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14 septembre 2013

Mandor interviewé par le magazine Revivre

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J’avoue avoir été étonné par la proposition de l’éditeur/directeur littéraire Sébastien Mousse. Être interviewé pour Le Magazine Revivre, le magazine du don d’organes et de la greffe (édité par FRANCE ADOT, la Fédération des Associations pour le Don d’Organes et des Tissus humains), ne me semblait pas une évidence totale. Pour la rubrique « Tendance », en plus. Alors soit. J’ai quand même compris que mon implication dans l’association Les P’tits Courageux et les soucis de santé de ma fille pouvaient intéresser les lecteurs de ce magazine.

Merci donc à Sébastien Mousse (papa de la série policière L’embaumeur) de l’intérêt qu’il porte à mon travail…

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07 juillet 2013

Merci Edgar : l'outil idéal pour le développement des projets artistiques des musiciens!

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1001790_205326649622594_592859969_n.jpg« Vous êtes artiste ? Vous n'avez pas encore de tourneur ? Vous n'avez pas le choix, vous devez vous occuper de tout, et tout seul !
Vous aimeriez consacrer davantage de temps à créer, répéter, jouer sur scène plutôt qu'à vous occuper de la communication, des tâches administratives ou commerciales ?
Avec Merci Edgar, vous avez enfin un outil vous permettant d'être plus efficace, organisé dans vos recherches de dates. Bref, vous allez gagner du temps, du temps que vous pourrez consacrer à votre passion, pour le plaisir de votre public ! »

En lisant ce message, tout artiste qui débute ou qui rame un peu à se faire connaître d'un public plus large, devrait être tenté par ce projet (qui n’en est plus un (projet) puisque là, nous parlons bien d’éléments concrets).

J’ai découvert le blog Merci Edgar, il y a quelques mois par l’entremise de son fondateur, Christophe Robillard, responsable développement et musicien auto-produit. J’avoue qu’à la base, je n’avais pas compris tous les tenants et les aboutissants, mais j’avais une vision globale très positive de la chose. Le projet à évolué depuis.

Ce qu’il faut savoir, c’est que Merci Edgar est un outil conçu pour aider les musiciens à développer leur projet artistique. Plusieurs moyens sont proposés :

-Un logiciel pour gérer ses différents contacts professionnels, en faire le suivi, leur adresser des mails en masse (On peut le tester lors d’apéros organisés par Merci Edgar).

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-Des vidéos d’interviews de professionnels de la profession : directeurs de salle, tourneurs, journalistes, chargés de diffusion, attaché(e)s de presse et artistes. Ces vidéos permettant à l’artiste de mieux appréhender l’univers du spectacle vivant. (Et je peux témoigner que Christophe sait poser les bonnes questions. Il interviewe une demi-heure et n’en garde que 10 minutes. Le best of des entretiens, quoi !)

Voici l’interview que je lui ai accordée. C’était le lendemain de l’annonce de l'arrêt des émissions musicales actuelles sur France 2, dont celle à laquelle je collaborais, CD’Aujourd’hui. Christophe Robillard m’a donc fait réagir à ce sujet (notamment).

Entretien d'Edgar #16 : François Alquier, journaliste from Merci Edgar on Vimeo.

Les autres vidéos sont . Personnellement, en les visionnant, j’ai appris beaucoup de choses sur les rouages de cette gigantesque machinerie qu'est le monde de l'industrie de la musique en France. Tous les gens du métier devraient s'y intéresser...)

Pourquoi je décide de mettre un coup de projecteur aujourd’hui sur Merci Edgar ?

robi.jpgD’abord parce que cette initiative est intéressante et peut réellement aider les artistes émergents. Parce que Christophe Robillard est convaincu et convaincant. Parce que j’aime ce genre de type qui parle, qui demande, qui s’interroge, mais surtout qui fait. Des actes à la parole… ça devient suffisamment rare pour être dûment signalé.  

Nous devrions être nombreux à bouger notre cul comme lui et ne pas attendre que les choses se fassent. (Je parle aussi (et beaucoup) pour moi. Aussi.)

Depuis la semaine dernière, Merci Edgar possède un site « vitrine » explicatif (absolument clair et précis). 

Enfin (belle coïncidence qui n'en est pas tout à fait une quand même), sachez qu'il y a aujourd'hui (dimanche 7 juillet), un pique-nique au Parc de la Villette à Paris organisé par Merci Edgar.

Il fait beau, il fait bon... si vous êtes artiste, c'est le temps idéal pour venir jeter un coup d’œil et vous renseigner…

Pour en savoir plus sur le pique-nique, c’est ici que ça se passe.

Longue vie à Merci Edgar!

21 mai 2013

Mandor mandorisé (par Thierry Cadet)

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Il y a quelques semaines…

Thierry Cadet : Mais, pourquoi tu n’as jamais été mandorisé toi ?

Moi : Ben, je ne vais pas m’auto-interviewer quand même… et puis, tu sais, égocentriquement parlant,  je suis déjà allé très loin, je ne vais peut-être pas ajouter une dernière couche.

Thierry Cadet : Si. Tu parles souvent de toi, mais pas vraiment. Ce serait bien que tu te dévoiles réellement. Que je prenne ta place de Mandor, que tu ailles t’installer sur le canapé et que j’essaie d’aller plus loin, de découvrir des trucs que tu n’as jamais racontés sur ta vie.

Moi : Bon, si tu y tiens. L’exercice peut-être amusant. Même si j’émets quelques bémols sur l’intérêt de la chose pour les lecteurs de ce blog.

