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13 octobre 2010

Raphaël : interview (et photos) pour la sortie de "Pacific 231" !

Le 17 septembre dernier (près d’un mois déjà…), j’ai rencontré le chanteur Raphaël pour Addiction, le mag et pour  le site MusiqueMag. J’étais plutôt ravi parce que l’album « Pacific 231 » m’avait particulièrement plu.

Un bijou…

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17.09.10 Raphael 1.JPGRendez-vous m’avait été donné, un matin, à l’Hôtel Particulier, situé sur les hauteurs de Montmartre. J’arrive en premier (après avoir trouvé ce lieu somptueux avec beaucoup de difficulté). Dire qu’il faut montrer pattes blanches pour franchir les quelques portes fermées à clef (et particulièrement surveillées) est un euphémisme. Je m’installe sur un confortable canapé. Une jolie demoiselle veille à mon confort. « Tout va bien monsieur ? Vous n’avez besoin de rien ? ». J’aime la bienveillance professionnelle, mais mon éducation me fait répondre que « tout va bien ! », alors que j’avais très envie de boire un thé bien chaud. Sur ces entrefaits de la plus haute importance, deux attachées de presse de chez EMI arrivent. Je les connais depuis des années. On discute ensemble un moment assez long. Le chanteur, lui, arrive une vingtaine de minutes en retard.

-Excusez-moi, ce n’est pas tout à fait mon heure !

Après une petite minute de conversation, il me demande si c'est la première fois que l'on se voit.

-Non, c'est la seconde... pour le précédent album nous nous étions déjà vu une heure dans une suite de je ne sais plus quel palace parisien.

-Je me disais bien que je vous avais déjà vu quelque part. Je n'oublie personne... juste, je ne resitue pas toujours.

Nous nous installons dans le salon, à l’écart de tout le monde… voilà le résultat pour Addiction, le mag.

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Et voici, la version sensiblement identique, pour MusiqueMag.

Son clip du premier single, "Au bar de l'hôtel", censuré sur M6...

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 Raphaël et Mandor le 17 septembre 2010 à l'Hôtel Particulier, Paris. 10h30 du matin...

Pour finir, si vous souhaitez télécharger légalement (of course) le n°1 des ventes de cette semaine, rendez-vous ici.

 

13 septembre 2010

Bertrand Guillot... "Hors Jeu", enfin en poche !

A l'occasion de la sortie du livre de Bertrand Guillot, Hors Jeu, en édition de poche chez J'ai Lu (le 25 août dernier), je vous propose la note publiée en août 2007 (date de sortie de ce même livre aux éditions Le Dilettante)...

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Le truc, c’est de faire comme si je n’avais jamais vu ce garçon, comme si je n’avais jamais fait de sorties nocturnes avec lui ou bu des coups (diurnes) ensemble. Allez, je vais faire comme si ce n’était pas un bon ami. Comme si je n’adorais pas passer des moments avec lui.

Comme si.

D’accord ?

Donc, je prends rendez-vous avec lui pour organiser une vraie interview.

Genre, on se voit dans un café et on discute sur l’objet du délit.

0fa058a3f0884411aee7cdde9d81ebdd.jpgEn l’occurrence un livre.

Celui de Bertrand Guillot (dont, rappelons-le, je n’ai jamais entendu parler, hein), Hors jeu.

L’histoire de Jean-Victor Assalit. Un ex d’une grande école (HEC) qui traverse une période creuse et donc, qui est un peu rejeté de la horde de ses amis « dominants ». Et quand on est plus dans le coup, on fait un peu n’importe quoi. Une blague d’un de ses potes (lui, tout à fait « dominant actif ») va le transporter dans le monde épique du jeu télévisé. Il s’agit, très précisément pour notre héros, de participer à l’émission La Cible , présentée par Olivier Minne.

C’est lui, à côté de je ne sais pas qui.

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Alors, raconté comme ça, je ne sais pas si je motive le lecteur érudit que vous êtes à vous jeter sur l’ouvrage. Mais, les amis, je tiens à ajouter que, d’accord il est question de « tests, farandoles de questions, quiz mutins, trous de mémoire et érudition lance-roquette, coaching et training » mais pas que.

Jean-Victor devient, en quelque sorte, « l’ambassadeur officiel des Dominants dans le monde fascinant de la télévision populaire ». Il veut gagner « avec la manière » et doit donc passer des castings « élément central d’une société de castes » le plus brillamment possible. Je vous passe les détails, mais, comme pour lui c’est un moyen de rebondir, ses amis deviennent son staff… évidemment, tout ne se passera pas comme prévu.

C’est mieux là ?

Sinon, je peux dire qu’il y a une bonne tranche d’amour, d’humanité et de morale dans cette histoire. Je peux le dire parce que c’est vrai.

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Donc, je rencontre ce jeune homme dans un bar d’à côté de chez lui. Admirez, sur la photo, comme on sent qu'il est un ancien "dominant!".

Comme je ne le connais pas, je ne sais pas qu’il prend du café l’après-midi et de l’alcool qu’à partir de 18 heures (en gros), donc, comme c’est la première fois que je le rencontre, je lui demande :

-Vous buvez quoi maître ?

-A cup of tea, please.

Il se prend pour Marc Lévy ou quoi ? C’est ridicule, je sais très bien qu’il est français et qu’il boit comme tout 36304fffbc87af1f61a1949613443573.jpgbon français, un café. Moi, je reste au vin rouge (je suis français également, mais un peu plus que lui, visiblement).

Je pose à cet intrigant personnage tout plein de questions vachement passionnantes. Il me regarde admiratif.

Je lui fais remarquer que, bon, je sais, je suis Mandor, mais quand même, il n’est pas obligé de me déifier (c’est gênant).

 

Je lui demande s’il s’est rendu compte que son livre est aussi un manuel du parfait candidat :

-J’ai pourtant pas mal élagué. Si quelqu’un veut participer à un jeu télévisé, qu’il m’appelle pour que je lui donne la version longue.

Après une telle déclaration, ce type, là, devant moi, que je découvre en vrai (puisque je ne l’avais jamais vu jusqu’à présent) m’apparaît tout à coup comme un mec généreux.

Comme je ne connais rien de sa vie, de son passé, je l’interroge sur la part autobiographique de son roman.

3b66f08a4884f2fd9b315473968668b8.jpg-Je sors moi aussi d’HEC. Des «  dominants », j’en connais, j’en côtoie encore, j’ai été chez le même éleveur. J’ai commencé à bosser dans des boîtes de « dominants » puis j’ai fait un pas de côté parce que je trouvais ça vain. L’idée de dominer ne m’amusait pas spécialement. Jean-Victor n’est pas moi. Fondamentalement, le héros de mon livre est un garçon que je considérerais dans la vie comme quelqu’un d’antipathique. Pour être franc, la seule partie autobiographique du roman est le casting. J’ai vraiment passé celui de La Cible. Je devais y aller avec un copain qui m’a finalement lâché. J’ai pris cette expérience comme une aventure, un voyage dans un monde inconnu. J’ai vite senti qu’une histoire pouvait sortir de ce que je vivais à ce moment précis. Je me suis mis dans une disposition particulière. Les yeux et les oreilles grands ouverts mais dans l’action. Le lendemain, j’ai gratté une trentaine de pages.

Il est bavard, ce Bertrand Guillot (dont je ne sais même pas qu’il est aussi connu sous le pseudonyme de Second Flore, c’est vous dire, s’il est un parfait étranger pour moi).

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La grande question (vous allez constater par vous-même, j’ai parfois des éclairs de génie quand je me mets à interroger).

-Tu as le trac ?

(Sous-entendu, quand votre livre va sortir… la réaction des gens, les chiffres de ventes…etc.)

(Ne me demandez pas ce que peut signifier le …etc., je n’en sais fichtre rien, mais ça veux dire que si je voulais, je pourrais donner bien d ‘autres exemples.

Si je voulais.)

-Globalement, depuis que j’ai signé avec Le Dilettante, cette histoire de bouquin a réveillé chez moi des pulsions paranoïaques que je ne connaissais pas. Je suis plutôt un type zen, mais, là, je ne suis plus du tout serein.

S’il n’est pas serein, l’oiseau (oui, je sais, elle est franchement bonne, celle là) risque bien de remporter son petit succès.

À mon humble avis de garçon tout à fait objectif.

Bertrand Guillot a écrit un roman populaire, amusant, positif et (un peu) philosophique.

Une manière de voir la vie intéressante.

