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11 septembre 2008

Allo, Catherine Major? (1)

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77FM, 11 heures 30 du matin, il y a 3 jours…

 

Pfff… Je ne comprends pas, je devais l’appeler à 11 h pile. Ça fait 3 fois que je laisse un message.

 

Je suis seul.

(Mais je me parle à moi-même.)

(C’est une maladie ?)

(Je ne sais pas.)

 

Allez, je laisse encore un message ! Là, je vais être un peu plus explicite, parce que, bon, quand même, quoi ! On ne me pose pas de lapin à moi. Je suis Mandor, merde !

(Oui, je commençais un peu à m’énerver.)

 

Quelques coups de fil plus tard à Catherine Major, ma femme m’appelle.

 

-Dis, tu ne m’as pas dit ce matin, avant de partir, que tu avais une interview par téléphone avec une chanteuse canadienne ?

-Si, d’ailleurs, je suis très énervé. Je tombe sans cesse sur son répondeur.

-Je ne comprends pas. Si je ne m’abuse, quand il est 11 h en France, il est 5 heures du matin au Canada.

-…

-Allo ?

-…

-François, tu es là ?

-Oui, oui. Euh… Non, c’est absolument impossible. J’ai reçu un mail de son agent qui expliquait qu’il était 17 heures chez eux.

-Tu as vérifié ?

-Euh… non (bis).

-Je ne suis donc pas mariée avec un journaliste d’investigation qui vérifie ses informations ?

-Hé, ho ! Ça va, hein ! Bon, raccroche, je vais enquêter.

 

Ahem…

 

Une petite recherche sur Google :

http://www.horlogeparlante.com/canada_quebec_567.php

Oui, donc, 11-6=5.

5 heures du matin.

Bien.

Ça va chez vous ?

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Épilogue :

 

77FM, 17 h, il y a 3 jours.

 

-Allo, bonjour, je suis le journaliste de Meaux, là.

-Ah oui !

-Oui. Je ne vous ai pas réveillé ce matin, au moins ?

-Cette nuit, vous voulez dire ? Si, 3 fois ! J’ai fini par couper la sonnerie.

 

Comment vous dire ?

Parfois, je suis con.

C’est comme ça.

 

(Évidemment, il y aura une suite à cette histoire.)

(La conversation téléphonique canadienno-meldoise aura lieu demain…)

(Sinon, l'album de la demoiselle est excellent.)

(Si, si.)

 

A suivre...

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08 septembre 2008

Pourquoi j'aime Marie Cherrier!

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Marie Cherrier compte déjà dans sa toute jeune carrière 2 albums studios, Ni vue, ni connue et Alors quoi ? et tout récemment un album live à la Cigale.

Tout me plaît chez cette fille.

Elle a du chien.

Sa voix mutine raconte des choses qui me parlent.


"Tout commence il y a 23 ans, une môme baignée dans l'amour de la musique, qui, par des chemins buissonniers arrive à 19 ans à Astaffort pour participer aux Rencontres créées par Francis Cabrel. C'est là qu'elle croise Jean-François Delfour, Loïc Célestin et Franck Dunas, son guitariste..."

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Mais encore, Mandor ? Pourquoi dis-tu que tu aimes Marie Cherrier ?

Parce qu’elle est une fonceuse (elle a trouvé tout de suite chaussure à son pied)

- L’important dans ce métier, c’est de croiser les bonnes personnes avec qui on travaille. Moi, j’ai eu du bol, je les ai rencontré tout de suite. Ca m’a fait gagner beaucoup de temps. Du coup, à 19 ans, j’ai tout lâché pour faire un album. Ca a donné Ni vue, ni connue.

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Parce qu’elle est une insatiable bosseuse (c’est la marque des perfectionnistes).

-Quand il n’y a pas de date, on fait des répétions, on travaille des nouveaux titres, on tente des arrangements inédits. Le boulot n’arrête jamais. On est constant dans notre façon de travailler depuis 3 ans.

Parce qu’elle s’émerveille du peu de logique du métier (elle n’est pas au bout de ses peines).

-C’est assez compliqué de plaire aux radios, par exemple. On ne travaille pas dans leur sens. Ni les titres, ni dans notre façon d’être et de faire… et je ne parle même pas de notre position de label indépendant. Ce n’est pas en accord avec ce qu’elles peuvent attendre, pourtant, des radios s’intéressent à nous. France Inter, Europe 1, le réseau France Bleu, et plein de radios locales la soutiennent. Je suis très surprise qu'elles diffusent certains morceaux de Alors quoi?.

