Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25 mars 2016

Tatiana de Rosnay : interview pour Partition amoureuse

tatiana de rosnay, partition amoureuse, livre de poche, interview, mandor

(Photo : Denis Félix)

tatiana de rosnay,partition amoureuse,livre de poche,interview,mandorTatiana de Rosnay est une auteure que j'ai la chance de la connaître un peu, depuis presque 10 ans. Elle m’a accordée beaucoup d’interviews pour ce blog. Même depuis qu’elle vend ses livres dans le monde entier. (Pour la sortie d’Elle s’appelait Sarah, pour une rencontre à la Fnac Val d’Europe à l’occasion de la sortie de Boomerang, pour une émission de télé sur le web, pour une projection privée dElle appelait Sarah, pour une rencontre avec des élèves de Provins, pour un Coca Light au soleil pour évoquer la sortie de La mémoire des murs et enfin pour la sortie de son roman A l'encre russe.)

Quelqu’un qui, avec le succès planétaire, reste la même et d'une fidélité exemplaire, c’est suffisamment rare pour être signalé.

A l’occasion de la sortie en poche d’un ancien livre (revu et corrigé), Tatiana de Rosnay a bien voulu répondre à mes questions pour Le magazine des Loisirs Culturels Auchan (daté des mois de février et mars 2016). Ceci est la seule interview pour ce livre et la seule pour 2016. Elle a besoin de retrouver du calme, de passer des moments en famille et d’écrire un nouveau livre. Merci à elle pour son éternelle confiance.

Nous nous sommes vus dans un café parisien le 18 janvier dernier pour évoquer principalement son roman, "véritable inventaire amoureux joué à la manière d’une partition musicale, dans lequel chaque amant tient sa propre cadence".

tatiana de rosnay, partition amoureuse, livre de poche, interview, mandor

tatiana de rosnay, partition amoureuse, livre de poche, interview, mandor

tatiana de rosnay,partition amoureuse,livre de poche,interview,mandor

(Photo : Denis Félix)

tatiana de rosnay, partition amoureuse, livre de poche, interview, mandor

tatiana de rosnay,partition amoureuse,livre de poche,interview,mandorLe bonus mandorien :

La question qui tue. Les ex de Margaux sont-ils inspirés des tiens ?

Aucun des ex de ce livre n’a été le mien… j’ai eu beaucoup de plaisir à les inventer. Je ne voyais pas l’intérêt de mettre les miens dans un bouquin. Je ne te dis pas qu’il n’y a pas des fantasmes qui sont liés à l’époque que je vivais… Je voudrais préciser que ce livre est dédicacé à mon mari… « qui ne sera jamais un ex ».

Selon Margaux, j’ai appris qu’en matière de sexe, « un homme est toujours un pion sur l’échiquier ».

(Elle rit et ne répond pas).

(C’est vexant !)

Changeons de sujet… et de livre. Ta romancière préférée est Daphné du Maurier. Elle est l’héroïne detatiana de rosnay,partition amoureuse,livre de poche,interview,mandor ton précédent livre, Manderley forever (qui sort en poche très bientôt). Pourquoi estimes-tu que c’est ton livre le plus important, plus encore qu’Elle s’appelait Sarah, qui a été pourtant le livre qui a déclenché ta carrière dans le monde entier ?

Ce livre est le roman d’une vie. Je ne l’ai pas écrit comme une biographie… parce que je ne sais pas écrire une biographie. C’est Daphné du Maurier qui m’a donné envie d’écrire à l’âge de 10 ans. En fait, je porte ce livre en moi depuis plus de 40 ans. Il a suffi qu’un éditeur très malin, Gérard de Cortanze, me poursuive depuis des années pour m’inciter à écrire ce livre. Un jour, il m’a coincé et m’a dit que j’étais la seule à pouvoir écrire un livre sur Daphné du Maurier. Parce que je suis moitié anglaise, que je l’adore, que je la cite dans beaucoup de livres et qu’elle a nourri mon œuvre. Le goût de la mémoire des murs, des fins ouvertes, des secrets, me vient d’elle. J’ai mené une véritable enquête. Je suis partie sur ses traces, j’ai rencontré sa famille…

Il y a beaucoup d’accointances entre vous deux.

Oui, je peux t’en citer pas mal des très banales. On a eu des cheveux blancs très tôt, on aime la couleur bleue, nous sommes franglaises… mais il y a aussi des points communs beaucoup plus profonds. Je ne te dis pas lesquels, il faudra que tu finisses par te décider à lire ce livre.

tatiana de rosnay,partition amoureuse,livre de poche,interview,mandor

Pendant l'interview...

Ecrire Manderley Forever était-il un défi ?

Complètement. C’était un challenge intellectuel et littéraire pour moi. Je le répète, ce n’est pas une biographie au sens classique du terme. J’ai écrit à la troisième personne au présent. J’ai voulu que le lecteur découvre la vie de Daphné en même temps qu’elle. Je donne des indices pour que ceux qui me lisent puissent comprendre le puzzle de sa vie.

Les lecteurs ont largement suivi.

Oui… et ce n’était pas gagné. Je dois dire que ce livre m’a donné la reconnaissance littéraire qui me manquait. On avait tendance à me mettre dans les mêmes cases littéraires que les gros vendeurs qu’on ne va pas citer, mais que l’on connait par cœur. On a dit que j’étais une machine à écrire des best-sellers, que mes intrigues étaient rapidement ficelées, qu’il n’y avait pas de réflexion littéraire dans mon œuvre. Depuis que j’ai sorti Manderley forever, je n’entends plus ces commentaires. Ce livre a donné une autre lumière sur mon travail.

tatiana de rosnay,partition amoureuse,livre de poche,interview,mandor

Après l'interview, le 18 janvier 2016, dans un café parisien.

