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16 mai 2011

Frédéric Staniland : interview pour Aponi.

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Frédéric Staniland, je l’ai lu parce que je lis la plupart des ouvrages que sort mon éditrice, Laura Mare. Je m’efforce de ne pas « trop » mandoriser ses auteurs (mes collègues, donc). Mais, dans le cas de ce jeune auteur, je n’ai pu m’empêcher de céder à la tentation. Le sujet d'Aponi m’intéressait, l’histoire était bien menée (tant est si bien qu’on ne le lâche pas sans en connaître l’issue). De plus, j’ai rencontré Frédéric Staniland au Salon du Livre de Paris 2011puisque nous nous succédions en dédicaces. Et si humainement, ça fonctionne, j’ai encore moins de mal à donner un coup de projecteur sur un livre.

Et sur un homme.

staniland.jpgPrésentation de l'éditeur

Eté 2012, Jean-Paul, journaliste débonnaire pour Worldnews, se lance dans une enquête peu ordinaire : la fin du monde prévue six mois plus tard, le 21 décembre 2012. Épaulé par son cercle d'amis hétéroclites, un vrai « club des cinq », il n'a que six mois pour aller au bout de ses recherches. Marcel, quant à lui, termine dans l'Aveyron sa quête amérindienne, puisant au cœur de la nature la vérité profonde sur sa vie. Une vérité qui va le dépasser. Au cours de ces deux parcours, drôles et singuliers, un lien va se créer. Mais lequel ? À la croisée de ces deux itinéraires, va naître une légende inattendue. Mais laquelle ? De cette fin du monde annoncée va surgir un espoir. Le 21/12/2012 sera-t-il la fin de notre monde ou le début d'une autre ère ?

frederic.jpgBiographie de l'auteur

« Il est grand temps de rallumer les étoiles » disait Apollinaire et Frédéric Staniland a bien retenu la leçon du poète. À 14 ans, il découvre la littérature grâce à Marguerite Yourcenar. À 17, il abandonne une section Sport-Etudes, quitte le cocon familial et s'enrichit de Süsking autant que de « Fluide Glacial ». Puis il se passionne pour la musique, travaille dans la tuyauterie industrielle, avant de bifurquer vers l'audiovisuel. Au travers de l'écriture, cet auteur attachant nous fait découvrir toute sa diversité dans cette histoire initiatique. Fidèle lecteur de Christopher Moore et de Fred Vargas, Frédéric Staniland nous livre son premier roman, APONI.

 Frédéric Staniland habite à Lyon. Il s’est arrangé pour venir à Paris. Nous nous sommes retrouvés à « mon » agence le 27 avril dernier.

Frédéric Staniland 27.04.11 3.JPG

Mandor : Ton activité professionnelle a un rapport direct avec celui d'un de tes deux héros, Jean-Paul?

Frédéric Staniland : Oui, en effet. Je travaille à France Télévisions en tant que monteur dans une rédaction nationale qui est à Lyon. On s’occupe de tous les programmes de France 3 Satellite.

-Tu écris en parallèle de ce métier. Considères-tu cette activité comme un loisir ?

-Non, comme un bonheur. Pique-niquer, c’est un loisir, se promener, aussi. Écrire, c’est du travail et je n’y trouve pas la même forme de jubilation. Créer, inventer, écrire, c’est vraiment du bonheur.

-Jean-Paul, le héros est journaliste dans une rédaction qui s’appelle World News. On sent que tu aimes ces ambiances de rédaction.

-C’est un milieu que je connais, que j’aime bien et c’est plaisant à raconter, mais c’est surtout un milieu où il y a plein de personnages différents et donc sources d’inspirations…

-Dans Aponi, l’action se situe à 6 mois de la date fatidique de la fin du monde, selon le calendrier maya, le 21 décembre 2012. Tu explores aussi toutes les autres croyances concernant la fin du monde. Tu y crois en cette fin du monde ?

-Je ne crois pas à cette fin du monde. Je rejoins le deuxième personnage de l’histoire, qui s’appelle Marcel. L’humanité d’aujourd’hui ne me plait pas beaucoup. Le monde occidental tel qu’il est n’est pas exempt de tout reproche. Cette prophétie, si je voulais être totalement honnête, je dirais que ce serait bien qu’elle se réalise. Je suis très heureux dans ce monde-là et tout va bien pour moi, mais au fond, je me dis que si ça arrivait, le monde repartirait peut-être sur d’autres bases.

-C’est peut-être égoïste, mais moi je ne suis pas prêt à me sacrifier pour les générations futures. Je veux dire, complètement disparaître de la surface du monde.

-Et bien, moi si. Mais au fond, la base de mon livre, ce n’est pas la prophétie, mais l’histoire amérindienne. Je me sens plus proche de Marcel que de Jean-Paul. L’histoire de ce type qui se lève un jour en pleine nature et qui entend des coups de feu, des femmes et des enfants crier…

-Marcel poursuit sa quête amérindienne. II doit effectuer des rites pendant 4 ans, une semaine par an. Tu as fait ça toi-même ?

-Non, moi, je n’ai fait ça qu’une nuit. Tous les ans en tout cas, je fais ce camp, parce que ma femme le fait. La culture amérindienne est une culture que je trouve intéressante et respectueuse. Dans ces camps, il y a les quêteurs, ça, c’est l’histoire de Marcel, mais il y a aussi des rites de passage pour les enfants de 7 ans et pour les enfants de 14 ans.

-Les tiens ont fait ces rites ?

-Mes deux filles, oui. Moi, je suis plus romancier que quêteur. Mais dans les camps, les jeunes hommes qui font ce rite de passage doivent monter une journée. Imagine, tu te lèves le jeudi matin, tu  ne déjeunes pas. À midi tu pars dans la nature dans un emplacement précis et tu restes jusqu’au vendredi midi sans boire et sans manger. Quand on fait un camp et qu’un jeune garçon doit effectuer ce rite, il faut que les hommes qui ne sont pas encore passés par cette expérience puissent le faire pour ensuite en parler avec lui. C’est une association, Les plume de l’aigle, qui organise ces camps.

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-Quel est le but de ce livre ?

-Faire passer des messages. Ce qu’il y a d’important à savoir, c’est que dans le monde, il y a un enfant qui meurt de malnutrition toutes les six secondes. Je trouve grave qu’en 2011 ça existe encore. Mon livre remet en question l’humanité, toute proportion gardée, bien sûr. S’il y avait plus d’humanité entre nous tous, déjà le monde serait plus vivable.