Thierry Cadet : Tu passes ton temps à parler des autres pour parler de toi. Cette fois-ci, sois moins faux-cul, vas y carrément.

Moi : Thierry, tu es dur avec moi.

Evidemment, j'ai exagéré la teneur exacte de cette conversation, mais en substance, c’est à peu près ça.

Thierry Cadet est un ami. Il est aussi journaliste (Horscène),  animateur (Melody 90 sur la chaîne Melody), chanteur, cofondateur du Prix Georges Moustaki et membre du jury (comme moi) du Pic d’Or. Il a été lui-même mandorisé (le serpent qui se mord la queue, donc).

Je le sais sensible, clairvoyant, malin et profond, je n’ai pu résister à sa proposition, même si j’ai bien conscience que s’adonner à ce genre d’exercice sur son propre blog est un peu fort le café. Mais, le café fort est ma drogue.

(Tous les liens de cette chronique aboutissent sur ce blog).

621567_10151199120943674_1613103305_o.jpgInterview:

Ça m'intéresse de rencontrer l'homme plus que le journaliste. Tu déshabilles les autres, mais on n'en sait finalement très peu sur toi François, d'où es-tu originaire ?

Je suis né à Lyon en 1967. J'y suis resté jusqu'à l'âge de 2 ans, c'est dire si je connais bien cette ville (sourire). En fait, je suis fils d'un médecin militaire spécialisé dans la médecine tropicale, j'ai donc bougé tous les deux ans, et très vite j'ai habité dans les pays chauds, Martinique, Guadeloupe, Afrique au Gabon... et finalement j'ai connu très peu la Métropole. Je ne suis arrivé ici qu'à l'âge de17 ans. Ensuite j'en ai eu ma dose des pays chauds et j'avais surtout une envie effrénée de culture française. Je m'y suis mis sur le tard, et j'ai tout dévoré. Pour la littérature et la chanson française en tout cas.

Dans quelle ville française as-tu atterri à l'âge de 17 ans ?

Alors là pareil, j'ai beaucoup bougé. C'est probablement dû au fait que mon père ait beaucoup bougé avec moi petit (sourire). J'ai commencé par Montpellier, puis Strasbourg, Limoges…

Te considères-tu comme un homme sans attache ?

J'ai des attaches mouvantes (sourire). Autant professionnellement que dans le domaine privé. Je n'ai pas tellement de racines, c'est vrai.

Que faisait ta maman ?

Elle était femme au foyer, mais elle est décédée quand j'avais 15 ans (ému). Je ne vais pas te mentir. Elle est morte d’une cirrhose ou de tristesse, je n’ai jamais vraiment su. Je mène depuis des mois une enquête longue et peu joyeuse autour de sa vie afin d'écrire un livre dans laquelle la petite histoire rejoint la grande.

Écoutiez-vous beaucoup de musique à la maison ?

À la maison, beaucoup de musique française. Ma mère adorait Salvatore Adamo, Julien Clerc, Charles Dumont, Joe Dassin, Richard Cocciante, ou Eva une chanteuse allemande qui reprenait des chansons de Barbara, Anne Sylvestre et Marlene Dietrich... Mon père, lui, n'écoutait pas beaucoup de musique. Il écoutait ce qu'écoutait ma mère.

Selon toi, d'où vient ta passion pour la musique ?

Ma passion provient des problèmes familiaux que j'avais. Ces derniers m'ont permis de m'évader dans la musique, et surtout la radio. Je m'y suis enfoui.

img356.jpgEnfouir ou fuir ?

Un peu des deux certainement (sourire). J'avais une passion pour la radio. J'écoutais les hit-parades, les émissions qui recevaient les artistes, c'est devenu très tôt mon univers finalement. J’étais fan de Jean-Loup Lafon (photo à gauche) ou de François Diwo sur Europe 1.

Auprès de quel chanteur t'évadais-tu étant petit ?

Daniel Balavoine en 77/78. J'étais un vrai fan (sourire). Et puis Souchon, Cabrel, Jonasz, beaucoup de chanson française, très peu de variété internationale. Je peux en écouter, mais sans plus.

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Daniel Balavoine (1984)

Et quand on te demande de chroniquer des disques internationaux ?

J'écoute, j'ai bien sûr une culture, mais je me sens spécialisé dans la chanson française. Cela dit je suis très ouvert, et je suis obligé de l'être puisque mon boulot m'y incite. Mais chez moi, quand j'écoute un disque, ma démarche est d'aller chercher un disque français. Toujours.

Par quelle activité as-tu débuté ?

Par la radio, à Kourou en Guyane française. Mon père avait été muté là-bas. J'avais 15 ans, ma mère venait de mourir. On était en 1982, j'écoutais toujours beaucoup la radio, et je venais de gagner un jeu à la con. Je suis donc allé chercher mon lot, et j'ai demandé "y'a pas une place pour moi ?". Le Directeur m'a dit "si, si, tu peux faire le hit-parade". J'étais nul à chier, j'avais une voix de merde (rires) ! Mais j'ai fait mes armes comme ça, de 82 à 84, bénévolement. Et puis après, je suis arrivé à Montpellier, j'avais 17 ans. J'ai travaillé sur plusieurs radios, mais payé cette fois.

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RFM 90 Kourou (1983)

Radio + par exemple ?

Non, ça c'était en Guyane, à Kourou. Tu ne comprends rien à ma carrière, hein? Je t'avoue, moi non plus parfois (sourire). Bref, je suis revenu quelques années plus tard une seconde fois de 1988 à 1992.