08 mars 2016

Chico & The Gypsies : interview pour "Color 80's"

chico & the gypsies, color 80's, interview, mandor, magazine des loisirs culturels auchan

Bon, Chico, je l’aime bien. Humainement. Quand il sort un disque, je viens le voir. On aime bien se voir/parler. Déjà mandorisé pour le précédent il y a un an, je récidive avec son nouvel album, Color 80’s. Un disque pour faire la fête. Et en ces temps obscurs, ça ne peut pas vraiment faire du mal. Les chansons reprises font partie de ma vie. Je les ai diffusées à la radio des milliers de fois sur les différentes radios dans lesquelles j’officiais dans les années 80. Et le côté gypsie en plus n’est pas dénué d’intérêt. Voilà, donc pour Le magazine des loisirs culturels Auchan, Chico m’a donné rendez-vous dans les locaux de sa maison de disque le 16 février 2016.

chico & the gypsies, color 80's, interview, mandor, magazine des loisirs culturels auchan

chico & the gypsies, color 80's, interview, mandor, magazine des loisirs culturels auchan

chico & the gypsies, color 80's, interview, mandor, magazine des loisirs culturels auchan

Clip de "Plus près des étoiles". 

chico & the gypsies,color 80's,interview,mandor,magazine des loisirs culturels auchan

Après l'interview, le 16 février 2016, chez Sony Music. 

26 novembre 2015

Patrick Sébastien : interview pour Ca va bouger

magazine des loisirs culturels auchan, patrick sébastien, ca va bouger, interview

Je réitère ce que j’écrivais lors ma précédente mandorisation de Patrick Sébastien (et une autre ). On aime ou on n’aime pas, il n’y a aucune raison que je tente de départager les pour et les contre ici. Il est toutefois indéniable que l’homme est très populaire, fédère très largement et sait écrire des chansons festives. Heureusement que ce genre d’artiste existe. Surtout de nos jours. On ne va pas cracher sur de la légèreté et de la galéjade. Voici ma dernière interview du saltimbanque total, à l’occasion de la sortie de son nouvel album, Ça va bouger, pour le magazine des loisirs culturels Auchan (daté des mois de novembre/décembre/janvier 2016).

magazine des loisirs culturels auchan, patrick sébastien, ca va bouger, interview

magazine des loisirs culturels auchan, patrick sébastien, ca va bouger, interview

Clip officiel de "Ça va bouger".

magazine des loisirs culturels auchan, patrick sébastien, ca va bouger, interview

magazine des loisirs culturels auchan, patrick sébastien, ca va bouger, interview

25 novembre 2015

Stéphane Bern : interview pour Secrets d'Histoire 6

stephane bern,secrets d'histoire 6

Interview de Stéphane Bern réalisée le 10 novembre dernier, à l'occasion de la sortie de deux livres estampillés "Secrets d'Histoire", pour le Magazine des loisirs culturels Auchan daté des mois de novembre et décembre 2015.

bern.jpg

bern1.jpg

bern2.jpg

11 octobre 2015

Tenny : interview pour Yin & Yang

tenny,yin & yang,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandor

tenny,yin & yang,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandorEncore une fois, depuis que ce blog existe (il y a presque 10 ans), je relaie toutes mes interviews des magazines pour lesquels je travaille. Parfois, ça tombe sur des artistes qui ne me passionnent pas particulièrement (mais qui génèrent du trafic ici). Parce que je ne suis pas du tout le public visé. Malgré tout, je fais mon travail. Le plus consciencieusement possible.

Alors, évidemment, cette jeune artiste, Tenny (dont le marketing mis en place prétend qu'elle est la Beyoncé française) fait partie de ces artistes vers lesquels je ne me tournerai pas spontanément.

Voici son interview pour Le magazine des loisirs culturels Leclerc (daté des mois de septembre et octobre 2015). Nous nous sommes rencontrés dans les locaux de sa maison de disque le 27 août dernier.

tenny,yin & yang,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandor

tenny,yin & yang,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandor

Le clip de "Le temps"

Le clip de "Action ou vérité"

tenny,yin & yang,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandor

tenny,yin & yang,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandor

Après l'interview, le 27 août 2015.

tenny,yin & yang,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandor

10 septembre 2015

Emmanuel Moire : interview pour La rencontre

emmanuel moire,la rencontre,interview,magazine des loisirs culturels auchan,mandor

Interview d'Emmanuel Moire réalisé pour Le magazine des Espace Culturel Leclerc (daté du mois de septembre 2015) à l'occasion de la sortie de son quatrième album, La rencontre. C'est de la variété classique et populaire, et dans le genre, c'est ce que l'on fait de mieux actuellement. Et le bonhomme est un vrai gentil. Bref, je l'aime bien.

emmanuel moire,la rencontre,interview,magazine des loisirs culturels auchan,mandor

L'intro en version plus lisible...

Deux ans après Le Chemin, Emmanuel Moire revient avecLa Rencontre. L’ancien premier rôle du Roi-Soleilse livre un peu plus à chaque chanson, comme si ce rendez-vous promis par le titre du disque était celui du chanteur avec lui-même.Voilà donc le temps du bilan, ou en tout cas de l’introspection. De l'attirance et ses premiers émois à la peur de l'usure du temps, toutes les saisons du cœur sont déclinées. Cette "rencontre" nouvelle avec Emmanuel Moire est un enchantement et certainement l'album de la résilience.

emmanuel moire,la rencontre,interview,magazine des loisirs culturels auchan,mandor

emmanuel moire,la rencontre,interview,magazine des loisirs culturels auchan,mandor

Clip de "Bienvenue" extrait de l'album La rencontre.