-Ton livre se lit comme un polar, mais dans lequel on peut puiser ce que l’on veut. Des philosophies de vie par exemple. Est-ce que tu as eu peur de ne pas être compris en écrivant un livre comme le tien ?

-On n’est pas vraiment compris. En tout cas, quand on me parle du livre, personne ne me parle du message en lui-même.

-Je vais te dire franchement, moi, je me suis dit qu’il rentrait insidieusement dans ma tête. Je ne l’ai pas compris tout de suite. En tout cas, pour un premier roman, je trouve qu’il est ambitieux.

-Quand j’ai écrit ce roman, à aucun moment, je ne me suis douté qu’il allait être édité. Au début tu te dis « j’ai envie de raconter une histoire », et ensuite tu te demandes si tu en es capable. Une fois que tu as le premier contentement, « ça y est, j’y suis arrivé !», tu cherches un éditeur parce qu’après tout, ton livre existe, autant qu’il soit lu par d’autres.

-Tu es déjà en train d’écrire un deuxième livre…

-C’est un livre qui évoque la Deuxième Guerre mondiale. Dans la littérature, il y a deux choses que je trouve très difficiles, c’est de trouver la bonne histoire, je veux dire, intéressante, profonde, plaisante, avec des messages à l’intérieur et puis l’écriture en elle-même. C’est un peu bête à dire, mais moi, à la base, je suis plus un matheux.

-Si tes romans cartonnaient, tu te verrais tout abandonner pour passer ta vie à écrire.

-Non, parce que je suis un humaniste, alors j’aime bien être entouré de gens. Être écrivain à part entière, c’est aussi être solitaire et ça, je ne le peux pas. Je n’aime pas l’idée non plus d’être obligé d’écrire. Dans mon cas de figure actuel, c’est plaisant, tu n’es obligé à rien.

-Est-ce que la morale de ton livre, c’est celle de Luis Ansa ? « Les humains sont pareils à des poissons qui se demanderaient où il y a de l’eau, alors qu’ils sont dedans ».

-Oui, c’est le problème de tout le monde depuis tout le temps. Il faut être optimiste dans sa réalité.

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Bien... un livre qui n'a rien à voir avec le sujet s'est glissé dans cette photo (encore une fois!).

06 mai 2011

Rencontre avec Eva Lunaba pour "Les coucous"

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Les coucous de Eva Lunaba est le premier ouvrage de la collection « Les belles Nouvelles chez Volpilière ». Cette jeune et dynamique maison d’édition s’attache ainsi à remettre les Nouvelles au goût du jour dans un aspect contemporain. Pas de recueils, chaque ouvrage sera composé d’une seule nouvelle et réalisé par un seul auteur.

BN Coucous Envolée des Livres Châteauroux 2-3 avril 2011.jpgL'auteur :

Eva Lunaba magnifie le verbe comme on aime être aimé avec douceur et écoute. A contre courant, elle est et reste une romantique. Tout le monde cherche une belle histoire d'amour, mais personne ne veut la vivre, par égoïsme, peur ou lâcheté. On est pourtant plus vivant quand on meurt d'amour. Eva Lunaba écrit ces histoires d'amour démodées qui vivent sur du papier par défaut...

Dans Les coucous, on découvre à quel point l’amour et la jalousie peuvent amener à bien des pièges. « Audrey aime Maxence, mais aussi les plantes. Son jardin d’hiver vengera son jardin secret, piétiné par un Maxence volage. On y croise satura, ellébore et aconit...».

J’ai rencontré Eva Lunaba lors du Salon du livre de Châteauroux de cette année. J’avais lu son livre et, coup de bol, nous étions dans le même hôtel. Le matin du 3 avril dernier, avant d’aller signer nos ouvrages respectifs, je l’ai mandorisé. Nous étions sortis en bande un peu tard la veille… d’où une admiration sans borne des autres auteurs présents dans l’hôtel constatant que nous nous adonnions à une interview si tôt dans la journée.

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Mandor : Peux-tu te présenter en quelques mots?

Eva Lunaba : J’ai fait un cursus littéraire, maîtrise de lettres, un DEA d’information, etc… Depuis 2003, je suis me suis spécialisée dans l’écriture de nouvelles. Ce qui m’intéresse dans cette forme d'écriture, c’est de travailler la psychologie, l’intérieur, les sentiments des personnages, je ne m’attache pas du tout au décor.

Comment as-tu travaillé cette nouvelle finement ciselée ?

Au début, Les coucous faisait 400 pages et après, je l’ai peaufiné, à la virgule, au souffle, à l’écoute. Je fais toujours lire mes textes par plusieurs personnes différentes avec des voix différentes, et à chaque fois, j’écoute la mélodie... J’entretiens mon texte comme un bonsaï. Je coupe, j’élague, branche après branche. J’arrête quand j’estime que le texte n’a retenu que l’essentiel est qu’il est capable de happer le lecteur. Cette nouvelle m’a pris une bonne année.

couv_les_coucous.jpgC’est en lisant Stefan Zweig que tu as eu envie d’écrire des nouvelles.

Oui, c’est exactement ça. La nouvelle est quelque chose de très particulier. Je trouve qu’écrire une bonne nouvelle est jouissif. On va au plus profond de ce que l’on a à dire. Mon travail est vraiment très précis. À la virgule près, je suis capable de t’enlever toute une phrase.

Tu as écrit de nombreux recueils de poésies érotiques ?

C’est une composition sur le sentiment. J’ai essayé de montrer que le sentiment n’est pas forcément lié à une rencontre particulière, des personnes qui se voient. Le téléphone pour Allo ! Ou les mots d’amour, internet pour Intime évidence, l’épistolaire pour Tant que c’est toi, le boudoir, le paravent pour Chaîrami. Je suis même très très très méchante avec mes personnages parce que je fais en sorte qu’ils ne se voient pas. La difficulté, c’est de faire sentir le sentiment pendant toute l’histoire, de le faire vivre, de le faire palpiter, de le faire vibrer. D’utiliser tout ce qui peut être leur sensualité et autre. La subtilité, c’est de provoquer la frustration, même s’ils ne se rencontrent pas, ils auront vécu des sentiments intenses.

La première et la dernière phrase sont-elles les plus importantes dans une nouvelle ?

Oui, mais en premier, c’est le titre. Moi, je veux que le lecteur se demande pourquoi mon livre s’intitule comme il s’intitule. La fin aussi est primordiale. Je dois bien travailler trois mois juste sur la fin.

Es-tu objective sur ton propre travail ?