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Parce qu’elle refuse de faire d’énormes concessions dans son travail (ce qui l’a rend rebelle et authentique).

-Mon histoire musicale entraîne désormais pas mal de gens. Si je n’en fais qu’à ma tête dès le départ sans connaître toutes les ficelles du métier, je peux me planter sur des trucs. Je fais donc des petites concessions. Pas des grosses, j’en suis parfaitement incapable. Je m’énerve assez vite, si on me demande de faire des choses qui ne correspondent pas à mes idées. Je cède quand même pour ne pas tout foutre en l’air. Ma ligne de conduite est basée sur des valeurs solides et très rigoureuses.

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Parce qu’elle s’emporte pour ce qui lui importe (comme disait Balavoine, en son temps).

-Il y a un truc qui m’énerve et qui concerne ce métier d’artiste. Les idées préconçues qui expliquent que le métier ce fait de telle manière et pas d’une autre. C’est pour moi difficilement supportable. Le diktat « tout le monde doit faire de la même manière, sinon on ne va pas y arriver », je le combats avec acharnement.

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Parce qu’elle est faite/programmée pour durer (ne surtout pas lui changer les piles… c’est très bien comme ça !).

-Je ne suis pas là pour faire un album où une chanson qui va marcher. Moi, je veux en faire toute ma vie de ce truc. J’ai fais deux albums studios, je viens d’en sortir un en public à La Cigale, j’ai 23 ans, je trace ma route. Je ne veux pas entendre un pessimisme ambiant de plein de chieurs qui me disent que je ne fais pas comme il faut. J’ai fait mes choix. Je travaille avec un label indépendant (Caroline Productions), avec des personnes que j’aime et qui sont complètement d’accord avec mes idées. A partir de là, je compte bien continuer ma carrière. J’ai très envie de tracer une histoire dans le temps.

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Parce qu’elle n’est sûre de rien (finalement).

-Je ne sais pas encore dans quelle case je suis. Je me cherche un peu. J’apprends le métier et la scène. Mon écriture va certainement évoluée. Pas certaine que je continue sur le même chemin. Peut-être ferai-je du hip-hop demain. Qui sait ?

Parce qu’elle n’est pas calculatrice (trop spontanée pour ça !)

-Je ne me retourne pas. Je suis dans le présent et toujours un peu dans le futur. J’ai de nouvelles chansons, mais pas encore assez pour sortir un 3eme album studio. Nous ne sommes pas dans un schéma : album, tournée, album tournée… Il me faut du temps. Pour écrire, il faut presque que j’ai une boule au ventre, positive ou négative, peu importe.

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Parce qu’elle n’hésite pas à se déshabiller (en public, en plus).

-Parfois je me demande comment je peux me dépouiller comme ça, devant des gens que je ne connais même pas. Dès fois, lorsque je suis sur scène, j’ai l’impression d’enlever fringues par fringues. Un texte, c’est un dépouillement. Comme ce que j’écris est entièrement, même quand je fais semblant de me cacher derrière d’autres personnages, je peux rester avec une chanson pendant deux ans avant de la chanter.

Cette interview a été effectuée sur la terrasse d'un bar de Pigalle le 24 juillet dernier.

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Marie Cherrier sera au Festival les Muzik’Elles de Meaux le 26 septembre prochain.
J’irai lui répéter pourquoi je l’aime.
Je l’aime comme elle aime Renaud.


Et voilà un extrait de l'album que "le journaleux" que je suis apprécie beaucoup.
Parmi d'autres...


Demain mardi, Marie Cherrier sera invitée de Philippe Lefait sur France 2 dans l'émission " Des mots de minuit".

01 septembre 2008

Conversation téléphonique avec Amélie-les-crayons

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Ce vendredi (29 août).

 

-Allo !Amélie-les-crayons !

-Oui, c’est moi.

-Bonjour, c’est Mandor ! Je devais vous appeler à 11 heures pour l’interview.

-Oui. Il est 11 heures, d’ailleurs. Bravo pour l’exactitude ! C’est rare de nos jours…

-De rien, de rien… en fait, là, j’appelais juste pour vous dire que je ne serai pas à l’heure. Je suis coincé dans d’affreux embouteillages.

-Ah ! Ce n’est pas grave. Rappelez-moi dès que vous serez prêt.