23 juin 2015

Collectif Métissé: interview pour Rendez-vous au soleil

collectif métissé, rendez-vous au soleil, le magazine des loisirs culturels auchan, interview, mandor

Allez, c'est les vacances! Ne bavassons pas sur l'intérêt de la musique festive estivale. Ce n'est pas du tout ce que j'aime, mais je ne fais pas partie du public visé non plus. Pour Le Magazine des Loisirs Culturels Auchan (daté de l’été 2015), j'ai interviewé le leader de cette formation haute en couleur.

collectif métissé, rendez-vous au soleil, le magazine des loisirs culturels auchan, interview, mandor

collectif métissé, rendez-vous au soleil, le magazine des loisirs culturels auchan, interview, mandor

Clip officiel de "Rendez-vous au soleil".

collectif métissé, rendez-vous au soleil, le magazine des loisirs culturels auchan, interview, mandor

collectif métissé,rendez-vous au soleil,le magazine des loisirs culturels auchan,interview,mandor

19 juin 2015

Grégoire Delacourt : interview pour Les quatre saisons de l'été

unnamed2.jpg

Voici la troisième mandorisation de l’écrivain Grégoire Delacourt (lire la première, la seconde et là, un café littéraire avec lui). Bref, j’aime beaucoup l’auteur (qui a rejoint depuis quelques années le petit cercle des écrivains français de best-sellers. Rappelons que son roman, La liste de nos envies, s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires et qu’il a été adapté au théâtre et au cinéma)… mais j’aime aussi l’homme. Comme avec Guillaume Musso, Tatiana de Rosnay, Bernard Werber ou Jean-Christophe Grangé, malgré son succès international, je continue à entretenir des liens normaux et cordiaux avec lui.

Grégoire Delacourt reste encore celui dont je me sens le plus proche. Je ne sais pas pourquoi. La même sensibilité sans doute. Une vision de la vie, de l’amour, de la mort, pas si éloignée…

Pour la sortie de son nouveau roman, Les quatre saisons de l'été, je l’ai donc interviewé une nouvelle fois pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté de l'été 2015).

Ensuite, il y aura un bonus… plus personnel.

unnamed3.jpg

unnamed4.jpg

Daniel Balavoine : "Aimer est plus fort que d'être aimé".

unnamed8.jpg

unnamed9.jpg

Francis Cabrel : "Hors saison".

unnamed5.jpg

DSC00321.JPG

Après l'interview, le 12 mai 2015, dans un bar PMU de la Plaine Saint-Denis.

Grégoire Delacourt aime la prétendue.JPGBonus (sous forme de petite histoire d’amitié et de coïncidence) :

En lisant ce nouveau  livre de Grégoire Delacourt, je n’en revenais pas. Il y évoquait (notamment) le langage des fleurs. Moi qui faisait tout pour que l’on connaisse l’excellent livre de mes amis d’enfance, Franck Caldéron et Hervé de Moras (d’enfance, d’enfance… genre nous nous sommes connus morpions de 7 ans et plus jamais séparés depuis. Enfin si, mais pas toujours et jamais totalement). Bref, ce livre s’appelle La prétendue innocence des fleurs (j’en ai parlé là) et l’intrigue à un (très)  gros rapport avec le langage des fleurs (c’est le moins que l’on puisse dire). J’ai pris ça comme un signe, simplet que je suis. Je me suis dit : « Tiens, si tu apportais le livre pour l’offrir à ton ami Grégoire ! ». Sans but particulier. Parce que j’ai toujours aimé connecter les gens que j’aime.

Ainsi fut fait.

Après l'interview pour le magazine des loisirs culturels des magasins Auchan, en off, je lui explique l’histoire.

Grégoire Delacourt et moi, je crois que nous ne sommes pas aux antipodes. Il adore ce genre de coïncidence et je pense que les histoires d’amitié le touchent.

« Ça tombe bien », me dit-il, « je repars à Nice tout à l’heure et je n’ai rien à lire dans l’avion. Je le lis et je te dis ce que j’en pense. Si je n’aime pas, je serai sincère…»

Et puis, nous nous sommes quittés.

Et deux jours plus tard, Grégoire m’envoie un mail pour m’annoncer qu’il avait beaucoup aimé. Et (encore) deux jours plus tard, je découvre ce qu’il en a dit sur son blog :

« Alors bien sûr, lorsque François Alquier (excellent journaliste doublé d’un vrai chouette type) l’a Fleurs2.jpglu*, il a aussitôt établi un lien avec mes Quatre Saisons de l’été, à cause du langage des fleurs. Il m’en a donc fait une : il m’a offert ce premier roman, écrit à quatre mains par Franck Calderon et Hervé de Moras. La Prétendue innocence des fleurs (quel beau titre) est, comme un bouquet multicolore, multi savoureux, tout à la fois un chant d’amour pourpre, un thriller vénéneux, une intrigue judiciaire à épines, une histoire d’amitié rugueuse, un chemin de rédemption à l’odeur de glycines, un concerto enivrant, une course au trésor où le trésor serait la vérité, et un pardon douloureux qui porte le jaune d’une rose. L’ensemble -a priori hétéroclite- offre une composition d’une rare virtuosité, qui laisse dans son sillon le parfum d’un très, très bon bouquin. »

*La Prétendue innocence des fleurs, de Calderon et de Moras, éditions Scrinéo. En librairie depuis le 7 mai 2015.

Merci Grégoire. Vraiment merci !

06 mai 2015

Guillaume Musso : interview pour L'instant présent

guillaume musso, l'instant présent, le magazine des loisirs culturels auchan, interview, mandor

Voici ma troisième interview de Guillaume Musso. La première, c’était en 2004, à l’occasion de la sortie de son premier livre, Et après (je crois d’ailleurs avoir été l’un des premiers à l’avoir interviewé… ou alors ça fait partie de ma légende personnelle et je finis par y croire, je ne sais pas).

L’année dernière, le 20 mars 2014, à l’occasion de la sortie de Central Park, je suis allé lui poser des questions chez XO Éditions, déjà pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté des mois d’avril-mai 2014).

Un an plus tard, le 31 mars dernier, bis repetita pour son nouveau roman L’instant présent, toujours chez XO Editions et toujours pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (cette fois-ci daté des mois d’avril-mai 2015). Je me mets à espérer que nous aurons désormais un rendez-vous annuel, tant j’aime nos rencontres. Guillaume Musso donne ses interviews « au compte-goutte » et il me fait l’amitié d’accepter de faire partie des heureux élus dès que je le souhaite. Voici donc le résultat de notre entretien pour le magazine, puis vous pourrez lire le bonus mandorien.