Tu as déclaré "je n'écris pas sur les gens que je n'aime pas humainement." Mais comment fais-tu lorsque tu dois écrire sur des gens que tu n'as jamais rencontrés ?

(Rires) Alors ça, j'ai dû le dire pour mon blog Les chroniques de Mandor, où j'invite qui je veux. En revanche, pour les journaux ou pour "CD'Aujourd'hui", même si je n'aime pas la personne, je le fais quand même. C'est mon travail (sourire). Mais je ne déclinerai pas en version longue pour mon blog si je n'aime pas la personne. Quelquefois ça me coûte, parce que si je n'aime pas la personne, mais que j'aime bien le disque, ça me fait chier. Mais c'est rare.

As-tu été agréablement surpris par un artiste dont tu n'aimais pas l'univers justement ?

Oui, c'est arrivé, même si à priori je n'irais pas vers quelqu'un que je n'aime pas. Cela dit, le cas s'est très peu trouvé. Je suis curieux, je vais voir et je juge par moi-même.

pascal-obispo_2845_w250.jpgEt l'inverse ? Être déçu par un artiste alors que tu aimes ce qu'il fait ?

Oui, Pascal Obispo. Il a été exécrable avec moi, alors que je venais en ami. Je trouve qu’il est l’un des meilleurs mélodistes français. Je le pense toujours. Pendant une interview, au sortir des Victoires de la Musique, c'était un lundi, la cérémonie avait eu lieu le samedi précédent, et il l'avait eu cette Victoire, enfin. Tout naturellement, j'ai débuté l'interview avec ça. "J'en ai marre qu'on me parle de ça, c'est pas très original, question suivante" m'a-t-il rétorqué. Au bout de trois ou quatre réponses de cette nature-là, je me suis levé et je suis parti. L'attachée de presse m'a rattrapé, je suis revenu, je me suis rassis, mais l'interview était nulle, évidemment. Il avait tout cassé. Suite à ça, j'ai fait un article dans le magazine de Virgin, dans lequel j'expliquais qu'il reniflait le cul des gens avant de se livrer (sourire). J'ai été banni de Sony pendant cinq mois, à cause de lui. Et puis un jour, comme je traînais dans des journaux qui étaient tirés à 200 000 exemplaires, ils ont fini par dire "OK, il peut revenir chez Sony".

Bravo...

Je n’en tire pas gloriole, cette histoire m’emmerde. Je le répète, j’aime cet artiste très créatif. Bon après, ça s’est arrangé. Obispo m'a invité dans son studio perso pour la sortie des albums suivants et je l’ai interviewé de nouveau. Ce n’est pas très chaleureux quand je le vois, mais chacun fait son travail.

Tu as rencontré Balavoine avant qu'il nous quitte, Goldman avant "Génération Goldman", Calogero avec des cheveux, Céline Dion avec sa dentition originale...

Et avec sa nouvelle dentition (rires) !

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Céline Dion (1986)

Te considères-tu comme un privilégié, une espèce de vétéran finalement ?

Oui. Mais c'est le temps qui fait ça. Ça te met aussi le nez dans le caca, ça sous entend que tu es vieux (rires). C'est surtout quand tu discutes avec des gens plus jeunes qui font le même métier que toi que tu t'en rends compte... (sourire). Dès que je parle des années 80, là je vois la différence, je comprends qu'on ne fait pas partie de la même génération. Ce qui m'a surpris avec le film "Stars 80" par exemple, c'est qu'il célèbre des gens devenus cultes, que j'ai vécu ces années-là, et que certains, comme Mader, étaient même des potes. J'avais déjà vu tout ça, mais en version originale (sourire). J'ai vécu la grande époque, et ça m'a fait quelque chose. Je ne me vois pas vieillir. Tu le sais aussi bien que moi, on fait un métier dans lequel on ne se voit pas vieillir. Je suis dans un cycle où je m'aperçois que les jeunes animateurs ou journalistes sont impressionnés par mon parcours. Alors, c'est bien, parce que ça satisfait mon ego, mais en même temps, ça fout un coup (sourire).

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Jean-Pierre Mader à l'Ile Royale en Guyane Française (1988)

Quelle a été ta rencontre la plus émouvante ?

Françoise Hardy, récemment. Alors que je ne l'aime pas spécialement en tant qu'artiste. Même si je la respecte, je n'écoute jamais Françoise Hardy. C'était chez elle il y a quelques mois, je devais l'interviewer une demi-heure, et ça a finalement duré une heure et demie. Elle ne voulait plus que je parte. Elle m'a confié des choses très émouvantes, et notamment qu'elle a conscience qu'elle est plus à la fin de sa vie qu'au début, et il s'est passé quelque chose immédiatement. Contre toute attente d'ailleurs, car on m'avait dit que Françoise Hardy n'était pas facile. Elle a été hyper adorable.

Comme quoi les "on-dit"...

Après, je pense que c'est dû aussi à mon comportement. Une interview c'est toujours un échange. Si le journaliste est con, l'artiste sera con. Mais c'est un très beau souvenir... Françoise Hardy c'est un monument quand même, mes parents l'écoutaient quand j'étais jeune, et toi tu es là, tu la vois un peu diminuée, ça te fait quelque chose. Je suis ressorti avec presque les larmes aux yeux. Elle m'a beaucoup touché, alors qu'à la base je ne suis pas du tout attaché à cette personne. Je ne sais pas si tu as lu son dernier livre L'amour fou qui est sorti chez Albin Michel ?

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Françoise Hardy (2013)

Non, j'ai lu son livre précédent Le désespoir des singes... et autres bagatelles.

