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03 juillet 2009

Jérôme Attal rend visite à Mandor...

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Jérôme Attal "croqué" par Jean-Charles de Castelbajac.

Jérôme Attal est un de mes auteurs préférés.

Il est l'artiste le plus mandorisé. (1, 2, 3, 4.)

Depuis 3 ans, à chaque fois qu'il sort un livre ou un disque, nous nous rencontrons et nous en parlons.

Nous nous apprécions parce que nous aimons échanger ensemble.

Jusqu'à présent, je venais à sa rencontre dans des cafés germano-pratins, mais cette fois-ci, il est venu me rejoindre à 77FM.

Il a accepté sans se faire prier.

Pour me parler de son dernier livre en date: Le journal fictif d'Andy Warhol.

Aujourd'hui, je vous propose de changer mes habitudes. 

Pas de longs textes.

Des podcasts.

C'est une sacrée révolution!

9782917702109.jpgPrésentation de l'ouvrage:

"Entre le pastiche et l'hommage, Jérôme Attal écrit et invente les pages manquantes du Journal intime qu'Andy Warhol a tenu dans les dernières années de sa vie. Se glissant dans la peau du peintre et artiste américain, il revisite les années 80, livre des réflexions sur l'histoire de l'art, les people, et dresse des correspondances ironiques avec notre époque. Spirituel, vertigineux, tendre ou assassin, ce Journal plus vrai que nature sérigraphie notre époque. Il est suivi d'une nouvelle, Jeunesse du héros qui met en scène Andy Warhol en culottes courtes, étudiant à Pittsburgh, dans laquelle on apprend l'origine de nombreuses obsessions de l'artiste ainsi que certaines de ses fameuses formules dont « le quart d'heure de célébrité ». Mélancolique et cinglant, ou quand la fiction transcende la réalité !"

Avec son ancienne mais opérationnelle voiture "Marguerite" (en hommage à Marguerite Duras), Jérome est arrivé à l'heure pile devant la radio.

Nous avons enregistré l'interview dès son arrivée.

Il faisait très, mais alors, très, très chaud...

La voici en 4 parties de 5 minutes:

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Jérôme, au moment de l'interview à sorti un masque sans me prévenir... "pour rendre hommage au Mandor des premiers jours, quand il cachait sa tête sur les photos pour qu'on ne le reconnaisse pas...". Ca m'a fait marrer, car je ne m'y attendais pas...

Première partie: présentation du personnage, son travail d'auteur (livres et chansons), les artistes pour lesquels il a écrit des textes... (Johnny, Delpech, Pagny, Birkin, Pierre Guimard, Mareva Galanter, William Rousseau...) 

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Deuxième partie: Son éditeur Stéphane Million, son nouveau livre Le journal fictif d'andy Warhol, les ressemblances entre Warhol et Attal...

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Troisième partie: Le livre sur Andy Warhol toujours, réactions de certains lecteurs, la beauté des femmes, l'enfance revisitée de Warhol et autres considérations sur Stéphane Million...

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Quatrième et dernière partie: Son disque Comme elle se donne, ses nouvelles chansons, son éventuel prochain album, son prochain roman (encore "top secret"!)

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Son MySpace officiel (avec tous ses clips et ses interventions télévisuelles)...
Le MySpace Les affinités électriques (vous y trouverez un aperçu du travail de Jérôme en tant qu'auteur de textes de chansons pour d'autres artistes.)
Hop! Une dernière photo for the road...
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Edit le 8 juillet 2009:
Merci Jérôme de ce que tu écris sur moi dans ton journal le 06.07.09.
Venant de toi, j'apprécie l'hommage à sa juste valeur...

25 juin 2009

Sébastien Fritsch revient sur le lieu du crime...

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C’est bizarre, je me souviens plus comment nous nous sommes connus. Je sais juste que nous lisons nos blogs respectifs depuis des lustres (« lustres » en langage 2.0 est au moins égal à 3 ou 4 ans).

Sébastien Fritsch, je ne l’avais croisé « en vrai » qu’une fois, il y a deux ans, en coup de vent, au Salon du livre de Paris… dans une allée.

 

SFrtisch.jpg-Bonjour, vous êtes Mandor ?

-Oui, à qui ai-je l’honneur ?

(D’ailleurs, je me demande toujours comment on peut me reconnaître, je suis pourtant si discret sur mon blog. Vous trouverez bien une photo ou deux de mois, en cherchant bien, mais pas plus. L’ego surdimensionné, très peu pour moi !)

-A Sébastien Fritsch.

-Ah, bonjour, ça me fait plaisir de vous voir. Moi, c’est Mandor.

-Oui, bonjour, moi, c’est Sébastien Fritsch…

-Ça me fait plaisir de vous voir, j’aime bien ce que vous faites.

-Moi aussi.

-Bon, ben, à bientôt alors…

-Oui, c’est ça, à très vite.

                         

Bref, un premier contact enrichissant.

 

1038001814_2.jpgEt puis, j’ai reçu son deuxième livre Le Sixième Crime.

J’ai adoré.

Mais vraiment.

Je l’ai donc mandorisé par téléphone, quelques jours après lui avoir posé un lapin de chez lapin.

Aujourd’hui encore, j’ai honte.

Je raconte tout ici.

 

Bref, après avoir lu son dernier roman en date, Derrière toute chose exquise, j’ai décidé de lui sortir le grand jeu.

