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20 décembre 2007

Thomas Fersen... quelques heures avant le rencontre+ (NEW VERSION) quelques heures après la rencontre!

Aujourd'hui, à 11h, je vais chez un de mes artistes français préférés. J'exulte de joie!

Pour ses deux actualités de la semaine.

Un livre de désordre, d'éparpillement avec des tas de souvenirs ne respectant pas la chronologie:

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On y découvre l'élaboration de son oeuvre grâce à des documents inédits et intimes. Photos d'enfance, cahier d'écolier, carnet de travail, notes sur les mises en scènes de ses concerts... mais aussi des objets, des costumes, des instruments, un fourre tout réjouissant à l'image de Fersen. Il explique aussi le genèse de certaines chansons: Croque, Les Cravates, Pièce montée des grands jours, Zaza, Mon iguanadon...

Les fans apprécieront.

Et un disque dans lequel Thomas Fersen revisite 18 de ses succès (+un inédit et un titre emprunté au folklore italien) en compagnie de son guitariste, Pierre Sangra. Chacun un ukulélé dans les mains (Thomas:soprano, Pierre:barython) et hop! C'est parti mon quiqui! Nouvelles versions qui mettent en avant une sorte de vérité sobre et légère...

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Deux beaux cadeaux pour Noël....

Voilà, c'est dit.

Thomas Fersen est de la trempe des artistes essentiels. Ceux qui laissent une empreinte originale et intemporelle dans l'univers de la chanson française.

J'aime l'univers poétique, étrange, souvent noir de Thomas Fersen.

 

Je m'épanche peu sur la question habituellement mais, je dois vous dire que quand je suis vraiment amateur de quelqu'un que j'admire profondément, j'ai effroyablement peur que ça ne se passe pas aussi bien que je le souhaite. Peur d'être déçu par le personnage, peur d'être déçu par mon attitude, mon aptitude professionnelle ou d'autres paramètres imprévus.

C'est ce qui fait le sel de mon métier.

Je reste enthousiaste, je ne suis sûr de rien, j'ai souvent les pétoches. Les années d'expériences ne m'ont strictement rien enlevées de tout ça!

(Je ne suis pas très prolifique en ce moment. Par monts et par vaux... La semaine prochaine, retour à une certaine normalité.)

(Qu'est-ce que la normalité?)

(Bonne question, mais, franchement, là, ce n'est pas le sujet.)

Allez, une autre, pour la route:

 

EDIT , le même jour à 15h10:

J’imagine que le suspens a dû être insupportable… durant ces quelques heures.

Mandor a-t-il assuré comme une bête où s’est-il lamentablement planté devant son idole ?

(Euh…idole, faudrait peut-être pas exagérer!)

Et bien, pas comme une bête, certes, mais je m’en suis tiré honorablement.

Le truc, c’est que je perds toute trouille dès que je commence une interview.

Il n’y a rien à expliquer, c’est comme ça.

Je ne suis plus tout à fait moi.

Je suis arrivé un peu en avance, comme d’habitude. Je m’apprêtais à me rendre dans un café, comme j’ai l’habitude de la faire avant un rendez-vous, quand mon portable sonne.

DRELINE DRELINE !

(Onomatopée imitant à la perfection la sonnerie de mon Sony Ericson.)

(Pas une thune, il me file Sony Ericson, je vous jure !)

 

(Enfin, pas beaucoup.)

-Hello ! C’est Xavier…

(Un de ces attachés de presse.)

Je ne lui laisse pas le temps de continuer.

-Hello ! C’est Mandor ! Tu n’appelles pas pour annuler, j’espère ?

(Je l’aurais assez mal vécu, je pense.)

-Pas du tout, c’est juste pour te dire que si tu es dans le coin, tu peux venir tout de suite, on a un peu d’avance dans le planning.

(Le truc qui n’arrive JAMAIS !)

-Je suis devant chez lui. J’arrive.

-Je t’ouvre.

Xavier me fait pénétrer dans une superbe cour, puis chez l’artiste.

Grand, beau, classieux.

Dans la cuisine, il me présente une autre attachée de presse (de chez tôt Ou tard).

Nous papotons quelques secondes avant qu’ils m’invitent dans le salon.

Je prépare mon matos.

(Ah oui… je fais une petite pause. Juste pour dire que ce matin, je ne sais pas ce qui s’est passé dans ma petite tête, mais j’ai décidé de filmer l’entretien. Tout seul, comme un grand. Je tente la chose. On verra ce que ça donne.)

(Je la diffuse la semaine prochaine, parce que je me suis mis un peu en scène et tout ça a besoin d’un peu de montage, je pense…)

Thomas Fersen, que je n’avais pas encore vu jusqu’à présent, descend d’un escalier.

-Bonjour, je suis Thomas !

(Pas possible !!!)

Souriant, étincelle dans les yeux. Je lui demande de s’installer.

Les deux attachées de presse retournent dans la cuisine qui donne sur le salon.

(Donc, je sais qu’ils nous écoutent, il y a un silence de mort...)

Je le filme durant 15 minutes. Comme je veux diffuser en intégralité l’interview, je vais droit à l’essentiel.

Pas de fioritures, directement au cœur des sujets qui me préoccupent.

Son livre, son disque, la littérature, la création de chansons…

(Évidemment, je ne vais rien relater des propos tenus… je ne vais pas faire redite avec la vidéo à venir… un peu de logique, voyons !)

Ça se passe bien. Je veux gratter plus loin, le sortir de ses retranchements. Il se laisse faire mais avec parcimonie. 15 minutes, ce n’est pas suffisant pour que j’obtienne le vrai Fersen.

J’en ai une partie.

J’arrête subitement l’interview, il semble surpris.

Je lui explique que je ne fais jamais plus que nécessaire. Quand j’ai ce qu’il me faut, je ne m’amuse pas à faire perdre du temps à quiconque.

-Courte mais efficace votre façon de faire.

Me dit-il.

Oui.

Avant de partir, je demande à Xavier de nous prendre en photo.

(Il a l’habitude, il connaît mon blog).

La première, sur un de des canapés du chanteur…

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Mais, bon... un attaché de presse (émule ou pas de David Hamilton) n’est pas obligé de savoir qu’il y a parfois des soucis de surexposition.

Voyant le résultat du cliché, je prends les choses en main.

Debout, en évitant la lumière du jour derrière (et en ajoutant le flash).

Voilà, voilà.

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Thomas me serre la pince, me remercie et remonte les escaliers pour vaquer à je ne sais quelle occupation.

C’est pratique de donner ses interviews chez soi.

Pas trop de pertes de temps.

Bonne idée.

Je pars satisfait et heureux de cette nouvelle rencontre.

Je ne sais pas si je l’ai déjà dit (1000 fois, Mandor !!! D’ailleurs, tu nous énerves avec ça !), mais chaque jour, tout m’oblige à me rappeler que je fais là un beau métier.

Qui me passionne.

Par-dessus tout.