Avec tout plein de trucs qui émotionnent son homme (ou sa femme).

(Avouez que comme critique littéraire, je me pose là. Mon style est tout à fait étonnant !)

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Bref, j’ai aimé.

Et, imaginons un instant que ce Bertrand, en vrai, ce soit un sacré bon pote. Et ben, je n’aurais pas apprécié, j’aurais fait plus soft.

Si.

Assurément.

Sinon, quelle idée de sortir son premier roman lors de la rentrée littéraire !

-Mon éditeur, Dominique Gaultier m’a expliqué : comme c’est votre premier roman, vous avez le choix entre prendre le risque d’être noyé à la rentrée et avoir une certitude d’être ignoré un autre moment.

Bon, ça calme les ardeurs !

Le livre est en vente dans toutes les librairies et le bouche à oreille est excellent.

Donc, vous faites ce que vous voulez, mais je vous conseille d’être curieux.

Message personnel : Bertrand, pour le resto promis, c’est le Fouquet’s.

Je déconne.

Pfff… aucun humour.

Cadeaux bonus:

 Quelques liens sur le livre de cet auteur en devenir:

http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2007/08/24/580...

http://lectures-de-stephanie.blogspot.com/2007/08/bertran...

 http://papercutswebzine.wordpress.com/2007/08/27/bertrand...

http://www.evene.fr/livres/livre/bertrand-guillot-hors-je...

L'article de Biba de ce mois-ci:

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08 septembre 2010

"Elle s'appelait Sarah", le film: Projection privée et interviews

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Julia Jarmond, journaliste américaine installée en France depuis 20 ans, enquête sur l'épisode douloureux du Vel d'Hiv.
En remontant les faits, son chemin croise celui de Sarah, une petite fille qui avait 10 ans en juillet 1942.
Ce qui n'était que le sujet d'un article devient alors, pour Julia, un enjeu personnel, dévoilant un mystère familial.
Comment deux destins, à 60 ans de distance, vont-ils se mêler pour révéler un secret qui bouleversera à jamais la vie de Julia et de ses proches ?
La vérité issue du passé a parfois un prix dans le présent...

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 Julia : l'éblouissante Kristin Scott-Thomas.

 

37744_143707072321427_108349532523848_349902_2334899_n.jpgVous êtes nombreux à avoir lu le livre de Tatiana de Rosnay : « Elle s’appelait Sarah », livre vendu à plus de 2 millions d’exemplaires (voir la vidéo de « 1000 feuilles » avec l’auteur) et qui a fait de Tatiana de Rosnay l’auteur français la plus lu en Europe (autre rencontre là). C’est un roman qui touche au cœur et qui a fait beaucoup pour le devoir de mémoire.

 

(Personnellement, j’avais expliqué, lors de ma toute première rencontre avec elle, pourquoi ce livre était important dans ma vie).

 

Le 13 octobre prochain, « Elle s’appelait Sarah » sort dans sa version filmée. Un film de Gilles Paquet-Brenner avec Kristin Scott-Thomas, Mélusine Mayance, Niels Arestrup, Frédéric Pierrot.
Adaptation fidèle du roman. De l’émotion tout en finesse, pas d’esbroufe, des comédiens hors pair. J’avais peur d’être déçu.

 Je ne l’ai pas été.

 

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 Sarah : la phénoménale Mélusine Mayance.

 Les Éditions Héloïse d’Ormesson ont invité lundi une cinquantaine de personnes pour une projection privée…

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Avant la projection, Tatiana de Rosnay (l’auteur), Héloïse d’Ormesson et Gilles Cohen Solal (les éditeurs) ont expliqué avec humour l’histoire magique du livre et de son succès fulgurant, puis ont remercié le public présent.

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 Après la projection, un cocktail a été organisé… Mandor en a profité pour interroger 3 personnes.

 Interviews flash de Tatiana de Rosnay, sa fille Charlotte Jolly et Héloïse d’Ormesson.

 

Tatiana de Rosnay : 

 

Mandor : Tu sors de la projection. Je sais que ce n’est pas la première fois que tu vois ce film.

 

Tatiana de Rosnay : C’est la troisième fois et à chaque fois c’est énormément d’émotion. Là, je l’ai vu assise à côté de ma fille Charlotte. Elle était en larmes. A chaque fois que je vois ce film, je suis bouleversée, tout remonte.

 

 

M : Tu ne t’es jamais sentie trahie dans cette adaptation ?

 

TdR : Jamais. Pas un moment. Ce sont mes personnages, c’est ma Sarah, c’est ma Julia. Tout est là.

  

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 Tatiana de Rosnay et la comédienne qui incarne Sarah, Mélusine Mayance

M : Je me souviens que lorsque je t’ai interviewé pour la sortie du livre, nous parlions d’une éventuelle adaptation au cinéma, à l’époque, absolument pas d’actualité. Tu me disais que s’il y en avait une, tu aurais bien vu Kristin Scott Thomas dans le rôle de Julia…C’est fou, ça !

  

P1030645.JPGTdR : Il y a une magie autour du livre. Cela dit, j’ai quand même galéré trois ans pour le faire publier. Je n’y croyais plus. J’ai écrit ce livre entre 2002 et 2005. C’est Héloïse d’Ormesson et Gilles Cohen-Solal qui ont miraculeusement cru en moi à un moment où j’étais persuadée que ça n’allait jamais se faire. Pour moi, c’est une aventure humaine très riche et passionnante.

 

M : Ressens-tu de la fierté à voir ton nom au générique de ce film ?

 

TdR : Non, je ressens une incrédulité totale. J’ai l’impression que je vais me réveiller demain en ayant rêvé. J’essaye de savourer tout ce qui m’arrive, mais j’ai du mal.  

 

Charlotte Jolly de Rosnay (fille de Tatiana):

 

Mandor : Alors, ce film tiré du livre de ta maman?

 

Charlotte Jolly de Rosnay : Je l’ai regardé avec un sentiment de fierté du travail de ma mère. Dans le film il n’y a pas de « trop », c’est sobre et émouvant. Moi, j’avais commencé à lire le livre et comme je suis très très sensible, j’ai eu du mal à le continuer. Maintenant, ça me donne envie de finir le livre et d’être encore plus fière de ma mère. Ça m’a tellement remuée que là, vraiment, je suis complètement…

 

Elle ne termine pas sa phrase.

 

M : Ta mère m’a dit que tu avais pleuré.

 

 

CJdR : J’ai pleuré plein de fois pendant la projection. Je tenais très fort la main de ma mère. Je n’oublierai jamais ce moment.

 

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 Héloïse d'Ormesson, Tatiana de Rosnay et sa fille Charlotte Jolly après la projection.

M : Ce film t’a-t-il renvoyée à des choses personnelles avec ta maman ?

 

CJdR : Je me suis rappelée au début, quand ma mère était malheureuse parce que personne ne voulait de son livre. Il y a eu beaucoup de moments de tristesse avant qu’ « Elle s’appelait Sarah » ne soit publiée. Le fait que maintenant tout se réalise pour elle, ça me rend la plus heureuse des filles.

 

 

M : Comment tu vis sa nouvelle notoriété ?

 

CJdR : Je suis vraiment très très fière d’elle. En plus, elle n’a pas changé. Elle n’a pas du tout un caractère à avoir la grosse tête. Elle sait parfaitement gérer sa nouvelle célébrité, ce qui me rend encore plus fière d’elle.

 

M : Ça te donne envie d’être écrivain également ?

 

CJdR : J’aimerai bien avoir son talent. Moi aussi j’aime beaucoup écrire et lire et je dois avouer que ma mère est un bel exemple à suivre.

 

Héloïse d’Ormesson :

 

Mandor : C’est la seconde fois que vous voyez le film. Vous en ressortez comment ?

 

Héloïse d’Ormesson : Cette fois-ci, je n’avais pas de mouchoirs et ça m’a beaucoup manqué. C’est un film merveilleux, on est vraiment transporté. J’ai trouvé que c’était une adaptation extraordinaire, très fidèle. Mais une adaptation fidèle doit aussi se réapproprier le texte pour le bien du film. Il faut gommer certaines choses, en gommer d’autres. Tout le travail d’adaptation, c’est quand même de transformer un roman en un film réussi. Il y a des petits aménagements, mais qui sont pour le meilleur du scénario et pour une transposition à l’écran. C’est bizarre, les émotions du livre et du film ne viennent pas des mêmes scènes…

  

M: Est-ce que l’éditrice à son mot à dire pour une adaptation ?

