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13 juillet 2006

Pierre Lapointe ou le moderne anachronique...

medium_Lapointe.jpgVous allez penser que je ne suis qu’une girouette et que j’aime toutes les personnalités que medium_Pierre_Lapointe_et_moi_12.07.06_6_edited.2.JPGje rencontre (je ne suis pas du tout d’accord mais c’est peut-être vrai !). J’expliquais dans la précédente note mon amour pour les disques imparfaits et aujourd’hui je vais vanter les mérites d’un album absolument parfait, léché à l’extrême et parfaitement génial. Celui de l’extravagant Pierre Lapointe. Ce québécois débarque en France après avoir conquis son pays avec deux disques impressionnants et foisonnants de trouvailles musicales novatrices (qui c’est le roi du superlatif ?). Le second La forêt des mal-aimés sort le 11 septembre prochain. L’artiste est venu le présenter à Paris avant son passage aux Francofolies de la Rochelle le 15 juillet (Avec Dobacaracol à 16h dans la salle bleue La Coursive). Rendez-vous donc hier dans les nouveaux bureaux de l’antenne parisienne d’Audiogram (maison de disque indépendante qui lutte pour la liberté de création et contribue à enrichir et à transformer la scène culturelle québécoise depuis plus de 20 ans.) En l’attendant (5 minutes) je me demandais comment allait se comporter ce personnage qui, de part ce que j’en avais lu ou entendu dire ici et là, me semblait complexe, précieux, un brin prétentieux et peu medium_Pierre_Lapointe_12.07.06_1_edited.JPGdisert avec son prochain. Tout le contraire. C’est un garçon tout à fait charmant, souriant et très bavard qui se présente à moi. A 25 ans, bigre ! Il en impose le grand gaillard. Ca s’appelle simplement le charisme. Il m’explique que sa réputation d’arrogant vient de son comportement sur scène. « Au début de ma carrière, j’étais très provocant, voire très obscène, à la limite perpétuelle du border line. J’ai compris récemment que c’était parce que j’étais très mal à l’aise dans ma peau de chanteur et que je ne l’assumais pas du tout. Ce sont « les hasards » de la vie qui m’ont transformé en chanteur à l’âge de 19 ans, mais moi, j’ai toujours voulu faire de la création. Je revendique d’ailleurs le fait de créer des arts visuels… » Il faut regarder ses clips, écouter ses chansons et le voir sur scène pour comprendre ce qu’il veut insinuer par là. Pierre Lapointe parle beaucoup, très vite et j’ai du mal à en placer une. Il tente de m’expliquer son univers déjanté, mystérieux, éclectique et poétique mais je perds un peu le fil