale, en adéquation avec son énergie sur scène. Si la révolte est en elle, on sent tout de même une sérénité que je lui connaissais peu.

Le 10 février dernier, je me suis rendu chez la chanteuse comédienne pour en savoir plus sur son évolution artistique…

Son site officiel.

Sa page Facebook.

Pour écouter l’album.

jeanne rochette,la malhonnête,interview,mandorArgumentaire de presse (par Alex Jaffray) :

Jeanne Rochette n’est pas ce petit bout de femme qu’elle veut bien nous donner en pâture.
Cette distorsion de la réalité est encore plus saisissante à l’écoute de ce nouvel album.
La « malhonnête » aurait-elle « cachée » son jeu ?
De « Cachée » à « Malhonnête », il y a un album, il y a surtout un voyage.
La robe à fleur a laissé place au cuir, et les histoires qu’elle égrène depuis 10 ans sont plus cinglantes.
« Pas dupe », « Pathétique », « Quand je m’aime pas ». Effeuiller les titres de ce disque nous donne le sentiment d’une introspection sur sa part d’ombre, alors qu’en fait ce sont des chansons lumineuses.
« Malhonnête » mais sincère, c’est toute la dualité de cet album.
Ce n’est pas un album autocentré, c’est un album miroir, on s’y retrouve, on s’y perd avec plaisir. Les paroles sont précises, les guitares plus saturées, la basse pose les fondations et le piano sert de socle à l’écriture. Et quand le sujet est plus sensible, les cordes viennent nous envelopper.
Une forme d’urgence ressort dès la première écoute, l’énergie que Jeanne Rochette réservait habituellement à la scène est insufflée dans ces 12 chansons.
Tour de force pour celle qui déployait une onde radieuse et séductrice pour un public captif, signe des temps d’une année amputée de concert, ce disque contient cette énergie pour un public sans salle.
Disque intemporel et ancré dans une réalité de jeune femme aux deux pays.

« Un mélange de fils en bordel » comme dans sa chanson, c’est aussi ça un disque de grande personne.

L'équipe du  disque :

Jeanne Rochette : piano et chant

François Puyalto : basse électrique et choeurs
Côme Huveline : batterie et guitare électrique 

François Bourassa : piano additionnel

Csaba Palotaï : guitare électrique

Olivier Koundouno : violoncelle 
Gaspard Bourassa : chœurs 

Réalisé par Kim Giani
Enregistré par Nicolas Garnaud au studio Spectral, Paris

Mixé par JB Brunhes au studio Le Chantier, Montreuil 

Editing : JB Brunhes et Guillaume Léglise
Masterisé par Alexis Bardinet à Globe Audio Mastering, Bordeaux

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(Photo : Frank Loriou)

jeanne rochette,la malhonnête,interview,mandorInterview :

Dans ce disque, tu retrouves l’énergie du live.

C’est beaucoup grâce à mes premières parties de Cali. Ma rencontre avec Bruno (Cali) a été hyper instinctive et forte. Son énergie sur scène m’a fascinée. Ça m’a donné envie de donner la même, mais mes chansons ne me le permettaient pas. Je ne suis pas une chanteuse de rock, mais je me sens tout de même dans cette veine-là. C’est la raison pour laquelle j’ai évolué musicalement dans cet album. Il me permet d’être plus alignée sur les artistes que j’apprécie, comme Catherine Ringer, Jacques Higelin ou Serge Gainsbourg. Pour moi, ce disque est cohérent avec ce que j’ai envie de donner et de montrer. Il est le reflet de ce que je suis aujourd’hui.

Ce disque a été enregistré rapidement.

En cinq jours. On l’a enregistré avec le groupe comme un disque de jazz. J’ai fait les voix en deux jours. Il y a vraiment une énergie « live ». Maintenant, j’ai envie de le défendre sur scène. Il faut qu’il existe devant un public.

« Chacha décomplexé » n’a pas de musique. Pourquoi ?

A l’origine, nous devions faire cette chanson batterie/voix. J’ai changé d’avis parce que l'ajout de la batterie ne me semblait finalement pas essentielle. Du coup, le texte, parfois susurré, est plus mis en avant. Comme dans les disques de Camille, j’aime bien qu’il y ait des surprises. J’aime l’idée de passer d’une chanson acoustique calme à une autre qui envoie le bois.