 

 

Hd’O : L’éditrice n’a strictement rien à dire, éventuellement l’auteur pourrait mettre son grain de sel. Quand on en parlait avec Tatiana, elle me disait qu’elle ne voulait surtout pas interférer. Je l’ai d’ailleurs encouragé dans ce sens en lui disant que ce n’est jamais très bon pour l’auteur qui risquerait de se crisper et de ne pas comprendre certains choix. Il faut éviter les frictions inutiles et faire confiance aux adaptateurs. C’est un peu comme l’auteur qui doit faire confiance à son éditeur, là l’éditeur et l’auteur doivent faire confiance au réalisateur et au scénariste. C’est ce qu’on a fait et on ne le regrette absolument pas.

 

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M : Avec le recul, l’histoire du livre en lui-même est belle, non ?

 

Hd’O : Il doit y avoir un ange gardien, une étoile quelque part qui veillent sur cette Sarah sur toutes ses formes. Cette étoile est extrêmement protectrice. Je dois signaler que Tatiana de Rosnay a été associée au lancement et à la promotion du film et c’est très rare. L’histoire autour de Sarah est folle. Ce livre, d’un seul coup, à transformé la vie de ses lecteurs, de son auteur et de son éditeur. C’est ça un beau livre…

 

Pour finir, la bande annonce du film :

 

 

17 juillet 2010

Bernard Giraudeau : interview pour Les dames de nage

medium_V87_Livres_Bernard_Giraudeau_Photo_2_par_Sylvie_Lancrenan_.JPGAprès lui, l’idée d’aller chez Bernard Giraudeau, dans son appartement parisien jouxtant l’avenue des Champs-Élysées, me plaisait beaucoup. J’ai toujours admiré ce comédien. Celui des années 70 et 80, léger et celui d’après, plus torturé, ambigu, voire dramatique…

(Sa filmographie est ici).

Cet homme m’intrigue, m’impressionne même.

En ce jour de mars 2007, j’avoue que j’ai un peu le trac en montant dans l’ascenseur. Pendant les 6 étages, je croise les doigts pour que l’entretien se passe bien.

Je sonne. Un moment que j’estime long passe et Bernard Giraudeau finit par arriver. Le portable collé à l’oreille.

Un sourire, il me fait signe de le suivre.

Il raccroche rapidement puis s’excuse. Dans son salon, il me demande de m’installer, de faire « comme chez moi »… ce qui, évidemment, est une formule de politesse.

Je sors mon bazar de mon sac. Magnéto, mes fiches et mon exemplaire du livre.

Il me propose un thé, que j’accepte puis me demande si j’ai déjà lu un livre de lui. Je réponds que oui, son tout premier, Le marin à l’ancre, mais pas le second Les Hommes à terre.

-Le problème, monsieur Giraudeau, c'est que je n'ai le temps de lire uniquement des livres que je critique dans mon journal. C’est parfois frustrant, vous savez.

-Ce n’est pas grave, cher monsieur, vous avez de la chance… au moins, vous lisez.

39261_1.jpgJe suis là afin de parler de son nouveau livre Les dames de Nage (qui sort ce jeudi). Sa forme narrative oscille judicieusement entre le roman, le récit et les nouvelles. L’écrivain voyageur multiplie les pistes littéraires pour écrire la recherche de l’amour (et de lui-même) à travers le monde. Pour être franc, il s’est inventé un héros qui lui ressemble un peu (beaucoup ?)… un cinéaste doublé d’un sensationnel aventurier.  

-Je me sers de lui et de son chemin initiatique pour établir un parcours qui, sans être tout a fait similaire, me ressemble un peu. Marc Austère me permet de faire le point sur ma propre vie. Si j’avais écrit une fiction absolue, je m’éloignais de l’essentiel… 

Son enfance à La Rochelle , racontée par petites touches, tel un peintre impressionniste, explique le destin qu’il s’est choisi. Une mère aimante, mais délaissée, un père qui n’a pas su être père, des grands parents pathétiques… Marc Austère n’a trouvé qu’une solution pour fuir cette vie. S’engager dans la marine à l’âge de 15 ans. La fuite du quotidien par l’évasion, l’aventure et le voyage.

-J’ai tout le temps fui l’ordinaire, ce que la vie me proposait et que je ne trouvais pas intéressant. Mon souhait était d’écrire un livre qui interroge. Pourquoi ne prenons-nous pas conscience plus tôt que le bonheur, le plaisir et la vie sont ailleurs et que le sens de la vie, c’est être, tout simplement ? 

Giraudeau raconte ensuite, avec une jubilation communicative, les tribulations épiques et amoureuses de son jumeau fictif en Afrique, à Sarajevo, à Madagascar, au Chili ou encore en Bolivie. Une femme dans chaque port, en quelque sorte. Elles sont attachantes ses Mama, Jo, Ysé, Marcia et autre Camille. Mais il y a surtout Amélie (Ame et lit), l’amour de jeunesse retrouvé puis envolé, fil conducteur de ce roman aux troublants accents de vérité.

Bernard Giraudeau fait dire à Marc Austère : «  Le paradoxe était que je voulais sans cesse peindre plus vite que la nature elle-même. Je voulais à toute force réussir cette harmonie, la dompter, alors qu’il fallait seulement changer le regard et deviner les énergies à rassembler. J’avais trop d’impatience à vivre le bonheur. J’étais déchiré entre le vouloir faire, entre la quête et la paix, entre le désir et l’abandon. J’étais deux ainsi à me battre. »

Je lui dis que cette confession lui ressemble quand même beaucoup. Il sourit.

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Je cite une autre phrase de son héros : « J’épinglais des instants. J’ai aimé faire cela, mais je n’ai regardé le monde que dans l’étroite fenêtre de mon appareil. J’ai aimé tricher avec le vécu, j’ai inventé, recousu, sculpté autrement la réalité. »

Troublant, non, la ressemblance avec la vie qu’a mené Bernard Giraudeau?

Je lui demande si c’est difficile de s’occulter de l’écriture ?

-C’est marrant que vous me posiez cette question aujourd’hui. Je me la suis posé récemment. Sans être prétentieux, j’ai fait tellement de choses dans ma vie que pour en inventer d’autres, il faut que je passe par-dessus tout ça. J’ai supprimé 40 pages dans ce livre, j’avais peur que les situations ne soient pas crédibles…alors qu’elles étaient vraies. Vous savez, je ne suis pas un écrivain. Je suis plutôt un conteur. Je me sers de mon métier d’acteur, de cinéaste, pour visualiser. Je raconte des histoires, donc la vie et donc, je pille ce que la vie m’apprend. Chez moi, chez les autres… 

Quant à sa condition de non-auteur, je lui explique que je le trouve dur avec lui-même. Les gens du métier (qui ne sont pas tous des tendres) reconnaissent en lui une belle plume. Jamais, je n’ai lu qu’il n’est qu’un comédien medium_giraudeau-02.jpgqui écrit…

Il m’avoue en être fier.

Puis il me dit :

-Le bouquin ne vient pas par hasard. Il arrive parce que j’ai cette maladie. Je dois changer mon comportement et j’ai un regard différent sur la vie. J’ai dû abandonner le théâtre, peut-être même devrais-je oublier carrément ce métier. Je ne le fais pas avec souffrance, juste, je me dirige vers une autre vie.

Je ne voulais pas évoquer son combat contre le cancer, mais il en parle spontanément tout seul.

Il cite René Char dans son livre : « Vivre, c’est s’obstiner à achever un souvenir » et son héros Marc Austère, de préciser : « peut-être que je m’obstine, moi, à fabriquer des souvenirs pour que cette vie ne s’achève pas. »

L’homme qui est devant moi est bien vivant, positif, plein de projets de voyages et ne se laisse pas aller à l’abattement. Au contraire.

La création est son arme.

L’écriture ses minutions.

Il tire juste.

Dans le mille.

Après l’interview, Bernard Giraudeau se plie avec gentillesse à ma séance de photos Mandoriennes.

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Je ne cesse de vous le dire, cet exercice me gêne toujours un peu. Ensuite, nous discutons encore un moment, mais je constate que cela fait une heure et demie que je suis chez lui.

N’abusons pas.

Dommage, je me sentais bien chez lui.

Vivement son prochain livre !

Que mon âme s’abandonne à ses voyages…

Intérieurs et extérieurs.

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16 juillet 2010

Dead Pop Club : le retour des survivants de la scène power punk pop !

