24 août 2008

Alain Germain... le génie méconnu!

Hier, pour me changer les idées, je me suis fait une après-midi culturelle.

À 14h30, une heure de « bavardage » passionnante en terrasse d’un café avec mon amie Tatiana de Rosnay que je n’avais pas vu depuis quelques mois (prochaine note).

Puis, le reste de l’après-midi, je suis allé visiter une exposition d’un homme que j’ai beaucoup reçu naguère dans des émissions de radio. Alain Germain.

"Metteur en scène, inventeur du concept d’« exposition-spectacle », architecte, peintre, écrivain, Alain Germain se plaît à investir des lieux atypiques pour y présenter des spectacles ou des expositions ; réalisations singulières souvent pensées autour de collections scientifiques et techniques".

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Direction donc au Musée des arts et métiers pour cette exposition décalée mêlant costumes de scène et archives personnelles.

 

"Alain Germain, entre costumes et machines" est un parcours poétique composé comme un jeu de miroirs.

Cette exposition apporte un autre regard sur les objets techniques du musée mêlés aux créations de l’artiste.


Avec sa collection riche de 80 000 objets, le Musée des Arts et métiers retrace plus de cinq siècles d’inventions et d’innovations scientifiques et techniques.

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À l’occasion de ses 40 ans de carrière, Alain Germain renoue avec ce lieu source d’inspiration. Guidé par son intuition, le créateur a exploré les réserves du musée pour en extraire une sélection surprenante : un scaphandre, un masque de protection, un griffon... Plutôt que le contenu pédagogique ou la portée scientifique de l’objet, il s’est fié à ses coups de coeur liés à une forme, une couleur, un souvenir. Cette sélection hétéroclite traduit un univers très inventif, libre interprétation des arts et des sciences.

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Certains costumes de scène ont été créés à partir d’objets des collections du musée, tels le moteur Vulcain, la montgolfière, la Statue de la Liberté ou la Dame au pendule. Ces costumes expriment une vision onirique face à l’élément technique. D’autres costumes, issus de spectacles comme Le Bourgeois gentilhomme, Les Savants et la Révolution, Le Malade imaginaire, exposés parmi des décors de scène révèlent d’où viennent la magie et l’illusion d’une représentation.

 

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Avec cette carte blanche, le scénographe donne ici libre cours à son imagination. La mise en scène, conçue en jeu de mémoires, offre aux visiteurs un voyage dans le temps et dans l’espace. Les dessins, photographies, maquettes, peintures et vidéos de l’artiste exposés avec les objets du musée entrelacent les expériences de l’auteur avec l’histoire même de l’institution, avec le regard qu’il porte sur elle, sur ses transformations et son évolution.

 

« Un costume de scène est d’une part un vêtement de travail devant répondre à des impératifs de rôle à des fonctions bien défi nies d’aisance, de solidité, et, d’autre part, un habit de fête permettant toutes les démesures, toutes les folies. » Alain Germain

 

 

(Source : site du musée des arts et métiers.)

 

Petit rappel pour vous rendre à cette expo…(Attention! Vous n'avez plus que jusqu'à dimanche prochain!)


Musée des Arts et Métiers
60 rue Réaumur
75003 Paris
Métro : Arts et Métiers (lignes 3 et 11), Réaumur-Sébastopol (ligne 4)
Bus : 20, 38, 39, 47

HEURES D'OUVERTURE
Ouvert du mardi au dimanche inclus, de 10 h à 18 h.
Nocturne le jeudi jusqu'à 21 h 30.
Fermé les lundis.

RENSEIGNEMENTS
Tél.: 01 53 01 82 00

 

livorig.jpgEt donc, puisque nous sommes dimanche, que les vacances (pour beaucoup) sont terminées, je reprends donc gaillardement ma rubrique Tout Petit Déjà.

Avec, (tiens, justement, quelle coïncidence magistrale !), Alain Germain.

Ce monsieur, comme je l’ai déjà expliqué plus haut, fut un de mes invités fidèles à RND. Parfois, il venait seul, parfois avec un invité-surprise. Ainsi, le 8 février 1999, il est arrivé (sans me prévenir) avec le héros de son livre pour enfant Les origines de l’Homme : le paléoanthropologue français le plus célèbre, Yves Coppens.

Sous la plume d’Alain Germain, donc, le professeur Coppensius.

Je garde un excellent souvenir de cette émission et surtout de cet artiste pluri disciplinaire qu’est Alain Germain (sur la photo, à droite!)

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Pas assez reconnu et célébré au regard du travail fourni.

Mais, nul n’est prophète en son pays, hein !

 

20 juillet 2008

Richard Clayderman et Balbc...

 

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Chère Balbc.

Ton éminent président de la FAPM te l'avait promis, Mandor le fait...

(Car il tient toujours ses promesses les plus importantes et essentielles.)

Tout ça, c'est rapport à ta note, j'te signale.