Clip de "Quand je m'aime pas". Réalisation et montage : Xavier Curnillon. Direction de la photographie : Yann Manuel Hernandez. Assistante à la réalisation : Maïa Bonpunt. Maquillage/coiffure : Martine Lheureux. Chorégraphie : Jeanne Rochette et Louise Bédard. Tournage au Lion d’or Montréal 2020.

Cet album te montre sous ton vrai jour ?

A l’image de la pochette de Frank Loriou, ce disque est plein de facettes de moi-même, celles en tant que femme et celles en tant qu’artiste. C’était intéressant de creuser dans plein d’endroits de la complexité humaine. J’ai voulu faire comprendre qu’il faut s’accepter dans son entièreté. Dans ce disque, j’assume qui je suis, mes envies et mes désirs, mes défauts et mes qualités.

Quand on est artiste, il faut aussi séduire. Est-ce un disque d’une femme en quête de séduction ?

Non; Aujourd'hui, je me sens plus en paix avec une certaine séduction. J'aime séduire. C'est un métier avec lequel on joue avec ça en permanence. Mais avec le temps, je de moins en moins la crainte de déplaire. Ca va avec l'acceptation de soi. De sa part d'ombre et de lumière. Reconnaitre la faille permet de laisser jaillir la lumière C'est un peu ce que  j'évoque dans le titre "Quand je m'aime pas".

J’ai l’impression que tu es plus irrévérencieuse qu’avant ?

Tu as raison. Je vais oser aller plus loin, je suis plus "punk". J’aime bien ce mot là parce qu’il a un rapport avec l’attitude. J’assume un côté plus brut, plus sale dans le bon sens du terme. Je veux que les choses soient moins lisses, moins parfaites… bref que ça gratte un peu. Je crois que Cali y est encore pour beaucoup dans ces envies-là. Avant, dans mes disques et dans mon comportement, il y avait peut-être plus de détours, désormais, je suis plus frontale à tous les niveaux.

Audio de "La malhonnête".

Ton album s’intitule La malhonnête. Il faut oser se présenter sous ce jour-là !

Comme d'habitude, je voulais trouver parmi les titres de l'album. Au départ, je voulais appeler ça, Le cri. C’est François Puyalto qui m’a fait changer d’avis. Quand il m'a suggéré La Malhonnête, ça nous a paru comme une évidence. J’adore le côté pas "glamour" de ce titre, un peu provocateur dans son ambiguïté. Je voulais faire comprendre que cette « malhonnête » était aussi une femme libre. Dans la chanson qui porte ce titre, la Malhonnête, c'est la peur. La peur peut te faire croire qu’il y a un danger, alors qu’il n’y en a pas vraiment. J’explique qu’il faut prendre le risque d’aller vers sa peur.

C’est ce que tu fais ?

C’est ce que j’ai toujours essayé de faire, mais aujourd’hui, je le réalise le plus possible au quotidien. J’ai vu une conférence de la chercheuse en sciences-humaines Brenée Brown. Elle parlait du rapport entre le courage et la vulnérabilité. Elle disait qu’en se levant le matin, elle choisissait toujours le risque au confort. Je trouve l'idée belle?

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(Photo : Frank Loriou)

Tous les jours, c’est fatiguant, non ?

Oui, mais c’est aussi palpitant. Artistiquement, en tout cas, j’ai envie de me confronter à mes peurs et de les dépasser ou pas. Parce que se confronter à ses peurs, c'est aussi se confronter à ses limites. C’est comme une honnêteté vis à vis de soi. Le disque s’appelle La malhonnête, mais paradoxalement, c’est peut-être le plus honnête de mes trois albums.

Ces chansons parlent donc de toi ?

Ce qui est certain, c’est que dans l’écriture, il y a une intimité. C’est forcément moi et ce n’est évidemment jamais moi. C’est magnifique la liberté que cela donne. Je me planque souvent derrière ce que j’écris, mais pas tout le temps (rires).

Audio de "La sauterelle".

Dans « La sauterelle », tu parles d’une femme qui s’assume totalement.