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Home Rage, le nouvel opus des Dead Pop Club est rentre-dedans, énergique à souhait, pétri de pop-culture (les no life, les films d’horreur, les séries TV, les teen movies… mais aussi des trucs plus personnels).

Les Dead Pop Club sont : Jérôme Boulet Kerr à la batterie, Olivier Ducroix à la basse et les chœurs, Guillaume Boulet Kerr à la guitare et aux chœurs et enfin Olivier Portnoi au chant et à la guitare…

Les voici en version figurine en carton :

 

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Je vais vous dire la vérité.

Mon mandorisé d’aujourd’hui, je travaille avec lui 7 heures par jour.

Olivier Portnoi est journaliste « rock » (et autres) pour MusiqueMag. Moi, je m’occupe de tout ce qui est « chanson française » (et autres).

Tenez, notre rédac avec tout le monde à l’œuvre…

Olivier est le jeune homme souriant qui fait semblant de travailler pour la photo (à droite, c’est Sabine, dont il m’arrive de causer sur ce blog…).

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Et celle-là, c’est pour vous expliquer notre promiscuité quotidienne. Mon fauteuil est celui qui se trouve à sa gauche (juste derrière la bouteille d’eau).

Je vous livre un sacré pan de ma vie privée, là !

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Alors, oui, quand j’ai décidé de chroniquer le nouvel album du groupe Dead Pop Club (leur MySpace), dont il est le chanteur guitariste, je me suis trouvé devant un cas assez inédit dans ma vie professionnelle. Comment interviewer un type que j’aime bien, qui fait le même métier que moi et avec lequel il nous arrive de nous moquer (gentiment) de nos confrères qui posent parfois des questions affligeantes à certains artistes… comprenez si banales quelles en deviennent parfaitement insipides. Évidemment, nous nous mettons dans le lot (mais, le moins possible, s’il vous plait !).

Tout ceci pour dire qu’hier matin, j’ai décidé de passer à l’acte.

 

l_13b43010168849278783cf19b7d851af.jpgPour éviter de me ridiculiser, j’ai choisi un concept fort simple. J’ai relevé quelques phrases glanées ici et là sur le net à propos de leur disque Home Rage et j’y ai ajouté mon grain sel. Je lui ai fait commenter ce que l’on dit de Dead Pop Club. C’était tout à fait hypocrite de ma part, mais, au final, assez efficace, je trouve.

En toute modestie, bien sûr.

 

Entre deux news écrites pour MusiqueMag, nous nous sommes installés dans la cour de l’agence (au soleil). J’ai branché mon magnéto et la conversation a roulé… interrompue parfois par quelques collègues voulant nous rejoindre, ne sachant pas que nous nous adonnions à une activité que l’on pratique habituellement sur les autres…

 

"Olivier Portnoi, bonjour !"

(Ceci est une private joke, je répète, ceci est une private joke... pas très drôle, en plus. Pardon !)

Et lui de réagir aux écrits des journalistes web…

 

IndeSsence :

« Dead Pop Club, c'est la classe à l'état pur : dix ans de carrière, quatre albums en poche, un following impressionnant de concerts dans l'Europe entière et surtout, surtout j'insiste un véritable label garanti en matière de power pop punky ».

 

Olivier Portnoi : Généralement, nous mettons 4 ans entre chaque album, le même temps qu’entre chaque Coupe du Monde. C’est notre rythme parce que, faire un disque, ça demande beaucoup de préparations. Nous ne sommes ni prolifiques, ni rapides pour composer et aussi, cela demande un gros investissement financier. Il nous faut de plus en plus de temps pour rentabiliser ce qu’on a fait auparavant. Honnêtement, quatre ans entre chaque album, j’estime que c’est trop long. On ne peut jamais surfer sur la vague précédente…

 

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Kritikrock

« Des mélodies très pop, un chant écorché parfois à la limite de la rupture, des refrains qui emballent dès la première écoute ».

 

Olivier Portnoi : Quand on parle de ma voix, ça me fait marrer. Parfois, j’ai un timbre de voix un petit peu rauque. « A la limite de la rupture », ce doit être le forçage de la voix. Tu sais, j’ai toujours eu du mal à prendre au sérieux ma fonction de chanteur. Je me suis retrouvé au chant par élimination… parce que les autres membres ne pouvaient pas le faire. Du coup, j’ai toujours du mal à me placer dans le rôle de chanteur, alors que c’est un poste assez sérieux parce que la voix, c’est quasiment ce qu’on entend en premier et c’est ce qui ramène la mélodie. Plus ça va, plus je me sens à l’aise et plus je commence à m’assumer. Je pense avoir fait de nets progrès sur ce disque.

 

CD1D :

« Home Rage » n’est peut-être pas l’album de la maturité, par contre il est sans aucun doute celui de la maturation. La force mélodique du groupe n’a jamais aussi bien été mise en valeur ».

 

Olivier Portnoi : À force de répéter, de faire des concerts, on évolue et on progresse. Cette histoire de maturité, on l’a mis dans notre dernière bio. C’est le cliché que chaque groupe entend : « c’est l’album de la maturité… ». Nous on ne sent pas « mature », on a trouvé rigolo de parler de « maturation ».

 

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La Quatrième Équipe :

« La machine à tubes est repartie. Les DPC sont revenus avec une énergie qui avait à mon goût disparu de trailer park. Ce « home rage » range au placard la pop punk pour la remplacer par un indie rock tendu, à la croisée de Weezer période Pinkerton, Jawbreaker et les Pixies, mais toujours avec cette petite patte DPC. On sent les années 90's transpirer au travers de chaque chanson. »

 

Olivier Portnoi : Avec ce disque, on se rend compte que l’on prend un coup de vieux. Nous, les Dead Pop Club, on a grandi dans les années 80, mais notre source musicale vient des années 90. Je ne suis pas du tout étonné que l’on nous trouve des similitudes avec tous ces groupes cités.

 

Stop! Petite pause avec un extrait du disque Home Rage.

Un clip tourné en 20 minutes dans le local de Dead Pop Club, en toute fin de répétition. Manque plus que l'odeur de la sueur, mélangée à celle de la bière. "Shut The F*** Up and Sing" est extrait de l'album Home Rage.

 

Portail de ressources pour discothécaires :

« Dead Pop Club n’a apparemment pas encore tout dit. Mieux : désormais, c’est presque sans concurrence directe qu’il évolue, laissant les autres courir après leurs fantômes quand ils n’ont pas tout simplement jeté l’éponge. »

 

Olivier Portnoi : Quand nous sommes apparus en début 2000, c’était en même temps qu’une dizaine d’autres groupes français avec qui, d’ailleurs, nous étions amis et avec lesquels nous partagions les mêmes références musicales. Aujourd’hui, il reste encore quelques groupes comme ça, mais peu sont encore debout. 10 ans pour un groupe indépendant comme nous, je t’assure, c’est long. C’est pour ça qu’on est presque les seuls de cette mouvance et de cette période là à perdurer.

 

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Mandor : Trouves-tu normal que des types frisant la quarantaine se préoccupent de problèmes de jeunes ados boutonneux ? Comprends bien que je caricature le truc…

 

Olivier Portnoi : C’est vrai que notre inspiration vient d’une culture post adolescente. Nous devons avoir un côté « adulescent ». Je considère l’adolescence comme un moment important parce que les rapports que tu as avec la musique, c’est pendant cette période. La musique a carrément un rôle éducatif, elle t’aide à traverser ce cap-là, je trouve. Même aujourd’hui, où nous avons tous d’autres responsabilités, personnelles ou professionnelles, quand on joue de la musique, on redevient un peu celui que l’on été. Il y a un peu de nostalgie dans tout ça.

 

Punk Fiction :

« Une certaine scène française, celle pas tout à fait passée au XXIe siècle, celle restée campée solidement dans ses chères 90’s, celle qui perpétue un son bien identifiable et qui a donc parfois du mal à se renouveler. »

« Ce qui frappe avant tout, au fil des réécoutes c’est la manière qu’a le groupe de décliner sur plusieurs registres un même son. On n’ira pas dire qu’il s’agit douze fois de la même chanson, mais ce sont ici les arrangements et le soin apporté aux nuances qui font le gros de la diversité de ce disque ».

 

Olivier Portnoi : On a le même son depuis le départ. Nous ne sommes pas Radiohead qui tente de se réinventer à chaque fois. On a vraiment un univers avec des codes que l’on aime. Je suis persuadé qu’à chaque album, il y a un peu le même genre de chansons qui reviennent. Nous, à chaque fois, on veut raconter la même chose, mais mieux. 