Avant cela, voilà un résumé de son livre.

guillaume musso,l'instant présent,le magazine des loisirs culturels auchan,interview,mandor

L'interview :

guillaume musso, l'instant présent, le magazine des loisirs culturels auchan, interview, mandor

guillaume musso,l'instant présent,le magazine des loisirs culturels auchan,interview,mandor

guillaume musso, l'instant présent, le magazine des loisirs culturels auchan, interview, mandor

guillaume musso,l'instant présent,le magazine des loisirs culturels auchan,interview,mandorBonus mandorien :

Il y a quelques années, tu me disais que tu te moquais des critiques, tant que les lecteurs étaient là, ça n’avait pas d’importance.  Mais au final, quand les critiques sont bonnes, comme c’est le cas depuis tes deux derniers romans, tu es content, non ?

Évidemment, je suis humain. Tu sais, une bonne critique te fait plaisir cinq minutes, une mauvais t’ennuie cinq minutes, après, ça ne change ni ta vie, ni tes ventes. En avançant dans l’âge, tu apprends à te dépouiller un peu et à moins tenir compte de l’écume. A quarante ans, tu sais comment la vie fonctionne, tu te connais mieux avec tes points positifs, négatifs, tes failles, tes qualités, tes défauts. Tu as plus de distance et de recul. Moi, je ne veux plus que ma vie soit polluée par des pensées trop négatives. Ma devise est : « Ne fréquente pas la médiocrité, c’est une maladie contagieuse ».

Ce n’est pas innocent si le roman s’intitule L’instant présent ?

Vivons l’instant et arrêtons d’avoir nos vies saccagées par les regrets et les remords liés au passé ou aux projections, les plans sur la comète que tu peux faire par rapport au futur. Il faut savoir saisir sa chance quand elle se présente. Il faut bouger, ne pas attendre, être actif, c’est ainsi que les choses finissent par arriver.

C’est marrant que tu dises cela parce que dans tes romans, il y a toujours cette idée de mouvement.

J’ai toujours peur de lasser. Dans mes romans, à la Hitchcock, il y a toujours des personnages ordinaires qui sont pris dans des évènements qui les dépassent. Souvent, ils sont la tête dans le guidon parce que leur vie bouge trop vite.

guillaume musso,l'instant présent,le magazine des loisirs culturels auchan,interview,mandor

Finalement, tes livres sont tout le temps des enquêtes sur les personnages eux-mêmes,guillaume musso,l'instant présent,le magazine des loisirs culturels auchan,interview,mandor non ?

C’est Jean-Christophe Grangé qui me disait : « qu’est-ce qu’un thriller sinon une enquête sur soi-même ? » Le danger et l’inconnu servent de révélateurs de personnalité. Ce n’est jamais l’intrigue proprement dite qui m’intéresse, ce sont plutôt les personnages qui vont apprendre qui ils sont vraiment.

Parlons un peu de ta vie privée, mais cela à un rapport direct avec ton nouveau roman. Ta femme te reproche-t-elle d’être trop souvent coupé du monde et de ne pas passer suffisamment de temps avec elle et votre enfant ?

Quand je l’ai connu, je lui ai expliqué que lorsque j’écrivais, j’avais des rituels, que ça me prenait beaucoup de temps, parfois quinze heures par jour. Elle a rapidement constaté que c’était vrai et un jour elle m’a dit : « Tu te rends compte que tu passes quinze heures avec des personnages de papier dans un univers imaginaire ? Tu te rends compte que c’est pathologique, au minimum un peu singulier ?». Elle me reprochait gentiment de passer plus de temps avec un univers chimérique qu’avec elle ou qu’avec ma famille. Depuis, c’est resté en moi et je lui ai répondu en écrivant un livre, La fille de papier. Moi, contrairement à ce que tout le monde croit parce que je sors un livre par an depuis dix ans, je n’écris pas vite. Je travaille très lentement, mais je travaille tous les jours. J’ai besoin de passer du temps à écrire, à faire des recherches, à polir mes dialogues…

Tu n’es donc pas comme Bernard Werber qui est l’exact opposé de toi à ce niveau-là.

Effectivement, quand j’ouvre le robinet, ça ne coule pas forcément. L’écriture est une activité qui structure ma vie. Je suis même un peu monomaniaque. Je n’arrive jamais à appuyer sur le bouton « off ». Même quand on part en vacances, pour moi, c’est un terrain de jeu pour trouver des idées pour le roman suivant.

Tu dis dans le livre qu’un roman « est presque toujours autobiographique puisque l’auteur raconte son histoire à travers le prisme de ses sentiments et de sa sensibilité ».

Ça, c’est un débat sans fin. A partir du moment où c’est vous qui écrivez, ça passe à travers le filtre de votre personnalité. L’instant présent est mon livre le plus personnel, mais n’est pas du tout autobiographique.

Tu fais le parallèle entre une histoire d’amour et un roman…

Une histoire d’amour réussie c’est « rencontrer la bonne personne au bon moment » et un roman réussi c’est « la bonne histoire, mais racontée à un moment où vous êtes capable vous-même de développer les thèmes et les exploiter le mieux possible. »

Faut-il écrire un livre, à chaque fois, comme si c’était le dernier ?

D’abord, il ne faut pas écrire un livre pour rien. Il faut écrire des livres qui ont du sens dans ta vie d’homme et ta vie d’auteur. Il faut toujours être fier de son nouveau roman. J’ai besoin d’être convaincu que, si je terminais ma vie avec le dernier livre écrit, je puisse en être fier.

guillaume musso,l'instant présent,le magazine des loisirs culturels auchan,interview,mandor

Après l'interview, le 31 mars dernier.

17 novembre 2014

Agnès Abécassis : interview pour Assortiment de friandises pour l'esprit...

