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08 avril 2015

Jean-Christophe Rufin de l'Académie française : interview pour Check Point

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(Photo Géraldine Aresteanu)

Qu'est-ce qui fait courir Jean-Christophe Rufin ? Un des premiers "French doctors", ambassadeur, académicien, historien, président d'Action contre la faim (liste non exhaustive)... l'auteur a multiplié les destins et les honneurs sans jamais paraître rassasié. En littérature, il a su réconcilier qualités littéraires populaires et succès populaire. Il y a tout juste un an, je publiais sa première mandorisation, à l'occasion de la sortie de Le collier rouge. Cette deuxième interview, réalisée pour Le magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois d'Avril 2015), s'est tenue dans les jardins de sa maison d'édition, Gallimard, le 18 février dernier.

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La question supplémentaire:

Êtes-vous inquiet sur l’état du monde aujourd’hui ?

Je suis inquiet parce que la tournure des évènements va produire beaucoup de souffrances dans certains pays. La montée en puissance de l’état islamique radical fait que l’on ne pourra pas tout contrôler. Pour nos sociétés, je ne pense pas que ce seront des ennemis propres à nous détruire. Ils font peser la menace juste ce qu’il faut pour que le système continue de bien aller. Ils nous menacent dans la cohésion sociale. Je n’arrive pas à croire que nous soyons si en péril que ça.

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Après l'interview, le 18 mars 2015, dans les jardins de chez Gallimard.

27 novembre 2014

Nicole Lambert : interview pour les 30 ans des Triplés.

Nicole lambert portrait pensée 1_© Iris de Turckheim.jpg

logo 30 ans.jpegAu fil des années, les Triplés n’ont pas grandi, mais leur bande dessinée est devenue une institution, en France et à l’étranger, dans la presse, l’édition et la télévision. 30 ans que les Triplés amusent les lecteurs du Figaro magazine. On a vu passer l’époque, aussi bien les changements de société, que l’arrivée des nouveautés qui ont changé nos vies : portables (au moins un kilo pour les premiers !) ordinateurs, GPS, et autres. On a vu aussi, comme dans un défilé de mode, passer les tenues de la mère des Triplés, la plus fashion-victim des mamans de Paris. Le 29 octobre dernier, pour un des magazines auquel je collabore, je suis allé à la rencontre de la maman des Triplés, Nicole Lambert, dans son atelier parisien pour évoquer cet anniversaire.

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Nicole Lambert portrait pensée2_© Iris de Turckheim.jpg(Tout petit) bonus mandorien:

Dans l'ouvrage 30 ans… avec les Triplés, vous vous livrez beaucoup. Ça a été compliqué.

Très, parce que je suis plutôt pudique et dans la vie, j’avance masquée. Avec l’intervieweur de ce livre, Charles Dierick, grand spécialiste belge de la bande dessinée, on a parlé très librement et je me suis aperçu que j’évoquais beaucoup de choses personnelles. Je n’ai qu’une trouille, c’est embêter les gens avec ma propre vie. C’est vertigineux de se raconter et d’imaginer un instant que les propos tenus vont passionner la foule.

Prenez-vous parfois des vacances ?

Pas beaucoup. J’aime bien ça, mais je travaille beaucoup trop. Généralement, je commence mes journées à six heures du matin et je finis à dix heures du soir. Depuis le début de la série télévisée, je peux dire que je travaille entre 14 et 16 heures par jour depuis deux ans. Le pire, c’est que personne ne me félicité pour ça, parce que c’est moi qui le souhaite. Mon entourage ne m’encourage pas à tenir ce rythme, bien au contraire.

Avez-vous eu la carrière idéale ?

C’était à peu près ce dont je rêvais au départ.

Quel est le dénominateur commun des gens qui aiment les triplés ?

Ça ne fait aucun doute. Ce sont des gens très gentils.

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Avec Nicole Lambert, dans son atelier, le 29 octobre 2014.

Et la dessinatrice a tenu à dédicacer à ma fille (et son papa) son dernier album...