 

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Collective Anthem :

« Plus sage que les Clash, des compositions frappa-dingue à la Sex Pistols, un chant anglais plus mélodieux que l’américain de NOFX, les Dead Pop Club vous mettrons de la bonne humeur dans la tête et une sacrée énergie dans les pattes. »

 

Olivier Portnoi : Évidemment, c’est très flatteur, mais je doute que l’on mérite d’être comparé aux groupes cités qui sont des groupes fondamentaux. Mais, c’est tout de même très gentil et ça caresse notre ego dans le sens du poil…

 

Addictif-zine :

« Les DPC font partie de mes chouchous, j’ai toujours pensé qu’avec des singles en heavy rotation et quelques passages TV, ils pourraient en vendre des palettes ! Etre les équivalents des Foo Fighters, Farewell ou des All American Rejects. »

 

Olivier Portnoi : Les Foo Fighters sont une de nos influences majeures. Toutes ces chroniques que tu me cites sont extrêmement positives, donc, je me dis que nous sommes compris. Ceci étant, parfois quand je lis ce que l’on peut écrire sur nous, même si c’est élogieux, je n’ai pas forcément l’impression que l’on parle de la musique que l’on a fait.

 

Mandor : Et ça s’appelle comment la musique que vous jouez ?

 

Olivier Portnoi : On fait du rock, mais on ne peut pas dire que l’on fait du rock, car c’est un univers trop immense. Le rock, c’est un peu une musique de « niches ». Dès le début, on a essayé de se classifier pour définir ce que l’on voulait jouer. On a utilisé des termes presque médicaux pour définir ce que l’on fait, du genre power punk pop.

 

Mandor : Parlons du clip de Freaks and Geeks. Il fait un buzz sympa. Plus de 14.000 vues en une semaine… et ce n’est pas fini.

 

Olivier Portnoi : Je trouve que le réalisateur David Basso est quelqu’un d’extrêmement doué. On voulait faire un clip drôle avec Thomas VDB qui est quelqu’un que je connais et que j’aime bien. Pour des groupes comme le nôtre qui ne bénéficient pas beaucoup de presse, en 2010, le net est essentiel. Il faut savoir l’utiliser. On n'a pas fait un buzz aussi énorme que Téléphone de Lady Gaga, mais nous sommes très contents que ce clip soit relayé sur des supports internet très variés.

 

The clip/court-métrage :

32119_123951190972644_123950977639332_168238_350940_n.jpgMandor : Et pour finir, parle-moi du groupe Maladroit. Tu y chantes aussi…

 

Olivier Portnoi : C’est un « side project ». Une espèce de « all star band ». Tous les membres de Maladroit font partie de formations qui ont certaines réputations. Participer à ce groupe, pour moi, c’est histoire de jouer avec des copains, faire d’autres morceaux. Autant avec Dead Pop Club, on prend notre temps, autant, à l’inverse, avec Maladroit, on fait tout vite. En fait, Maladroit, c’est comme si c’était ma maîtresse et Dead Pop Club ma femme. Maladroit, je peux lui faire plein de choses que je ne peux pas faire à ma femme. On a déjà fait un 45 tours (oui, oui, un 45 tours!) et on s’apprête à sortir un album... Olivier est ici avec les autres Maladroit :

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Pour clore ce reportage d'investigation musicale de haute tenue, je vous laisse avec deux photos prises juste avant l'entretien par notre confrère Aurélien Kievitch...

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03 juillet 2010

Yannick Noah en interview: "Frontières" et Stade de France !

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Le mardi 29 juin dernier, la maison de disque m’a invité à écouter six titres du prochain album de Yannick Noah, Frontières, qui sort le 23 août prochain. À l’issue de l’écoute, une interview a été organisée de manière à ce que je puisse écrire des articles pour certains médias dans lesquels je travaille.

Tout commence par mon arrivée à l’Hôtel de Sers. L’attachée de presse m’accueille gentiment puis m’amène dans un salon du 1er étage pour écouter une partie du disque. Tout n’est pas encore finalisé, alors les journalistes se contenteront de 6 titres : « Ma pomme », « No one’s land », « Angela », « Marcher sur le fil », « Hello » (duo avec Asa), « Ca me regarde » et « Frontières ». Une nuée de jeunes filles me montrent comment on met le disque… et me laisse seul (comme le montre cette photo prise avec un retardateur. Je sais, c’est pathétique !).

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Je fais mon travail consciencieusement. Je lis les paroles que l’on a mises à ma disposition en buvant de l’eau plate. (Je ne touche pas au buffet mis à notre disposition…)

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Bref, l’attachée de presse de chez Sony (que je connais maintenant depuis quelques années et dont j'apprécie le professionnalisme) vient me chercher tout sourire… « Alors, tu as aimé ? ».  Je ne sais trop quoi répondre parce qu’après une seule écoute, je n’arrive jamais à me faire une opinion. Musicalement, c’est impeccable en tout cas. C’est parfois funky, reggae, rock, pop… sur scène, ça devrait bien « claquer » !

Je passe un peu de temps à la table du staff Sony en attendant que le précédent journaliste finisse d’interviewer Yannick Noah.

C’est enfin à moi de jouer.

Je ne lui rappelle pas cette nuit chargée d’émotion où nous nous étions rencontrés… il y a13 ans déjà ! L’homme est toujours aussi avenant. Et surtout, il ne mâche pas ses mots.

Nous avons évoqué cet album très rythmé aux messages toujours positifs et abordé quelques sujets moins consensuels (l'interview, dans son intégralité, a déjà été publiée dans MusiqueMag, il y a quelques jours).

Deux chansons évoquent New York : "Ma Pomme" et "Angela". A l’issue de vos deux ans passés là-bas, il fallait que vous rendiez hommage à cette ville ?

Je ne rends pas hommage, je raconte ma vie, ma relation avec mon public nombreux depuis 10 ans. Au début, je leur ai raconté mon métissage, ensuite mes croyances, puis mes rêves… aujourd’hui, je leur raconte ma vie, mon quotidien. Ils savaient tous que j’étais à New York donc, la moindre des choses en revenant, c’était de raconter mon expérience américaine. Vous savez, je tiens compte des envies des gens qui me suivent. Ils souhaitaient que je raconte ce qu’il y a derrière ces deux ans.

(Le clip d'Angela. Il y évoque le souvenir d'Angela Davis, une militante américaine des droits de l'homme. Professeur de philosophie, elle a notamment participé au mouvement des droits civiques aux Etats-Unis dans les années 1960 et 1970, pour donner aux noirs le droit de vote et en finir avec la ségrégation.)

Votre vie new yorkaise a-t-elle changée votre vision du monde ?

On est tous en évolution constante. Partout où je passe, j’observe et j’en tire des leçons. J’ai vécu des moments très forts. Les débats Obama/McCain, l’élection d’Obama, mes moments assis sur le trottoir à regarder les gens passer, mes nuits à Central Park, ma vie en famille avec tous mes gosses… Tout ça, c’étaient des moments très forts. Mais, j’avais aussi des moments de mélancolie où j’avais envie de revenir en France, où je me sentais loin de ma petite sœur ou de ma mère, où mes potes me manquaient.

Ces fameux moments-là ont-ils été source d’inspiration ?

Non, pas vraiment. L’album n’est pas écrit par moi. Je n’ai pas cet investissement psychologique, moral, spirituel lié à la création d’un album. J’appelle mes potes auteurs, je leur demande de m’écrire une chanson sur tel ou tel sujet avec tel ou tel rythme. Maintenant, il faut que je me prépare à être de nouveau Yannick Noah, personnage public. J’ai envie de partager, d’avancer, de donner la pêche aux gens.

Est-ce qu’il faut réellement que vous vous mettiez dans la peau d’un chanteur ?

Oui, ça prend du temps. Celui des répétitions et d’un ou deux concerts. C’est un jeu… C’est un peu un rôle. On devient la chanson, on est un peu acteur de la chanson, on se met derrière elle. On n’est plus du tout dans le quotidien "normal".

Vous travaillez toujours avec la même bande d’auteurs et de compositeurs. Les anciens du groupe Canada (Jacques Vénéruso, Gildas Arzel…)

Il n’y a aucune raison de changer.

Vous n’aviez pas envie de jouer avec des musiciens américains rencontrés sur place ?