L’inviter dans ma radio.

(Enfin, la radio en elle-même ne m’appartient pas, j’y travaille juste… mais c’est une façon de parler. Non, parce que je ne veux pas qu’on dise « Hé ho, l’autre, il dit qu’il a une radio, alors qu’en fait, il est juste employé et »… euh… bref.)

J’ai demandé à Sébastien Fritsch de venir à Meaux.

Cette ville est d’ailleurs citée plusieurs fois dans son livre.

La gare de Meaux, plus précisément.

Mais, le léger détail, c’est que l’auteur habite à Lyon.

Donc, après une enquête d'investigation poussée sur Mappy.com (je suis journaliste d’investigation, il est hors de question que je ne vérifie pas une information majeure), Lyon n’est pas très proche de Meaux.

 

(Remarquez combien un blog tenu par un journaliste professionnel est d’une tenue intellectuelle irréprochable. Excusez-moi de surligner cette évidence, mais sachez que c’est inné. Je n’y peux rien, la rigueur est comme une deuxième peau.)

 

Bon, j’accélère un peu le rythme parce qu’il est possible que certains d’entre vous commencent à s’impatienter.

 

32074779_p.jpgVoici le pitch de Derrière toute chose exquise (copié collé sans remord sur le site de la maison d’édition de Sébastien Fritsch, Pierregord. Un journaliste consciencieux cite ses sources. Ne me remerciez pas, c’est une règle d’or…) :

 

Jonas Burkel, photographe quadragénaire, mène depuis toujours une vie sans à-coups, sans ambition, sans émotion excessive.
Ses journées ne sont qu’un simple assemblage d’habitudes : le confort de son appartement, ses disques d’Oscar Peterson, ses heures de contemplation ou d’errance solitaire dans les rues de Paris et, surtout, les femmes qui se succèdent, au fil des ans, face à son objectif.
Elles aussi, comme le décor, la musique ou la lumière de ses clichés, le rassurent. Et pour cela, elles se doivent de ne jamais varier : toujours jeunes, grandes, brunes, fragiles, elles sont surtout exceptionnellement belles. Belles comme des anges, pense Jonas.
À la différence que les anges, eux, ne meurent pas.

 

Allez hop ! L’interview :

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 - C’est un livre noir.

(Une phrase, pas plus, pour engager la conversation. Court et efficace, chapeau Mandor !)

 

- Oui, comme le précédent. En même temps, il est teinté d’une petite couleur bleue. C’est à la fois un roman noir et un roman d’amour. J’ai, entre mes personnages, des relations qui sont très approfondies et très sentimentales. On décèle ce romantisme au fil des pages. Même s’il y a des descriptions, une ambiance qui est donnée, il y a tous ces sentiments qui sont étudiés et disséqués, je conduis mes lecteurs de façon à ce qu’ils aient envie de tourner les pages.

 

P1000494.JPG- Tu parles de Meaux et nous sommes à Meaux, c’est fou, non ?

(Il faut impliquer l’invité pour qu’il se sente bien. Le mettre en confiance pour qu’il se dévoile.)

 

- Effectivement, la rencontre entre le photographe quarantenaire, Jonas et la mystérieuse jeune fille fascinée par Oscar Wilde, se déroule à la gare de Meaux. Un matin de février Jonas monte dans le train et il a un coup de foudre. C’est un coup de foudre de plus parce qu’effectivement, il rencontre toujours de très belles femmes. Celle du train de Meaux est très mystérieuse, très absente dans le livre et malgré cette absence, elle s’impose et joue avec Jonas un jeu de séduction  et de frustration qui va bouleverser ses petites habitudes. 

 

- Difficile de ne pas en dire trop.

(Réactivité par rapport à une réponse donnée. Le journaliste doit montrer qu’il s’intéresse au sujet. Et ça tombe bien, car il s’intéresse auP1000510.JPG sujet.)

 

- Comme dans tous romans avec du suspens, il faut pouvoir donner envie de le lire sans trop en dire et sans rentrer trop dans le détail. C'est un exercice difficile que de trouver le juste milieu.

 

-Jonas ne semble pas être bien dans son époque. On a l’impression qu’il l’a subit plutôt qu’il ne la vit.

(Là, le journaliste professionnel analyse le héros et, du coup, impressionne l’invité par une telle puissance de déduction.)

 

-Le roman se situe au début des années 90, mais c’est un homme qui est très attaché au passé, qui n’écoute que des musiques qui ont quelques dizaines d’années et surtout il crée autour de lui une ambiance qui ne doit jamais changer.

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-Il y a un labyrinthe sentimental dans ce roman. L’amour se rapproche de la mort.

(Je reçois un mail qui me dit : Mandor ! Ta gueule !)

 

-Et le labyrinthe dont tu parles est parcouru par toute une galerie de personnages. Jonas et la jeune fille, mais aussi quelques anciennes conquêtes de Jonas qui continuent de prendre une place et dont certaines vont connaître un destin tragique.

 

-C’est ton troisième roman. Tu écris depuis longtemps ?

(Bon OK ! Je ne dis plus rien. Motus…) 

 

-Ça m’a pris tout petit. Quand j’avais une dizaine d’années, déjà j’écrivais. C’est 10 ans plus tard que j’ai pu écrire des projets aboutis qui tenaient debout.

 

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-Tu nous concoctes un nouveau roman en ce moment ?