Tu as lu sa biographie, mais là c'est un roman sur l'amour.

Avec un parallèle sur son couple...

Bien sûr. Mais c'est énorme, alors qu'il est censé être là pour les fans, ce livre m'a bouleversé. Et je le lui ai dit. Donc ça l'a touchée que ça m'ait touché, du coup c'était fort (sourire).

Ne serait-ce pas ta part de féminité qui parle à ce moment-là ?

C'est sûr. J'en ai une que je revendique d'ailleurs. Je vais te dire sinon, ce qui me touche c'est de rencontrer des gens que ma mère aimait. J'ai donc délibérément interviewé Alain Barrière, c'était l'un des chanteurs préférés de ma mère, Salvatore Adamo, Julien Clerc. Et j'ai l'impression que ma mère est là, avec moi. C'est comme un hommage à ma mère (ému).

Charles Dumont pas encore ?

Pas encore (sourire). Je ne suis pas fan de ce qu'il fait, et puis l'occasion ne s'est pas encore présentée. Mais si elle se présentait, je le ferais.

Tu as déclaré ne jamais dire du mal ou te moquer des artistes, ce que tu ne fais pas d'ailleurs, mis à part sur Facebook où là tu te lâches souvent...

(Sourire) Oui, mais tu remarqueras que je tempère toujours. Je ne juge pas les artistes, mais je juge le projet, ce qui n'a rien à voir ; comme le contesté "Génération Goldman" par exemple (sourire). Oui là, c'est vrai que j'aime bien tacler le projet, mais M. Pokora c'est quelqu'un que j'aime beaucoup humainement. Je n'ai pas envie de le casser. J'ai 45 ans, M. Pokora ne fait pas de la musique pour moi... et surtout là, il y a l'humain derrière, qui est adorable. Et je le respecte. Mais voilà, après je trouve que c'est mauvais comme concept. Cela dit, tu peux creuser, tu ne trouveras jamais quelque chose de méchant dans ce que j’écris en public, jamais. Je serais même plus à défendre certains ou certaines, comme Nolwenn Leroy ou Céline Dion, dont je parle sur mon mur parce que je les ai rencontrées. Tu as malheureusement toujours des connards qui attaquent direct dans les commentaires.

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Être indirectement associé à ces commentaires ne te pose pas de problème ?

Non, parce que déjà si quelqu'un part en couilles, je réagis et je lui demande de se calmer en message privé. Je suis très vigilant sur les commentaires. Mais je vais te dire, j'ai été déçu par quelques amis à cause de ça (sourire). Peu, mais quand même. J'adore Facebook, comme tu as pu le constater, parce qu'on peut très vite cerner les gens, j'en suis persuadé, c'est très facile. Ce qui est horrible d'ailleurs, car parfois tu vois des gens tels qu'ils sont, alors que tu étais loin de te les imaginer comme ça. C'est fascinant. Toi, ton Facebook est à ton image par exemple.

C'est à dire ?

Tu parles de musique, de cul, on sent le mec passionné quoi ! (Rires)  C'est vrai que moi je suis un peu plus consensuel. J'ai la réputation du mec super gentil, presque béni-oui-oui (sourire). J’en suis parfaitement conscient. Hors je ne suis tellement pas ça !

Et professionnellement, que t'apporte Facebook ?

C'est très utile pour la communication, la promotion. Et puis ça a augmenté considérablement ma réputation, parce que tout d'un coup tu montres ce que tu fais. Ce n'est pas innocent si quand je rencontre un artiste, je me prends en photo avec et je la publie (sourire).

4204268109.JPGTu as déclaré que le seul dont tu t'autoriserais à te moquer, c'est toi. Si tu devais te moquer de toi là, qu'est-ce que tu me dirais ?

Je me moquerais de mon côté midinette que j'assume complètement d'ailleurs, sinon je ne ferais pas ce que je ferais. Je me moquerais de mon côté showbiz (sourire). Je sais très bien que me prendre en photo avec Adamo (photo à gauche en 2013) ou M Pokora participe à la réputation que j'ai du mec qui se fait prendre en photo avec n'importe quel artiste, sans discernement, toutes générations et tous genres confondus. 

Il y a un côté fan aussi..

Oui, il y a un côté fan (sourire). Mais c'est ce qui me permet d'être enthousiaste dans mon boulot ! Pourquoi j'aime réaliser n'importe quelle interview ? Parce que j'aime l'humain, j'adore être en contact avec des artistes. Ces gens-là font rêver les autres, mais me font rêver aussi. Et avoir l'opportunité de passer une demi-heure en tête à tête avec ces gens-là, je sais ô combien que c'est un privilège. Tous les jours je le sais. Mais quand je les rencontre, je ne suis absolument pas dans une position de fan. Je reste professionnel, je suis là pour faire parler leur âme. Mais après oui, je leur demande la photo (sourire). J'ai ces deux côtés-là.

Que réponds-tu aux détracteurs qui vont dire que les photos ou les commentaires que tu postes sur Facebook sont souvent too much ?

J'en ai rien à foutre d'être too much. Et il faut savoir que pour pouvoir faire ça, il faut déjà avoir du recul sur soi-même, car je sais bien que tout ce que je fais n'est pas formidable (sourire) ! Il faut donc faire preuve d'autodérision. En même temps, je sais très bien que les mecs, ça les fait marrer de me voir avec Céline Dion ancienne formule. Et puis je vais te dire, aujourd'hui je n'en ai pas tant que ça qui le pensent, les mauvais amis je les ai déjà éliminés... Mais je t'avoue que oui, parfois c'est hyper trop, j'en fais beaucoup (sourire). Mais qu'est-ce que ça va changer que les gens me critiquent ou pas ? Et surtout, je pars du principe que sur Facebook, tu peux paramétrer pour ne plus voir mes statuts. Si les gens restent, c'est leur problème.