Je me mets en danger souvent. Pour Les coucous, à la base, c’était pour un concours du magazine Elle. Je savais que je n’allais pas gagner parce que j’étais hors format. Je ne peux pas écrire en me limitant à un nombre défini de signes et là, je n’avais pas respecté cette règle. Le but était simplement d’avoir un lectorat qui n’est pas celui qui me suit depuis 10 années. Avoir un autre retour m’intéressait, un qui n’irait pas forcément dans le sens du poil.

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As-tu un public qui te suit ?

Oui, c’est à la fois très sympathique parce que je sais qu’ils seront toujours là, en même temps, ça ne te donne pas ce petit plus qu’il te faut pour te motiver. Là, j’ai changé de maison d’édition. Avec la précédente, j’avais carte blanche pour tout, j’étais même particulièrement chouchoutée… avec Volpilière, j’ai tout à prouver. Elizabeth Robert Mozzanini, avec tact et diplomatie, ne me laisse rien passer et c’est bien.

Les coucous est une nouvelle très caustique. Audrey se rend compte que son mari Maxence le trompe. Une fois que l’on sait cela, que peut-on dire ?

Je peux dire que c’est une nouvelle sur la trahison. La trahison sentimentale. Qu’est-ce que la trahison amoureuse peut engendrer ? Les inconstances à la base et les conséquences qui peuvent découler de cette trahison. Elles peuvent paraître anodines  et pardonnables… mais les lecteurs verront que les conséquences nous emmèneront très loin dans la folie. Je préviens les hommes qui viendraient éventuellement me voir dans les salons du livre où je signe Les coucous, je ne suis pas responsable des recettes qu’il y a dans le livre. Je ne veux pas porter la responsabilité des éventuels prochains meurtres.

Le blog officiel d'Eva Lunaba.

Le blog de La liseuse (Eva lit des extraits de livres).

02 mai 2011

Rencontre avec Sophie Adriansen et Rodolphe Macia

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Mardi soir dernier, j'ai animé une soirée dans le cadre des mardis littéraires du Café de la Marie, Place Saint Sulpice. Il s’agissait d’une rencontre débat autour du livre "Je vous emmène au bout de la ligne" en présence de ses auteurs Rodolphe Macia et Sophie Adriansen...

http://www.auboutdelaligne.fr/

métro-petit.jpgPrésentation de l’éditeur :

Le métro parisien, ce n’est pas le pont d’Avignon : on y dort plutôt qu’on y danse. Et pourtant, il suffirait d’ouvrir les yeux pour découvrir un monde différent et riche. Rodolphe, conducteur sur la ligne 2, nous y entraîne. Il a derrière lui vingt ans de vie sous terre. Avec drôlerie et gourmandise, il nous raconte ce territoire tel qu’il se livre à l’homme dans la cabine : les créatures qu’il y croise, les rituels qu’il observe, les aventures les plus inattendues qui ébranlent la routine. Entre Nation et Porte Dauphine, faune et flore sont examinées avec un regard tendre et affûté : fêtards, contrôleurs, suicidaires, érotomanes, musiciens ou mendiants…


À Paris, plus de 5 millions de personnes prennent le métro chaque jour. À l’heure de pointe, en fin de journée, 540 trains circulent simultanément sur tout le réseau. Tout le monde semble pressé de remonter à la surface. Et pourtant, les coulisses de ce monde underground ont de quoi fasciner et la mission du conducteur peut parfois s’avérer héroïque… Sophie Adriansen, qui a co-écrit ce livre avec Rodolphe Macia, ne s’y est pas trompé en tombant amoureuse de l’homme autant que son métier.

Soirée Café de la mairie 26.04.11 1.JPG

C’est justement Sophie Adriansen, (la "Sophielit" du blog littéraire fort populaire), qui m’a demandé de converser avec eux devant le public présent.

(Elle savait que j'avais lu le livre quelques semaines auparavant. Je lui avais communiqué mon enthousiasme...)

En l’occurrence, ce soir-là, le public était composé, pour la majeure partie, d’écrivains de nos connaissances respectives et d’habitués de ces « mardis littéraires » (conçus par Jean-Lou Guérin que je tiens à remercier pour l’accueil).

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De gauche à droite, la comédienne Marie Talon (qui a lu avec talent quelques extraits du livre), bibi, Sophie Adriansen et Rodolphe Macia...

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Outre un serveur peu soucieux d’utiliser la case « tact/diplomatie » que pourtant chacun porte en soi et plus porté sur les consommations que sur la littérature hongroise du XVIIIe siècle (absolument pas le sujet de la soirée, ceci étant), la soirée fut très chaleureuse. Des êtres humains bienveillants, parfois taquins, des regards de connivence, de jolis sourires, des présences solaires, parfois des questions surréalistes… bref, un très agréable moment.

Après la rencontre, nous avons bu un coup sur la terrasse de cet établissement, puis chacun est rentré (sagement?) chez soi.

Quant à moi, j'ai pris le métro avec les deux héros de la soirée...

Prendre le métro avec deux auteurs qui ont écrit un livre sur les coulisses du métro... vous me connaissez, j'ai estimé que cela méritait une immortalisation.

(Il ne m'en faut pas beaucoup... je suis au courant, merci!)

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mardis littéraires,café de la mairie,je vous emmene au bout de la ligne,rodolphe macia,sophie adriansenDernière précision: Sophie Adriansen a une autre actualité littéraire. Elle participe a un ouvrage collectif, en compagnie de David Foenkinos, Mercedes Deambrosis, Christophe Ferré, Nicolas d'Estienne d'Orves (excusez du peu!).

Il s'appelle Six façons de le dire.

"Des moments de bonheur aux instants de révolte il n’y a souvent qu’un pas, une petite marche si difficile à escalader qu’elle finit par pourrir la vie. Six auteurs de talent vont, chacun à sa manière, vous en faire la preuve. Loin du Vaudeville, chacun saura se reconnaître, un peu…"

Ca donne envie!

Sacrément!

26 avril 2011

Lionel Emery : interview pour "Et qu'elle ne se relève pas"

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Pour la première fois dans l’histoire de ce blog, j’ai rencontré un auteur pour un livre qui n’est pas encore publié. Le livre de Lionel Emery s’intitule Et qu’elle ne se relève pas. C’est un ami commun (libraire dont l’avis m’est toujours précieux) qui m’a conseillé de m’intéresser à ce manuscrit.

J’ai lu.

Je suis très largement convaincu.

Et je ne comprends pas pourquoi cet écrivain n’a encore trouvé aucun éditeur.