10003253_10152288227292520_839361668_n.jpg

1966698_10152791176762520_1426005831302040187_n.jpgAssortiment de friandises pour l’esprit ou l’art de positiver au quotidien est une arme anti-morosité signée de la romancière et scénariste Agnès Abécassis. Elle offre là à ses lecteurs un objet littéraire non identifié, entre vade-mecum zen et traité sur le bonheur, avec en fin de chaque chapitre des exercices qui font appel à nos sens et à notre créativité. Un ouvrage bourré d’humour, cadeau idéal pour les fêtes de fin d’année.

C’est toujours un réel plaisir de passer un peu de temps avec Agnès Abécassis (déjà mandorisées là). Cette fois-ci, je suis allé à sa rencontre pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté de Noël 2014) pour évoquer la sortie du livre cité plus haut et la réédition en version poche spéciale Noël de son plus grand succès, Les tribulations d'une jeune divorcée.

itw-agnes1.jpg

itw-agnes2.jpg

itw-agnes3.jpg

10658874_10152791121727520_2581570188185422076_o.jpgBonus mandorien :

En France, vous êtes la seule romancière qui publie aussi des bandes dessinées. 

Je ne sais pas si je suis la seule romancière à faire cela… je sais juste que je réalise un rêve d’enfance. Quand j’étais petite, mes proches pensaient tous que j’allais faire du dessin mon métier. Ils ont donc été étonnés de voir qu’en fait, je m’épanouissais dans l’écriture. Ceci étant, quand on m’a proposé de réaliser ma première bande dessinée, j’ai sauté sur l’occasion. Et puis c’est tellement agréable de passer d’un univers à un autre.

Vous vendez beaucoup de livres et vous êtes réputée dans votre domaine. Êtes-vous contente de votre sort littéraire ?

Je crois qu’on est content de son sort quand on prend le temps de se retourner sur son parcours. Moi, pour l’instant, j’ai plutôt la tête dans le guidon ! A chaque sortie d’un nouveau livre, j’ai l’impression que c’est la première fois. Je travaille toujours l’angoisse chevillée au corps. Je suis en permanence poussée par mon envie de bien faire. C’est mon moteur à moi.

16414_10152836960032520_3498671233633548433_n.jpg

27 septembre 2014

Grégoire Delacourt : interview pour On ne voyait que le bonheur

7774101257_gregoire-delacourt-le-28-fevrier-2013.jpg

DSC09198f.JPGDeuxième interview/mandorisation de Grégoire Delacourt (voir la précédente pour La première chose que l’on regarde). Son nouveau livre, On ne voyait que le bonheur, fait beaucoup parler de lui, car l’auteur a modifié sensiblement son écriture. Elle est peut-être un peu plus grave, profonde… disons, un peu moins légère. Quitte à déstabiliser ses lecteurs habituels. Un auteur a besoin d’évoluer, de « capturer » de nouveaux lecteurs, de se prouver qu’on peut sortir de ses habitudes littéraires, même si elles ont fait leur preuve. Pour Le Magazine des Loisirs Culturels Auchan, je suis allé à sa rencontre dans un hôtel de la capitale. C’était le 25 juillet dernier.

(Après l’interview publiée, je vous propose un petit bonus. Nous revenons notamment sur les déboires qu'il a eu avec la comédienne Scarlett Johansson.)

(J'en profite aussi pour annoncer que j'animerai un café littéraire avec Grégoire Delacourt le 27 mars prochain à la Ferme Pereire d'Ozoir-la-Ferrière).

001.jpg

001d.jpg

greg.jpg

001ff.jpg

Bonus mandorien :

Vous écrivez : « Grandir, c’est comprendre qu’on n’est pas autant aimé que ça »…

Ça correspond aussi à l’idée que je suis devenu orphelin en écrivant le livre. Ma mère est décédée quand j’ai écrit L’écrivain de la famille et comme je vous l’ai dit tout à l’heure, mon père est mort quand je venais de finir celui-ci. Je me suis dit que plus personne ne va m’aimer de cet amour-là. De cet amour d’enfant. De cet amour qui nous a fait grandir. Je crois qu’on n’a pas tant aimé que ça, parce que les gens nous quittent.

Pourquoi ce titre, On ne voyait que le bonheur ? J’aurais tendance à dire « On ne voyait que le malheur ».

Dans les albums photos, il n’y a que des clichés de gens heureux. On ne veut voir et montrer que le bonheur. On ne voit que ça parce que ça nous arrange. Derrière certaines photos, en fait, ça gronde. Il n’y a jamais de photos où le malheur est présent. Vous avez déjà vu une maman qui crie ou un papa qui casse un verre de rage? On ne montre que les jolies choses. Avec ce titre, j’ai voulu montrer qu’une famille, c’est une grenade qui peut se dégoupiller malgré les sourires et les apparences. Dans notre société, on se doit d’être une famille heureuse. La pub, les films et les contes de fées racontent ça. Il n’y a pas que le bonheur dans notre monde.

grégoire delacourt,on ne voyait que le bonheur,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandorJe vais terminer avec l’affaire Scarlett Johansson. Elle a attaqué conjointement les Éditions Lattès et vous pour «violation et exploitation frauduleuse et illicite de son nom, de sa notoriété et de son image, au mépris de ses droits de la personnalité pour les besoins de la commercialisation et de la promotion d'un ouvrage qui contient de surcroît des allégations attentatoires à sa vie privée ». La comédienne a réclamé ainsi la somme de 50.000 euros de dommages et intérêts et l'interdiction de la cession des droits de reproduction et d'adaptation de l'ouvrage, ainsi que de toute utilisation de son nom. Ça s’est bien terminé pour vous puisqu’elle a été déboutée de toutes ses demandes (mais obtient néanmoins 2500 euros de dommages et intérêts pour atteinte à la vie privée), mais vous avez été touché ?