Je ne sais pas si j'ai envie de te remercier, mais, comme je cherche chaque semaine de nouvelles idées pour mon Tout Petit déjà hebdomadaire... on va dire que je saisis l'occase.

Donc, là c'était le 4 novembre 1987.

(Tu n'étais même pas née Balbc... Si?  OK! Mais tout juste.)

(Et pas de commentaires désobligeants sur mes vieux pulls pourraves des années 80, merci!)

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Voilà, donc, chère Balbc, cette note t'es dédiée à toi toute seule.
Bien sûr que voir le beau Richard traverser Paris, les cheveux au vent en jouant sur un piano inexistant, te bouleverse.
Je comprends, je comprends...
Grande romantique, va!
(Pfff... que voulez-vous, il faut bien que le président fasse plaisir à ses agents les plus doués.)
(Rappelez-moi, si vous passez par là, d'arrêter de me la péter...)
(Je file du mauvais coton.)
(Note discrète pour Fishturn... je n'attendrais pas des photos pour écrire ma note sur la soirée Fapmienne récente?)
(Je ne sais pas, je me demande.)

06 juillet 2008

Patrick Timsit... et un peu Bill Baxter et Rabbi Jacob!

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Alors que Patrick Timsit revient en pleine lumière dans les prochaines semaines avec son One Man stand-up show (la première aura lieu le 14 octobre à Meaux, mon nouveau fief) et, évidemment, sa comédie musicale Les aventures de Rabbi Jacob (septembre 2008 au Palais des Congrès), je me suis rappelé dans quelle circonstance, je l’avais rencontré pour la première fois.

Le Tout petit déjà dominical... c'est parti!

 

C’était un soir de décembre 1987 (le 2). Dans une petite salle de Bagnolet. J’avais rendez-vous avec le groupe Bill Baxter

Et c’est Patrick Timsit qui m’a accueilli.

Je ne connaissais pas bien ce nouveau comique, mais, je savais qu’en 1985 il avait mis en scène les Bill Baxter dans Embrasse-moi, idiot !, une comédie musicale d'après le film de Billy Wilder.

Je n’ai pas bien compris ce qu’il faisait là, mais il était présent pendant l’interview. Je me demande s’il ne les produisait pas…

Ces photos ont été prises par lui, d’ailleurs.

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Les Bill Baxter, en 87 chantait avec Tippa Irie, cette chanson.

 

 

9 ans plus tard, je l’ai revu, cette fois-ci pour sa carrière de comédien. Le 24 février 1996, il est venu présenter Pédale douce avec le réalisateur Gabriel Aghion à Limoges.

Nous étions dans les loges de France 3 Limousin Poitou Charentes

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Photos: Gabriel Aghion.

Bon souvenir, mais, encore, une fois, si j’ai conservé toutes mes archives « visuelles », il n’en est pas de même pour celles « sonores ».

Allez, je vous laisse avec le 1er clip tiré du spectacle Les aventures de Rabbi Jacob, avec m’sieur Solaar.

 

29 juin 2008

Gilbert Montagné...

Je tiens un blog moderne, jeune, dynamique. Ici, c’est en quelque sorte le haut sommet de la branchitude.

D’ailleurs, à partir du moment où je cale mes Tout petit déjà dominicaux sur les invités que reçoit Michel Drucker dans son émission de l’après-midi, preuve est faite que je suis un homme en avance sur mon temps, qui n’a peur de rien et surtout pas de prendre des risques dans mes choix éditoriaux.

En vrai, tous les dimanches matins, je me rends compte que j’ai de plus en plus de mal à choisir dans mes archives.

25 ans accumulés, ça fait beaucoup.

Je remarque que les Tout petit déjà concernant écrivains, philosophes, essayistes… ne fonctionnent pas du tout, et que celles qui « cartonnent » sont les vedettes « populaires » et souvent kitchs.

(, la liste complète !)

Je tente de varier les plaisirs de semaine en semaine, mais, bon, les gens sérieux, dans cette rubrique, vous vous en battez le coquillard.

(Ce qui ne m’empêchera pas de continuer quand même…

Donc, cette semaine Gilbert Montagné.

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Je l‘ai rencontré le 13 décembre 1989 à Cayenne en Guyane française.

Lors de ma période RFO.

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Je suis tombé sur un homme gentil, agréable et enthousiaste (pourtant, il ne peut pas me voir… paradoxe…)

(Si, j’ai honte de cette blague éculée !)

(Si.)

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Je me souviens qu’on a parlé de son concert du soir, mais surtout qu’il m’a raconté les lieux qu’il avait visités en Guyane… en me donnant les descriptions et les détails de chacune de ses « explorations ».

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Pour l’inconscient collectif, Gilbert Montagné, c’est The fool, On va s’aimer, Les sunlights des tropiques, Le blues de toi et quelques autres succès…mais c’est aussi un homme qui a:

-parrainé la sortie de 3 millions de bouteilles de vin avec une étiquette en braille. 