(… et bouche cousue.)

 

-Oui. Ce ne sera pas un "policier" ni un livre historique. Ce sera une histoire familiale entre Paris, Nancy, d’autres régions et même à l’étranger.

 

-Je sais que tu aimes aller à la rencontre de tes lecteurs.

(Non, parce que ça paralyse le discours, il paraît…)

 

-Oui, j’aime toucher les lecteurs.

(C’est une image les amis. Ne prenez pas tout au premier degré !)

Évidemment, comme je n’écris pas uniquement pour moi, j’apprécie les réactions des gens qui me lisent, discuter avec eux lors des salons du livre, avoir un retour concret de mes écrits.

 

-Tu as déjà un public acquis à ta cause? Des lecteurs fidèles ?

(Ah attendez, je reçois un deuxième mail! « Si tu continues, on file chez Wrath bavasser sur toi ! ». Non, pitié, pas ça !!! J’arrête, j’arrête !)

 

-Il y a des lecteurs qui ont lu tous mes romans et qui me demandent quand le prochain va sortir. Certains me demandent des détails sur les prochaines histoires ou me racontent comment ils ont perçu tel ou tel livre.

 

-Tu as un public plus féminin, je suis certain.

 

-Effectivement, mais c’est parce qu’il y a plus de femmes qui lisent des romans que d’hommes. Peut-être que la touche de romantisme que je distille ici et là les touche plus que le public masculin…

 

-Il y a un style Fritsch, je trouve.

 

-Je le prends comme un compliment. Je préfère que l’on me dise cela plutôt que l’on prétende que mon style ressemble à celui d’untel ou untel. Je ne veux pas être considéré comme un copieur. Je m’applique à avoir mon propre style avec une certaine musicalité, une ambiance, un rythme qui est très important, car il permet d’entraîner le lecteur.

 

-Quels sont tes écrivains préférés ?

 

-Je peux citer pour le mécanisme d’écriture, Agatha Christie, mais mes écrivains préférés sont John Irving, Patrick Modiano, Stefan Sweig, des écrivains très différents. Je dois avoir un amalgame de tout ça qui construit mon style. C’est difficile de se rendre compte.

 

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-Ta plume est alerte, maligne, pleine de chausses trappes, intelligente, mais accessible à tous.

 

-J’espère ne pas être rébarbatif. Il faut écrire en ce faisant plaisir. Je reste accessible sans faire de concessions, sans vouloir simplifier ni mon écriture, ni mon histoire.

 

-Tu t’organises comment pour écrire ?

(Ça va ? Vous êtes là ? Non, parce que j’aimerais bien continuer à vous donner des cours de journalisme littéraire. Je peux ?)

 

-Je suis enseignant, donc théoriquement, ça me laisse du temps libre, mais comme c’est ma première année, ça me prend beaucoup de temps pour préparer mes cours. À côté de ça, j’ai une famille nombreuse et il faut aussi que je m’en occupe. C’est donc trois pôles de ma vie que je tente de concilier pour pouvoir écrire.

 

-La première version de Derrière toute chose exquise date de 1992. Tu n’as cessé de la remodeler. 

(Par exemple, on ne tutoie pas l’invité. On exclut le lecteur sinon…)

 

-Pour moi un roman se conçoit sur plusieurs années. Un roman, ce n’est pas juste s’asseoir devant une feuille de papier, c’est concevoir, agencer les différents personnages, caractères, situations…les lieux, après on peut commencer à écrire.

 

-Un écrivain est-il un suceur d’âme ?

(Poser des questions originales, fortes, inédites, troublantes est un point important de ce métier, surtout lorsque c’est pour clore un entretien…)

 

-Oui. On prend autour de nous les différents personnages et caractères que l’on peut observer. En tant qu’écrivain, on n’invente rien. Il faut juste tenter de métamorphoser des ressentis en histoires, de préférence à rebondissements et pas portées sur sa petite personne.

 

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Après ce brillant entretien, j’ai emmené Sébastien Fritsch au Bureau de Meaux (comme je le fais souvent avec les invités qui se déplacent jusqu’à moi). En terrasse. Et nous avons refait le monde, le milieu littéraire et la blogosphère tout en dévorant de bonnes salades meldoises.

Sans aucune médisance, car Sébastien Fritsch n’est pas du genre à jacasser sur son prochain.

Malheureusement…

Merci à lui d’être venu de si loin et d’avoir absolument ben joué le jeu.

(Et je conseille à tous de lire Le 6eme crime et Derrière toute chose exquise. Vous ne le regretterez pas, foi de Mandor !)

(Ici, Sébastien Fritsch raconte son rapide passage à Meaux...)

L'interview diffusée sur 77FM est à écouter ici.

08 avril 2009

Lisa Portelli... la relève!

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Le 4 mars dernier, j’étais content d’aller récupérer Lisa Portelli à la gare de Meaux.

Je la vois sortir avec sa guitare. Pimpante et souriante. Elle grimpe dans ma voiture et hop ! Direction 77FM.

Feeling immédiat.

Jeune fille simple et naturelle.

Mais bon sang, avec un talent fou encore méconnu.

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J’avais remarqué la demoiselle lors des dernières Muzik’Elles de Meaux.

J’étais présent lors de sa prestation.