Ça m’a touché parce que c’était un livre bienveillant autour d’elle. Moi, je rêvais d’aller plus loin avec elle, en faire un film et qu’elle le réalise. J’ai été un peu blessé parce que ça a été le contraire qui s’est produit. Je ne suis pas sûr qu’elle ait lu le livre parce qu’il n’est pas sorti en anglais. On a dû lui rapporter des choses malveillantes. C’est une fille qui souffre qu’on la prenne pour elle, je ne comprends pas qu’elle attaque ce livre. Dans cette société, je trouve toujours suspect qu’on attaque, des artistes. Je n’ai rien dévoilé d’intime et il n’y a aucune information négative. De plus, je ne raconte pas son histoire. Ça a duré un an avant d’avoir le verdict.

Ca parasite un peu l’esprit, j’imagine.

Je suis étanche par rapport à ça, mais je trouve que c’est embêtant pour l’éditeur.  Elle avait des demandes tellement extravagantes. Elle a interdit les traductions, la possibilité de faire un film… ça bloquait aussi les pays qui voulaient acheter le livre, l’Angleterre, notamment, qui attendait le verdict. Scarlett n’a pas gagné, moi, je n’ai pas gagné...  c’est le livre qui a gagné. Tout le reste, c’est de la broutille. J’ai reçu beaucoup de courriers, de mots, de coups de fil d’écrivains qui étaient ravis de l’issue du procès. Ça conforte beaucoup de monde dans leur liberté, tant qu’elle n’est pas malveillante, de pouvoir se nourrir de la réalité. L’épisode est clôt. C’est beaucoup de bruit pour rien.

DSC09200.JPG

Après l'interview, le 25 juillet 2014, à l'Hôtel Amour.

19 juin 2014

Jérôme Attal : interview pour Presque la mer

10415646_10152207613645922_5056187613378614225_n.jpg

jérôme attal,presque la mer,interview,mandorJ'ai déjà tout dit (ou presque) sur Jérôme Attal. Cet entretien est le dixième que je lui consacre sur mon blog, mais c'est toujours un réel plaisir d'échanger avec lui. Je pense que l'on peut considérer que je suis très attaché à son œuvre, mais aussi à sa personnalité.

(Voici ses précédentes mandorisations pour une présentation générale du monsieur, pour L’amoureux en lambeaux, pour Les Beatles, en rouge et en bleu, pour Le garçon qui dessinait des soleils noirs, pour Journal Fictif d’Andy Warhol , pour Pagaille Monstre, pour Folie furieuse, pour L’Histoire de France racontée aux extraterrestres et enfin pour Le voyage près de chez moi.)

Notre dernière rencontre date du 16 mai dernier. Je l'ai interviewé pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté de l'été 2014). Notre entretien est donc un peu plus plus court et "formel" que d'habitude...

AUCHAN21 - P04 - LIVRE.jpg

AUCHAN21 - P05 - LIVRE.jpg

AUCHAN21 - P06 - LIVRE.jpg

10371521_10152140016370922_3599477813425952111_n.jpg

Le 16 mai dernier, après l'interview, dans la cour de l'agence.

19 avril 2014

Guillaume Musso : interview pour Central Park

guillaume musso,central park,interview,mandor

guillaume musso,central park,interview,mandorCeci est ma deuxième interview de Guillaume Musso. On ne peut pas dire que l’on se croise souvent, mais c’est un garçon que j’aime bien... et il m’arrive de le lire au hasard des exigences de ma vie professionnelle. Notre « première fois », c’était en 2004 pour la sortie de son premier livre, Et après (je n’étais d’ailleurs pas loin d’être le premier journaliste à l’avoir interviewé, si je ne m’abuse). Il était tout timide, encore prof dans la région de Nice et il ne se doutait certainement pas du destin littéraire qui l’attendait. Ensuite, je ne l’ai plus jamais interviewé (mais ça ne m’a pas empêché d’en parler sur ce blog).

Le 20 mars dernier, à l’occasion de la sortie de Central Park, son dernier livre, je suis allé lui poser des questions chez XO Éditions pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté des mois d’avril-mai 2014). Il m’a accueilli très chaleureusement en me disant qu’il se souvenait parfaitement de notre première interview et aussi, qu’il lisait certaines de mes chroniques (il m’a parlé de celles de ses collègues Franck Thilliez et Jean-Christophe Grangé). Mon ego était ravi…

guillaume musso,central park,interview,mandor

(Je sais, il faut faire des efforts pour lire l'intro... alors, je vous facilite un peu la tache...)

Une jeune femme flic a passé une soirée un peu arrosée entre copines  sur les Champs-Élysées. Au même moment, un musicien de jazz, après son concert dans un club de Dublin, taquine lui aussi la bouteille. Au petit matin, ils se réveillent menottés l’un à l’autre à New York, au cœur du « Ramble », l’endroit le plus sauvage de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n’ont absolument plus aucun souvenir de ce qu’il s’est passé la nuit précédente. Alice et Gabriel vont devoir faire équipe pour comprendre ce qui leur arrive. Pas de doute, l'auteur préféré des Français excelle en matière de thrillers psychologiques.

Interview:

guillaume musso,central park,interview,mandor

guillaume musso,central park,interview,mandor

guillaume musso,central park,interview,mandor

guillaume musso,central park,interview,mandorBonus mandorien:

Pour qui écris-tu ?

Quand je lis les biographies de mes cinéastes fétiches, Hitchcock, Spielberg, Scorcese… ils ont en commun les mêmes mots à la bouche : les spectateurs, les spectateurs, les spectateurs… Quand j’analyse mon travail, j’ai tout le temps le mot « lecteur » à la bouche. Mon travail, c’est de raconter une histoire et de la raconter aux lecteurs. Toute la construction, les repérages, ma façon d’écrire et d’organiser les chapitres ont pour but d’avoir une chute qui procure des frissons et toutes sortes de sensations inédites.

As-tu toujours la chute quand tu commences un roman ?