Es-tu sur Twitter ?

Oui, mais je n'y vais jamais (sourire). Je n'ai pas le réflexe, et surtout 140 signes c'est très peu pour ce que j'ai à y dire. Je suis tellement accroc à Facebook, que ça m'empêche de l'être à Twitter.

Pour en revenir aux photos, y'a-t-il une photo que tu as regretté de ne pas avoir prise ?

Mais plein ! Parce que c'est parfois difficile, compliqué quand tu as quinze personnes autour de toi, ça dépend du contexte. Parfois tu es ridicule à vouloir prendre une photo. J'ai donc eu des gros loupés, que je n'ai plus en tête évidemment.

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Céline Dion (2013)

Ont-ils tous accepté ou as-tu essuyé des refus ?

Je n'ai jamais eu de refus. Et puis à partir du moment où Céline Dion a accepté, plus personne ne peut me refuser (rires). Par contre, on me demande souvent quelle en sera l'utilisation, je réponds bien sûr que c'est pour moi et que ça n'ira nulle par. Bon, ça finit 5 minutes après sur Facebook (sourire).

2011-02-23_14-01-19_info854_mandor.jpgParle-moi un peu de ton livre Les chroniques de Mandor...

C'est un livre de cinquante chroniques tirées de mon blog. Je n'ai fait qu'en retravailler certaines, et en ajouter deux ou trois qui ne sont pas sur Internet. Et puis surtout j'en ai inclus quelques-unes de très personnelles, parce qu'à un moment donné sur mon blog, je racontais un peu ma vie. Ce qui est lié à mon passé familial, et au pourquoi du comment je passe ma vie à rencontrer des artistes. Du coup, on ne parle pratiquement que de mes chroniques intimes, et très peu de celles qui concernent les artistes. En tout ças, ce livre m'a fait vivre pas mal de trucs sympas et, surtout, je me suis retrouvé de l'autre côté de la barrière.

As-tu conscience de faire rêver toi aussi ?

Oui, enfin, n'exagérons rien. Ce n'est pas moi qui fait rêver, c'est mon métier qui veut ça. (sourire).

Donneras-tu une suite à ton livre ?

Oui, je ferais bien un tome 2. Où rééditer celui-ci, mais en version arrangée et complétée parce que depuis la sortie du tome 1, j'ai interviewé beaucoup d'autres artistes importants. Avis à mes amis éditeurs. Sinon, comme je te le disais, je suis en train d'écrire un "roman" sur mon histoire familiale, finalement universelle. Ma mère est le fruit d'une relation sexuelle entre un soldat autrichien et sa mère, une femme de ménage qui travaillait dans un hôtel, à Vichy, lors de la seconde guerre mondiale. Cette femme a abandonnée ma mère à sa naissance et l'a "donné" à la patronne de l'hôtel.

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Goldman à l'Ile Royale en Guyane Française (1989)

D'où provient ce nom, Mandor ?

En fait, je suis fan de Goldman. Goldman = Man d'or. Sinon, pour être plus précis encore, j'ai écrit un roman dans les années 2000, qui n'a jamais été édité, et le nom du personnage de mon livre était déjà Mandor. Au moment d'ouvrir mon blog, il y avait mon manuscrit sur ma table, et c'est là que j'ai eu l'idée.

Pourrais-tu sortir ce bouquin aujourd'hui ?

Franchement il n'était pas très bon (dubitatif)... mais en le retravaillant peut-être.

Ce que peu de gens savent, c'est que tu as fait de la télévision aussi ?

Oui, j'ai commencé la télévision en 1988 à RFO Guyane, pendant quatre ans. J'étais quasiment le seul blanc à l'antenne, et donc assez connu en Guyane à cette époque (sourire). J'allais faire mes courses, j'avais des magazines de télé à la caisse avec ma photo en couverture (sourire). C'était de très belles années. Je faisais de la télé tous les soirs dans un pays que j'adorais, j'étais très bien payé, célèbre et reconnu à ma juste valeur pour une fois.

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Le TV Magazine d'avant mon départ de Guyane en 1992.

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Pourquoi, pour une fois ? Penses-tu ne pas être reconnu comme tu le devrais ?

Oui, clairement. Je pense que je suis un des journalistes qui a rencontré le plus de personnalités, mais le moins connu de France (sourire). Il y a un décalage énorme entre mon travail et ma notoriété. Je suis reconnu par mes pairs dans le métier, dans le milieu de la chanson française, mais le public ne me connait pas. Je n'ai jamais su me vendre pour aller plus loin dans ma carrière. Je suis trop dans l'empathie et l'honnêteté, ça ne marche pas tout à fait comme ça quand on veut faire de la télé ou de la radio à grande échelle. Je ne peux pas marcher sur les autres pour faire mon trou. Du coup, je suis là où je suis, mais en pouvant me regarder dans la glace.

2671633880.jpgCela dit, tu es sollicité par des tremplins afin de participer au jury, récemment le Prix Georges Moustaki, le Pic d'Or de Tarbes...