Un livre de cette nature-là manque dans le paysage littéraire français. Il s’agit d’un vrai livre romanesque aux retombées cinématographiques évidentes, je vous assure… Pour moi, c’est un opéra, c’est Shakespeare, c’est un western hollywoodien, mais bien plus encore. Il est notamment question de la conscience de l’humain, du bon usage de la violence, qu’est-ce qu’une femme est capable de faire pour un homme…

En refermant ce manuscrit, j’en avais le souffle coupé. Il fallait que je mandorise l’auteur Lionel Emery. Ce qui fut fait la semaine dernière…

Lionel Emery 04.04.11 3.JPG

4e de couverture (qui n’existe pas encore, donc) :

Le 28 juin 1914, à SARAJEVO, l’Archiduc François-Ferdinand d’Autriche est abattu par un homme étrange à l’allure juvénile, Gavrilo Princip, qui tente de se suicider sur place immédiatement après son geste. Arrêté, le meurtrier qui se dit étudiant serbe mourra quatre ans plus tard sans que la vérité n’ait pu être faite sur son identité et ses mobiles réels.

Ce coup de feu, suivi de celui qui tuera Jaurès quelques semaines plus tard, feront basculer l’Europe puis le monde dans la première plus grande guerre de l’humanité. Elle va durer quatre années et coûter dix millions de vies… mais aussi, rapporter énormément et changer, en quelques mois, les axes d’influence en place depuis des siècles.

Qui a fait tirer Gavrilo Princip puis l’assassin de l’artisan de la paix ? Quels étaient les enjeux planifiés de ces attentats ?

Le secret se désépaissit aux Etats-Unis, où, au printemps 1914, une jeune femme, Carroll, assiste au massacre des siens et à l’enlèvement de son enfant.

Aidée par un jeune prêtre aux méthodes radicales et par un vétéran des guerres indiennes désabusé de tout, Caroll part à la recherche de son fils.

Leur quête va les conduire jusqu’à une puissante société occulte et des hommes qui  répandent  le pire aux dépends de tous les autres.

lionel.jpgL’auteur :

Parcours un peu éclectique et chaotique que celui d’un fils de paysan gardant toujours une main dans la terre mais qui passe, et pas toujours impunément, de la cuisine et sommellerie au droit bien sérieux qu’est celui des notaires pour devenir acteur (télévision, cinéma et théâtre y compris sur Inter et France Culture…) et finalement (mais tout ceci se tient et se tient bien…) auteur.

Si la vie est aussi un jeu, Lionel Emery n’en n’a pas choisi qu’un… et ne compte pas s’arrêter là. Aujourd’hui, c’est un roman, son premier qui se présente à l’horizon.

Il y a eu les « personnages en quête d’auteur », il y a un auteur-acteur en quête d’éditeur… mais du bon éditeur… pourquoi le bon ? Le bon, rien que ça, non mais des fois ! Parce que ce livre là est populaire dans le sens original et originaire du terme.

Interview :

Mandor : Ton parcours est particulier…

Lionel Emery : J’ai arrêté les métiers de notaire, puis de sommelier restaurateur parce qu’un démon me poursuivait depuis mes 12 ans. A cause de certains films, je voulais faire l’acteur. Et immanquablement, l’écriture a pris le dessus et est devenu l’axe majeur. Ceci étant, je continuerai à être acteur parce que j’adore ça. J’ai joué au théâtre et dans une vingtaine de téléfilms, 5 films de cinéma avec des rôles plus ou moins conséquents.

Lionel Emery 04.04.11 1.JPG-C’est le fait de lire des scénarios à foison dans le cadre de ton activité de comédien qui t’a donné envie de t’y mettre ?

-Il y a deux choses : j’interprète des personnages pour des pièces radiophoniques de France Inter ou France Culture et je n’ai jamais eu le sentiment de me dire que c’était mal écrit. Au contraire… mais, parfois, je reçois des scénarios pour la télévision ou le cinéma hyper mal écrits et je suis fou de rage. Parfois, quand je tourne, je modifie discrètement mes dialogues et généralement, les réalisateurs me laissent faire. Il faut juste ne pas abuser.

-Comment as-tu eu l’idée de ce roman ?

-C’est un roman d’aventure. Le cadre est celui d’un western, mais ça va beaucoup plus loin. Ce livre pose des questions d’humanisme. Il y a beaucoup de violence et de cruauté, mais le monde est ainsi fait. Je me suis réveillé un matin, à quatre heures, avec toute l’histoire en film accéléré. Après, il a fallu que je me force à ne pas me rendormir. J’ai pris du papier et j’ai écrit ce rêve éveillé. J’ai noté 40 articulations majeures de l’histoire pour que rien ne m’échappe. Ensuite, j’en ai fait un scénario pour un ami réalisateur, puis à d’autres comme Tavernier qui a trouvé ça énorme, mais qui m’a dit qu’il ne pouvait le produire lui-même. Robert Hossen, qui l’a lu deux fois, m’a dit : « T’es fou ! Tu as combien de cerveau ? ». Le producteur Nicolas Vannier m’a dit qu’il avait adoré mais que, tout seul, il ne pouvait pas le produire. Il m’a conseillé de le faire traduire et de l’envoyer aux Etats-Unis. Là-bas, c’est tout à fait le genre de scénario dont les producteurs raffolent. C’est lui qui m’a conseillé d’en faire un roman d’abord. Parce que si le roman existe, le reste suivra…

-As-tu proposé ton roman à des maisons d’édition ?

-Oui,  je me suis fait banané partout, mais je me suis laissé dire que personne ne l’avait lu ou alors, les cinq premières pages. Ils ont dû se dire : "OK ! C’est un Tarantino mélangé à du Sergio Leone et terminé, merci, au revoir !"

-Tu évoques les atrocités contre les indiens…

-Ce sont les services secrets avant l’heure. Ce qu’il faut savoir quand même, c’est que les guerres indiennes ont été créées pour avoir le territoire américain sans les indiens ou alors les garder quelque part dans des réserves. C’est littéralement ce qu’Hitler a fait avec les juifs. Le massacre des indiens, on oublie que c’est le plus grand génocide de l’humanité.

-Il est aussi question des génocides arméniens et juifs…

-Ce livre est un vrai réquisitoire contre la folie des hommes et leurs atrocités. Juste, par le biais d’un roman d’aventures, je tente de mettre en garde. Je crie en substance : « vous n’avez pas encore compris qu’à force de mettre le couvert dans tous les sens, on va tout faire péter ». Je fais une sorte de militantisme par les lettres.