Filmée ici…

 

C’est mon amie Lou (Laurence Goubet), dont le (bon) goût pour la bonne chanson française est proche du mien (en toute modestie... hum!), qui m’avait incité il y a deux ans à m’intéresser à Lisa Portelli. Un premier album difficile d’accès quand on l’écoutait juste une fois, mais de plus en plus envoutant à chaque écoute supplémentaire. Un truc de dingue.

J’attendais avec impatience la suite de ses aventures musicales. Un second album, pas encore sorti, dont certains morceaux sont écoutables sur son MySpace.

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Plus abordable, mais toujours aussi exigeant.

Pour moi, c’est un compliment. Lisa Portelli ne donne pas de la soussoupe à ses contemporains.

Ne partez pas en courant, elle finira par vous rattraper.

Pop et intimiste.

Textes minutieux, universels.

 

Fraîche et spontanée, découvrez là en écoutant le magazine que je lui ai consacré…

C’est ici que ça se passe !

 

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Je lui souhaite une bien longue carrière.

Prochain concert de Lisa Portelli, là...
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19 décembre 2008

Jean Hartleyb... écrivain fouilleur d'âmes!

Parfois, je trouve que Facebook a de l’intérêt. Disons qu’il peut servir à faire de belles rencontres et à découvrir des livres saisissants.

Un jour Jean Hartleyb, Docteur en sociologie qui vit à Strasbourg, me contacte. Il me parle de son livre Névropolis (sortie aux éditions Bénévent).

 

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Voici la 4eme de couverture :

 

« L’existence de Nathan Wilbe, peintre new-yorkais réputé, ami volage et soupirant désastreux, ressemble à une ville de lendemains d’attentats, battue par des vents violents et n’en finissant plus de trembler sur ses fondations. Cloîtré chez lui, ne sortant que pour se rendre aux rendez-vous fixés par son psychiatre, il vit au milieu de ses toiles inachevées, de ses manies et d’étranges apparitions qui l’éloignent chaque jour un peu plus de sa propre histoire. Intimement convaincu d’avoir eu plusieurs vies, ses toiles sont les réceptacles de ses souvenirs, des bons comme des mauvais, de ses désirs enfouis et de sa folie douce. Sous l’œil d’un ange cynique et glaçant, il cherche dans un univers en ruines à retrouver la voie de la raison avant celle du cœur, reproduisant là une erreur vieille comme le monde… »

 

Poli et un peu curieux de ce qu’il m’en dit, je lui demande de m’envoyer son ouvrage.

Ce qu’il a fait quelques jours plus tard.

Je finis par trouver le temps de le lire, un mois plus tard.

Et là, je reste scotché par ce livre sans complaisance sur notre époque et si ironique sur notre société.

« Ah ouais, quand même ! », me dis-je en refermant la dernière page (ce qui est une analyse et une synthèse tout à fait intéressante pour un journaliste culturel…)

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Je contacte de nouveau Jean Hartleyb pour lui dire le bien de ce que je pense de son livre. Je tiens à le mandoriser. Il accepte. À tel point que pour cela, il est prêt à venir à 77FM.

Non, non, ça ne m’a pas touché qu’il fasse le trajet Strasbourg-Meaux…

Je le récupère le mardi 9 décembre dernier à la gare de Meaux.

Il neige comme vache qui neige.

Limite tempête.

Je lui dis qu’il n’était pas obligé de venir du Bas-Rhin en amenant le climat de là-bas.

Il sourit par politesse. (Hé ho ! Je n’ai pas appris à faire de l’humour avec des sociologues spécialisés en "politique", moi! Je reste nature… spirituel, donc. Ahem !)

 

Je l’emmène déjeuner dans un restau meldois. Nous en profitons pour faire connaissance. L’homme est sympathique, disert, drôle.

Et on papote, comme de vieux amis que nous ne sommes pas (encore).

 

Allez, il est temps d’aller interviewer le monsieur.

Juste une petite photo enneigée au sortir du restaurant.

 

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Voici des extraits de l’entretien :

 

Mandor : Votre premier livre était un essai sur le nazisme

 

Jean Hartleib : C’est une thèse sur le nazisme qui a été publié après ma soutenance. J’avais choisi un angle bien particulier. La situation des Alsaciens pendant la Deuxième Guerre mondiale. Etaient-ils aussi indifférents qu’on la dit ? Il me semblait qu’il y avait un vide au niveau de l’approche de la question dans la région.

 

M : Vous avez une formation d’historien ?

 

J.H : Quand on fait de la sociologie politique, on fait forcément de l’histoire. 

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M : Parlons de Névropolis. Votre héros s’appelle Nathan Wilbe. Il est peintre new-yorkais et surtout il est dans un état mental assez complexe.

J.H : L’état mental est à l’image de la ville après le 11 septembre. Il y a un parallèle qui est fait en permanence entre ce qu’il traverse, ce qu’il vit au quotidien et les conséquences de ce traumatisme historique qu’est la chute de ses deux tours. Névropolis s’applique autant à la situation de New York qu’à la situation de l’un de ses habitants.

M : Nathan Wilbe est maniaco-dépressif…

 

J.H : Oui, il est bi polaire. La bi polarité fait référence à quelque chose de cyclique. On passe d’un état maniaque, d’hyper excitation à des états extrêmement dépressifs. Tout l’art du psychiatre étant de trouver le bon traitement pour avoir une sorte d’équilibre, pour ne pas basculer constamment d’un bord à l’autre.