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11 septembre 2014

Camélia Jordana : interview pour Dans la peau

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(Photo : Bérengère Valognes)

Après le succès de son premier album éponyme (150 000 albums vendus) en 2010 et une tournéele magazine des espaces culturels leclerc,camélia jordana,interview,babx,mandor de deux années, Camélia Jordana, aujourd’hui âgée de 22 ans, a su prendre son temps pour revenir. Pour cela, elle s’est entourée de son ami de toujours, BabX, présent presque partout, aux arrangements, à la réalisation, à l'écriture et à la composition de plusieurs titres, et en partenaire de duo sur l'inquiétant A l'aveuglette. Camélia Jordana s'est construit sa famille de chanson, littéraire, exigeante, soudée. Je suis allée à sa rencontre, pour la seconde fois (voir première mandorisation, là), pour évoquer ce nouveau disque qui porte haut la chanson française d’aujourd’hui.

C’est une jeune femme souriante, pas tout à fait détendue, mais très disponible qui m’attendait sur la terrasse de l’Hôtel du Nord, au début du mois de juillet. « A chaque nouvel album, c’est toi le premier à m’interviewer… je suppose que tu me portes chance », me dit-elle, espiègle. Oui, évidemment, c’est grâce à moi.

Clip de "Dans la peau".

Voici donc, le fruit de notre entretien publié dans Le magazine des espaces culturels Leclerc daté du mois de septembre 2014 et sur le site des espaces culturels Leclerc...

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Après l'interview, à l'Hôtel du Nord, le 2 juillet 2014.

Pour terminer, voici cinq autres "chansons" tirées de l'album Dans la peau.

En studio, "A l'aveuglette", duo avec Babx.

En studio, "Comment lui dire".

Clip officiel de "Ma gueule".

"Miramar" (audio).

"Brigitte dit vrai" (audio).

09 septembre 2014

David Foenkinos : interview pour Charlotte

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Autoportraits de Charlotte Salomon.

Prendre une personne ayant existé pour modèle de personnage de roman est un exercice un peu délicat. David Foenkinos a pris ce risque avec Charlotte. Il s’est inspiré de l’autobiographie de Charlotte Salomon, née en 1917 à Berlin et morte à Auschwitz en 1943. J’ai interviewé l’auteur (que je fréquente un peu, professionnellement, voir , , et ) pour Le magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois de septembre 2014.

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03 juillet 2014

Jean-François Zygel : interview pour le double DVD La leçon de musique Mozart et La musique classique expliquée aux enfants

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ZYGEL_PRESSE2.jpgFormidable pédagogue, Jean-François Zygel est avant tout pianiste et compositeur.

Entré très jeune au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, il remporte dix premiers prix dans dix catégories différentes et entre rapidement comme pianiste soliste à Radio-France.

Grand spécialiste de l'accompagnement en ciné-concert de films muets, Zygel est très connu pour ses leçons de musique, prodiguées autour de la musique classique, au Théâtre du Châtelet, il s'est aussi attaqué aux musiques improvisées avec un brio inégalé.

Il a animé sur France 2 l'émission La Boîte à musique, qui se concentrait sur une œuvre, un genre musical ou un artiste, pendant plus d'une heure. Le succès de ces leçons en a permis une diffusion en DVD. Je l’ai interviewé récemment pour Le magazine des espaces culturels Leclerc(daté des mois de juillet et août 2014), justement à l’occasion de la sortie d’un coffret 2CD+DVD exclusivement réservé pour cet enseigne.

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Et pour finir un extrait du DVD La musique classique expliquée aux enfants.

13 mai 2014

Pascal Boniface : interview pour Géopolitique du sport

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Pascal Boniface est Directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l'Institut d'Études européennes de l'Université de Paris 8.

Il dirige également La revue internationale et stratégique et L'Année stratégique. Il a écrit ou dirigé la publication d'une cinquantaine d'ouvrages ayant pour thème les relations internationales, les questions nucléaires et de désarmement, les rapports de force entre les puissances, la politique étrangère française ou l'impact du sport dans les relations internationales, ou encore le conflit du Proche-Orient et ses répercussions en France.