C’est parti d’un texte déjà existant affirmant que l’apparition de la sauterelle était un bon présage dans la vie. Dans ma chanson, la sauterelle c’est la messagère qui a le pouvoir de rendre heureux et libre par l’Amour avec un grand A. Physique ou pas d’ailleurs, mais je joue l’ambiguïté sexuelle avec humour. Je trouve ça chouette que les filles puissent aussi faire des blagues de cul (rires) en disant des choses tout de même avec un arrière fond sérieux. Parce que finalement c’est encore la même idée « Libérez-vous et n’ayez pas peur de sauter… »

Quand tu commences à écrire, sais-tu où tu vas ?

Pas vraiment. Je ne décide jamais de quoi je vais parler. Je pars souvent d'une émotion, d'un mot et, à partir de là je tire le fil musical. Souvent je découvre un angle inattendu sur l’histoire que je raconte.

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Jeanne Rochette, chez elle, au piano, le 10 février 2021.

Dans « Coup de bol », tu parles du destin.

C’est une chanson sur le lâché prise. Il ne faut pas lutter contre son destin puisque tout est écrit, donc profitons de la vie. Il faut sauter de l’avion en vol, sans parachute… il faut trouver le courage en tout et en nous. C’est une chanson d’émancipation.

C’est donc l’album de l’émancipation ?

J’aime bien cette idée-là. J’espère qu’en écoutant cet album, les gens vont saisir qui je suis en tant qu’artiste. Plus je suis en phase avec moi artistiquement, plus il y a des choses qui se placent dans ma vie. Avec cet album ça me plaisait de brouiller les pistes par rapport à mon image. M’amuser à troquer mon sourire et mes robes à fleurs pour quelque chose de plus brut, plus irrévérencieux effectivement avec mes docs et mon cuir. Avoir la liberté de changer, de surprendre, de se surprendre soi-même, c’est jouissif ! Aujourd’hui, je n’ai plus envie de m’enfermer dans une case, au contraire, j’ai envie d’éclater les frontières.

Bonus: 

Parfois Jeanne Rochette chante en duo avec certains de ses amis artistes. Ce fut le cas le 22 janvier 2021, à l'occasion de la sortie du nouvel album de MontparnassELa vie revolver. D'ailleurs MontparnassE sera l'un des prochains mandorisés.

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Après l'interview...

23 janvier 2014

Hélène Ségara/Jonathan Dassin: la fausse polémique relayée partout!

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Voilà l’histoire d'un buzz qui n'en est pas vraiment un… et dans lequel je me trouve impliqué involontairement.

Et je dois dire que tout m'échappe.

Le 19 décembre 2013, j'interviewe le fils de Joe Dassin, Jonathan (c'est la deuxième fois... humainement, j'aime bien ce type) pour parler de la sortie de son premier album personnel. Nous évoquons toutes sortes de choses et, à un moment, je lui parle de la sortie de l'album d'Hélène Ségara en duo virtuel avec Joe Dassin. Je ne lui en parlerais pas, je ne ferais pas correctement mon boulot. Jonathan recadre diplomatiquement certaines choses. Rien de grave. Aucune animosité, juste une pointe de déception…

Et surtout, c’était il y a un mois. Cette interview passe totalement inaperçue… (à part de mes fidèles lecteurs.)

Il y a trois jours, le blog de la télévision Melody TV reprend un extrait dans lequel Jonathan explique qu'il n'a jamais dit qu'Hélène Ségara était la Joe Dassin au féminin. Pas de titre racoleur, pas de surenchère, pas de déformation. Rien de grave donc. La Terre continue de tourner...

Mais depuis avant-hier, la machine s'emballe. Un engrenage infernal. La chronique est relayée partout (où il ne faudrait pas).

Chez Morandini, Charts in France, Ozap, Voici, Closer, Public, RTL Belgique, PureTrend et Télé Loisirs et Télé Star.

Le Grand Chelem de la presse people!

Je suis écœuré.