 

M : Il est borderline ce peintre. À la frontière de la folie…

 

J.H : Tout dépend de la lecture qu’on fait du livre. De mon point de vue d’écrivain, aujourd’hui, je ne sais toujours pas où il se situe exactement. Soit il est bi polaire, soit il est comme vous et moi… je ne sais pas.

 

M : Ce dont je suis sûr, c’est que mon état n’est pas « déphasé dans des fantasmes de grandeurs de décadences cycliques »… c’est ainsi que son psy le décrit.

 

J.H : Il est artiste. Donc, par définition, il exagère des questions que, nous, on se pose au quotidien. Il fonctionne beaucoup dans les superlatifs, les exagérations, dans le grossissement des traits et donc, forcément, il a un délire de grandeur et d’honorabilité. C’est quelqu’un qui veut être connu et aimé pour son art.

 

M : Il est déstabilisant pour son entourage, car Nathan a toujours un bon sens exaspérant. Malgré son maelström intérieur, il est plein de bon sens.

 

J.H : Il est parfaitement logique et ça rejoint ce courant de la fin des années 60 avec Deleuze qui disait que, finalement, il fallait écouter les fous parce que les fous ont quelque chose à dire, parfois même, des évidences qu’on ne voit pas. Un bi polaire n’est pas un fou au sens ancien du terme, mais il dit des vérités à ses proches. Forcément, ils sont appelés à se poser des questions sur eux et sur lui.

 

M : Son psy, Parish, est complètement perturbé par son patient.

 

J.H : Il rentre un peu trop dans son jeu. J’ai voulu le peintre séduisant. Il a de la répartie, de l’humour…

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M : Vous dites de Nathan Wilbe que « le calme et la distance avec lesquels Nathan percevait les désordres fonctionnels du monde imprégnaient la conscience de ses interlocuteurs ». Il pourrait devenir quasiment un gourou…

 

J.H : Sauf qu’il est un solitaire. C’est quelqu’un qui est terrorisé par les autres. Il ne s’engage pas, il est très individualiste. Il nous ressemble en exagérant un peu les traits. C’est un peu nous au quotidien. Il aime l’humanité, mais ce sont les autres qu’il ne supporte pas, comme dirait André Gide.

 

M : Est-ce que ce livre est aussi un moyen de faire réfléchir sur différents points : Qu’est-ce que la folie ? Qu'est-ce que la normalité ?

 

J.H : Oui, il y a de ça. Pour moi, la frontière est poreuse. Chez un bi polaire ou un maniaco-dépressif, il est flagrant qu’on a parfois du mal à se situer par rapport à leur trouble.

 

M : Votre livre évoque la relation entre le patient et son psy.  Ils ont tous les deux « une volonté farouche d’attirer ceux qui leur résistent dans leur toile ». Ils ont une personnalité proche.

 

J.H : Je voulais insister sur le fait que ce n’est pas parce qu’on est détenteur d’un savoir qu’on sait mieux faire les choses.

 

M : Oui, Nathan met son psy, Parish, devant des évidences. Il le fait réfléchir sur sa propre condition.

 

J. H : Il le gêne. Il ne le maîtrise pas dans sa logique, même s’il comprend parfaitement qu’il détient une vérité.

 

M : Nathan, lui, construit son existence sur ses souvenirs de vies antérieures.

 

J.H : Disons que pour son psychiatre, ses troubles relèvent de la bi polarité, pour Nathan, ce ne sont que la conséquence de ses vies antérieures. Il pense un jour avoir rencontré le christ, mais il a du mal a en persuader son entourage. Il y a des évocations de la Deuxième Guerre mondiale, il y a des choses plus oniriques, plus mythologiques. Il est absolument convaincu que ses rêves ont un fondement de réalité.

 

M : Vous êtes proche de Nathan ?

 

J.H : Forcément, même si, fort heureusement, je ne souffre pas des mêmes maux que lui. Il y a évidemment des choses autobiographiques dans le texte. Elles sont maquillées, cachées et ne sont perceptibles que par les gens qui m’entourent et qui me connaissent.

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M : Ce livre est un peu le regard du sociologue que vous êtes sur son monde ?

 

J.H : Oui. Il y a un fond de pessimisme sur l’évolution de ce monde, c’est bien pour cela qu’il y a très souvent, une évocation des anges et la présence d’une idée de Dieu. Tous les personnages de mon roman s’interrogent sur la raison de leur présence sur Terre. Nathan, ça le rassure de penser qu’après cette vie-là, il y en aura encore une autre qui suivra, qu’on a plusieurs vies derrière nous et que les choses continuent.

 

M : C’est rassurant !

 

J.H : Oui, si Dieu existe, il faut s’interroger sur la liberté que l’on a par rapport à sa présence, à son existence… mais, s’il n’existe pas, les choses sont beaucoup plus déprimantes.

 

M : Il y a une phrase dans votre livre qui explique bien le personnage de Nathan : « Il lui était difficile d’admettre que ses immersions dans les univers parallèles pouvaient n’avoir d’autres buts que de prendre la fuite en tournant le dos à une réalité trop anxiogène. »

 

J.H : Il n’a pas le choix. Pour lui, il n’y a rien d’autre. Le traitement qu’il suit ne lui sert à rien. Il n’y a pas de changement d’état. Il vit donc avec ses souvenirs, avec ses images qui lui reviennent en permanence et qu’il exprime à travers ses tableaux.