Pascal Boniface publie de nombreux articles dans des revues internationales de géopolitique, intervient régulièrement dans les médias, qu'ils soient nationaux ou internationaux, écrits ou audiovisuels et fait de nombreuses conférences et débats en France et à l’étranger.

Il est éditorialiste pour les quotidiens La Croix (France), La Vanguardia (Espagne), et Al Ittihad (Émirats arabes unis).

Pascal Boniface est membre du Conseil national de l’éthique de la Fédération française de football.

Pour Le Magazine des Espaces Culturelles Leclerc (daté du mois de mai 2014), je l’ai rencontré dans son bureau de l’IRIS, le 16 avril dernier pour évoquer son nouveau livre, La géopolitique du sport.

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Après l'interview, le 16 avril 2014, dans son bureau de l'Iris.

07 février 2014

Philippe Torreton : interview pour Mémé

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Voici mon interview de Philippe Torreton publié dans Le magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois de février 2014) à l'occasion de la sortie de son livre, Mémé.

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05 décembre 2013

Pascal Obispo: interview pour Le Grand Amour

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Pascal Obispo est incontestablement un mélodiste hors pair et un très honorable chanteur (personnellement, j'ai toujours beaucoup aimé les voix haut perchées). Son dernier album, Le Grand Amour, est d’un très haut niveau et je le retrouve comme je l’apprécie. Faiseur d'une pop/variété française de qualité.

Cela faisait 4 ans que je ne l’avais pas rencontré (précédente mandorisation ici)… l’homme me semble aujourd’hui moins sur la défensive. Disons qu’en interview, le journaliste que je suis (plutôt acquis à sa cause depuis toujours) a même ressenti un peu de chaleur humaine, ce qui n’était pas précisément sa marque de fabrique.

Voici mon interview pour Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois de décembre 2013-janvier 2014).

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Clip de "Ave Maria".

Les dates de la fin de la tournée 2013 de Pascal Obispo.

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16 novembre 2013

Baptiste Lecaplain : interview pour le DVD Baptiste Lecaplain se tape l'affiche

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Après un an au théâtre le Bout, un an au théâtre le Temple, un an au théâtre Trévise, 30 Bataclans complets et une tournée dans toute la France, soit plus de 250 000 spectateurs conquis, le jeune humoriste dont tout le monde parle, Baptiste Lecaplain revient pour les 2 dernières irrévocables de Baptiste se tape l'affiche, les 9 et 16 décembre prochain  aux Folies Bergère pour fêter la sortie de son DVD.

Baptiste Lecaplain vous l’avez vu dans la série Bref  sur Canal +. Il était le colocataire (un peu lourdingue) de Kyan Khojandi (que j'adore et qui est mandorisé là). Vous l’avez peut-être remarqué aussi dans l'un des rôles principaux de Nous York le film de Géraldine Nakache et Hervé Mimram.
Sachez aussi qu’il sera le héros du film Libre et assoupi aux côtés de Charlotte Le Bon et Félix Moati.

Baptiste Lecaplain est venu à l’agence le 21 octobre dernier… pour Le magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois de novembre 2013) et son site internet.

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Promo sortie du DVD.

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 L'interview intégrale (10 minutes sans montage) par bibi.

Quelques photos de l'interview à l'agence...

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Après l'interview...

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13 novembre 2013

Florent Pagny : interview pour Vieillir avec toi

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Il y a deux semaines, 19h30:

Faire des coquillettes  pour sa fille et entendre son portable sonner.

-Bonjour, c’est Florent !

-Florent ?

-Florent Pagny.

-Ah ! OK ! Je ne savais pas que vous deviez m’appeler tout de suite…

J’ai ôté les coquillettes du feu.

J’ai pris mon magneto et Super Papa a remis sa cape de journaliste.

J’ai interviewé Florent Pagny pendant 10 minutes au sujet de son nouveau disque Vieillir avec toi (dont j’ai appris ce matin qu’il était n°1 des ventes dès la première semaine de vente). Il y avait du vent en Patagonie. La liaison n’était pas bonne, mais le chanteur (d’excellente humeur) a trouvé le bon endroit pour que l’on puisse s’entendre correctement.