conducteur de la conversation. Je vois un type devant moi qui n’a rien à faire dans ce siècle. Il s’est trompé d’époque et c’est ce qui doit me plaire chez cet énergumène anachronique. Le paradoxe c’est que son dossier de presse écrit ceci : « Pierre Lapointe est un artiste du XXIeme siècle ; un jeune alchimiste medium_Pierre_Lapointe_12.07.06_2_edited.JPGmétamorphosant le savoir-faire musical de ces dernières décennies en un concept mélodieux et audacieux, visuel et visionnaire… ». Pas faux. Ce disque est un mélange de kitch et de sonorités électroniques originales, de pop sixties, de menuet et de programmations modernes et efficaces. Pierre Lapointe ne comprend pas l’engouement qu’il y a autour de lui et de son œuvre. « J’apprécie mais ça ne me rend pas très à l’aise… Je regrette juste une chose, c’est de ne plus pouvoir rejoindre mon public après mes concerts, comme au début. » Evidemment, je cherche à connaître ses influences littéraires. Un type qui écrit des textes aussi raffinés a forcément beaucoup lu. « Non, pas du tout. J’ai longtemps pensé que j’étais quelqu’un de déficient et même de carrément con. Je ne maîtrise pas le concret et n’arrive pas à me concentrer. Lire un livre est presque impossible, ça me demande beaucoup d’exigence. Mon imaginaire est tellement débordant que je peux faire une fixette sur un mot et partir en vrille. Du coup, j’ai mangé du théâtre et de la musique toute medium_Pierre_Lapointe_et_moi_12.07.06_5_edited.JPGma vie. » Il m’avoue sa passion de jeunesse pour le dadaïsme et le surréalisme. Cela explique d’où viennent sa medium_Pierre_Lapointe_12.07.06_4_edited.JPGpoésie parfois absurde et son comportement théâtral exacerbé. Ce que je retiens de ma rencontre avec lui, c’est sa gentillesse… et sa patience. Vous savez que pour ce blog, je me fais tirer le portrait avec les artistes (ce qui, je vous l’assure, n’est pas toujours facile à assumer !). L’idée de poser à côté d’un type qui va enlever son visage de la photo (déjà en ligne dans « With the stars 3eme partie ») fait marrer l’ami Pierrot. Il doit se dire « ils sont fous ses français ! ». Bon, je vous explique. J’ai un nouvel appareil numérique et donc, je n’en connais pas encore toutes ses subtilités. J’ai mis 10 minutes pour comprendre comment fonctionnait le retardataire (après de nombreuses poses infructueuses… la GROSSE HONTE !) Il n’arrêtait pas de me répéter en rigolant: « Ok ! J’ai pas de problème avec ça ! » Mais en se foutant un peu de ma gueule quand même… C’est dur la vie de blogueur consciencieux !