 

M : Pourquoi avoir écrit ce livre qui n’est pas forcément un exutoire ?

 

J.H : J’ai voulu écrire sur la ville de New York. J’avais envie de parler d’un personnage qui, tout en habitant cette ville, n’a pas voulu voir le 11septembre en direct. Il n’a pas voulu être témoin, il n’a pas voulu ressembler à ses congénères. Il a regardé à la télé et il n’est sorti dans la rue que quand les cendres recouvraient déjà les rues New Yorkaises. Ce personnage me semblait symptomatique de son époque. Si on est très voyeur, on est, malgré tout, très à distance de la souffrance humaine, des maux qui touchent la Terre et l’humanité en permanence.

 

Pour en savoir plus sur Jean Hartleyb:

 

A propos de Névropolis:

http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article5180
http://chatperlipopette.blogspot.com/2008/08/comme-dans-u...
http://www.editions-benevent.com/presse/9782756305523_284.pdf
http://www.editions-benevent.com/presse/9782756305523_580.pdf



Jean est aussi chroniqueur à Transversalles.

 

Et enfin, son blog littéraire: L'écume des livres.

30 novembre 2008

Un après-midi (en noir et blanc) avec Richard Bohringer...

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Ce vendredi soir :

 

-Salut Mandor, c’est Gilles ! Excuse-moi, mais demain, ça ne t’embête pas d’aller chercher Richard à Paris chez lui ?

 

-Ben… Gilles, j’habite dans le Val d’Oise, ce n’est pas tout prêt de chez moi le 6e arrondissement de Paris. Surtout qu’après, on va dans la Seine-et-Marne…

 

-Bon, bon, je n’insiste pas, je comprends. Ne t’inquiètes pas je vais m’arranger…

 

Silence.

 

-Non, je te demande ça, parce que, tu sais, Richard, ça lui permettra de te connaître avant l’interview. Il n’est pas toujours facile, il a ses humeurs… ce serait bien qu’il te connaisse avant. Il se sentira plus à l’aise avec toi et vice versa. Enfin, je te dis ça, en même temps, tu habites loin. Non, laisse tomber !

 

Que croyez-vous que je fis?

 

Richard%20Bohringer.jpgHier, samedi : Rendez-vous devant cher Richard Bohringer, dans une rue de la rive gauche, à 14h30.

J’arrive à 14h15. Je reste en double file devant chez lui et m’apprête à relire des passages de son livre Bouts de lambeaux (Editions Arthaud).

Tout d’un coup, j’entends des bruits secs sur la fenêtre avant droite.

Je sursaute.

Richard Bohringer est en avance et il m’a fait peur.

Je me présente, il me répond.

 

-Tournez là, passez par là…

 

Ah ce moment là, je me demande juste s’il sait que je ne suis pas chauffeur professionnel, mais celui qui va animer la rencontre à la FNAC de Val d’Europe

 

J'ai mon Tom Tom. Je lui fais une confiance absolue.

 

-Je vais vous indiquer le chemin pour rejoindre la Francilienne !

-Mais, monsieur Bohringer, j’ai mon GPS, je vais m’en sortir, vous savez.

-Pas question ! Je veux savoir où je vais !

 

Dès la première rue, je pile sec. Un accident devant nous. Un deux roues par terre, son engin à côté. Bohringer sort de la voiture, visiblement bouleversé. Il y a déjà du monde autour de l’accidenté qui ne bouge pas. 5 minutes plus tard, le comédien, auteur, chanteur revient.

 

-C’est bon, il est conscient le pauvre homme…

 

Richard Bohringer continue à m’indiquer la route (qui est le même trajet que celui que me propose mon GPS, soit dit en passant).

En arrivant vers Serris, mon passager finit par me demander où j’habite précisément dans le 9.5.

Je réponds le nom de ma ville.

 

-Ah oui ! Je connais bien Groslay, c’est à côté d’Enghien. Je suis du 9.5 moi, vous savez… En tout cas, c’est très gentil à vous d’être venu me chercher.

 

On m’avait dit qu’il était un chouia lunatique… il l’est.

Le reste de l’après-midi, tout s’est bien passé.

Bon, pendant l’entretien, il a été comme je m’attendais qu’il soit : hâbleur, provocateur, ironique, un peu moqueur… parfois calme et posé parfois bouillonnant.

 

Interviewer Bohringer est éprouvant, mais intéressant. Je suis sorti de ces 30 minutes d’entretien sur les rotules.

 

Voici quelques photos prises hier après-midi par le stagiaire de 77FM, Jonathan...

Merci à lui!

 

EDIT DU VENDREDI 5 DECEMBRE!

Ca y est! C'est en ligne...

Ici, vous pouvez écouter l'intégralité de la rencontre (20 minutes).

Un échange verbal qui ne laissera personne indifférent! (Je vous l'assure!)

Voici quelques photos: 2 en couleurs signées de la FNAC Val d'Europe et celles en noir et blanc, signées 77FM...

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27 novembre 2008

Luc-Michel Fouassier... bonnes nouvelles!

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Ca fait déjà 3 ans que j’observe une maison d’édition qui publie uniquement 3 recueils de nouvelles par an. Les éditions Quadrature est une maison (belge) exigeante et sans concession. Ma nouvelle amie à moi que j’ai Emmanuelle Urien y a d'ailleurs publié un ouvrage
J’ai demandé à un des auteurs dont j’ai particulièrement apprécié la prose de venir à 77FM (à Crégy-les-Meaux) m’en parler.