Généralement oui, parce que dans la littérature à suspense, il y a un côté mécanique, horlogerie, et pour l’obtenir, il vaut mieux savoir où l’on va. J’ouvre beaucoup de portes, il faut savoir les refermer sans en oublier et en ne me trompant pas. Je tiens à rester crédible. Je sais que Stephen King, lui, explique dans des interviews que parfois il part comme ça, sans savoir trop où. Moi, je n’y parviens pas.

Travailles-tu de la même façon qu’à tes débuts ?

La méthode change un peu parce que j’ai pris de la bouteille dans ce métier. J’ai un peu plus confiance en moi. Ça me permet de faire davantage confiance à mes personnages. On vit à une époque où les gens n’ont jamais consommé autant de fictions, à la télé, au cinéma ou même en littérature. Les gens sont rompus aux recettes de la fiction. Donc, pour les surprendre aujourd’hui, il faut s’accrocher. Il faut des intrigues qui soient suffisamment denses et complexes, mais surtout, il faut des personnages dont on se sent proche et en empathie. Je travaille beaucoup là-dessus. J’attends le moment où mes personnages vont être suffisamment autonomes pour avoir envie de leur faire faire des choses auxquelles je ne le prédestinais pas forcément.  

Comme ton collègue Jean-Christophe Grangé, as-tu des livres d’avance ?

Je n’ai pas de livres d’avance. J’ai une vingtaine d’idées, d’embryons, d’histoires, voire de scénarios bouclés. En amour, on dit « il faut la bonne personne au bon moment ». Parfois, tu rencontres la bonne personne, mais ce n’est pas le bon moment. Aucun des deux n’est libre. Parfois, c’est le bon moment pour tomber amoureux, mais on ne trouve pas la bonne personne. Parfois, l’adéquation se fait. Sur la vingtaine de sujets que j’ai en tête, il faut qu’ils soient en adéquation avec la personne que je suis aujourd’hui en 2014, à presque 40 ans.

Tu écris toujours tes romans avec deux niveaux.

Le premier niveau : le plaisir de tourner les pages, le suspens, le côté « page turner ». Le deuxième niveau : mettre en avant un thème dans chaque livre. Et après, c’était sur l’acceptation du deuil. Dans Central Park, il y a la fraternité, la quête de l’identité.

guillaume musso,central park,interview,mandor

A propos de Central Park.

Fais-tu très attention à ce que disent tes lecteurs ?

Toi, tu essaies de faire le meilleur article possible, moi j’essaie de faire le meilleur livre possible. J’écoute ce que me disent les lecteurs quand je suis en signature et je lis leurs mails ou leurs lettres. Le dialogue et l’interaction avec les lecteurs sont très stimulants pour moi. Je suis neuf mois de l’année tout seul chez moi, dans un bureau où pendant douze heures je suis devant un écran. C’est solitaire et assez aride. J’aime la période où le livre sort. Ça me permet de voir du monde et parler aux gens.

Es-tu très attaché aux livres?

Si on me propose d’écrire des scénarios, des articles dans la presse, des préfaces, je refuse systématiquement. Comme tu le sais, je suis fils de bibliothécaire, je suis donc effectivement très attaché à l’objet livre et à ses particularités. Je suis fier de ça.

C’est un point commun avec Milan Kundera qui, lui, refuse même que ses livres se transforment en ebooks. Il ne veut pas les voir en numérique pour les tablettes et les liseuses.

On trouve mes livres en ebooks quand même. Mais je préfère le vrai livre. Par contre, je fais très attention à la qualité de mes ouvrages. A une époque où tout se dématérialise, c’est bien d’accorder une attention particulière à l’objet.

Es-tu sur les réseaux sociaux ?

Je me suis rendu compte qu’il y avait une page Facebook à mon nom et qu’il y avait déjà 25 000 fans. Je me suis dit qu’il fallait que j’aie une vraie page. J’ai donc une page Facebook avec 201 000 fans. Je suis sur Twitter, mais c’est purement informatif sur mon actualité. Il n’y a pas d’autres visées.

guillaume musso,central park,interview,mandor

Combien vends-tu de livres en moyenne ?

Mes cinq derniers romans se sont vendus à un demi-million d’exemplaires chacun en grand format et l’année suivante un demi-million en poche. Sachant qu’un roman se prête, il y a donc peut-être deux millions de personnes qui lisent mes romans. Il ne faut surtout pas que j’y pense quand j’écris, sinon, je ne fais plus rien. Quand tu es à ces niveaux de ventes, toutes les catégories sociales te lisent. Le pilote de ligne, la grand-mère, la Parisienne active de 40 ans ou l’adolescente. Et tu es lu dans quarante pays... Tout ça t’échappe en fait. Le plus difficile, c’est de se remettre à chaque livre dans l’état d’esprit dans lequel tu étais quand tu as écrit ton premier livre, quand tu ne savais pas si tu allais en vendre.

Ce sont des chiffres vertigineux. Comment on fait pour rester cool comme tu l’es ?

Ca dépend comment tu as été élevé. Les valeurs que j’ai reçues dans mon enfance et mon adolescence sont celles qui me guident. J’aime mon métier et je passe beaucoup de temps à travailler. Je ne me prends pas la tête en songeant à tout ça. Je fais juste le plus beau métier du monde. J’entendais récemment Anna Gavalda dire : « je suis une artiste, ça veut dire simplement que je paie mes factures avec mes rêves ». Je trouve ça très beau et très vrai.

Écrivain le plus lu de France, quand même, ce n’est pas rien.guillaume musso,central park,interview,mandor

J’ai une gratitude incroyable par rapport aux lecteurs. Bernard Werber me disait que « dans tout succès, il y a une part de travail, de talent et de chance ». Il faut savoir rester humble. Je suis très tranquille par rapport à ma popularité, parce que je n’ai jamais cherché à être populaire à tout prix. J’ai toujours écrit les romans que j’ai voulus. Jamais personne ne m’a demandé de changer la fin. Je n’ai fait aucune concession pour en arriver là.