-piloté un avion, et déjà conduit le T.G.V. Angoulème-Paris et Lille-Paris.  

-été nommé par la Commission Européenne de Bruxelles  "ambassadeur européen des personnes handicapées pour l'année 2003".

-menacé le gouvernement d'une grève de la faim afin d'obtenir des engagements en faveur des déficients visuels.

-été à l’origine de l'installation des 20 premiers distributeurs automatiques de billets (DAB) accessibles aux aveugles et aux malvoyants en France.

-été chargé en 2007 par le gouvernement d'une mission sur l'intégration des personnes aveugles et mal voyantes, "dont les besoins spécifiques restent en partie mal pris en compte", dixit le ministère du Travail et de la Solidarité.

Moralité : Je ne suis pas du tout fan des chansons du monsieur (même si j’ai déjà dansé sur certaines), mais j’ai du respect pour les causes qu’il défend.

(Ma femme m’a expliqué hier comment Gilbert Montagné avait perdu la vision: quand il vint au monde avant terme et il ne pesait que 950g. Amené à l'hôpital Baudelocque, on le plaça immédiatement sous couveuse, mais ses nerfs optiques furent brûlés dus à un excès d'oxygène dans la couveuse.

Voilà ce qu’est capable de me raconter ma femme. Je lui ai demandé comment elle connaissait ce genre de détails sur la vie d’une personne dont elle se moque éperdument. « Je ne sais pas comment je le sais… je le sais, c’est tout ».

Ah bon !

Ce que femme sait…)

 

15 juin 2008

Je suis un ex tétard!

Tous les dimanches, je plonge dans mes archives et je livre à la vindicte populaire quelques photos de mes années où j'étais encore jeune et beau (hum!). J'ai appelé ça le Tout petit déjà.

Généralement, ce sont des clichés d'anciennes interviews, mais il m'arrive aussi de faire un focus sur d'anciennes radios dans lesquelles je suis passé (une quinzaine depuis 1982, il me semble...).

Aujourd'hui, je vais évoquer une radio dans laquelle j'ai fait un passage éclair en 1986.

(Je ne suis pas le seul blogueur à avoir été un tétard, soit dit en passant... n'est-ce pas Lionel?)

Radio Bocal, la radio de Daniel Guichard installée à Nanterre.

Rien que l'affiche m'amuse!

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Je serai bref. Je n'avais aucune relation avec le chanteur qui ne m'a même jamais dit bonjour. La seul fois où je l'ai vu pénétrer dans le studio lorsque j'y étais, il m'a juste bredouillé: "je prends cet enregistreur, j'en ai besoin!".

Pas un regard.

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Je faisais un créneau genre, 21h-minuit, pendant 6 mois.

Et je suis parti.

Je ne me suis pas non plus reconnu dans le discours bien franchouillard du boss (et pourtant, je l'aime notre chanson française...).

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Je n'ai rien perdu, j'étais bénévole. Toutefois, j'ai gagné un ami à vie. Pascal Evans (ici en photo avec bibi!)

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Ceci dit, on me foutait une paix royale et on me permettait déjà d'interviewer des artistes.

(Ma passion absolue!)

Ici avec le chanteur Pierre Meige (un coup d'oeil ici s'impose) et une attachée de presse, en octobre 1986.

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Je n'ai pas gardé beaucoup d'archives de cette radio.

J'ai regretté ma non rencontre avec Daniel Guichard. Il était l'un des chanteurs préférés de ma maman (partie deux ans plus tôt au ciel!)

08 juin 2008

Décapage à Radio Notre Dame!

DKPG%2B34%2B-%2BCOVER%2BBLoG%2Bcopie.jpgDans la dernière mouture de la revue Décapage (qui est ma revue littéraire préférée et dont j’ai souvent parlé ici), je tombe sur un texte qui n’est pas forcément très drôle, mais qui m’a bien fait sourire… me sentant un peu concerné.

Texte signé Pascal Garnier :

« Editeur sans écrivain :

-Une avance de 10.000 balles, c’est quand même pas le bout du monde ! C’est vous qui m’avez affirmé que mon bouquin allait faire un tabac !...

-Mais j’en suis sûr ! Vous savez que je crois en vous, seulement…il faut attendre que les médias suivent, que… Reprenez donc un peu de foie gras, c’est le meilleur de Paris. François ?... Une autre bouteille de Chablis.

-Les médias, parlons-en ! Jusqu’à présent, j’ai eu le droit à cinq minutes sur Radio Notre Dame et un articulet dans L’Echo du

-C’est très bien Radio Notre Dame, très écouté. La patience, mon vieux, la patience !...

-Mais j’ai 58 ans ! Radiographie, échographie, la voilà ma presse !

-Vous êtes stressé. Je comprends. A chaque sortie de livre c’est comme ça. En attendant, je vous conseille les ravioles d’écrevisse, elles sont délicieuses ici.