Je n’aime pas les interviews par téléphone, mais ma deadline pour rendre l’article était le lendemain. Jour où Florent Pagny rentrait en France. A un jour près… Dommage.

Voici le fruit de cette conversation publiée dans Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois de novembre 2013.

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Clip de "Les murs porteurs".

23 octobre 2013

Yodelice : interview pour Square Eyes

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J’ai rencontré Yodelice pour son tout premier album en 2006. Il n’avait pas encore son pseudo. Maxime Nucci, un jeune homme déjà plein de talent avec un début de carrière bien singulier. Producteur du premier album des L5 en 2001, il collabore ensuite avec Jenifer, avec qui il aura un enfant en 2003. Après un rôle important dans le film Alive, il décide de publier un album solo en 2006, qui ne trouvera pas son public. Après cet échec, et quelques années plus tard, en 2009, Maxime Nucci devient Yodelice… à partir de ce moment, le carton absolu. Des disques qui se vendent à la pelle, des tournées nombreuses et sold out, une apparition fort remarquée dans le film Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet, une Victoire de la musique dans la catégorie « Album révélation de l'année » avec Tree of Life en 2010, une tournée la même année (avec Marion Cotillard qui l'accompagne sur scène sous le nom de Simone), plusieurs chansons pour Johnny Hallyday en 2011 pour l’album Jamais seul.

Yodelice m’a reçu le 20 septembre dernier à l’occasion de la sortie de son 3e et très addictif album, Square Eyes. Voici le fruit de notre entretien, pour Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois d’octobre 2013).

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"Au hasard du hasard, j'ai découvert les "Moustaches Brothers". La force qu'ils dégagent et leurs talents respectifs m'ont bouleversé et ouvert la route pour l'écriture de mon nouvel album. Je voulais partager avec vous les images de cette rencontre avec eux, leur témoigner mon amour, pour toujours." Yodelice ("Time")

yodelice,square eyes,le magazine des espaces culturels leclerc,interview,mandorPetit plus mandorien :

Même si la musique n’est plus la même, on sent la patte Yodelice.

Je ne l’identifie pas, mais il paraît. Avant de chanter, j’étais un technicien de cette industrie. Je travaillais sur des projets ou il y avait des codes et des formats… il fallait toujours faire l’effort pour essayer de rentrer dans les cases. Maintenant, je ne me pose plus ce genre de questions. Mais, je ne m’explique pas la touche Yodelice qu’on reconnait dans mes albums.

Cacher  Maxime Nucci derrière Yodelice, ça permet d’aller plus loin ?

C’était vraiment le but. Maintenant il y a avait une autre raison à cela. Je voulais me libérer au niveau de la scène et créer un clown m’offrait toute la liberté possible. Paradoxalement, au bout d’un moment, être toujours dans la mise en scène permanente, avec tout ces costumes et ce maquillage, je me suis senti enfermé par ce personnage. C’est pour ça que j’ai fait une longue pause de 2 ans entre la dernière date de tournée et ce disque. Je voulais retrouver le pourquoi du comment. Vivre 4 ans avec un personnage et avoir une exigence visuelle de mise en scène, ce n’est pas évident à gérer. Je ne voulais plus être prisonnier de lui.

Musicalement, tu regrettes d’être Français ?

Quand j’étais môme, je me disais que j’étais né dans le mauvais pays, mais plus du tout aujourd’hui. En plus, je crois que dans Yodelice, même si on sent cette influence anglo-saxonne très forte et que je chante en anglais, il y a quand même une touche très européenne. Quand je fais écouter ma musique à des Américains, pour eux, c’est très original. Ce n’est pas comme la musique de chez eux. Ils reconnaissent des codes, mais c’est tout de même différent.

Le clip officiel de "Fade Away".

yodelice,square eyes,le magazine des espaces culturels leclerc,interview,mandorTu as un public très fidèle.

Je l’aime à la folie. Je suis admiratif de ces artistes qui font peu de promos, voire pas du tout, et qui remplissent des tournées de Zénith sans problème. Je trouve ça dément. Ce n’est pas donné à tout le monde. C’est le fruit de beaucoup de travail et de beaucoup de concerts.