- Ton livre est tristement d’actualité…

-Il s’appelait au départ « Crépuscule » (qui rimait avec groupuscule), et ensuite « D’un monde à l’autre », parce qu’en 1914 et 1918, on est vraiment passé d’un monde à l’autre sur le plan géopolitique. Ce qu’il s’est passé en Allemagne, en Europe ensuite puis aujourd’hui, dans le conflit israélo-palestinien, tout est connecté, tout est lié.

- La rédemption est très présente…_MG_2533.JPG

-On passe sa vie, même quand on n’est pas dans la même extrémité que mes personnages, à être dans la rédemption.

-C’est aussi un livre sur le fanatisme.

-C’est la fabrication des âmes d’enfants par le conditionnement psychologique. Le XXe siècle était très riche de cela, plus que n’importe quel autre siècle. Il n’y a pas de peuple avec une prédilection pour… peut-être une culture, en encore, je n’en suis pas sûr. Le XXe siècle était à son apogée du conditionnement.

-Il y a un peu de toi dans ce roman ?

-Apparemment, oui. Principalement dans les passages qui décrivent la nature, l’agriculture, et dans les passages évoquant la foi. Est-ce que la foi est sérieuse ? Est-ce que Dieu existe ? Je décris l’horreur qui existe réellement et je me demande ou est Dieu dans tout cela. Il faut croire en l’homme en tout cas.

-Tu es dans quel état d’esprit quand tu écris ?

-C’est très étrange, les scènes de rédemption, les scènes où mon héros Franck se rend compte de ce qu’a été sa vie, ça me bouleversait. Un peu comme si j’étais lui. Il y a eu une forme de dédoublement tant je le sens proche de moi. Les scènes qui me bouleversent le plus, ce sont celles de ses remises en causes personnelles, de ses questionnements sur le sens de sa vie, quand il s’enivre tout seul… Son amitié forte avec Garonn, un homme beaucoup plus âgé. Ca aussi me bouleverse. Il y a aussi la montée en amour, l’érotisme immanent entre Carole et Franck, alors qu’ils sont le contraire l’un de l’autre.

-Il y a des scènes de violence très fortes, limite insoutenables!

-Ceux qui ont lu mon livre me le reprochent parfois. En les écrivant, ça m’a fait une chaleur très désagréable dans le corps et parfois même, j’avais les larmes aux yeux. Quand je raconte quelque chose, j’y vais à fond. Je ne veux pas être complaisant. Sans faire de voyeurisme, je voulais que ce soit aussi fort que si j’avais été au milieu de l’évènement.

-Toute cette violence s’explique.

-N’oublions pas que les exactions dont je parle se font par des experts tarés devant des mômes qui ont entre 10 et 14 ans. On leur apprend le détachement. Il y a une grande théorie dans tout ça : Si on enseigne à des enfants que l'on a pris soin de voler ailleurs préalablement, alors qu'ils n'ont plus aucun lien de famille, de culture, de religion et d'attachement au sol, alors qu'ils sont si manipulables, si conditionnés à ne commettre que des atrocités, on finit par en faire des experts, de redoutables experts.( Kmers rouges, jeunesses SS et j'en passe...)... J’évoque aussi en filigrane quelques conspirations. Je ne suis pas dans la théorie du complot permanent, mais je suis toujours un peu méfiant. Il y a beaucoup d’évènements mondiaux, de guerres, dont on apprend 50 ans plus tard des vérités qui ne sont pas celles énoncées à l’époque.

-C’est une forme de lecture engagée…

-Je préfère celle-ci à celle du moment. On ne lit plus que des biographies de jeunes parisiens, pseudo-bourgeois à brushing mal dans leurs converses. Il n’y a quasiment plus rien qui ait un quelconque rapport avec le voyage, l’aventure et la force. Ca me désespère !

-Le mot de la fin…

-Je voudrais que Et qu’elle ne se relève pas soit un roman que l’on lise comme un livre et que l’on vive comme un film. L’exercice de style à part, je voulais que le lecteur ressente aussi bien la chaleur, les odeurs, la soif, la crasse, le bonheur des draps frais que le sang qui sèche sur la peau et la sensualité qui déborde de ce roman.

-Et si un éditeur souhaite te contacter pour ce manuscrit, comment peut-il te joindre?

-Et bien, je suis dans l'annuaire, à Paris, comme sur Facebook à Lionel Emery (attention, il y en a deux !)

(Ou alors, envoyez-moi un message, je transmettrai…)

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07 avril 2011

Dominique Maisons: chronique et interview pour Le psychopompe

dominique maisons,le psychopompe,interview,chroniqueAujourd’hui, coup de projecteur sur un livre qui m’a carrément emballé/embarqué. Et quand un livre m’emballe/m'embarque, je sors la grosse artillerie (quand c’est possible).

Interview pour l’un des journaux pour lequel je travaille et chronique pour un deuxième.

(J'ai tenté sans succès pour le troisième.)

J’ai fait venir Dominique Maisons dans les locaux de l’agence pour laquelle je travaille et je l’ai cuisiné sur son polar "hallucinant", Le  psychopompe.

L'homme est aussi sympathique que disert...

Voici la chronique pour Addiction, le mag, daté du mois d’avril 2011.

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 Voici à présent mon interview pour le Magazine des espaces culturels Leclerc daté également du mois d’avril 2011.

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Désolé, je n’ai pas pu m’empêcher…

En même temps, Dominique Maisons me fait un peu de pub sur son site perso. Merci à lui!

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05 avril 2011

Lilou : interview pour Dans le secret de radio Freedom

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C’est mon confrère d’RTL2, Pascal Langlois, qui récemment m’a fait part de la sortie du livre d’une dénommée Lilou, la star de la radio nº 1 de l’île de la Réunion, Radio Freedom. Il me précise qu’elle est bientôt de passage en métropole. Je ne connaissais pas la jeune femme. J’interroge mon ami Google. Ce que je découvre m’incite à m’intéresser de plus près à elle. Elle est décrite comme quelqu’un de particulièrement humain et professionnel. Que Lilou sorte un livre sur les coulisses de sa vie radiophonique en même temps que je sors mon livre sur les coulisses de mes rencontres, j’ai senti que la rencontre pouvait être intéressante.

Je lui ai donné rendez-vous dans un restaurant parisien, le 2 mars dernier. Sympathie immédiate pour cette personne sensible, généreuse et bienveillante.