-Mais si c’est grave. Je déteste être en retard. Je ne suis jamais en retard ! Aujourd’hui si, alors, je vous prie d’accepter mes excuses.

-Non, pas de soucis… je suis chez moi, ne vous inquiétez pas !

-Encore une fois, je suis désolé, j’ai honte, je me confonds en excuses, vraiment, c’est pas de chance, figurez-vous que…etc.

-Euh… oui, d’accord. Allez, à tout à l’heure !

 

Bon, en vrai, je n’étais pas coincé dans les embouteillages, je suis parti de chez moi à la bourre.

Et puis, en vrai aussi, je n’étais pas loin d’être aussi lourd que je l’écris. Ce besoin de me justifier en permanence commence à me sortir par les trous de nez.

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À 11 h 30, j’arrive enfin à 77FM (à Crégy-les-Meaux city). Je vire le directeur des programmes, tranquillement installé pour programmer je ne sais quoi.

 

-‘scuse, ch’uis à la bourre, tu peux me laisser le studio fissa.

-Oui bonjour, je vais bien, merci.

-Ah oui pardon. Bonjour, tu vas bien ?

-Oui.

-Ah tant mieux ! Tu n’as pas bonne mine, je trouve. Me voilà donc rassuré !

 

Je compose le numéro d’Amélie les crayons.

Et à partir de ce moment-là, le fébrile François se métamorphose en super Mandor.

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-Bonjour Amélie les crayons, votre spectacle La porte plume est poétique, étrange, farfelu, émouvant… C’est facile d’amener le public dans votre monde imaginaire ?

 

- On a fait en sorte que les choses soient plus faciles pour emporter le public par rapport au fait qu’il y a un décor sur scène, l’univers visuel apporte un pont pour emmener les gens avec nous, c’est plutôt agréable. Bien sûr, le public varie selon les régions. C’est bizarre de constater cela, mais c’est la réalité. Il y en a qui sont plus faciles à transporter que d’autres. Globalement, ça se passe plutôt bien en fait. Les gens sortent du spectacle avec le sourire donc c’est bien l’essentiel.

 

-Dans votre spectacle, il y a beaucoup de pitreries et d’improvisations. Là aussi, c’est en fonction de la réactivité des gens présents dans la salle ?

 

- En fait, il y a une trame très précise dans laquelle on a besoin de se sentir bien nous pour pouvoir en sortir, justement. En fonction de la réaction des gens, il se passe parfois des choses imprévues… des improvisations, des chansons qui durent plus longtemps.

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-Vous êtes chanteuse, conteuse, danseuse, magicienne, comédienne, tout ça à la fois… pour vous un tour de chant lambda, c’est inconcevable ?

 

- Dans un tour de chant traditionnel, il peut se passer aussi de très belles choses. J’en ai vu beaucoup dans lesquels il y a de l’émotion. Moi, juste, je viens du théâtre, j’ai donc envie d’exploiter l’aspect visuel et scénographique et mise en scène, mais, vous savez, j’aime bien aussi chanter des chansons pour chanter des chansons. C’est loin d’être incompatible. Tout est une affaire d’épanouissement.

 

-Vous jouez la comédie lorsque vous êtes sur scène ?

 

-Tout le temps en fait… à partir du moment où je suis sur scène, ce n’est plus tout à fait moi. Ce n’est pas facile à expliquer, mais par exemple, quand je me regarde en vidéo, je n’ai pas le sentiment que ce soit moi. Ce n’est pas non plus de la schizophrénie dans le sens où je considère que c’est un deuxième moi-même qui se met en vie sur scène, mais de toute façon, à partir du moment où on est exposé à un public, je pense qu’il faut démultiplier ce qu’on est pour faire en sorte que les choses soient vues et entendues. Il faut qu’il s’opère une transformation de toute façon.

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-Il y a un personnage important dans votre vie et dans votre spectacle. Votre piano, qui est un peu particulier.

 

-Moi aussi je parle de lui comme un personnage. Je considère que c’est la cinquième personne qui est sur scène. C’est mon instrument et c’est avec lui que j’écris mes chansons. C’est par là que j’ai appris la musique, donc le piano est pour moi quelque chose de très affectif. Mon piano n’est pas comme les autres. IL fait deux mètres de haut. Il est à la fois en ferraille et en bois. C’est aussi un piano porte, c'est-à-dire que c’est une porte qui s’ouvre vers l’univers pour rappeler la porte plume. Ce piano ne me quitte jamais, sauf quand il ne rentre pas…

 

-Quels sont les artistes qui vous ont donné envie de chanter.