Ca ne m’intéresse pas. Ca aurait pu, mais ça n’a pas été le cas. L’équipe avec laquelle je travaille m’a pris dès le départ de mon aventure musicale. Ils avaient des chansons pour moi dans lesquelles ils me montraient tels que j’étais dans la réalité. Quand ils m’ont fait écouter les premières maquettes, j’étais franchement bouleversé. Je ne les connaissais pas, je n’en revenais pas. J’ai envie de travailler avec eux pour toujours.

Dans "Marcher sur le fil", vous rendez hommage à ceux qui, d’une idée portée à bout de bras, décident de changer les choses. Coluche et l’Abbé Pierre, en l’occurrence. 

Je parle des gens qui m’ont motivé, qui me stimulent et c’est aussi une façon de les remercier. Souvent, j’ai l’impression d’être un petit peu trop devant. Beaucoup trop, même. Donc, j’essaie de me remettre à niveau.

Il y a une chanson qui s’intitule "Ca me regarde". Ce n’est pas ce que vous avez envie de répondre parfois à certains journalistes ? On sollicite votre avis sur Sarkozy, sur le comportement des bleus et sur bien d’autres sujets…

Oui, ça m’arrive très souvent, mais je ne le dis jamais. Je pense qu’à un moment, il faut faire face. Quitte à se tromper. Il faut assumer ses convictions. Il y a trop de personnages publics qui se planquent. Je ne veux pas être un planqué. Je fais face. Je ne vous cache pas que j’ai parfois des doutes sur le bien fondé de mes interventions, mais au moins, je dis ce que je pense…

Il n’y a que lorsque l’on vous interroge sur le sport que vous vous sentez légitime ?

(En riant). Ben, oui ! J’étais le meilleur avant ! J’étais capitaine de l’équipe de France de Tennis, on a gagné des coupes… Je sais de quoi je parle. Comme depuis, il n’y a pas eu grand-chose, on sort les vieux.

Noah.jpgA 23 ans vous gagnez Roland Garros, à 50, vous chantez au Stade de France… Quel bilan !

Merci ! Mais, je vous signale  que l’un n’est pas si éloigné de l’autre. Je prépare mon Stade de France comme un véritable tournoi. Encore plus aujourd’hui qu’il y a 15 ans. A 50 balais, il faut que je sois en forme, donc, que je m’entraîne. Ce genre de performance n’est pas naturel à mon âge. D’une partie de la scène à l’autre, il faut couvrir bien 130 mètres en chantant, en dansant et en courant… Ça fait de sacrés kilomètres. Mon objectif est de survoler le Stade de France et provoquer des émotions unique à mon public. Une soirée comme celle-là n’arrive qu’une fois dans sa vie !

Vous savez comme ce concert exceptionnel va se dérouler. Pouvez-vous nous en dire plus?

Non. (Petit sourire amusé). Sur un tel évènement, je peux vous dire qu’il y aura des guests. On a travaillé sur pas mal de choses qui sont en place, mais je ne dévoile rien…

Dans "Frontières", chanson dans laquelle vous aimeriez voir tomber les frontières, j’ai relevé cette phrase : "Infantile utopie ou combat d’une vie". On vous a déjà reproché d’avoir des textes utopiques ?

Je n’ai jamais entendu ça. C’est ce que vous êtes en train de me dire ?

Pas tout le temps, mais parfois…

Je suis un artiste qui a pris le parti de proposer des choses positives. J’essaie de garder l’enfant qui est en moi. Parfois, j’ai envie de m’adresser aussi à eux en interprétant des contes. Mon public est aussi bien composé d’enfants que de grands-parents qui m’ont connu môme quand je jouais au tennis. Pour parler d’une réalité, j’aime bien, dans mes chansons, avoir un côté rêveur. Mine de rien, le message passe.

Est-ce qu’il y a une méthode Coué chez vous ? Il faut dire ou chanter les choses souvent pour qu’elles finissent par se mettre en marche ?

C’est une méthode qui a porté ses fruits. Je pense qu’aujourd’hui, on nous raconte beaucoup de conneries. On essaie de nous diviser beaucoup trop en nous parlant uniquement de choses négatives. On met en avant surtout nos différences. On va parler de la burqa pendant un mois et demi alors que ça concerne une dizaine de personnes. Il y a beaucoup de sujets essentiels dont on ne parle jamais. Moi, j’en parle et tant pis si l’on considère que c’est de l’utopie. De temps en temps, je pense qu’il est important de dire que l’on n’est pas si différent que ça, que l’on peut passer des moments ensemble. A la fin, quand on est cynique à ce point, ça donne les bleus ! C’est la France d’aujourd’hui. On râle, on est nul, on n’est jamais content.

La suite à lire sur MusiqueMag...

A l’issue de l’entretien, photo mandorienne et au suivant ! Une équipe de TF1 pour enregistrer le module « Là où je t’emmènerais ».

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Et voici la version de cette interview publiée dans le magazine des espaces culturels Leclerc du mois de septembre 2010.

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19 juin 2010

Chloé Clerc : rencontre... enfin!

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« Une pop intimiste, un swing insolent, une énergie débordante qui vous fait voir la vie du bon côté sans vous faire ignorer l'autre. Elle revendique haut et fort son appartenance à la chanson française. Sans jamais sortir du tourbillon de la vie, elle se laisse porter par les sons et les mots qui l'entrainent aux confins d'un monde imaginaire où se mêlent quotidien et féérie... Vous retrouverez sur scène des personnages que vous avez sans doute vous aussi croisés sans forcément les remarquer. Chloé vous parle d'eux, d'elle, de vous... »

l_00b4febc493c442db496e302d1594133.jpgAinsi est présentée Chloé Clerc sur son MySpace.

Je connais virtuellement cette chanteuse depuis 4 ans grâce à un blog qu’elle tenait régulièrement et que j’avais découvert avec intérêt. Elle, de son côté, suivait mon blog très discrètement.

En octobre 2007 déjà, j’avais écrit une note sur elle (je viens de la relire et je ne change pas un mot). Suite à ses commentaires, s’en était suivi une discussion animée avec la talentueuse Fanny Berrebi, puis une note de sa part sur son blog.

Avec Chloé Clerc, nous ne nous étions jamais croisés.

Jusqu’à hier.

À côté de mon boulot, dans un café à côté du Grand Rex.

Et nous avons parlé comme de vieux amis qui ne se sont pas vus depuis longtemps. C’est ça la magie du virtuel!

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26029_382012541934_35939911934_4083484_4896385_n.jpgSon premier EP "A part ça?" est sorti le mois dernier et son premier album "Je parle croate" est prévu à la rentrée.

Avec mes faibles moyens, je vais tenter de l’aider à faire connaître cet album. C’est, en tout cas, ce que je lui ai promis.

Et (généralement), je tiens mes promesses.

Voilà déjà un endroit où vous pourrez découvrir l’EP 5 titres.

Sa page Facebook officielle.

Son site très bien ficelé.

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21 février 2010

Bilan du Salon du Livre de Provins!

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« Le contact avec des gens rencontrés sur l’instant et dont il faut tenter de retirer des informations essentielles, quasiment à la chaîne. Rentrer dans des univers différents en faisant semblant de connaître l’œuvre des auteurs interrogés, en les mettant en avant, en tentant de comprendre leur fonctionnement, c’est un loisir auquel je m’adonne avec un plaisir fou. Même si, je le sais parfaitement superficiel. Je n’abhorre rien de plus que d’interroger un écrivain sans avoir lu son livre. Et pourtant, hier, je n’ai cessé d’être en mode apparence. Parce qu’un animateur, dans ce cas de figure professionnel, ne peut faire autrement. Et ce n’est pas si désagréable. »

C’est ce que j’ai écrit le 22 novembre dernier pour évoquer le Salon du Livre d’Ozoir-la-Ferrière que j’ai animé toute une après-midi (voir ma note là et notez au passage que j’adore m’autociter, cas rare de mégalomanie galopante !).

La semaine dernière, c’était celui de Provins que l’association « Encres Vive »s m’a proposé d’animer. Je ne retire donc aucun mot de ce que j'écrivais il y a 3 mois.

Cette fois-ci, deux jours complets d’animation. Non-stop.

Il y avait du beau monde et beaucoup d’activités annexes… comme en témoignage « Le Pays Briard » du vendredi 12 février.

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Je ne suis pas peu fier d’avoir participé à cette manifestation littéraire.