Écœuré des sous-titres de certains sites (pas tous), écœuré des résumés sommaires de l’affaire, écœuré des allusions sans fondement, écœuré que l’on sorte des phrases de leur contexte, écœuré que l’on me mêle à tout ce merdier…

Et surtout,  au regard de cette mise en avant de mauvaise foi, racoleuse parfois, je plains sincèrement Hélène Ségara, chanteuse qui ne fait pas partie de mon panthéon personnel, mais pour laquelle j’ai beaucoup de respect. Je sais aussi qu’elle traverse des soucis de santé (ce que savent pertinemment tous ces sites), ce n’était pas le moment de lui apporter ce genre de tracas supplémentaires. Mais, le mal est fait. Insidieux ou frontal, je ne sais pas comment la chanteuse a vécu la chose, mais le fait de savoir que je suis en partie responsable de cette cabale me rend dingue. Je ne suis pas précisément un journaliste « people » (ce que tous ces relais peuvent désormais laisser imaginer) et j’ai une haute considération du métier de journaliste culturel que je pratique depuis presque trente ans… sans aucun dérapage de ce genre.

Mon blog, lui, a 7 ans. Il me permet de défendre beaucoup d'artistes peu médiatisés, d'autres un peu plus. Toujours dans le respect du travail de la personne concernée dans mes chroniques. Et la seule fois où l'on me cite à droite à gauche, c'est quand il y a un semblant de polémique de merde (parce qu’encore une fois, replacer dans son contexte, il n’y en a aucune dans ma chronique mandorienne).

Je ne suis pas naïf et ne suis dupe de rien. Je sais que le système marche ainsi, mais quand même...
C'est à désespérer.

Du métier, de la mentalité de certains « journalistes » et des lecteurs qui suivent tout ça avec délectation, voire jubilation. (Le malheur des uns… etc.)

Qu’Hélène Ségara et Jonathan Dassin me pardonnent... je ne souhaitais pas ce tintamarre.

Évidemment, je leur ouvre cet espace, s’ils le souhaitent, pour un éventuel droit de réponse ou mise au point.

(Notez que depuis hier, Jonathan Dassin fait tout pour enterrer cette polémique inutile... Nouvelle preuve d'intelligence et de sagesse de sa part.)

EDIT le 23 janvier 2014 à 14h00:

Je viens de recevoir ce communiqué:


France Bleu Midi Ensemble
Réactions de Jonathan Dassin

Mercredi 22 janvier, 13H10

Ce midi, Jonathan Dassin s’est exprimé sur France Bleu concernant la polémique naissante suite à un entretien accordé en décembre à Mandor.fr et ressorti hier par Melody.tv concernant l’album de reprises  des chansons de Joe Dassin. Selon le fils du chanteur, ses propos ont été mal interprétés.

Jonathan Dassin a confirmé ne pas avoir collaboré à cet album, mais tient à rappeler qu’il est « tout à fait en accord avec ce projet. Il n’y a jamais eu d’ambigüité ».  Il précise : « j’ai rencontré Hélène Ségara une fois et on a parlé spécifiquement de ce projet », avant de rappeler que « dans cet article, je dis combien je suis content que cet album marche ».

podcast

Dont acte.

Fin de la polémique. Tant mieux.

04 mars 2009

Pourquoi j'ai expulsé Cizia Zikë!

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(Le titre, c'est juste pour interloquer le chaland.)

(Parce que moi, j'ai un sacré respect pour le monsieur...)

Réponse, donc, aux dizaines (ce n’est pas beaucoup, je suis d’ailleurs assez déçu) de « fans » de Cizia Zikë qui me reprochent amèrement et même parfois lourdement (pas tous, hein) d’avoir expulsé manu militari ma note écrite il y a deux ans expliquant l’intérêt que je portais au personnage Cizia Zikë et ma rencontre avec un type dont les écrits m’avaient fasciné dans ma prime jeunesse. Et qui me fascinent toujours d'ailleurs. Je viens de terminer ma lecture de Oro and Co en exclu et j'ai pris autant de plaisir qu'avant. Le livre sort 11 juin 2009.

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L'action d'Oro and Co se situe à la fois dans le milieu éditorial parisien (une vraie jungle qui ne fait pas peur à Zikë) et surtout en Guyane (département français d'Outre-Mer dans lequel j'ai officié 6 ans de ma vie...). C'est dire si l'action et les lieux m'ont parlé.

Scan10016.JPGBref, Je n’ai pas pris le temps d’expliquer à mes lecteurs la raison qui m’a poussé à commettre ce crime de lèse majesté ?