Allez, on commence par la présentation du livre…

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Fondée en 1981, Radio Free Dom est la première radio de l'île de la Réunion et fonctionne en partenariat avec Europe 1. L'animatrice vedette, Lilou, revient sur son expérience de libre antenne. Dans son émission quotidienne, les auditeurs interviennent librement en direct et sans filtrage.

4e de couverture :

Free Dom n'est pas la radio des stars. C'est la radio du peuple. De la vraie vie. La Réunion est une mosaïque d'ethnies, de religions, de coutumes, de communautés. Ce département d'outre-mer est une sorte de continent en miniature, un joyau au milieu de l'océan Indien, à des milliers de kilomètres de la métropole. C'est une terre volcanique, étrange, magique et attachante. Radio Free Dom est la voix singulière de cette île singulière. Tous les accents, toutes les langues, tous les souffles, toutes les sensibilités y résonnent.

Un animateur de radio est un acteur sans visage, sans décor, sans artifice. Pendant des années, je n'ai pas voulu montrer mon visage. Aujourd'hui, en publiant ce livre, je me jette à l'eau. Me voici dans ma vérité, celle d'une animatrice attachée à Free Dom, la radio d'une île envoûtante et sublime.

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Mandor : Ton livre est publié aussi en France métropolitaine… crois-tu qu’il peut intéresser les non-Réunionnais ?

Lilou : Une grosse radio, que je ne citerai pas, m’a fait cette réflexion. Ce n’est pas parce que l’on écrit un livre sur la Russie qu’il n’y a que des Russes qui vont le lire… c’est un peu mettre les gens dans un carcan. Ce livre est là est une belle aventure. Il n’y a pas beaucoup de livres qui ont été écrits sur les coulisses réelles d’une radio. Moi, je suis curieuse de nature, j’aime savoir ce qu’il se passe derrière le décor. J’imagine que tout le monde est comme ça.

Tu as tenu un journal quasiment au quotidien depuis le premier jour de ton entrée à Freedom. C’était une base solide pour commencer ton livre.

Comme mon histoire au sein de cette radio était sympathique est belle, j’ai eu envie de l’écrire, de poser tout ça sur du papier pour pouvoir un jour raconter à mes amis de métropole, sans rien omettre. Avec le temps qui passe, on a tendance à oublier certains détails…

Beaucoup de tes amis ont découvert ta vie au quotidien grâce à ce livre...

Mes parents en particulier. Mon père était un peu en distance de cette vie que je mène. Il n’a pas internet, il vit à la campagne en France. À chaque fois que je l’avais au téléphone, il me demandait de rentrer, très inquiet de ce que je pouvais faire à la Réunion. Quand il a lu le livre, il a enfin compris ce que je faisais. Je crois qu’il est un peu rassuré. Du coup, il me conseille de rester… mes parents ne pensaient pas que ma vie avait cette consistance.

Je vis un peu ça avec mon livre… on est plus pris au sérieux en matérialisant notre vie sur du papier. C’est curieux. Contrairement à moi, toi, tu ne dévoiles absolument rien de ta vie privée… à part le chikungunya.

Je parle juste du chikungunya au nom des gens qui l’ont eu. On a tendance à prendre à la légère cette maladie. Même les médecins ! Ça me révolte. Quand j’ai fait ma rechute la dernière fois, le médecin me dit de prendre deux aspirines. Point barre. Il y a encore des gens qui appellent Freedom parce qu’ils sont encore aujourd’hui en polyarthrite totale. Moi, ce truc, je l’ai vécue comme un enfer.

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Le patron de Freedom, Camille Sudre, à qui tu n’as pas demandé l’autorisation d’écrire ce livre, l’a-t-il lu ?

Lui me dit qu’il ne l’a pas lu, mais tout le monde me dit qu’il a dû le lire immédiatement.

Tu ne l’épargnes pas, je trouve…

Je dis la vérité. Je voulais le maximum de sincérité, sans toutefois avoir une plume acide. J’ai évité de l'être parce que je voulais que ce soit un beau livre de souvenirs que je puisse relire dans mes vieux jours…

Tu aurais pu être acide ?

Oui.

Je vais te dire un truc sincère… concernant Radio Freedom, j’ai été stupéfait d’apprendre que tu faisais 5 heures de libre antenne du lundi au samedi inclus. C’est énorme ! Mais alors quand j’ai appris qu’après ton émission tu faisais le standard pour l’émission suivante, je n’en croyais pas mes yeux. Dans ma vie professionnelle, je n’avais jamais entendu un truc pareil ! C’est un peu inhumain comme emploi du temps !

Je te jure, le soir, je rentre chez moi, je suis lessivée. Ce n’est pas d’être avec les auditeurs qui m’épuise, ce sont les deux heures d’après. Ce qu’il y a autour aussi. Ma santé en a pris un coup, je n’en peux plus. J’ai trop tiré sur la corde. C’est pour ça que je m’en vais bientôt ! J’ai besoin de faire un break pour me sentir de nouveau vivante et en forme…

Au début, Lilou était discrète, mystérieuse même… tu ne montrais ta tête nulle part. Avec ce livre, tu es obligée de te mettre en avant. Tu vas te faire interviewer, il y a déjà ta photo dans les journaux…

Toi, homme de radio, tu dois le savoir aussi. C’est bien de ne pas mettre de visage sur une voix, tu l’écoutes avec beaucoup plus d’ouverture. Tu catalogues plus facilement quelqu’un quand tu en sais plus sur lui. Moi, j’estime qu’on est de passage sur Terre, que rien n’appartient à personne. Une couleur ou une apparence ne détermine pas un être. Tu peux être le plus beau et à l’intérieur le plus pourri, ou alors tu peux être le plus laid et le plus merveilleux à l’intérieur… Pour être franche, je voulais mettre une ombre sur la couverture, c’est mon éditeur qui a préféré que l’on me voie.

Tu penses que ce livre peut t’ouvrir d’autres portes professionnelles ?

Je ne sais pas, mais en tout cas, ça me fait un super CV. Je suis ouverte à toutes formes de propositions.

Après cette première expérience dans le monde de l’édition, ça te donne envie de poursuivre ?

Ce n’était pas une voie que j’envisageais en tout cas. Ceci étant, à la maison, j’ai tout  un carton de cahier avec des choses qui sonnent. Depuis toujours, j’ai des jets de phrases que je trouve intéressants. Je les note donc. J’y exprime la colère, l’amour, l’incompréhension… je ne sais pas d’où sort tout ça. Il m’arrive en les relisant de me demander si c’est bien moi qui a écrit telle ou telle phrase/réflexion.