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Luc-Michel Fouassier est instituteur, organisateur du salon du livre d’Ozoir-la-Ferrière et écrivain, nouvelliste, auteur de Histoires Jivaro, 100 nouvelles de 100 mots (paru le 31 octobre).

Mandor : Vous êtes très malin. Dans vos courtes nouvelles, on s’attend rarement à la chute. C’est le principe de votre livre ? Surprendre à la dernière phrase…

Luc-Michel Fouassier : Il y a deux types de nouvelles. Celles qui veut installer un climat et celle où la chute est prépondérante. Je me disais que sur des textes aussi courts la facilité aurait été d’aller vers des textes d’ambiance ou d’humeur. Moi, j’ai préféré dérouler des histoires avec une réelle chute. Et sur cent mots, c’était une difficulté qui m’intéressait.

M : Vous avez raconté des pans de votre vie où vous vous êtes inspiré de la vie des autres ?

L-M F : Euh… je me suis inspiré de ma vie, certes, mais je tiens à préciser que LUXURE et MATURE sont des nouvelles totalement inventées. Mais la plupart des autres sont tirés de mon vécu personnel, effectivement. Dans les relations familiales ou de couples, il y a une petite part de vérité. L’important pour moi est que toutes mes nouvelles parlent aux gens. Mon premier objectif étaient que chacun se retrouve dans chaque texte.

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M : Hemingway disait : « la quintessence d’une nouvelle c’est ce qui tient sur le dos d’une boite d’allumette ». Vous êtes d’accord avec lui, je présume…

L-M F : Bien sûr. On s’aperçoit, en lisant beaucoup de romans, qu’il y a souvent du ventre mou. Il m’arrive de me dire que tel ou tel livre aurait fait une bonne nouvelle. Puisque les gens veulent rallonger une nouvelle pour en faire un roman, par réaction, j’ai décidé de faire l’opposé. Je les raccourci à l’extrême pour donner leur importance à chaque mot. Bon, je dois dire que j’écris aussi des romans, ce n’est pas non plus chez moi, une obsession de faire court.

M : C’est quoi la difficulté de faire court ?

L-M F : Moi, je trouve qu’au contraire, la facilité est là. On va à l’essentiel, on est sur des rails et on sait où on va.

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M : Vous écrivez depuis 20 ans et c’est votre premier livre… que dois-je en conclure ?

L-M F : Que j’ai pris mon temps pour envoyer ma prose à des éditeurs… je pensais qu’il fallait que j’envoie quelques choses de très original pour pouvoir convaincre un éditeur quand on est inconnu.

macao.jpgM : Vous vivez pour les mots… je sens en vous en esprit bouillonnant et un assoiffé de textes.

L-M F : J’ai vécu pour les livres, je vis pour ça et je vivrai toujours pour la littérature. Ca m’a sauvé! Un jour, dans ma prime jeunesse, je m’ennuyais profondément, je suis tombé sur un livre et la vie s’est ouverte.

M : Quel était ce livre salvateur ?

L-M F : Bob Morane, « L’empereur de Macao ». Ca m’a marqué… L’empereur de Macao, je l’ai cherché partout, même chez d’autres auteurs. Il a été dans Voyage au bout de la nuit, dans L’étranger de Camus, il a été partout…  Merci à Henri Vernes !

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M : Un prochain livre en perspective ?

L-M Fouassier : Oui… j’ai fini un roman et c’est une bombe. Ca se passe dans le milieu de l’éducation nationale. Ce n’est pas autobiographique, mais je lance un pavé dans la mare.

M : Pfff… encore un livre sur l’éducation nationale ! ! !

L-M F : Non, c’est autre chose. Il y a moins de sérieux et plus de fantaisies. Ceci étant, il faudra une certaine forme de courage à un éditeur pour le publier. Ca s’appelle Le Hussard dilettante.

Je précise que ses nouvelles se picorent avec avidité, qu’il est difficile de ne pas le lire en intégralité séance tenante, qu’il y en a pour tous les (bons) goûts et que Luc-Michel Fouassier parvient à étonner, émouvoir, choquer, sourire (presque) à chaque nouvelle…

Le voici en pleine séance de dédicaces...

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Il m’a offert un texte inédit sur le même principe. 100 mots. J’ai préféré ne pas le publier. Trop peur que vous jugiez sur un texte non représentatif du reste…
Il se savoure dans son ensemble.
A lire, donc.

05 juin 2008

Des explications sur ma nouvelle vie...

Je vous ai parlé dernièrement de la 3eme soirée Live In 77FM. Elle s’est tenue hier. Tout s’est admirablement bien passé. Le Billy Bob’s du Disney Village rempli, des spectateurs actifs et ravis, des groupes qui ont envoyé le bois. Bref, une belle soirée pour fêter les 5 ans de la radio (dans laquelle je travaille désormais).
Compte-rendu de deux minutes à écouter ici....
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Très vite (évidemment) une note plus complète de la soirée avec photos, commentaires et tout le toin toin.

Hier, dans les pages du Parisien de Seine-et-Marne, un article sur la radio a été publié.

Certains d’entre vous me posent des questions sur ce que j’y fais… et pourquoi j’y suis.