-Raphaël, merde ! 10.000 balles… s’il vous plait…

On peut concevoir un écrivain sans éditeur, mais un éditeur sans écrivain ? Et pourtant c’est comme ça. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour un repas chaud ! »

Décapage a publié de meilleurs textes, certes, mais comme il cite une radio dans laquelle j’ai travaillé pendant 2 ans et qui m’a permis de recevoir largement plus de 200 écrivains dans une émission quotidienne d’une heure, je me suis dit que les clichés avaient vraiment la vie dure et qu'il fallait que je réagisse.

Je surligne juste que Radio Notre Dame aime les livres, les écrivains et la littérature en général.

Je ne veux ni défendre, ni critiquer cette radio, j’explique pourquoi ici… (il est question d’asperges, de Coffe et de licenciement).

Ceci étant dit, cela me permet d’écrire mon Tout petit déjà hebdomadaire.

Là, une archive tirée d’un Paris Notre Dame de l’époque…

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Ici, quelques photos avec des invités dont j’ai le plus grand respect.

(Ce matin, en regardant mes archives des années RND, le choix de photos était tellement vaste que j’ai failli en choisir une petite cinquantaine, mais j’ai su calmer mes ardeurs. C’est bien, je grandis, j’évolue, je sais me tempérer. Ahem !)

J’ai jeté mon dévolu sur 4.

 

15 décembre 1998 : Jean d’Ormesson et Dan Franck.

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25 février 1999 : Gilles Perrault.

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09 mars 1999 : Jean-Claude Carrière.

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27 mai 1999 : Robert Merle (il avait 91 ans).

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Cette radio avait une forte crédibilité auprès des maisons d’édition. Pendant deux ans, accompagné de l’écrivain Elise Fisher, seul ou avec Véronique Lenir, j’ai animé Le Bistrot de la vie avec passion et jubilation. Je crois pouvoir dire que c’était l’émission que j’ai préféré le plus présenter de toute ma carrière. Elle correspondait parfaitement à ce que je voulais faire et à ce que je veux continuer de poursuivre...

Aujourd'hui, cette émission n'est plus littéraire. Elle est devenue une excellente émission de société. Il m'arrive de l'écouter encore aujourd'hui.

Peu de temps avant mon départ, Le Figaro (le 16 juillet 1999) a écrit cet article sur la fin de ma collaboration à cette émission.

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Je me suis fait licencier quelques jours après.

Paradoxe.

01 juin 2008

Françoise Verny... éditrice de choc!

 

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Bien sûr qu’il y a plus sexy comme note…

Mais, bon, n’oubliez pas que le dimanche, pour le Tout petit déjà, je puise dans les archives et que dans mes archives il y a toutes sortes de gens.

Et je ne les choisis pas pour leur physique.

(Non, je dis ça, parce que récemment, « quelqu’un m’a dit » (salut Carla !) que les chanteuses dont je parlais en ce moment étaient toutes « bonnes »… je n’ai pas su dans quel sens il fallait prendre la chose (expression, d’ailleurs, un peu maladroite, j’en con fesse.)

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Bref, j’ai rencontré le 4 mai 1994, à la librairie Kleber de Strasbourg, celle qu’on appelait « idiotement » La papesse de l’édition.

Françoise Verny.

Tout ça parce qu’elle a été éditrice 20 ans chez Grasset, puis chez Gallimard, puis chez Flammarion, puis chez Grasset, puis… je ne sais plus trop bien, mais elle a fait quelques aller-retours qui ont bien fait cancaner et marrer (ou pas) le milieu de l’édition (de Paris, principalement.)

La dame est connue pour avoir découvert bon nombre d’écrivains (Yann Quéfellec, Alexandre Jardin, BHL et les nouveaux philosophes, Cyril Collard…) et publiée Françoise Sagan, Françoise Mallet-Joris

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Elle était aimée ou décriée, mais ne laissait personne indifférent.

Quand je l’ai rencontré, j’étais un peu mortifié parce qu’on m’en avait dit beaucoup de choses pas très positives… son comportement envers certains journalistes, notamment.

(J’ai appris depuis à ne plus me fier aux dires des uns et des autres… si on se comporte correctement avec quelqu’un, il y a réciprocité. Généralement. Pas avec cet écorché vif de Pascal Obispo… mais ceci est une autre histoire…)

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Avec Françoise Verny, je l’ai été.

(A qui dois-je réclamer le titre du plus fin jeu de mot de la blogosphère ?)

Je l’ai interviewé pour son livre Dieu n’a pas fait la mort.

J’avais bien préparé mes questions, bien compris le sens du livre, donc, tout s’est bien passé.

(A qui dois-je réclamer le titre de la phrase la plus prétentieuse de la blogosphère ?)

(Euh… en même temps, pour ce titre, je vais voir une très sérieuse concurrence…)

(Ca va, sinon, vous ?)

 

Je crois même qu’à la fin, j’ai eu le droit de ne pas lui faire la bise.

Juste, je lui ai fait une révérence, ce qui est la moindre des choses.