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lilou,dans le secret de radio freedomVoici trois liens pour en savoir plus :

Une interview filmée du site zinfos 974 :

http://www.zinfos974.com/Lilou-de-Free-Dom-raconte-tout_a24298.html

Un portrait de Lilou et une analyse du livre par 7 magazine:

http://www.7magazine.re/Lilou-animatrice-sur-Freedom_a2343.html

Et 10 minutes pour le dire, émission de France Ô présenté par Gora Patel:

http://www.franceo.fr/programmes/10-minutes-pour-le-dire/lilou_47186.html

Edit :

(La rencontre date d'il y a un mois)

J'ai eu des nouvelles fraîches de Lilou, il y a deux jours . Elle a fait sa dernière émission à Radio Freedom hier. Elle quitte la Réunion et rentre en métropole prochainement. Je ne sais pas pourquoi. C'est son histoire.

Un nouveau départ qu'elle racontera peut-être dans un prochain livre...

Lilou a beaucoup donné pour les autres... qu'elle s'occupe d'elle aujourd'hui.

14 mars 2011

Interview de Sophie Audouin-Mamikonian, la maman de Tara Dunkan !

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Interviewer une star de la littérature jeunesse, ce n’est pas dans mes habitudes. Je ne lis pas beaucoup ce genre littéraire et j’ai un peu peur de souffrir de la comparaison avec les pros de ce domaine.

Mais, bon... un des journaux pour lequel je travaille me l’a demandé.

Je dis toujours oui aux interviews.

C’est un principe de base de mon existence de journaliste.

Ainsi, donc, pour Addiction, le mag daté du mois de mars, la maman de Tara Duncan, Sophie-Audouin-Mamikonian a bien voulu répondre à quelques questions… j’ai adoré sa bonne humeur, ses éclats de rire fréquents, ses doutes permanents et sa vraie gentillesse.

 

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Le lancement de Indiana Teller s'est tenu samedi...

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12 décembre 2010

18 auteurs pour "les ptits courageux" (bilan et photos)

150252_176955462330416_135115753181054_574652_8004217_n.jpgJe ne vais pas revenir sur le but de la journée de dédicaces d’hier, j’ai écrit une note avant-hier sur le sujet

Juste, je rappelle le contexte : 18 auteurs se sont réunis au Café Restaurant « La Place », place d'Italie, pour dédicacer leurs livres. Une partie des bénéfices iront à l'association " Les P'tits courageux " dans quelques jours.

Cette association de parents d’enfants porteurs d’une facio-craniosténose syndromique (syndrome de Crouzon, Apert, Pfeiffer, …) a décidé de se regrouper en association afin de mieux faire connaître ces pathologies et leur traitement, et venir en aide aux familles en leur apportant le soutien que certains d’entre eux ont manqué lors de la naissance de leurs bambins. Cette jeune association a besoin d’une représentation nationale afin de se faire connaître et ainsi aider au mieux les parents.
La présidente des « P'tits courageux », Héloïse Reichardt-Ogier était là, d’autres parents (dont ma femme et moi) sont restés une grande partie de l’après-midi, avec leurs enfants concernés par ces maladies.

 

J’ai demandé ce matin à Hervé Croenne, initiateur de cette manifestation, ses premières impressions…

 

« C’est une réussite malgré le manque de public. J'ai vu des gens heureux d'être là. Je suis surtout heureux pour les P'tits Courageux car ils repartent avec le sourire et le sentiment que nous avons donné le maximum pour faire de cette journée une réussite. Nous sommes satisfaits des ventes et des dons obtenus lors de cette manifestation… »

Hervé Croenne annoncera dans la semaine les chiffres officiels à Héloïse Reichardt-Ogier, la présidente de l’association « Les p’tits courageux ».

 

Je remercie personnellement tous les auteurs présents.

Ceux qui ne signaient pas, mais qui sont passés transmettre leur solidarité...

Les mamans de l’association et leurs pitchounes.

Et Hervé Croenne.

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De gauche à droite, Karine Carville, Luc Doyelle, Fred Vasseur et sa femme, Brigitte.

En premier plan, Valérie Bettencourt (tu peux la reprendre, mais sans flash, merci!).

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Reflets... (Photo : Jean-Paul Dayan)

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Lucius Von Lucius aka Luc Doyelle présente ses trois romans... (Photo : Elisabeth Robert-Mozannini)

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Valérie Bettencourt, au naturel... (Photo : Elisabeth Robert-Mozzanini)

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Fred et Brigitte Vasseur. Mari et femme, pour le meilleur et l'écriture...

(Photo : Elisabeth Robert-Mozzanini)

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Marie Barrillon et monsieur l'organisateur impeccable et performant, Hervé Croenne.

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Thierry Depeyrot de l'association 13 en vues. (Photo : Hervé Croenne)

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Michèle Sébal et ses deux ouvrages : un roman, un recueil de nouvelles (et un sourire permanent).

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Mes deux amis, auteurs de polars, Ingrid Desjours et Thierry Brun (qui vont encore me dire qu'ils ne sont pas beaux sur la photo...) (Laissez! J'ai l'habitude.)

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Les mêmes et, au fond, Armelle Protat Carbonel, dont j'ai fait la connaissance hier...

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Armelle Protat Carbonel et une lectrice... (Photo : Hervé Croenne)

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Ici, Raphael Azad et  Héloïse Cerboneschi.

(Photo : Hervé Croenne)

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Samantha Bailly et son roman épistolaire... (Photo : Elisabeth Robert-Mozzanini)

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Samantha Bailly et Mandor (Photo: Elisabeth Robert-Mozzanini)

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Florence Dell'aiera et Samanth Bailly (Photo : Jean-Paul Dayan)

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De gauche à droite, Elisabeth Robert-Mozzanini, Sarah Farri et Samantha Bailly.

(Photo Hervé Croenne)

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Charly et les drôles de dames : Léa Jane, Florence Dell'aiera et Sarah Farri (Photo : Elisabeth Robert-Mozzanini)

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La sympathique, Sarah Farri (Photo : Elisabeth Robert-Mozzanini)

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De gauche à droite, Valérie Bettancourt, Elisabeth Robert-Mazzanini et Sarah Farri.