Le Pic d'Or a été très intéressant pour moi, au-delà de devoir voir les artistes qui n'avaient reçu aucun prix après leur prestation, et devoir leur expliquer pourquoi on avait fait tel ou tel choix, ça je n'aime pas, mais je me fais violence, j'ai fait mon marché là-bas. Ça m'a permis de rencontrer plein de gens et de les inviter ensuite. Manon Tanguy, Chloé Laum, Laetiket, Donoré, Tomislav, Pierrot Panse... On s'y est connu toi et moi aussi, c'est intéressant humainement (sourire). Je pense que toute opportunité est bonne à prendre quand tu sais que tu vas découvrir des gens. Après, c'est vrai que ça me flatte qu'on me le demande, je me dis que quelque part je suis crédible, reconnu par mes pairs. Tu vois, ça fait deux fois que j'utilise cette expression, ça doit m"obséder. Quand je me suis retrouvé au sein du jury du Prix Georges Moustaki, dans lequel il y a beaucoup de gens de magazines que je lis depuis longtemps, ça m'a fait plaisir. Et puis on se retrouve entre passionnés, c'est intéressant. Même si je pense être l'antithèse de tous les gens que j'ai vus au Prix Moustaki.

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Quelques membres du Prix Georges Moustaki.

Pour quelle raison ?

Parce qu'à l'inverse de "Platine", "Longueur d'ondes" ou "FrancoFans" qui sont indépendants, je travaille pour des magazines qui sont payés par des maisons d'édition ou des maisons de disque. Si tu veux, on peut considérer que je me prostitue. Je fais presque de la publicité par rapport aux autres magazines sus-cités qui vont, eux, choisir les artistes qu'ils mettent en avant. Dans mon travail, je dois toujours être positif. C'est-à-dire que si je n'aime pas, alors je ferai un article en citant juste ce qu'on retrouve dans le disque. Si j'aime, alors là je serai beaucoup plus enthousiaste afin qu'on voie la différence. Je ne peux pas du tout dire que ce n'est pas bien ou que je n'aime pas, parce que ce sont des magazines de magasins et que le but est que les gens achètent. On est dans le magasin, on feuillette le magazine.. Tiens ! On parle de "Génération Goldman",  je vais l'acheter. Par exemple, "Génération Goldman" je n'ai pas dit que c'était bien, j'ai juste dit ce qu'il y avait dedans (sourire). D'où mon envie de continuer le blog de Mandor, parce que là je peux écrire ce que je veux.

Tu es quelqu'un de très occupé, et pourtant tu trouves encore le moyen d'être un bon papa, mais comment fais-tu (sourire) ?

C'est simple, je sors très peu le soir. C'est bizarre d'ailleurs parce que quand tu interviewes des chanteurs, alors ils pensent que tu dois ensuite les suivre en concert régulièrement, comme une espèce de service après-vente. Je ne peux pas. Certains ne le comprennent d'ailleurs pas. Certains attachés de presse non plus : "Quoi ? Mais tu nous as défendus, tu as dit que t'aimais bien, et tu ne viens pas ?...". Si je les suivais tous en concert, tous les jours, je ne m'en sortirais plus. J'ai une vie privée aussi, ma vie professionnelle s'arrête à 19h, je rentre chez moi et je m'occupe de ma petite fille. Qui a par ailleurs une maladie génétique, la maladie de Crouzon, alors tu imagines bien que j'ai envie d'être présent et que j'ai quelques priorités.

Quel regard porte ta fille sur tes activités ?

Au début elle ne comprenait pas, mais maintenant ça l'amuse. Elle suit ce que je fais, et puis je la fais participer de temps en temps. Mais ça m'inquiète un peu, parce que maintenant elle devient très showbiz (rires). Elle regarde les variétés à la télévision par exemple.

680338_10151316312838674_1304958733_o.jpgAttention, elle va finir par vouloir faire ce métier elle aussi (sourire)...

Ça ne me dérangerait pas. Mais tu vois par exemple, elle regarde les CD'Aujourd'hui que je fais parce qu'il y a mon nom à la fin... C'est mignon. Je lui ai permis de venir sur une interview, que j'ai demandé pour elle, pour lui faire plaisir, parce qu'elle était fan d'un duo d'humoriste qui passait chez Ruquier dans "On ne demande qu'à en rire" : Garnier et Santou. J'ai été très touché de voir ses yeux qui brillent quand elle a vu papa interviewer ses deux idoles du moment. C'est facile à faire tu sais, et quel plaisir ça procure ! J'étais très ému. Je l’ai emmené assister à une interview d’Olivia Ruiz aussi.

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Pour finir, as-tu des regrets ?

Mon seul regret est de ne pas encore être à la bonne place. Par rapport à tout ce que j'ai fait, je ne suis pas encore à la place idéale. Mais attention ce n'est pas une frustration, je suis très heureux dans mes activités. Je suis très occupé et quand on est très occupé, on ne peut pas être dans la frustration. Alors peut-être que je suis dans cette suractivité pour ne pas penser aussi, ça c'est autre chose (sourire)... 

16 février 2013

Mandor interviewé pour le site L'oreille à l'envers!

6700_139354020280_5043846_n.jpgL’oreille à l’envers (et autre sens en éveil) est un site musical d’excellente tenue dirigé par un passionné de musique, Hervé Collet. Un jour, ce dernier me contacte pour me dire le bien qu’il pensait de mon travail. Entre confrères, c’est une chose plutôt rare que de témoigner son intérêt à « l’autre ». Quand il m’a proposé de m’interviewer, outre le fait que je suis toujours dans la position du type qui se demande qui cela va intéresser d’écouter un journaliste raconter sa vie, j’ai accepté. C’était surtout l’opportunité pour moi d’expliquer (pour la  première fois et en détail) comment j’envisageais la façon de faire mon métier.