Quel rapport as-tu avec la notoriété ?

Pour être artiste, il faut forcément beaucoup d’ego. C’est trop difficile de faire ce que l’on fait si on n’a pas d’ego. Si je fais des disques, si je me donne en spectacle, c’est que j’ai quand même envie d’une reconnaissance. J’ai envie qu’elle soit à travers la musique et pas à travers autre chose. Je refuse de prendre des responsabilités de position politique. J’ai les miennes et elles sont pour moi. C’est une grosse responsabilité et je ne me sens pas plus intelligent qu’un autre.

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Avec Yodelice, le 20 septembre 2013, après l'interview.

16 octobre 2013

Nicolas Bary : interview pour la sortie du film Au bonheur des ogres.

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nicolas bary,daniel pennac,le magazine des espaces culturels leclerc,interview,mandorL’adaptation cinématographique du livre culte de Daniel Pennac, Au bonheur des ogres, sort aujourd’hui. Le magazine des espaces  culturels Leclerc fête l’évènement dans son numéro daté d’octobre 2013. J’ai donc concocté deux pages sur cette sortie, dont une interview du réalisateur du film, Nicolas Bary.

Il y a en bonus dans cette chronique du jour 3 questions supplémentaires à Nicolas Bary, des vidéos du film et quelques archives de mes rencontres avec Daniel Pennac, un auteur que j’apprécie et rencontre depuis longtemps.

(J'ai évidemment vu le film en avant-première pour réaliser ce dossier. J'avais un peu peur d'être déçu par cette adaptation que je jugeais impossible. Miracle! Ça fonctionne à merveille. Le film est à la fois noir et drôle.)

Bande annonce d'Au bonheur des ogres.

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Nicolas Bary et Daniel Pennac sur le plateau.

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Petit plus mandorien:

Parlons du comédien qui joue Benjamin Malaussène, Raphaël Personnaz. Pourquoi avoir choisi ce comédien ?

Je voulais quelqu’un qui soit doué, que l’on commence à voir dans pas mal de films, mais qui ne soit pas encore « marqué ». Je voulais quelqu’un qui apporte une certaine fraicheur. C’est un très beau garçon dans la vie, nous nous sommes amusés à le patiner. Nous souhaitions que son charme réside plus dans l’humanité qu’il a que dans son physique.

Il y a Bérénice Béjo dans le rôle de la journaliste Tante Julia.

Quand elle a accepté le projet, le film The Artist n’était pas encore sorti en France. Il avait juste été présenté à cannes avec le succès que l’on connait. Comme elle a eu le prix d’interprétation à Cannes cette année, c’est une bonne chose pour le film, il ne faut pas le cacher, mais c’est une heureuse coïncidence.

Toucher à un livre culte, c’est très culotté. Vous vous en rendez compte ?

L’insouciance m’a aidé et la volonté peut porter n’importe qui n’importe où. Je n’ai pas voulu être trop écrasé par la montagne.

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Avec Nicolas Bary, le 13 septembre 2013 après l'entretien.

Au bonheur des ogres. Featurette "Nicolas Bary".

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Bonus: quelques archives de rencontres avec Daniel Pennac.

Le 13 juin 1995 à la librairie Kleber de Strasbourg (pour la sortie de Monsieur Malaussène).

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Le 28 septembre 2004, dans son antre parisien (pour la sortie de Merci).

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24 septembre 2013

Léonora Miano : interview pour La saison de l'ombre

léonora miano,la saison de l'ombre,le magazine des espaces culturels leclerc,interview,mandorL’histoire de ce livre commence grâce à la chanteuse Sandra Nkaké. En septembre 2010, elle remet à Léonora Miano une enquête intitulée La mémoire de capture. C’est sa mère Lucie-Mami Noor Nkaké qui a conçu ce court rapport de mission. Ce traité n’était pas destiné à être lu par un écrivain…

La saison de l'ombre décrit, de l'intérieur, une communauté confrontée à la disparition d'un grand nombre des siens et tout à fait ignorante des opérations de traite ayant déjà commencé depuis un bon moment. Ce roman présente une population devant faire face, du jour au lendemain, à une situation imprévue et incompréhensible. Il permet aussi aux lecteurs de savoir comment on vivait en Afrique centrale/équatoriale avant le choc de la rencontre avec l'Europe.