Attendez, peut-être bien que je lui ai baisé les pieds aussi, je ne sais plus.

Enfin, bref, un comportement tout à fait normal pour un type qui n’a pas du tout été impressionné.

Tenez, si vous lisez cet article-là, vous en serez un peu plus sur la dame et si vous allez chez Pierre Assouline aussi.

25 mai 2008

Ma première expérience... professionnelle!

 

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Alors, là, pour ce Tout Petit Déjà dominical, je suis allé puiser dans mes plus anciennes archives "pro".

J'ai commencé la radio, fin 1982. (Gasp! Au siècle dernier...)

Un dénommé Serge Thomelin a vu débarquer un p'tit jeune de 15 ans qui venait récupérer un disque qu'il avait gagné à un jeu de la radio.

La radio s'appelait RFM90.

A Kourou, en Guyane Française.

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(Waow! L'autocollant avec le slogan de la mort qui tue! Mais, il y avait déjà un côté, Mandor, en avance sur son temps. Ahem!)

En discutant avec moi, Serge Thomelin m'a interrompu et m'a dit: "Toi, tu veux faire de la radio. Je te sens passionné. Tu es fait pour ça." (Je résume, en fait.)

J'ai donc commencé la semaine suivante une émission qui s'intitulait Génération 80. (Bonne et sacrément originale idée...)

26 ans plus tard, je suis toujours là. Avec des hauts et des bas, mais là.

Dans mes bagages... des années d'interviews, de rencontres pour différentes radios, télés, webtv, presse écrite...

Tout ça, grâce à la perspicacité fulgurante de Serge Thomelin.

Voilà donc les premières photos de Mandor en action à RFM90.

Là, c'était le 31 mai 1983...

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Raie sur le côté, chemise de gendarme... La classe internationale.
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Là, obligé, vous vous dites, "pas de doute, ce mec est pro! Il a déjà "l'animator attitude"..."
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Oui, et parfois, il faisait sa technique tout seul... déjà bien polyvalent!
Là, c'est un chouia moins amusant:
Je voulais aussi vous montrer le fameux Serge Thomelin.
J'étais revenu en France métropolitaine, lui aussi.
On s'était donné rendez-vous dans un restaurant pour évoquer nos années Guyanaises.
Ce 29 octobre 1987 était la dernière fois que nous nous sommes vus.
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Quelques mois plus tard, il est décédé de la terrible maladie des années 80...
J'ai perdu celui qui m'a permis d'accomplir ma vocation.
Je ne l'ai jamais oublié.

18 mai 2008

Jean-Louis Foulquier: celui qui...

... m'a fait écouter tard le soir la radio pendant des années,

... m'a fait découvrir et AIMER la chanson française,

.... m'a inciter à (désirer ardemment) devenir, moi aussi, découvrir de jeunes talents (à une échelle moins importante),

Bref, Foulquier, pour moi, est la référence absolue de mes inspirateurs/exemples professionnels/influences...

Une bible vivante, en quelque sorte.

Je ne sais pas à quel point, il n'a pas formé mes goûts...

Je l'ai rencontré de temps en temps, plus récemment.

Mais, la première fois, c'était en Guyane, pour écrire cet article pour France Guyane.

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Bien sûr que j'étais comme un gosse...
C'était le 7 octobre 1990.
Dans les locaux de l'ARDTLG (l'Association régionale de développement du tourisme et des loirsirs en Guyane).
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Je me souviens que le soir même, nous nous sommes retrouvés tous les deux au Bar des Palmistes...
(Sans photographe...)
Sur la terrasse, à déguster des cocktails, comment dire... bien chargés.
A parler chanson française et voyages.
Et profiter du doux vent nocturne...
(Certes, nous avons fini la soirée en état d'ébriété avancé.)
C'était magique.
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 Son MySpace.

10 mai 2008

Tabarly... bientôt au cinéma!

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Ce Tout petit déjà n’est pas très vieux… mais, ça me permet de coller à l’actualité cinématographique.

S’il y a un sportif qui m’a toujours fasciné, c’est bien Éric Tabarly.

Un documentaire sur ce navigateur sort le 11 juin prochain dans les salles obscures.

Bande-annonce :

 

 

Petit mot du producteur : Jacques Perrin.

 

"On souhaite s'approcher de ceux que l'on admire, pour les écouter, les connaître. Mais ces hommes-là ne racontent pas leur histoire, ils la vivent. Rencontrer Eric est déconcertant. Un homme de discrétion et d'humilité. Une présence, imposante. Des mots simples et un humour pudique. Je regrette de ne pas l'avoir mieux connu. Mais si je l'avais connu davantage, en aurais-je su beaucoup plus ? Parrainé par l'Association Eric Tabarly, le film de Pierre Marcel évoque le parcours hors norme du marin et son extrême sensibilité. S'appuyant sur une documentation unique d'archives radiophoniques et audiovisuelles, françaises et étrangères, professionnelles et amateurs, inédites pour la plupart, le documentaire nous fait revivre les courses au large, les arrivées discrètes ou triomphales, en solitaire ou en équipage, au long des trente-cinq années de suprématie des Pen Duick sur toutes les mers du monde. Tabarly : la symbiose parfaite entre un homme, un bateau et la mer. Si Tabarly ne voulait pas être un homme à messages, il demeure pour toujours exemplaire."