(Les photos d'une beauté extrême sont de mon humble personne lors de l'entretien et j'en suis très fier... sauf celle d'en haut à gauche car elle n'est pas de moi et donc, aucune raison de la créditer. Non mais!)

 

Liens:

www.pierrelapointe.com

www.audiogram.com

www.francofolies.fr

 

11 juillet 2006

Fabien Martin, un être à part...

medium_Fabien_Martin_photo_3_edited.JPGJe viens de lire le blog très intéressant du chanteur Fabien Martin. C’est amusant car il rejoint les propos de ma précédente note sur le comportement de Zinedine Zidane. Fabien Martin est un jeune artiste qui « fabrique » (parce que très artisanalement) une œuvre émouvante et puissante. Ca fait longtemps qu’un chanteur ne m’a pas touché ainsi et j’ai d’ailleurs un peu de mal à en expliquer les raisons. Son deuxième album Comme un seul homme sort le 18 septembre prochain. Je tenais absolument à le rencontrer 1) dans le but d’écrire un article 2) pour lui témoigner toute mon admiration. (A ce propos, la déontologie professionnelle des journalistes implique une certaine neutralité dans leurs articles et devant les personnes interrogées. Moi, quand j’aime, je dis. Point barre.) Le 12 juin dernier, j’ai rendez-vous avec lui chez ULM/Universal. L’attachée de presse (salut Myriam !) nous installe sur une terrasse ensoleillée à souhait. Je lui parle de son blog (le mien n’existait pas encore). Mine de rien, on apprend beaucoup sur la personnalité de quelqu’un en lisant ses propos (ça frise l’euphémisme, là !). Jetez-y un coup d’œil ! Je vous assure, il écrit sur lui, sa vie, ses concerts mais il « philosophe » aussi pas mal avec humour, ironie et pertinence. « Ce qui me fait marrer c’est comment les gens atterrissent sur mon blog. Dans les stats, je vois les référents. Certains tapent mon nom sur Google, mais d’autres arrivent chez moi par hasard en ayant écrit des trucs comme « les yeux qui coulent » ou « chanteur+cortisone ». J’ai effectivement raconté dans une note mon allergie au pollen...» On est peu de chose… Plus sérieusement, Fabien Martin enregistre des albums exigeants mais très abordables, accessibles à tous (pour peu qu’on aime le bel ouvrage). « De toute façon, le fait d’aimer un album tout de suite n’est pas une garantie pour l’aimer à vie. C’est comme avec une fille. Ce n’est pas parce que l’on a un coup de foudre avec elle que ça va durer longtemps. ». Alors, oui, pour ceux qui ne connaissent pas bien l’univers de cet artiste, je propose d’écouter deux à trois fois son nouveau disque avant de se faire une idée réelle de son talent. Il a le sens de la mélodie accrocheuse (bien qu’elle ne soit pas linéaire) et des paroles qui ne peuvent laisser indifférent. La première fois que j’ai écouté son premier opus Ever Everest, j’avais déjà été saisi par sa voix, à la fois ténébreuse et aérienne, selon les moments. Dans son dernier bébé, Fabien Martin a su créer sa Foule sentimentale à lui. Toute une vie, une sacrée chanson générationnelle sur l’enlisement des consciences : « On se pose tous de nombreuses questions sur la vie, sur comment combattre les injustices, sur la meilleure manière d’aider son prochain mais on ne sait pas comment réagir. Alors, j’écris des chansons juste pour montrer la situation, le désengagement politique et plus généralement la désillusion de notre génération. » Le garçon mérite d’être reconnu par ses pairs et surtout par un public plus large. Je vous le medium_0023_edited.jpgrépète, ce type là à un truc en plus que les autres, mais, je ne sais pas quoi. Peut-être que j’en ai ras le bol d’entendre des chansons lisses, sans aspérité, sans saveur et que là, c’est exactement le contraire… Oui, peut-être bien que j’aime les chanteurs qui livrent leurs fêlures sans honte mais avec pudeur. Et peut-être que je sens que mes fêlures à moi sont proches des siennes. Je ne sais pas. En tout cas, quand dans La grande aventure il chante: « La vie cette jungle/ Nous aiguille, nous épingle/ Dans les allées et les aléas/ Moi je fléchis, je flanche/ Je m’accroche aux branches/ Je m’éloigne de lianes en lianes… » et plus loin  « La peur de l’éboulis/ La mélancolie/ Toutes ces choses qui nous empêchent/ Allons ! Que l’on se hâte/ De jeter à terre/ tout ce bordel qu’on a dans la tête ». J’applaudis des deux mains. Clap Clap ! Prochainement, je livrerai dans « With the stars (2006) 3eme partie » mon article plus formel et détaillé de l’album Comme un seul homme. Demain, je rencontre un autre chanteur, québécois celui-ci : Pierre Lapointe. Je l’ai vu au Café de la Danse il y a quelques semaines et il m’avait vraiment charmé. L’album La forêt des mal-aimés qui sortira le 11 septembre prochain (hum! Quelle date curieuse!) est très surprenant car son univers est déjanté et mystérieux. J’ai hâte d’en savoir plus sur lui. Mais bon, Fabien, c’est bien toi le meilleur !