La saison de l'ombre parle avant tout d'un drame humain et sans manichéisme ni intention de sauver ce qui ne peut l'être.

Pour Le magazine des espaces culturels Leclerc (daté du mois de septembre 2013), j’ai rencontré Léonora Miano, (au Fumoir), le 16 août dernier.

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Tout petit bonus mandorien:

Vous travaillez toujours sur des questions inhabituelles dans votre œuvre.

J’aime bien travailler sur le non-dit, j’aime bien fréquenter les régions de l’expérience humaine qu’on n’a pas trop envie d’aller voir.

Pourquoi racontez-vous ces histoires-là ?

Parce que je trouve extrêmement troublant et sans doute handicapant pour toute une partie de l’Afrique sub-saharienne de ne pas être très au fait de ce passé. Je trouve très troublant d’ignorer les 500 ans de sa propre histoire. La traite transatlantique, c’est 500 ans d’histoire sub-saharienne. J’ai le sentiment qu’il est difficile de comprendre ce que l’on est devenu aujourd’hui si on ne connait pas cette histoire-là et la manière dont elle a bouleversé la vie dans nos espaces. Il y a une impossibilité de se projeter dans un avenir quelconque si on ne sait pas comment on a été transformé par sa propre histoire. Comme il n’y a pas d’écrits précis sur la question, je pense que c’est aux créateurs de compléter le travail que font les historiens.

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Léonora Miano et Mandor le 16 août 2013.

20 septembre 2013

Marc Bélit : interview pour Le philosophe amoureux

marc bélit,le philosophe amoureux,interview,mandor,le magazine des espaces culturels leclercMéfiez-vous de l’eau qui dort… Derrière l'homme de culture rigoureux se cache un intellectuel facétieux. Marc Bélit, ancien professeur de philosophie, fondateur du Parvis, la Scène nationale de Tarbes, sort son premier roman, Le philosophe amoureux. On y retrouve un mélange d'humanité, de philosophie, de sentiments amoureux et d'analyse politique. Une fantaisie que ses précédents essais sur la politique culturelle n'avaient pas laissé deviner. J’ai interviewé Marc Bélit pour Le magazine des espaces culturels Leclerc (daté du mois de septembre 2013).

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marc bélit,le philosophe amoureux,interview,mandor,le magazine des espaces culturels leclercLe bonus mandorien:

Descartes est présent dans ce livre, comme une ombre qui passe.

C’est un personnage subliminal. Il est l’équivalent de mon héros, le professeur Granier. Il est cet enseignant qui a parlé avec cette jeune Princesse Palatine. Quand on lit leur correspondance, c’est très troublant.  En même temps, c’est l’homme de la dualité, philosophiquement. Dans ce livre, je fais beaucoup de clins d’œil philosophiques.

Descartes est-il votre philosophe préféré ?

Non. À un moment donné dans le livre, Nadia dit: « Descartes, c’est la France ». C’est une icône. C’est le début de la pensée des « modernes », c’est le cogito, le « je pense », c’est l’idée de ce moment ou l’homme se met au centre de l’univers et organise son univers autour de lui et soumet l’univers à lui-même. Ça, c’est la modernité.

Le professeur est convaincu du pouvoir de la raison sur les passions de l’âme. Un jour, cette thèse bat de l’aile et ça le mine. Comme ça le mine de ne pas savoir si Descartes est mort empoisonné ou d’une pneumonie. Tout ça l’obsède, comme il est obsédé par Nadia. Il oscille entre des sujets profonds et les affres de son cœur.

On enseigne Les passions de l’âme de Descartes parce qu’à un moment donné, il faut arriver à les dominer, à ne pas en être esclave. Mais quel plaisir d’y succomber. C’est tout le déchirement de l’homme. La tête veut une chose, le cœur en veut une autre.