L’interview dure 26 minutes. C’est insensé à l’ère du zapping immédiat. Pardon !

(Merci Hervé. Merci vraiment. Aussi pour l'élégance d'avoir écrit (mine de rien) un laïus sur les P'tits Courageux... ce qui m'a peut-être le plus touché.)

04 novembre 2010

Pourquoi "Les chroniques de Mandor" tournent au ralenti...

En ce moment, j’ai peu de temps à consacrer à cet espace virtuel.

Du coup, j’ai beaucoup de retard et les artistes mandorisés s’accumulent.

Une explication s’impose.

 

C’est sur ce blog que je tiens à annoncer la nouvelle (qui va changer la face du monde, évidemment)…

 

Je travaille depuis quelques semaines sur la relecture et la correction de certaines de ces chroniques (et, pour ne rien vous cacher, j’en écris aussi quelques inédites).

 

logo.jpgEn effet, Laura Mare (des éditions du même nom) m’a proposé de publier une version écrite des « Chroniques de Mandor ». Une compilation améliorée d’une bonne cinquantaine de rencontres (voire plus si affinités), avec parfois, des notes plus personnelles.

Donc, en ce moment, je passe mon temps libre à travailler sur ce projet.

 

Mandor est un double de moi-même (en pire), qui me permet d’avoir du recul sur les évènements et me permet surtout de ne jamais me prendre au sérieux (il ne manquerait plus que cela). Dans ces chroniques, vous le savez certainement, je raconte les coulisses de mes rendez-vous avec les artistes. Ce sont des instantanés à des moments précis. J’ose croire que les lecteurs en apprendront plus sur les personnalités dont il est question ici (et donc dans ce futur livre) que dans les journaux spécialisés… je veux montrer l’indicible, l’anecdote, les petits riens qui disent tout de quelqu’un.

C’est mon ambition première… rien de plus.

 

Laura Mare a su trouver les mots pour que j’accepte ce projet.2045605770.jpg

(Oui, parce que cette tenace éditrice a dû insister au moins pendant cinq minutes !)

Laisser une trace pour ma fille.

Pour qu’elle sache ce que son père fait quand il n’est pas avec elle.

Pour que, plus âgée, finalement, elle comprenne un peu mieux qui est son papounet.

 

(Et je n’omets pas de préciser que mon ego n’est pas dérangé par la perspective d’être lu par d’éventuels nouveaux lecteurs).

 

Le livre, « Les chroniques de Mandor » par François Alquier, aux éditions Laura Mare, sortira fin février 2011.

Dans un peu plus de 3 mois…

 

(La photo de Laura Mare et Mandor a été prise au Salon du Livre de Provins, le 13 février 2010, alors qu'il n'était pas encore question d'une quelconque collaboration littéraire...)

17 août 2010

Quand "Planete Rap" remarque "Les chroniques de Mandor" !

Les fidèles de ce blog le savent bien. « Les chroniques de Mandor » sont consacrées aux musiques urbaines. Point de littérature et de chanson française, ici, il est question exclusivement de rap et d'RnB. Je suis un peu le représentant des Skyblogs dans le monde des blogs « normaux » (en toute humilité, of course !). Aussi, j’ai trouvé tout à fait normal de me faire repérer par le mensuel « Planète Rap ». Merci à la rédaction de ce magazine, en tout cas, pour leur choix pertinent et surtout, parfaitement logique…

N’ésité pa a laché vos coms !

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07:30 Publié dans Auto promo | Lien permanent | Commentaires (3)

19 août 2009

Mandor, écrivain nouveau romantique...

Ce que je n’ai jamais dit ici…

Et histoire de se payer une bonne tranche de rigolade.

C’est la fin des vacances, il faut bien se détendre…

(Et parce que j’aime tendre le bâton pour me faire battre.)

(Mon côté maso.)

Scan10008.JPGFut un temps, au début des années 2000, le magazine Côté Femme (dont je ne sais même pas s’il existe encore aujourd’hui) me demandait d’écrire des nouvelles romantiques.

8 pages complètes à chaque fois… c’était du boulot. La rédaction de cet hebdomadaire appelait ces histoires « un roman complet ».

J’acceptais parce que je me disais que ça allait être un bon tremplin pour me faire repérer par un éditeur.

(C’est là que l’on commence à sourire.)

Qu’il (l’éditeur plus malin que les autres) allait voir en moi le nouvel écrivain romantique de l’an 2000.

(Ça y est, on peut commencer à rire.)

(Non, parce que c’est bien connu, les éditeurs germanopratins passent leur temps à lire les journaux féminins.)

J’inventais donc des histoires à l’eau de rose (assez facilement, je dois dire), mais ce dont je ne me rendais pas compte, c’est qu’un auteur Harlequin n’avait jamais fait un bon Gallimard (Collection Blanche). Aucun cas ne me revient, là, tout de suite.

Alors, j’ai décidé de vous montrer à quoi l’exercice de style auquel je m’adonnais ressemblait.

Ma carrière d’écrivain, je n’y pense même plus. Je me contente d’écrire sur ce pauvre blog et pour la presse culturelle. C’est largement suffisant.

(Bon, c’est à partir de là que l’on s’esclaffe.)

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C'est vrai, comme l'indique ma présentation je poursuis "le difficile exercice de la nouvelle afin de mieux comprendre l'âme humaine."
Tout à fait.
Maintenant, en exclusivité mondiale et intersidérale, voici le début de ce "roman complet".
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La suite?
Vous plaisantez...