 

Voilà une photo de lui avec des confrères de l’époque.

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(J’suis jaloux du monsieur de gauche. Son magnéto est plus « vintage » que mon Sanyo…et je me demande si le monsieur de droite n'est pas Jacques Pradel…)

Moi, je n’ai pu le rencontrer qu’une seule fois.

Le 21 mars 1998.

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Moins de trois mois avant sa disparition en mer (le 13 juin 1998) sur son bateau fétiche, le Pen Duick.

Deux photos prises… au Salon du Livre de Paris.

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Déjà que le monsieur n’était pas bavard avec les « questionneurs ». Mais dans ces circonstances, peu appropriées à la confidence et à l’épanchement verbal, je vous prie de croire que je n’ai pas remporté le Prix Albert Londres après publication du reportage…

Non.

Mais, il a quand même bredouillé des réponses cohérentes et « utilisables ».

La personne qui l’accompagnait m’a dit : « Vous êtes un chanceux, vous! Il s’est lâché ».

Ah bon !

Je voulais juste approcher ce héros des temps modernes…

C’est fait.

De justesse.

Donc.

(Il y a une association Eric Tabarly. Pour en savoir plus, cliquez là.).

04 mai 2008

Jéromine Pasteur... l'aventurière exploratrice!

 11 novembre 1989: Cayenne, Guyane Française.

 

2021484238.jpg-Allo Mandor ?

-Oui ?

-C’est Geneviève.

(Geneviève était ma directrice des programmes à RFO Guyane)

(J’habitais dans un petit appartement qui jouxtait les locaux de mon lieu de travail. Donc, s’il y avait une urgence, quelqu’un à remplacer, une interview de dernière minute à réaliser… c’est bibi que l’on appelait.)

-Il y a Jéromine Pasteur avec moi, dans mon bureau. Elle passe en coup de vent en Guyane. J’aimerais que tu viennes l’interviewer.

-Quoi, un samedi, à l’heure de la sieste ! Non, mais quel sacrilège ! ne répondis-je pas.

10 minutes plus tard, je faisais connaissance de la belle aventurière. La coïncidence 1429762678.jpgvraiment troublante, c’est que je venais de finir, la semaine précédente :  Selva sauvage (son deuxième best-seller, qui était sorti quelques mois plus tôt !).

J’ai du improviser une heure d’interview sans rien avoir préparé.

Gasp !

Mais, comme je suis une véritable bête, je m’en suis sorti plus qu'honorablement.

(Un petit "j'me la pète!" en règle dans le Tout petit déjà dominical, ça ne mange pas de pain!)

 

J’ai rencontré une femme sincèrement convaincue par son message, très chaleureuse et lumineuse.

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Bon, allez, je vais faire mon Wikipédia...

En bref, qui est Jéromine Pasteur ?

En 1987, elle reçoit le Prix Victor de l'Aventure (Paul Emile Victor).

Puis elle repart en Amazonie ashaninka pour écrire son premier livre, "Chaveta", qui connaît un immense succès.

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L'année suivante, elle est élue "L'homme de l'année" par les Jeunes Chambres Economiques de France, pour "son action bénévole et philanthropique, pour sa passion constructive et son respectueux amour de la nature".

Elle mène une lutte de chaque instant pour la défense de la Terre , reçoit un prix littéraire, se trouve désignée par TF1 la marraine des arbres, et bien d'autres choses...

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En chaire de la Sorbonne elle lance un appel officiel, lors d'une réunion sur l'environnement à laquelle elle a été priée:


" L'appauvrissement de notre terre aujourd'hui, c'est l'étiolement de tous les hommes de demain. Nous devons penser autrement l'exploitation des richesses de notre planète car elles ne sont pas inépuisables. Si nous ne le faisons pas maintenant, bientôt notre Mère Nourricière n'aura plus assez de lait pour rassasier ses enfants et il coulera alors plus de larmes qu'il n'y a d'eau dans les fleuves de la Grande Forêt … "

En contacts réguliers avec les Indiens ashaninkas, elle crée en 2004 l'association Chaveta, du nom de son premier livre, pour soutenir ce peuple menacé de disparaître. Elle est également élue membre de la Société des Explorateurs Français Vivant plusieurs mois par an avec les Ashaninkas, elle navigue, le reste du temps, sur un voilier.

A chacun de ses passages en France, inlassablement, elle revient avec un même leitmotiv :
témoigner de ce qu'elle a vu.  

Son site.

Son blog.

27 avril 2008

C.Jérôme...