22 juillet 2013

Olympe : interview pour son 1er album

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J’ai rencontré Olympe, une des nouvelles coqueluches de la chanson française, le 24 juin dernier pour Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté des mois de juillet/août 2013). Il s’est fait connaître par la saison 2 de The Voice. S’il n’a pas remporté la finale, il a eu l’adhésion d’un très large public. Le jeune homme (qui ne réalise pas encore tout à fait ce qui lui arrive) s’est révélé tout à fait charmant et avenant.

Aujourd'hui (lundi 22 juillet) sort son premier album (certes, de reprises en attendant de l'inédit). L'occasion de vous proposer son interview pour le magazine, puis un petit plus mandorien...

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Clip de "Born to die".

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196460_557867097584719_1085037558_n.jpgBonus mandorien:

Vous vivez un rêve éveillé ?

Très éveillé parce que je n’ai plus le temps de dormir. Une semaine après The Voice, on était déjà en tournée. Je n’ai pas le temps de réaliser ce qui m’arrive. Ce que je réalise juste, c’est que je ne suis pas rentré chez moi depuis deux mois et demi.

Au début, vous vous êtes filmé dans votre chambre en chantant et vous postiez vos vidéos sur YouTube. Ensuite, vous avez essayé de postuler dans d’autres télé-crochets, sans succès. Soudain, The Voice vous accepte et c’est l’explosion immédiate de notoriété.

Je ne pouvais pas m’imaginer avoir un tel impact. Je suis arrivé avec la chanson d’Anna del Rey que j’avais travaillée un peu à la maison, mais pas pour en faire une version télé. Quand on  m’a demandé de la chanter, je me suis dit que ça ne marcherait jamais. Je vous assure, je trouve que ce qui m’arrive est complètement inattendu.

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Le fait d’arriver deuxième permet de continuer sa route sans la pression qu’on a quand on est gagnant, non ?

Pour moi, le gagnant, c’était Yoann Fréget. Il avait une technique exceptionnelle et une voix magnifique. Comme à la finale, il y a eu 0,2 % d’écart, je me suis dit que j’avais tout gagné. Mon but n’était pas de devenir une star internationale, mais de pouvoir me faire entendre.

Je ne reviens pas sur Yoann Fréget qui a dit dans la presse que vous ne l’aviez pas du tout fait vibrer…

On s’entend très bien avec Yoann. Sur la tournée, il y a une bonne ambiance. Je pense que ses propos ont été retirés de son contexte. Il n’est pas dans cet esprit-là.

Vous en avez parlé ?

Oui, le jour où c’est sorti, j’étais en studio pour enregistrer mon album et il m’a laissé un message vocal en m’expliquant qu’il n’avait pas dit ça comme ça et qu’il n’avait aucun intérêt à faire ce genre de déclaration. Et puis, même s’il l’avait dit, chacun ses goûts. Ça ne me dérange aucunement.

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Ce que vous vivez en ce moment vous a redonné confiance en vous ?

J’ai beaucoup de moments de doute et je ne suis toujours pas sûr de moi. Ça ne m’a pas donné plus de confiance que ça. Je peux dire que je suis toujours aussi stressé.

Il y a un deuxième album qui est prévu dans quelques mois. Un album plus pop avec des compos originales. Vous écrivez et composez ?

Oui, mais est-ce que ce sera assez bien pour être dans l’album ? Je ne sais pas. Si une ou plusieurs chansons plaisent à mon équipe artistique, il est possible qu’on les retrouve sur l’album. J’ai vraiment envie de me livrer dans ce disque à venir. Avec Emmanuel Moire, on s’est vu récemment, il n’est pas exclu qu’on écrive un texte ensemble. J’aimerais bien partager avec des artistes qui me touchent et qui ont une sensibilité proche de la mienne.

Quels sont les artistes qui vous touchent ?

J’adore Zazie. C’est vraiment une artiste extraordinaire. J’aimerais beaucoup travailler avec elle, car je trouve qu’elle a des textes et des mélodies magnifiques.

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