Tsss…

Pas bien.

Explications sans détour.

 Avec le temps, les commentaires étaient devenus quasiment le forum officiel des amateurs de Cizia Zikë.

J'ai laissé faire. Pourquoi pas, après tout.

Sur sa page Wikipédia, il y avait un lien sur ma note qui mentionnait qu'elle était effectivement un forum.

Rien de grave, en fait.

 Mais, il y a 3 semaines, je reçois un mail d’un homme qui s’est prétendu bafoué et insulté.

Ah ?

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Ces 3 photos ont été prises lors de ma rencontre avec Cizia Zykë à Disneyland Paris le 29 mars 2004
Je lis les commentaires.
Et effectivement.
Je n’ai pas contrôlé tous les messages arrivant (fort nombreux, donc, pas que ça à faire !).
Mais, un blogueur est responsable des propos tenus sur son blog.
Normal et logique.
Donc, comme je ne maîtrise pas les commentaires de cette note, je l’ai retiré.
C’est un peu radical, certes, mais c’est ainsi.
(Et puis, au fond, on parle bien de Cizia Zïké, là? Un peu radical, lui aussi...)
Cizia Zikë a son propre site, pourquoi un fan ne créerait-il pas lui-même un vrai forum ?
Un forum qu’il pourrait contrôler et modérer.
Parce que ce n’est pas du tout la vocation de ce blog.
Pardon à ceux et celles qui partageaient leur passion pour cet homme et qui venaient tous les jours communiquer.
Je suis sûr qu’ils me comprennent.

Voici des nouvelles récentes...
Je viens de remettre la main sur l'article publié dans un Virgin! daté de mai 2004. J'ai réussi a obtenir cette interview grâce à des connaissances communes. Parce que Cizia Zïké n'est pas approchable facilement.

2268051153.jpg"Au milieu des année 80, un colosse de 36 ans sort coup sur coup : " Oro ", " Sahara " et " Parodie ". Trois récits dans lesquels il raconte sa vie. Le jeu, la drogue, l’alcool, l’arnaque, la contrebande. Ca devise ? " Tu as la vie que tu as choisie. Ne compte pas sur moi pour te plaindre ". Beaucoup de ses lecteurs suivront son conseil et partiront à l’aventure, parfois sur ces traces…

C’est cet homme là qui, 20 ans après, me donne rendez-vous dans un bar de Disneyland Paris. C’est miraculeux car il fuit " le cirque médiatique " depuis des lustres. " Je vis en retrait des médias depuis très longtemps. Je ne rencontre plus de journalistes. Souvent, ils m’énervent, c’est pour ça que vous ne me voyez nulle part… " Dont acte.

Il sort le troisième volet d’une trilogie sanglante, humaine et palpitante. Après " Au nom du père ", " Requiem ", voici " Rédemption ". La saga et les combats des familles Albanaises Christo et Aga, adeptes d’une seule loi : le kanoun. Une victime pour une victime, un sang pour un sang. " Cette loi radicale mais efficace est née sous l’occupation Turc. Il fallait instaurer ce code coutumier transmis de père en fils pour canaliser la violence avec honneur. "

Depuis quelques romans, l’Albanie travaille Zykë. Question de racines. "Mon père (Albanais) était légionnaire, je suis né en Afrique. C’était primordial pour moi d’aller là-bas. Je pensais naïvement pouvoir les aider. A la place, j’ai fait quelques jours de prison. Ils m’ont libéré avant d’être transporté dans un camp de travail. Dommage ! J’aurais pu en sortir un roman ".

Cizia Zykë fume comme un pompier, boit des litres de café et me raconte sa vie. Aujourd’hui, il habite à Menton et vit sa vie d’homme d’affaire " à la Zikë ! ". Prêts immobiliers, placements " et... motus ! " Quand il ne parcourt pas le monde avec femme et enfants, il écrit (avec ses sœurs hashisch et marijuana pour l’aide à la création.) " Je vais publier en 2005 un pamphlet sur la société américaine, via le mariage homosexuel. Ca va faire du bruit ! " Plus de romans d’aventures ? " Si. Avec le vécu que j’ai, je suis persuadé d’être de très loin le meilleur en littérature d’action. Vous verrez, on me donnera des médailles posthumes ! Mes enfants seront contents. A propos, faut que je vous laisse. Je dois leur faire visiter le parc ! Vous venez ?"