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Mon Tout petit déjà de la semaine dernière consacré à Ringo ayant eu pas mal de "visites" et d'appréciations, je récidive dans la période nostalgique de nos vies, alors encore insouciantes et légères...

Dans les années 80, je travaillais chaque été dans une radio de la Grande-Motte: Radio Midi Littoral. Et déjà, j'interviewais les vedettes de passage dans cette station balnéaire. Le podium Europe 1, par exemple, m'a permis d'enrichir notablement mon tableau de chasse. Ce qui me plaisait déjà par dessus tout, c'était ce genre de situation. Un artiste+un micro+moi.

En 2008, j'en suis encore là. Finalement, j'ai très peu évolué.

Bref, le21 août 1986, je rencontrais C.Jérome, dans sa loge.

 

En parallèle de RML l'été, je travaillais le reste de l'année dans la deuxième Radio Nostalgie de France, celle de Montpellier... c'est dire si je finissais par bien connaître le répertoire de ce chaleureux chanteur.

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Ce qui m'avait étonné, c'est que C.Jérôme a voulu réécouter en intégralité l'interview... Histoire de vérifier la teneur de ses propos.
A part ça, il a été d'une exquise gentillesse.
Je vous laisse avec le titre qui fut, je crois, son dernier très gros succès.
Une question, en passant. Aimez-vous que j'évoque les chanteurs de ses années-là?
J'en ai encore tout plein.
J'ai aussi tous ceux des années 80.
Des années 90.
Avez-vous une préférence où je fais comme d'habitude le dimanche?
A mon bon vouloir...

20 avril 2008

Ringo... pour les fans de ce fav'!

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Il ne sera pas dit que j'ouvre ici ma porte à n'importe qui. Ma sélection d'artistes présents dans la rubrique Tout petit déjà est minutieuse et rigoureuse.

Là, je tape dans le très grand.

Un géant de la chanson française.

Un pas auteur, pas compositeur mais interprète comme il n'en existe plus.

J'ai nommé Ringo.

Allez, je vous offre déjà ce clip.

[Et là, je vais vous dévoiler un scoop de chez scoop: La première fois que j'ai embrassé une fille sur la bouche (avec la langue et tout et tout, même que je me demandais pourquoi elle bavait et moi aussi...), c'était dans une petite chambre de Baden Baden, au son de: Les oiseaux de Thaïlande.]

Nathalie qu'elle s'appellait.

Véridique!

 

Ringo, je l'ai interviewé il y a 21 ans.

Le 17 juillet 1987.

Il dirigeait un restaurant brouchouille de la capitale: le City Rock Café.

Après réflexions intenses de ma part, je me demande bien pourquoi je l'ai rencontré. Pour parler du resto, de sa carrière (qu'il avait pourtant déjà abandonné...), je ne sais plus.

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Voilà, voilà!
En ce beau dimanche, je ne peux vous abandonner sans vous proposer un deuxième clip du monsieur.
La version française de l'unique tube des Buggles: Vidéo killed the radio star.
Ca donne: Qui est ce grand corbeau noir?
Comment jouer de la guitare électrique ostensiblement quand il n'y en a pas une note dans une chanson?
Un must!
Je dédie cette majestueuse note à mes potes Boronali, e-cedric et Fishturn, qui, comme chacun le sait, sont trois grands amateurs éclairés de la chanson française des années 70.
C'est pour vous les gars! Ne me remerciez pas!

13 avril 2008

José Giovanni... une grande gueule!

 

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Je vous l'avais promis la semaine dernière, mon Tout Petit Déjà du week-end est consacré à José Giovanni.

Pour connaître mieux cet auteur, scénariste, dialogiste, réalisateur, allez voir là.

Il y a sa bio, des extraits de films, des photos, des extraits d'interviews... Un site fort complet sur le personnage.

J'ai souvent rencontré José Giovanni lors de ses dernières années d'existence (pour raisons professionnelles).

Mais je ne l'ai reçu que deux fois.

Quand je faisais de la télé sur le net avant que la télé sur le net soit "regardable".

Ici:

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Mes années utopies, je les appelle.

La première fois, c'était donc le 28 février 2001, dans un studio de la Plaine Saint-Denis.

Pour l'émission que je produisais et animais: Le film à la page.

A l'occasion de la sortie du film: Mon père.