 

-J’ai beaucoup écouté Anne Sylvestre, Thomas Fersen, les vieux de la vieille, Barbara, Brel, Brassens.. mais je crois que ce n’est pas par la chanson que j’ai eu envie d’aller sur scène, c’est plutôt par le théâtre. L’inspiration de vouloir se mettre en scène vient plutôt du théâtre de rue, tous ces petits trucs que j’ai fait avant de faire de la chanson. Du coup, j’ai peut-être une approche différente de la scène que les chanteurs habituels.

 

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-Aujourd’hui, vous jouez souvent à guichet fermé. Vous êtes devenue une rock star finalement !

 

-(Rires).  Bien sûr ! Une rock star interplanétaire ! (Re rires). Écoutez, en tout cas, ce qui me plait, c’est de pouvoir partager cet univers-là que l’on s’est inventé avec cette équipe de choc que je côtoie depuis maintenant un petit moment. C’est bien ça l’essentiel.

 

-Comment expliquez-vous l’enthousiasme qu’il y en ce moment autour de votre personne ?

 

-Je vis ça sereinement, même si je me rends bien compte que c’est un luxe de jouer à guichet fermé sur certaines dates. Je n’ai pas l’impression de faire ce métier avec pression. C’est ça qui me permet d’être libre, en fait. Libre dans ce que je fabrique, libre dans ce que j’écris. Je ne suis pas en train de me dire « qu’est-ce que je vais faire pour ne pas les décevoir ? » J’essaie simplement, pour respecter le public, d’être le plus proche de moi-même…

 

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-Merci Amélie les crayons, j’ai tout ce qu’il me faut… c’était génial ! Je ne sais plus si je me suis excusé pour le retard tout à l’heure. Je vous présente donc mes plus plates excuses, non, parce que je ne supporte pas le retard et … patati et patata…

 

-D’accord, d’accord ! Sinon, passez me voir avant ou après le concert des Muzik’Elles, le 26 septembre. On parlera de vive voix !

 

-Évidemment que je serai là. Je couvre l’évènement pendant les 3 jours. Et je compte bien ne plus vous lâcher…

 

Pour entendre des extraits de notre conversation... c'est là!

 

Son MySpace.

25 juin 2008

Muzik'Elles (5): Amel Bent.

Cet après-midi, Amel et Mandor étaient dans un bateau.

Personne n'est tombé à l'eau...

Et d'abord, ce n'était pas vraiment un bateau... plutôt une péniche.

Là, c'était après l'interview pour 77FM. Dans la péniche qui est en fait un restaurant sur l'eau (mais, en même temps, c'est vraiment une péniche. Suis-je clair?)

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Photo: Nathalie Desnoix (La Marne)
Non, parce que vous savez, ce festival musical exclusivement féminin, je vais le suivre de très près.
Regardez le programme, vous comprendrez pourquoi Mandor est de la partie.
Au mois de septembre, ça va pulluler d'artistes.
Des femmes en plus.
Hum!
Bon, je ne Mandorise pas vraiment Amel Bent, parce que j'ai axé la conversation sur sa prestation avec l'harmonie de Meaux lors des Muzik'Elles.
Juste, ce que je peux dire, c'est que la jeune fille est toujours aussi sympa que la première fois que je l'ai rencontré.
Simple, naturelle, disponible et beaucoup de charme.
Et elle se plie toujours à la séance photo imposée par ce blog... (et ma consoeur du journal La Marne aussi).
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Photo: Nathalie Desnoix (La Marne)
Derrière Amel (au loin) la fabuleuse cathédrale de Meaux... (au près) de magnifiques géraniums.
Enfin, je crois. Ce que je peux dire avec assurance, c'est que ce ne sont pas des roses, ni des coquelicots, encore moins des tulipes...
(Je signale que je ne suis pas fleurirologue, juste journaliste, ne m'en demandez pas trop!)
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Photo: Nathalie Desnoix (La Marne)
Bon, je sens que je n'ai pas fini de parler des Muzik'Elles de Meaux, alors j'ai créé une rubrique.
Je sais, c'est de la pure folie, je ne me refuse rien.
Ch'uis un killer!
EDIT:
Et pour écouter la belle voix d'Amel qui répond aux questions de moi-même sur le sujet qui m'a permis de la rencontrer (c'est un peu obscur tout ça, non?), c'est ici que ça se passe (77FM)