Mais, bon sang ! Que sont nos aventuriers devenus ?"

Cizia Zykë : Rédemption  Edition du Rocher, sortie le 15 Juin 2004

14 janvier 2008

Association Daniel Balavoine

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"Un homme qui, en 1986, meurt encore de faim est une insulte à soi-même et à l'humanité toute entière."

Daniel Balavoine

En ce 21e anniversaire du départ du chanteur, je voulais juste mettre un coup de projecteur sur l’association qui porte son nom.

(Pourquoi faut-il que je n'y pense qu'en ce triste jour. C'est idiot et mal venu!)

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L’association Daniel Balavoine est née en 1986, deux mois après l’accident d’hélicoptère du chanteur…

Ce sont certains membres de sa famille qui ont décidé de continuer son combat :

« Fournir des motopompes d'irrigation pour la culture du riz.
Ce matériel est destiné aux coopératives villageoises dans le but d'atteindre l'auto-suffisance alimentaire par leur travail et selon leur volonté ».

C’est ce qu’explique le site officiel de l’association dirigée par la grande sœur de Daniel, Claire.

Je me sens plein de culpabilités par rapport à cette association.

De la fin des années 80 à 1995 environ, j’étais (cahotiquement) membre de l’association et donc, cotisais (cahotiquement) chaque année.

Surtout, j’en parlais dans tous les médias où je suis passé. Interviews fréquentes de Claire ou reportages sur les activités de l'association.

Là, en plein travail, en janvier 1988, dans les premiers locaux (rue Saulnier) avec Claire Balavoine et Catherine Partouche (qui a beaucoup donné de sa personne au début de cette aventure humanitaire).

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Et ici, à l’issue d’une émission présentée par Fabrice Lundy sur RTL en mars 1995, avec Claire.
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Bref, j'ai utilisé mes petits moyens de communication.

Je suis devenu ami de Claire Balavoine, puis de son frère militaire Yves (que j’ai bien connu dans les années 90 en Guyane).

Puis plus rien.

Depuis 10 ans, je n’ai plus donné de nouvelles.

Black-out total !

J’ai joué au fantôme alors que j’aurais pu donner encore un peu de ma personne…

Pourquoi ?

Là encore, je ne sais pas toujours pourquoi je ne fais plus certaines choses.

Même essentielles.

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Aujourd’hui, je vais sortir de l’ombre et tenter de renouer contact.

Cette note me servira de prétexte.

Parce que ce combat-là est utile.

Et que les gens qui sont derrière ne pensent qu’à faire le bien autour d’eux.

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ASSOCIATION DANIEL BALAVOINE
4, rue du Département
75019 PARIS

Tél. : 01 40 35 15 15
Fax : 01 40 35 15 16

Horaires :
Mardi/Jeudi de 9h00 à 16h00
Mercredi de 14h00 à 20h00

 

01 juillet 2006

Le pourquoi du comment

medium__7B3B622CBD-A4A3-4608-B5A6-B5A278385C8B_7D.gif" Faire ou ne pas faire un blog? That is the question." Après de nombreux mois de réflexion (7 ans, en tout) me voilà parti dans cette aventure. Je ne sais pas si mes écrits passionneront les foules mais après tout, pourquoi pas? Je me présente, je ne m'appelle pas Henri mais je voudrais quand même bien réussir ma vie, être aiméééé. Hum! Après avoir été longtemps animateur télé et radio, je suis désormais quelqu'un de très sérieux puisque je me suis métamorphosé en journaliste culturel. Cette activité me permet de rencontrer des personnalités de la littérature, de la chanson, du cinéma et des médias en général. Je vais désormais raconter mes rencontres avec ces gens là... un peu à part, fascinants, exaspérants, humbles, prétentieux, gentils, méchants (na na nère!). Les anecdotes ne sont pas toujours truculentes mais parfois si, quand même, un peu. Petite précision: j'ai un côté un peu midinette mais très largement assumé. Je n'hésiterai pas à ne pas me donner le premier rôle... promis!