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Là, c'était l'édito de la semaine du site:

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Ici, la présentation de l'émission (c'était le résumé qu'il fallait lire avant de cliquer):
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Quelques photos pendant l'enregistrement. Vincent Lecoeur jouait le rôle de José Giovanni (jeune) dans le film: Mon père.
C'était l'une des très rares émissions où les deux étaient réunis.
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Et puis, la deuxième fois, le 15 mai 2002, au même endroit, pour la même émission.
Mais, cette fois-ci pour la sortie de son livre de souvenirs: Mes grandes gueules.
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Allez, pour finir, quelques clichés qui font plaisir à voir... (commentaires et photos tirés de ).
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Lino Ventura et Michel Constantin blaguant sur le tournage de Dernier domicile connu (1968).
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Avec Jean-Paul Belmondo, Claudia Cardinale et Michel Constantin
sur la plage du déminage dans La Scoumoune (1972)
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Expliquant à Jean-Paul Belmondo comment tirer plus vite dansLa Scoumoune (1972).
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Avec Alain Delon sur le tournage de Deux hommes dans la ville (1973).
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Avec Jean Gabin sur le tournage de Deux hommes dans la ville (1973).
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Sur le tournage du Gitan à Pallavas-les-flots avec Maurice Bireau et Paul Meurisse (1974).
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Avec Charles Vanel et Alain Delon sur le tournage de Comme un boomerang (1976).
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Avec Michel Audiard dans les bureaux de L'Equipe lors d'une réunion sur le vélo (début des années 80).
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Au Canada sur le tournage du Ruffian, avec Bernard Giraudeau (1982).
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Avec Bruno Cremer et Bertrand Tavernier sur le tournage de Mon Père (2000).

06 avril 2008

Alphonse Boudard... une vie de mots!

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Il y a des écrivains qui ne sont pas qu’écrivains.

Il y a tant de choses derrière.

Un passé, une histoire, une vie.

Alors, lorsque je rencontre des gens comme Alphonse Boudard, je savoure le moment.

Et je le propose dans le Tout petit déjà dominical.

2025419821.jpgLe 27 avril 1996, j’avais rendez-vous avec lui dans un hôtel de Limoges. Installé au bar, il a changé d’avis. « Si nous sortions nous promener ? ». Oui, pourquoi pas ? Bonne idée.

Une interview en marchant, ça peut être amusant.

Je devais l’interroger sur son roman (très touchant) Mourir d’enfance (Grand Prix du Roman de l’Académie Française). Nous l’avons évoqué. Mais j’avais devant moi l’auteur de La métamorphose des Cloportes, de La cerise, de Bleubite, de Les combattants du petit bonheur (Prix Renaudot)… que j’avais tant apprécié. Difficile pour moi de ne parler que d’un roman…

 

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Et puis aussi, Boudard, c’était un aventurier. Un vrai. Un ex-taulard, un journaliste, un essayiste, un… (liste non exhaustive).

« A la langue drue, nourrie de l’argot et du langage populaire »… (dixit Wikipédia)

Il était capable d’écrire aussi bien sur Les grands criminels que sur L’âge d’or des maisons closes

Mais ce qu’il a fait pour le cinéma policier français, ça, je n’ai pu le taire.

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Quelques exemples les plus marquants pour moi…

 

1402718419.jpg-1965 : La métamorphose des cloportes (adaptation et dialogues avec Michel Audiard et Albert Simonin) - Réalisateur : Pierre Granier Deferre,avec Lino Ventura, Charles Aznavour, Irina Demick, Pierre Brasseur, Georges Géret, Maurice Biraud, Françoise Rosay

-1965 : Du rififi à Paname (adaptation et dialogues) - Réalisateur : Denys de La Patellière avec Jean Gabin, Gert Froebe, George Raft, Nadja Tiller, Mireille Darc, Marcel Bozzuffi

-1966 : Le Jardinier d'Argenteuil (adaptation et dialogues) - Réalisateur : Jean-Paul Le Chanois avec Jean Gabin, Liselotte Pulver, Pierre Vernier, Curd Jürgens, Mary Marquet

 -1967 : Le soleil des voyous (adaptation et dialogues) - Réalisateur : Jean Delannoy avec Jean Gabin, Robert Stack, Suzanne Flon, Margaret Lee

-1968 : Le Tatoué (scénario) - Réalisateur : Denys de la Patellière avec Jean Gabin, Louis de Funès,Dominique Davray, Paul Mercey

-1975 : Flic Story (Adaptation et dialogues d'après Roger Borniche) - Réalisateur : Jacques Deray, avec Alain Delon, Jean-Louis Trintignant, Renato Salvatori, Claudine Auger

-1976 : Le Gang (scénario avec Jean-Claude Carrière d'après Roger Borniche) -Réalisateur : Jacques Deray, avec Alain Delon, Nicole Calfan, Maurice Barrier, Raymond Bussières

 -1986 : Le Solitaire (Adaptation) – Réalisateur : Jacques Deray, avec Jean-Paul Belmondo, Michel Creton, Pierre Vernier

J’ai passé tout une après-midi à parler avec lui.

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Une "master class" personnelle sur la façon d’écrire et de décrire « le milieu ».

Gangsters, flics… un langage qu’il maîtrisait sur le bout des doigts.

Maître Boudard n’est plus. Il m’arrive de penser à lui quand je regarde des films d’aujourd’hui.

Il manque.

Tout comme Michel Audiard.

Et José Giovanni (dont je parlerai dimanche prochain… Je l’ai beaucoup rencontré à la fin de sa vie.)