(Photo: Hervé Croenne)

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Femmes de coeurs : Florence Dell'Aiera, Sarah Farri, Lea Jane et Elisabeth Robert-Mozzanini (Photo : Elisabeth Robert-Mozzanini)

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Elisabeth Robert (et sa pose photographique préférée qu'il va falloir songer à arrêter) et Mandor (stoïque)

(Photo : Elisabeth Robert-Mozzanini)

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Hervé Croenne entouré de Michèle Sebal et Elisabeth Robert-Mozzanini (Photo : Elisabeth Robert-Mozzanini)

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09 décembre 2010

18 auteurs pour "Les ptits courageux" !

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Cette note est un peu plus personnelle qu’à l’accoutumée. Beaucoup d’entre vous le savent (parce que je ne m’en cache pas), ma fille de 5 ans est atteinte d’une maladie génétique : le syndrome de Crouzon. Dans notre malheur, elle a la « chance » de ne pas l’avoir de manière prononcée (ce qui ne l’a pas empêché de subir 3 opérations l’année dernière). Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais sachez qu’une association a été créée par une jeune maman, Héloïse Reichardt-Ogier, dont la fille, Bérénice, a la même maladie. Héloïse, cette femme formidable, a d’ailleurs embarqué ma femme Hilda (devenue responsable publicité de l’association) dans l’aventure des« P’tits Courageux ».

Pour en savoir plus sur l’association, c’est ici.

La page Facebook, là.

P1040363.JPGBref, tout ça pour dire que ce samedi 11 décembre, le romancier Hervé Croenne organise une après-midi de dédicace au profit des « P’tits courageux ».

 Nous avons déjeuné ensemble aujourd’hui.

Je voulais comprendre ce qui a motivé cet acte et ce choix.

-À la base, c'était une après-midi de dédicaces entre amis, juste avant les fêtes avec l’idée de « sponsoriser » une association caritative. Nous n’avions pas d’idée précise sur qui et comment. Mes amis romanciers et écrivains ont quasiment tous dit oui à l’appel. Une des auteurs, Florence Dell’Aiera, a proposé « Les p’tits courageux ». Je suis donc allé voir ce que faisait cette association et surtout ce qu’elle défendait. Je trouvais que c’était une bonne idée de mettre en avant une petite association plutôt qu’Emmaüs ou les Restos du Cœur qui ont, eux, des sponsors beaucoup plus prestigieux. Et, je tiens à dire que parce que cette association débute, ça a mobilisé beaucoup plus de monde.

Je remercie donc ici Florence Dell’aiera d’avoir influencé Hervé. Mais je dis aussi merci aux 18 auteurs présents samedi.

Quelques mandorisés et amis : Florence Dell’aiera, donc, mais aussi Ingrid Desjours, Élisabeth Robert, Samantha Bailly, Thierry Brun et Luc Doyelle.

Quelques auteurs juste croisés, mais fort sympathiques : Sarah Farri, Valérie Bettancourt et Fred Vasseur.

Et les autres que je ne connais pas, mais que je vais avoir beaucoup de plaisir a saluer : Brigitte Vasseur, Héloïse Cerboneschi, Armelle Carbonel, Marie Barrillon, Michèle Sébal, Karine Carville, Raphael Azad et Eric Van Hamme.

Ainsi que, une nouvelle fois, Hervé Croenne et Herkule Consulting, bien sûr.

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Venez nombreux ce samedi 11 décembre de 15h à 19h00 au Café Restaurant « La Place ».

Place d’Italie à l’angle de l’avenue de Choisy entre 15h00 et 19h00.

Retrouvez toutes les informations sur : www.auteurs-dedicace.fr

Je tiens à préciser que Héloïse et Bérénice seront présentes. Vous pouvez déjà faire leur connaissance sur cette vidéo...


Le syndrome de Crouzon - Reportage France 3 Alsace

Ma petite famille aussi sera là.

Il y aura donc 18 auteurs et deux "ptites courageuses"...

23:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3)

20 octobre 2010

Prix Ozoir'Elles 2010 !

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prix.JPGParce que je suis l’animateur du Salon du Livre d’Ozoir-la-Ferrière depuis deux ans (prochaine édition, le samedi 20 novembre de 10h à 19h), hier, je me suis rendu à la délibération du Prix Ozoir’Elles 2010.

Au Café des Éditeurs, carrefour de l’Odéon à Paris.

(Comme l’année dernière à la même époque…)

Petit rappel sur ce qu’est ce prix : initié par Luc-Michel Fouassier, conseiller municipal chargé de l’événementiel littéraire et lui-même nouvelliste (par la même occasion, très bon ami de Mandor), et sous l’impulsion de Jean-François Oneto, Maire d’Ozoir-la-Ferrière, le Prix Ozoir’elles est un prix littéraire récompensant un recueil de nouvelles parmi 4 ouvrages publiés par une maison d’édition de renom.

Luc-Michel Fouassier, l’instigateur de ce prix et de ce salon avec Véronique Genest, membre du jury et fidèle parmi les fidèles…

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La grande originalité de ce prix réside dans la composition de son jury exclusivement féminin, présidé par Régine Deforges, accompagnée de  Victoria Bedos, Annie Saumon, Véronique Genest, Macha Méril, Emmanuelle Urien et Simonetta Greggio. Quelques Ozoiriennes ont également pris une part active dans le choix du jury en donnant leur avis sur les ouvrages, l’ensemble de leurs voix comptant pour une aux côtés de celles des membres précédemment citées.

 

L'une des membres du Jury, Victoria Bedos (journaliste, scénariste, auteur(e) et chanteuse du duo Vicky Banjo), me montre le tatouage Malabar qu'elle vient d'appliquer sur son poignet... à son image... "Rock".

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Ici, quelques Ozoiriennes et Simonetta Greggio (qui vient de sortir un nouveau roman chez Stock)...

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La lauréate 2010 de ce Prix Ozoir’Elles est la journaliste littéraire et écrivain, Astrid Eliard pour son livre « Nuits de noces » (aux éditions Mercure de France). De gauche à droite, le maire d'Ozoir-la-Ferrière, Jean-François Oneto, Véronique Genest, une Ozoirienne, le directeur du Salon du Livre, Luc-Michel Fouassier, la lauréate du Prix Ozoir'Elles 2010, Astrid Eluard, Victoira Bedos et une autre Ozoirienne...

 

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Pour finir, avec Mandor, Véronique Genest, Astrid Eliard, Victoria Bedos et Jean-François Oneto...

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12 décembre 2008

Je ne vous voyais pas comme ça...

... c'est le nouveau livre de Stéphane Nolhart.

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L'auteur m'a donné l'autorisation de scanner (parfois de travers, comme va parfois la vie...) la préface...
La voici:
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Le blog de Stéphane Nolhart.
Son site officiel.

12:54 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (8)