22:42 Publié dans Auto promo | Lien permanent | Commentaires (8)

05 juin 2009

Demain...

... et ce pour la deuxième année consécutive, j'anime cette manifestation de 14h à 18h en direct sur 77FM.

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EDIT LE LUNDI 8 JUIN: PORTFOLIO.
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Alain Masson, vice-président du SAN Val d'Europe, chargé des transports et des travaux.
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Une carte d'auditeur de 77FM, madame?
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Elle est belle ma "carte d'auditeur", elle est belle!
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Sous le plus grand chapiteau du monde...
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Il y avait des gens bizarres...
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... et des gens biens.
Qui m'ont rendu une petite visite impromptue.
Deux blogueurs que je respecte beaucoup.
Drôles, caustiques avec une certaine philosophie...
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(Toutes les photos sont signées François Legagneux.)
Un petit bilan de cette journée? C'est ici.

27 juillet 2008

Le préfaceur...

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 Cette photo été prise au salon du livre 2008 et a un sérieux rapport avec cette note.

Jeudi soir, au Chao Ba, en terrasse.

-Je n’ai pas osé te demander parce que tu avais déjà préfacé le livre d’Elisabeth Robert. Je me suis dit que tu n’étais pas du genre à dire oui à tout le monde.

-En effet, mais je dis oui aux gens que j’aime bien et dont la lecture est un ravissement. Allez, fêtons cela, tu veux une 23e bière ?

PLE685106_petit.jpgSouvenez-vous ce que j’avais écrit sur le premier roman de Stéphane Nolhart.

Les ailes de Giacomo, ça s’appelait…

Top là ! Va pour une nouvelle préface !

J’adore ce mec. Son manuscrit m’a laissé baba d’admiration. Quelle érudition! Quel style! Quel humour!

Je ne pouvais faire autrement qu'accepter de participer à cette aventure littéraire hors norme.

Le pitch :

Personne ne vous avait dit que la mort était drôle, érudit, sensible, touchante, fatiguée, communiste, brillante, cruciverbiste à ses heures,  jusque là, le secret était bien gardé.

Je ne vous voyais pas comme ça, le roman de Catule LAMORT est à paraître très prochainement.

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Stéphane Nolhart parle de tout ça sur son blog, dans sa dernière note...

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Sinon, ce matin, j’ai reçu Voyages de toi..., le livre d’Elisabeth Robert. Celui que j’ai préfacé.

J’étais tout ému, dites donc.

Voir son texte, son nom et sa photo sur un ouvrage, ça m’a fait un drôle d’effet.

La preuve.

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Pour en savoir plus (et éventuellement, vous le procurer)…

La quatrième de couv':

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Merci à tous les deux pour votre confiance.

Sans plaisanter, ça me touche beaucoup.

09 novembre 2007

Etre et avoir été (4 et enfin fin...): Période RFO (2)

Ca va, vous tenez? Moi, plus trop, mais quand je commence un truc, je deviens limite psychopathe. Faut que j'aille au bout, coûte que coûte.

Je tiens, par la présente, à vous présenter toutes mes excuses pour cette crise de mégalomanie aigüe que je traverse depuis 4 jours (depuis toujours, en fait).

Je continue et conclus donc mon voyage guyanais aujourd'hui.

Article17: Un bon plan me tombe dessus. Partir au Brésil avec une jolie animatrice durant deux semaines afin de proposer aux télespectateurs une émission culturelle sur ce pays. Ce sera donc avec plaisir, chef!

(Et par la même occasion rappelez moi de changer de scanner, parce que parfois, le résultat n'est pas probant. Personne n'avait la jaunisse, je vous l'assure...)

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Voici quelques photos de l'épopée "fantastique"...
C'était fin septembre 1991 à Salvador de Bahia et Récife.
Si Sabine ou Franck voient un quelconque problème à figurer sur ce blog, qu'ils n'hésitent pas à me contacter.
(Franck, il est toujours JRI en Guyane mais Sabine???)
(D'ailleurs, si quelqu'un, miraculeusement, sait ce qu'elle est devenue...)
Avec deux artistes brésiliens majeurs (mais de style différents).
Soyons galant! La jeune femme d'abord.
Danièla Mercury (qui débutait sa carrière).
 
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Avec Jorge Ben (star planétaire).
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Quelques photos du paysages et des protagonistes.
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Ceci est une photo d'un journaliste d'investigation professionnel dont le sérieux n'a d'égal que le talent (tant qu'on y est!).
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Article 18: Focus sur ma nouvelle (et ultime émission radiophonique au sein d'RFO).
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Article 19: Autre commentaire sur "A ki moun ça"...
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Article 20: Un jour, l'amour m'a fait quitter ce département français que j'aime tant... pour aller à Strasbourg.
TV Magazine de la fin du mois de juin 1992 a signalé ma disparition prochaine.
Ce qui m'amuse en relisant ce reportage, c'est que le journaliste était certain que j'allais revenir illico.
Ca fait 15 ans.
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Article 21: La semaine Guyanaise a réalisé un joli portrait de moi, avant mon départ. La journaliste avait tout compris de ce que je lui avais raconté. Quand je relis ça aujourd'hui (c'est très long), je me dis que c'est réellement fidèle à la réalité de mon ancienne vie.
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Voilà, c'est fini pour cette période.
Nous sommes aujourd'hui en 2007 et l'aventure continue.
Le truc de vivre avec son temps me plait...
Depuis 1982, j'erre dans ce milieu. Pas certain que j'en sorte tout de suite.
Pas certain du tout...