J’y réponds, mais lisez (si vous le voulez… hé ho ! Ce n’est pas un ordre, hein…)

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Mon blog raconte toujours les coulisses de tout.

Et bien voici une photo prise par Nathalie (citée ci-dessous) lors de l’entretien avec la journaliste du Parisien…

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Le monsieur qui prend une pose méditatif est Richard Jabeneau.

Je vais tout de même apporter quelques précisions me concernant… j’assure l’animation de la tranche 17h/20h, tous les jours (et écoutable en allant sur le site).

Certes, j’interviewe tous " les groupes de musique locaux ", mais ce n’est pas tout… puisque je " produis " des nouveaux mags et des infos de 2 minutes tous les jours sur des sujets les plus diverses concernant la région (avec, je dois le confesser, un peu beaucoup de sujets culturels… que voulez-vous, c’est ma passion, je n’arrive pas à changer).

Il y a à mes côtés une excellente journaliste stagiaire, Nathalie Desnoix, qui effectue un boulot de dingue et qui m’a beaucoup expliqué les subtilités de la région quand j’ai débarqué. Respect Nathalie.

A la question, pourquoi suis-je allé m’enfermer dans une radio à Crégy-Les-Meaux ? (Oui, il y a un côté péjoratif dans la formulation, mais, " on " m’a souvent posé la question de cette manière).

1) Parce que je base ma vie sur les rapports humains et que les personnes qui dirigent cette radio aussi... de plus, ce sont des amis de longue date.

L’un tient à être discret sur cette activité, mais vous le connaissez puisqu’il laisse depuis longtemps des commentaires ici sous le nom de La Louve… l’autre, c’est le fameux Richard Jabeneau, dont il est question dans l’article. Je l’ai rencontré en 1992 en Guyane… il venait prodiguer une formation professionnelle aux animateurs d’RFO (j’en étais).

2) Parce que cette radio (à deux pas du Val d’Europe) a de nombreux projets ambitieux qui m’incitent à penser très fort qu’il faut que je sois de la partie… (Je n’en dirai pas plus.)

3) Il y a une autre raison, mais elle est plus personnelle.

Aujourd’hui, après quelques " calages ", je me sens comme un poisson dans l’eau dans cette nouvelle vie.

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Autre question parfois posée : Ton blog, va-t-il en pâtir ?

Je ne crois pas. Je continue à rencontrer bon nombre d’artistes.

Mais à vous de me dire en toute sincérité…

16:11 Publié dans 77FM | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : 77fm

26 novembre 2007

Live in 77FM (Part two)... portfolio.

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Vous vous souvenez certainement de ma première note sur cette soirée.
Elle s'est superbement déroulée.
De 21h20 à près de minuit, les groupes se sont succédés sur la scène des Cuizines (à Chelles).
3 ou 4 titres par artistes invités puis, descente dans la fosse pour répondre à mes questions.
Tout ceci enregistré pour une diffusion ultérieure:
Vendredi 30 novembre à 19h et dimanche 2 décembre à 17h sur 77FM (écoutable sur leur site, évidemment).
Voici quelques photos de la soirée.
INA ICH pour commencer:
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(Photo Nicolas Maillard-Atome77)
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(Photo Nicolas Maillard-Atome 77)
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Douce dans la vie, métamorphosée en panthère aux griffes acérées sur scène...
Un contraste troublant.
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Le groupe Corvette:
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J'ai discuté très longuement avec deux des membres du groupe.
Benoît Clerc et Fabrice Falandry. Ils me paraissent très lucide sur le monde du disque (et son industrie) et le moyen de parvenir à s'imposer. Le travail, la scène, la scène, la scène et l'humilité...
Humainement, des gars biens.
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(Photo Nicolas Maillard-Atome 77)
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(Photo Nicolas Maillard-Atome 77)
Les deux "The Olympic Dragons", Cindy Jacquemin et Sébastien Chaillou, sont, eux aussi, des acharnés de la scène. Ils savent que rien ne peut remplacer cette activité pour se faire remarquer par une maison de disques.
Je suis stupéfait par l'état d'esprit positif des groupes présents ce soir-là.
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(Photo Nicolas Maillard-Atome 77)
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Cindy Jacquemin
(Photo Nicolas Maillard-Atome 77)
Enfin (et pas des moindres), les deux membres de La Bestiole:
Delphine Labey et Olivier Azzano.
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(Photo Nicolas Maillard-Atome 77)
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(Photo Nicolas Maillard-Atome 77)
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Delphine Labey
(Photo Nicolas Maillard-Atome 77)
Eux, nous nous sommes tellement bien entendus qu'il y a fort à parier que je les mandorise prochainement...
Je suis assez fan de ce duo déglingo-mélodique.
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Là, c'est le directeur des Cuizines.
Grégory Jurado.
Type sympatique, accueillant, compétant et dont a envie bien vite de devenir un ami.
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Le final (avec bibi à gauche!)
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Corvette taille la bavette avec The Olympic Dragons.
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 (Photo Nicolas Maillard-Atome 77)
Il y a beaucoup de photos de la soirée ici.
Et des vidéos des 4 groupes (prestation scénique mélangée à mes interviews...)
Merci à toute l'équipe de la radio de m'avoir bichonné, nourri, rassuré (et fait boire un peu trop de plein de trucs...)
Petit rappel, pour la diffusion:
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