Il est question dans l’article ci-dessus du Salon de Soisy-Bouy. L’année dernière déjà, le président d’Encres Vives, David Sottiez, m’avait contacté pour en être l’animateur. Je ne sais pas pourquoi, j’avais un peu compris de travers et j’avais décliné l’offre. Par l’entremise d’ami(e)s commun(e)s, Élisabeth Robert et Luc Doyelle, David a récidivé.

Et bon sang, que je ne le regrette pas !

Difficile de comptabiliser les mini interviews réalisés... une centaine, peut-être.

Ces deux jours furent admirablement organisés. Tous les auteurs, éditeurs, illustrateurs… rencontrés étaient impressionnés par l’accueil, la fréquentation du salon (plus de 3000 personnes) et l’organisation sans failles de l’évènement.

Je remercie donc officiellement l’association « Encres Vives » et les Sottiez père et fils qui étaient mes principaux interlocuteurs durant ces deux jours.

Et je vous propose, (comme Mandor à coutume de le faire), un petit port-folio commenté du week-end dernier à Provins.

Le samedi 13 février:

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Commençons par la présidente... Simone Veil en pleine séance de dédicaces. Plus de 200 signatures et une amabilité constante avec tout le monde. Grande dame!
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Du monde pour Simone Veil...
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Christian Jacob et Simone Veil... après la séance de dédicaces.
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Simone Veil et Christian Jacob (Ministre délégué à la Famille (2002-2004); ministre délégué aux PME, au Commerce, à l'Artisanat, aux Professions libérales et à la Consommation (2004); ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat, des Professions libérales et de la Consommation (novembre 2004-juin 2005) et maire de Provins.
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Interview filmée de Christian Jacob.
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Interview de Dominique Dyens.
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Dominique Dyens et Harold Cobert.
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Avec Harold Cobert et Elisabeth Robert (dont j'ai préfacé le livre "Voyages de toi").
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Emportés par la foule...
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Alexandra Geyser et mon ami, Jérôme Attal lisant le livre de l'autre...
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Les livres des auteurs figurant sur la photo précédente...
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Ce qui est écrit malicieusement sur la table est rigoureusement exact. A tel point que Jérôme Attal n'échappera pas à sa cinquième mandorisation.
Le pauvre.
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L'éditeur Stéphane Million (en haut à gauche) avec quelques uns de ses auteurs : Arnaud Le Guilcher (en haut à droite), Alexandra Geyser et Jérôme Attal.
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Interview de Jocelyne Sauvard.

salon du livre de provins,bilan,association "encres vives",françois alquier

Interview d'Edith.

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Vraiment du monde...
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Avec mon amie Elisabeth Robert.
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Avec le président de l'association "Encres Vives", David Sottiez.
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Avec l'écrivain/photographe Luc Doyelle et l'écrivain/éditrice Elisabeth Robert, lors du coktail dinatoire organisé pour les écrivains et éditeurs (et accessoirement, l'animateur!).
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L'écrivain Marie-Laure Bigand et son éditrice Laura Mare, ainsi qu'Elisabeth Robert. Mandor cache son verre... pas bien!
Le dimanche 14 février:
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Philippe Grimbert, que je ne cesse de croiser depuis deux ans.
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Non, cet homme n'est pas Harold Cobert... mais mon ami auteur Stéphane Nolhart (à qui je trouve un talent fou et dont j'ai préfacé son dernier livre en date "Je ne vous voyais pas comme ça".
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Avec Denis Seznec, petit-fils de Guillaume Seznec, dont l'affaire m'a toujours intéressé. Il faut dire que j'ai passé 6 ans de ma vie en Guyane Française...
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Douglas Brosset, le plus jeune écrivain de France (1ere partie).
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Charles-Antoine Cros, plus jeune auteur de France (2eme partie).
Ses deux auteurs sont revendiqués comme tel.
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Le poète Italo Desantigny, déclamant ses propres vers...
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Interview du dessinateur et patron de Charlie Hebdo, Charb.
Voici un film dégoté sur Daily Motion... l'auteur Carmen Desor a filmé l'interview en douce...
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Philippe Sternis, dessinateur, scénariste...
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Mandor vous présente son nouveau livre... en compagnie d'Italo Desantigny et Jean-Claude Diez.
(En vrai, c'est le livre et la place de Sarrouss...)
(Excellente blague! Merci Mandor!)
Voici un reportage de TV77 sur le salon...
Et merci à tous mes amis "Facebook" à qui j'ai piqué sans vergogne dans leurs albums une grande partie des photos ici présentes .
(En particulier dans celui d'Elisabeth Robert-Mozzanini).
(Et sans aucune autorisation...)
(En plus.)
(J'ai honte!)

Cette note est susceptible d'évoluer en fonction des photos que l'auteur de ce blog recevra ou puisera encore chez les autres sans demander.

Il n'est pas interdit de penser qu'elle (cette note) évolue de manière stupéfiante, avec l'ajout de lien sur les noms de famille sus mentionnés ou la possibilité de la voir en 3D.

Il faut vivre avec son temps.

Pour les lunettes... prenez vos Ray Ban, on ne sait jamais, ça peut marcher (mais, je n'en suis pas tout à fait certain!)

Mandor vous remercie cependant de votre passage ici.

Amen!

01 février 2010

Premier prix Lycéen du cinéma: "Welcome" de Philippe Lioret.

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welcome-de-philippe-lioret-un-out-of-1500933_jpg.jpgComme il y a le Prix Goncourt des Lycéens, il y a (pour la première fois cette année) le Prix lycéen du cinéma. Ce sont donc 10 films français qui ont été sélectionnés il y a quelques mois, avec le Centre national cinématographique et la revue Studio : Versailles, Stella, Aide-toi, le ciel t'aidera, L'apprenti, Les plages d'Agnès, Louise-Michel, Espion(s), Welcome, Lascars, Adieu Gary.

Ce vendredi (29 janvier), ce sont neuf lycées de l’académie de Créteil qui ont participé à la finale pour laquelle étaient retenus : Les lascars, Stella, Louise-Michel, Versailles et Welcome.

C’est " Welcome " de Philippe Lioret qui a remporté les suffrages du jury par cinq voix contre quatre pour " Versailles " de Pierre Schoeller.

Reportage audio, ici.

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Belle coïncidence, puisque s’ouvrait le même jour le festival de cinéma de Meaux (Festi-Ciné Meaux) avec pour invité d’honneur Philippe Lioret.

L’occasion faisant le larron, Mandor a interrogé le réalisateur sur ce prix remporté…
podcast

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Voici la bande annonce de "Welcome".

29 janvier 2010

Copé, l'homme pressé : rencontre avec les auteurs du livre.

22738_227952762457_227942717457_3138808_3740152_n.jpgPréambule avant de me faire sauvagement assassiner par d’éventuels bienveillants détracteurs :

Il est question dans cette note d’un homme politique national de premier plan. Il se trouve qu’une de mes activités professionnelles fait que je rencontre de temps à autre l’homme en question. Député-maire de la ville dans laquelle j’officie, je ne compte plus les interviews qu’il m’a accordé (3 minutes à chaque fois, on va donc systématiquement à l’essentiel). Je n'ai pas à être un partisan du monsieur, ni un anti par principe. Il fait son métier, je fais le mien. Point barre. Un livre sort sur Jean-François Copé, il me semblait évident que je devais traiter l’information sur 77FM. J’ai donc rencontré lundi, dans un bar parisien, les deux auteurs. Nous avons conversé le plus déontologiquement possible de l'actuel président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. Je souhaite que ce blog garde sa bonne tenue dans les commentaires. Merci à vous !

 C’est donc dans un bar proche de la gare Montparnasse que Solenn de Royer, journaliste au service politique du quotidien La Croix (elle couvre l’Élysée), et Frédéric Dumoulin, journaliste politique à l’AFP  (il couvre l’actualité parlementaire) m’ont donné rendez-vous lundi soir dernier. Une heure plus tard, Nicolas Sarkozy faisait son show sur TF1…

Voici l’interview en quasi-intégralité. J’ai un peu allégé les passages sur Meaux puisque je préfère ici insister sur le « Copé » national. Mais l’interview sans coupe est écoutable ici.

 Première partie :

-Pourquoi un livre sur Jean-François Copé ?

-Faut-il apprécier le sujet sur lequel on enquête ?
podcast

Deuxième partie :

-Jean-François Copé a participé à ce livre. Il a ouvert ses portes.

-Une biographie non autorisée.