(Pas mal la photo que j'ai prise après l'entretien! Le soleil dans les yeux et la main sur le genou droit, c'est une bonne idée, non? C'est beau et naturel.)

 

Dernière minute:

Je viens de recevoir ce mail. Je suis démasqué (gasp!) mais j'ai enlevé ma vraie identité. Et j'ai rectifié la date de sortie de son disque...

 

Salut Mandor

 Merci pour ce post plus que sympathique envers                
 ma modeste personne.                
 Tu es bien … ?                
 Bon, sinon, info ultra importante, l'album               
 sort le 18 septembre et non plus le 21 aout.               
  Bon à savoir.  Merci encore.                
  A +                
  Fabien Martin           

Liens:

http://fabienmartin.artistes.universalmusic.fr 

http://fabienmartin.blog.lemonde.fr 

http://myspace.com/fabienmartin        

07 juillet 2006

Murat emmuré...

medium_murat.4.jpg"Je suis pour l'Italie à fond. Moi, vous savez, je compare le foot à la musique... Ce combo de 11 mecs fait une espèce de jazz-rock-zouk qui ne me fait ni chaud, ni froid. Je préfère de loin la musicalité du jeu italien ou anglais. Franchement, celle des français est loin d'être enthousiasmante, non?" Jean-Louis Murat n'est pas chauvin et encore moins nationaliste mais provocateur, ça oui. L'homme est enfin là, devant moi, de bonne humeur, le sourire goguenard, pieds nus, la chemise débraillée laissant poindre son petit ventre rebondi (prouvant que l'ermite auvergnat n'en n'est pas moins bon vivant). Relax quoi... Je suis venu pour qu'il m'en dise plus sur son album à venir (le 28 août 2006): Taormina. Il répond à mes questions allongé sur son lit (oui, nous sommes dans sa chambre d'hôtel) en sirotant un verre de rouge dans lequel régulièrement il ajoute des glaçons (quelle faute de goût!) Je vous le dis tout net: j'aime bien ce type. En tant qu'artiste mais aussi en tant que je m'en foutiste absolu, électron libre dans ce milieu pas toujours sincère. "Le monde médiatique, c'est de la connerie. Dans la mesure ou il faut plaire au plus grand nombre et prendre le plus petit dénominateur commun, évidemment, on tombe dans la tyrannie de la médiocrité. Ce monde du show biz est une machine à broyer, avec mes chansons et mon comportement, je tente simplement de résister." Je vous le concède, parfois, Murat va trop loin (chez Bern, Ardisson ou Ruquier par exemple). Je lui dit, il s'énerve. Il est franchement dégouté de l'hypocrisie ambiante et du nouvellement vers le bas permanent. Personne ne trouve grâce à ses yeux parmi ses collègues de la chanson. "Dans le milieu, je ne connais personne et personne ne me dit bonjour. Je n'ai aucun ami chanteur. J'ai essayé mais je n'y arrive pas. Il y a toujours un moment où je ne suis pas d'accord. Je suis donc quelqu'un de très seul et ça me fait souffrir." Snif! Quelqu'un a t-il un mouchoir? "Vous savez qu'on m'a viré de l'Elysée Montmartre récemment. Je me suis fait insulter par 4 mecs qui n'avaient pas aimé ma prestation lamentable chez Bern. Ils m'ont carrément foutus dehors au bout de 10 minutes du concert que je venais voir tranquillement. Depuis, je vous jure, je suis devenu parano. Je trouve que tout le monde me regarde de travers. Encore ce matin dans le train... J'ai décidé d'essayer de me calmer sur les plateaux de télé parce que les conséquences sont terribles pour moi." Mon opinion perso c'est que Murat est emmuré dans un monde dans lequel il ne se sent pas bien. (C'est qui le roi de la psychanalyse de comptoir?) Donc, il déborde constamment. Sa seule issue est de créer. Ecrire, peindre, chanter, jouer de la guitare... tout le temps. "Peut-être bien." réfléchit-il en me versant, sans me demander, un verre de Vittel (putain, mais j'en veux bien, moi, de son pinard congelé!). "Etre créatif, c'est vouloir sortir de soi. Si je n'expulse pas les choses, elles m'empoisonnent, alors j'écris. Vous avez raison au fond. Je passe mon temps à essayer de retrouver une vie ou une dimension humaine dans laquelle je me retrouve. La vie quotidienne sans exercer mon art est une torture pour moi." Hop! Encore deux glaçons in the wine! Paradoxal discours parce qu'en même temps le crédo de Jean-Louis (oui, je l'appelle Jean-Louis, c'est désormais mon meilleur pote...) c'est "Amour, plaisir, désir".  Je lui demande si l'amour au sens large, le plaisir de boire et de s'envoyer en l'air sont ses seules activités extra artistiques. Il se marre. "Pas vous peut-être? Franchement, il faut en profiter et faire en sorte que la vie soit enthousiasmante pour tout le monde." Moralité: il faut picoler, baiser et se lâcher. La vie selon St Murat, c'est un peu le paradis.

Lien:

www.jlmurat.com

05 juillet 2006

Petit Patxi deviendra grand...