09 mars 2014

Amédée Mallock : interview pour Les larmes de Pancrace

970821_542172755828508_296896458_n.jpg

Pour tout dire, j’en avais marre de prêcher dans le désert depuis 3 ans. J’ai reçu ici Jean-Denis Bruet-Ferreol, alias Amédée Mallock, à chacun de ses nouveaux livres. Parce que je l’ai découvert avec Le massacre des Innocents, un putain de bon thriller qui m’a époustouflé dès les premières pages et que je n’ai pu lâcher. J’ai récidivé à la sortie de Les Visages de Dieu et l’enthousiasme ne m’a pas quitté. Décidément, ce Mallock est très très fort. Et enfin, je lui ai ouvert cet espace pour la troisième fois pour Le cimetière des hirondelles, autre chef d’œuvre du monsieur. Ses livres ont toujours trois niveaux : Un niveau mythologique, un niveau narratif, un niveau purement littéraire. Mallock est un petit malin doué très très doué quand il s'agit de créer l'envie de tourner la page, encore et encore.

Pour Les larmes de Pancrace, j’ai dit assez ! Que puis-je faire pour offrir autre chose que mon blog à cet auteur qui mérite un succès fou et une visibilité importante ? Travaillant pour différents journaux, j’ai fini par obtenir la page « interview » du Magazine des Loisirs culturels Auchan (daté des mois de février et mars 2014) tiré à 200 000 exemplaires.

(Et pour ne rien vous cacher, ça se débloque pour Mallock. Il commence a être traduit dans de nombreux pays, il semblerait que Fleuve Noir croit en sa destinée et la plupart de ses anciens titres sortent chez Pocket. Amen.)

img694.jpg

(Comme je ne fournis pas la loupe pour lire l'introduction de cette interview, je la republie en version plus lisible.)

2014 est la grande année Mallock chez Fleuve Noir et Pocket. Ce mois-ci paraît son nouveau roman, Les larmes de Pancrace, et en poche la toute première aventure du commissaire, Les Visages de Dieu, dans une version intégralement revue et augmentée. D’autres publications sont prévues dans l’année. Jean-Denis Bruet-Ferreol, qui a pris pour pseudonyme le nom de famille du commissaire de sa série, a exercé pendant 20 ans dans le milieu de la publicité. Il est peintre, photographe, designer, inventeur, directeur artistique, compositeur et, bien entendu et avant tout, écrivain.

img695.jpg

img697.jpg

img696.jpg

amédée mallock,les larmes de pancrace,interview,mandor,le magazines des loisirs culturels auchan

Après l'interview, le 6 février 2014.

Bonus track:

Je suis allé rendre visite à Mallock au Cultura de Franconville, le 1er mars 2014, lors d'une séance de dédicaces...

(Parce qu'on aime bien se retrouver de temps à autre. Et que j'habite pas loin.)

amédée mallock,les larmes de pancrace,interview,mandor,le magazines des loisirs culturels auchan

amédée mallock,les larmes de pancrace,interview,mandor,le magazines des loisirs culturels auchan

amédée mallock,les larmes de pancrace,interview,mandor,le magazines des loisirs culturels auchan

Mallock et moi, c'est à la vie, à la vie!

01 mars 2014

Lola Lafon : interview pour La petite communiste qui ne souriait jamais

lola lafon,la petite communiste qui ne souriait jamais,interview,mandor

J’ai rencontré Lola Lafon chanteuse en 2008. Aujourd’hui, je suis ravi de rencontrer la Lola Lafon, auteure de romans. De plus, pour un livre qui m’a autant passionné que touché, La petite communiste qui ne souriait jamais.

Voici l’interview publiée dans Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté du mois des mois de février-mars 2014). Elle est suivie par un petit bonus mandorien…

img682.jpg

img683.jpg

img684.jpg

Nadia Comaneci-Floor Exercise-1976 American Cup

Bonus mandorien:

Êtes-vous une auteure dans le doute ?

Tout le temps. C’est clair, je doute sans arrêt. Le succès de ce livre m’a calmée cinq minutes. Ca fait me fait un plaisir fou de savoir que les gens reconnaissent mon travail. Quand j’imagine les gens chez eux en train de lire ce que j’ai concocté dans une chambre, j’espère qu’ils ont le même enthousiasme de le lire que j’ai eu à l’écrire. Mais aujourd’hui, je pense déjà à l’après. Je ne sais pas encore ce que je vais faire. Enfin, si, un peu. Mais, pour l’instant, je ne dis rien à personne. C’est trop tôt.

Êtes-vous compartimentée au niveau des arts ? Quand vous écrivez un livre, vous ne faites plus de musique et vice versa ?

Exactement. En plus, pour La petite communiste qui ne souriait jamais, j’ai fait beaucoup de recherches et j’ai beaucoup lu. C’était très chronophage. Je passais mon temps à la BNF. Je commençais à vouloir écrire une thèse sur le sport féminin, puis sur le communisme… Je lisais tellement qu’il a fallu que j’arrête et que je passe quelques mois à tout oublier. J’avais trop d’informations dans la tête, il fallait que tout cela se dilue un peu en moi.

La promo que vous faites actuellement est assez soutenue ? Vous vous en passeriez bien ?

Pas du tout. Là, par exemple, on échange, j’aime bien. Parfois, j’ai l’impression d’être un automate qui répond toujours aux mêmes questions. Quand je vois que le journaliste en face de moi n’attend rien de spécial de ma personne, c’est comme une rencontre amicale qui ne se fait pas. Pour ne rien vous cacher, ce que j’aime, ce sont les rencontres en librairie. Je trouve très important et intéressant de rencontrer les gens qui prennent la peine de faire rentrer votre imaginaire dans leur vie. Ils s’arrêtent de travailler pour lire votre roman. C’est incroyable !

lola lafon,la petite communiste qui ne souriait jamais,interview,mandor

Après l'interview, le 4 février 2014, dans un café parisien.