medium_Patxi.2.jpgL'album de ce jeune gars de la 3eme saison de la star'ac devenait peu à peu l'Arlésienne. Mon pote Carl d'RTL2 (et néanmoins musicos) m'invitait fréquemment au studio Ferber pour me faire rencontrer Patxi pendant ses séances d'enregistrement. Je déclinais systématiquement la proposition faute de temps. Puis j'ai rencontré pas mal de "gens du métier" me disant le plus grand bien de cet album. J'ai reçu S'embrasser la semaine dernière et effectivement, c'est du bon. (Merci Briginounette qui est l'une des attachées de presse de Paris qui n'accepte que des artistes de qualité...) Un p'tit Souchon qui aurait mangé du Raphaël et de l'Innocent au p'tit déj... Vous touillez le tout et ça donne du Patxi avec un style finalement très personnel. Ca cause d'amour désillusionné et de vie pas facile sur de la zic diablement acoustique... Banjo, mandoline, Harmonica en plus des instruments habituels. Jean-Christophe Urbain et J-P Nataf (deux Innocents, tiens, tiens!) ont réalisé le disque. "Les Innos ont marqué ma jeunesse. Colore, Un homme extraordinaire et Dentelle sont des chansons importantes pour moi. J'aime leur façon de claquer les guitares. J'avais envie de trouver avec leur "truc" à eux, un "truc" à moi." Jil Caplan joue à la choriste sur le 1er titre, Louis Chédid et Pierre Souchon ont co-écrit une chanson chacun. Voyez l'atmosphère! (D'ailleurs, ça sort chez Atmosphèriques le 28 août prochain). Bref, un skeud pas du tout académique chanté par un gars qui ne se prend pas pour une star et qui auteur-compositorise lui même son oeuvre... Espérons que certains auront la curiosité d'écouter. "J'ai soif d'honnêteté. Je sais qu'il y aura des critiques faites par des gens avec des oeillères. Ca m'attriste un peu mais, bon, ce n'est que de la musique. Il n'y a pas mort d'homme." J'ai passé une heure avec lui aujourd'hui au Chao Ba pour un futur article (et re-merci Briginounette parce que c'est elle qui me cale les rendez-vous avec "ses" petits protégés... et souvent au Chao-Ba. J'ai cru comprendre que c'est parce que ce n'est pas trop loin de son bureau (feignasse, moi ça me fait venir du Val d'Oise!) et aussi, c'est vrai, l'endroit et agréable.) Je mets des parenthèses dans des parenthèses, ça ne se fait pas mais j'm'en balance. Bref, à part les questions d'usage sur son 1er vrai disque, on a parlé littérature. Lui est pro Philippe Besson. "J'ai lu tout ses livres, c'est un pote!". Moi, j'aurais tendance à largement préféré son homonyme Patrick (qui détruit consciencieusement Philippe dans ses chroniques à chaque nouveau livre). Patxi me parait bien dans sa tête et droit dans ses bottes. Sympathique, réfléchi, calme et solitaire. Un rien medium_0006_edited.jpgcontemplatif m'a t-il avoué. Pas du tout le tout fou qu'il avait l'air d'être au chateau de Dammarie-les-Lys... "J'aime bien être seul, me balader, m'installer à une terrasse de café, regarder les gens, imaginer leur vie. Ca me repose." Je suis toujours impressionné quand un jeune de 22 ans arrive à garder la tête froide dans ce milieu. Il a juste un problème. Il ne boit que de l'eau pendant les interviews (ce qui ne fut pas le cas de Jacno lors de ma récente rencontre. Nous étions très vite complètement torchés au vin rouge (pichet). Mais, le torchage, ça m'est arrivé aussi avec Nicolas Rey (la grosse biture: 2 bouteilles de rouge à deux), avec Fernando Arrabal (une seule mais moi tout seul, le salaud!) et avec Michel Delpech (mais là, c'était à la Maison du Danemark donc avec de l'alcool TRES FORT!). Nous sommes sortis en titubant sur les Champs-Elysées. Je ne savais plus où j'avais garé ma voiture... et puis aussi avec Jacques Lanzmann mais lui était sobre, je crois. Moi je sortais d'un repas bien arrosé avec mes deux amis chanteurs (pas encore très connus mais bigrement talentueux) Laurent Madiot et Tichot. Bref, Patxi lui boit de l'eau à midi et c'est très bien pour ma santé et pour la cohésion de mes questions... (photo dans "with the stars 3eme partie".) En parlant photo, celle qui illustre cette note en haut à gauche est signée Richard Dumas et l'autre là, elle est de moi après l'interview. Elle est d'ailleurs nettement plus belle parce qu'elle fait plus professionnelle. Hein?

Bon, sinon, demain, je devrais interviewer Jean-Louis Murat (à l'hôtel Plazza Bastille), je suppose, si la France gagne ce soir et s'il n'annule pas une deuxième fois (voir plus bas). J'espère que ma rencontre avec lui ne se transformera pas en Arlésienne. (Merci à Georges Bizet de me permettre d'utiliser ce terme 2 fois sur cette note!).

Liens:

www.patxi.fr

www.atmospheriques.com

www.rtl2.fr