-Une enquête équilibrée.

-250 témoignages.

-1er mandat de Jean-François Copé à Meaux : féodalité.
podcast

Troisième partie :

-L’arrivée de Jean-François Copé à Meaux… débuts maladroits.

-Pas de quartier (ni d’amis) pour arriver à ses fins.
podcast

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13 juin 2008, à la mairie de Meaux (photo : 77FM)
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17 octobre 2008 en direct de la Foire de Meaux. (Photo : Atome 77)

 Quatrième partie :

-En 2010, tout va bien à Meaux ?

-Comment parvient-il à assumer toutes ses casquettes ?

-Les relations Sarkozy/Copé ?
podcast

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12 juin 2009 à la mairie de Meaux. (Photo : Patrick Méléo)

 Cinquième partie :

-Quels genres de personnes apprécie Jean-François Copé ?

-Est-il sous-estimé à l’Élysée ?

-Copé, rival absolu du Sakozy ?
podcast

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2 octobre 2009 à la Cathédrale de Meaux. (Photo : Toutenphoto)

 Sixième partie :

-Pourquoi la majorité des députés UMP ont-ils fini par le soutenir ?

-Jean-François Copé recueille les humiliés du régime Sarkozy.

-Génération France.
podcast

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Le 15 octobre 2009  en direct de la Foire de Meaux. (Photos Raphaël Tual)

 Septième partie :

-Sera-t-il président en 2017 ?

-Que va-t-il se passer si Jean-François Copé n’atteint pas son but en 2017 ?

-La réaction du principal intéressé au sujet de ce livre.
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Le 27 novembre 2009, à Meaux à Acticentre à Meaux. (Photo : Toutenphoto)
EDIT: quelques autres rencontres après publications de cette note...
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 Le 29 janvier 2010, à la mairie de Meaux. (Photo : Toutenphoto)
Le soir précédent, il devenait papa de la petite Faustine, son 4eme enfant...
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Le 5 février 2010 à la mairie de Meaux (photo : Toutenphoto)

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Le 16 octobre 2010 en direct de la Foire de Meaux (photo : 77FM)

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Le 24 septembre 2011 aux Muzik'Elles de Meaux visitant le stand 77FM.

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Le 10 décembre 2011 en direct de la Foire Gourmande de Noël de Meaux.

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Le 21 septembre 2012 sur Radio Muzik'Elles.

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Un excellent article sur le livre paru dans Le Point:
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Pour finir... l'interview de Jean-François Copé par Jean-Jacques Bourdin au sujet de ce livre :

16 janvier 2010

Damien Luce... l'enfance inspiratrice!

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eho_lucePL1%E2%80%A2[1].jpgAprès Renan Luce, dont il m’arrive de parler ici parfois (récemment, j’ai scanné mon dernier article sur lui publié dans le Virgin du mois d’octobre dernier), demandez le grand frère, Damien (31 ans).

On m’avait prévenu : « Tu verras, Damien est un jeune homme extrêmement sympathique ».

(« On », c’est Audrey, de la maison d’édition).

(Mandor, c’est un sacré cafteur !)

C’est, en tout cas, tout à fait exact.

J’ai décalé mon rendez-vous deux fois et je suis arrivé en retard…

La faute à Emmanuelle Seigner, qui a elle-même décalé notre rendez-vous deux fois, au Plazza Athénée.

(Je sais, je fais un travail assez pénible…).

Un soir de cette semaine, Damien Luce m’a donc accueilli, tout sourire, dans son coquet appartement du 5e arrondissement de Paris… à quelques mètres du Panthéon.

Je me confonds en excuse pendant que la lumineuse jeune femme qui vit avec le pianiste/comédien/auteur me propose un café, un thé…

babar2.jpgJe me sens bien ici.

Bon, la présence de Pollux et de Colette, tranquillos sur le canapé, me gêne un peu.

Leur seule vision pourrait illico me faire éternuer.

Voire m’empêcher de respirer convenablement.

Je tâte la poche de mon blouson.

Ouf ! Je n’ai pas oublié ma Ventoline…

La demoiselle, spontanément, emporte les deux chats dans une pièce adjacente. 41QWPBU409L__SS500_.jpg

Il faut sauver le soldat Mandor !

(Putain d’allergie !)

Pourquoi suis-je venu chez Damien Luce ?

Une double actualité.

Celui qui est connu pour être un pianiste accompli a sorti le 7 janvier dernier son premier roman, "Le Chambrioleur", (Éditions Héloïse d’Ormesson). Damien Luce enchaîne avec la sortie, le 25 janvier prochain, d’un disque consacré à l’Histoire de Babar (Label accord/Universal Music) du fameux compositeur Francis Poulenc (avec la participation de Renan Luce) et aux Impressions d’enfance du violoniste roumain Georges Enesco (avec le violoniste Gaétan Biron).

 

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Damien Luce avec Pollux...

Première partie :

-Auteur, pianiste classique, comédien… il allie tout ses arts.

-« Presque trop sérieux »… pièce de théâtre publiée.

-Le thème de l’enfance.
podcast

Deuxième partie :

-L’émotion du premier « vrai » livre publié.

-La notion d’ « être écrivain ».

-Damien Luce, un artiste qui doute ?

-« Le Chambrioleur » : le pitch.
podcast

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Damien Luce au piano, parfaitement naturel...

Damien Luce 13.01.10 4ff.jpgTroisième partie :

-« Le Chambrioleur », un conte pour les adultes (et pas forcément pour les enfants…)

-L’imagination au pouvoir.
podcast
Quatrième partie :

-Babar : disque et spectacle.

-Famille Luce : famille de musiciens ?
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Quelques avis sur "Le chambrioleur" :

Roman "attachant et prometteur"  (Livres Hebdo).

Le Chambrioleur est "un conte tendre et foisonnant, à l'écriture touchante et toujours limpide, dont on ne sait s'il s'adresse plus aux adultes qui ont gardé une âme d'enfants ou aux enfants qui ont déjà compris que les adultes n'existent pas." (Le Monde des Livres)

Sachez que "Le chambrioleur" est en pré-sélection pour le prix Première de la RTBF et figure parmi la première sélection de la deuxième édition du Prix Orange du Livre.

Pour finir, voici la bande-annonce du livre...

04 décembre 2009

Bruno Solo joue du Simenon à Meaux...

Ce soir est diffusée "Jusqu'à l'enfer" sur France 2 (la critique de Télérama). Je vous en avais parlé il y a quelques mois, car j'ai assisté à quelques scènes tournées à Meaux.

Rediff, donc.

 

En tournage depuis le 25 mai jusqu’au 25 juin 2009, pour France 2 : "Jusqu’à l’enfer". Un téléfilm de 90 minutes, scénarisé par Jacques Santamaria.

 

1430.jpgD’après le roman de Georges Simenon « La mort de Belle ».

Ce livre sociétal noir et dur (qui a déjà été mis en images par Édouard Molinaro en 1961, sur un scénario de Jean Anouilh avec Jean Desailly dans le rôle principal), raconte comment un enseignant devient suspect numéro 1 dans l'affaire du meurtre d'une jeune fille.
Réalisé par Denis Malleval.

Et produit par Jean-Baptiste Neyrac, pour Neyrac Films.
Avec : 
Bruno Solo (Simon Andrieu)
Delphine Rollin (Christine Andrieu)
Jean-Louis Foulquier (Dr Paul Jussieux)
Cécile Rebboah (Patricia Mollier)
Yvon Back (Procureur Roche)la_mort_de_belle01.jpg
Jérémie Covillault (Renaud Ferbach)
Audrey Beaulieu (Madame Katz)
Jacques Spiesser (Capitaine Vallin)
Claire-Lise Lecerf (Belle Sherman)
Didier Cauchy (Lieutenant Nogalès)

 

(Coïncidence, mon ami (Hum !) Jean-Marc en parlait ce matin sur son petit blog que personne ne lit…)

 

Une partie de ce téléfilm se tourne à Meaux depuis hier jusqu’à vendredi.

Le service communication de la ville m’a convié aujourd'hui, avec 3 de mes collègues journalistes (de La Marne, du Parisien et de Meaux Le Journal) à :

 

-Assister à une partie du tournage.

 

- Déjeuner avec Bruno Solo, Denis Malleval (le réalisateur) et Jean-Baptiste Neyrac (le producteur).

 

-Interviewer Bruno Solo tranquillos dans sa loge…

 

 Voici un port folio de ces 2h30 avec l'équipe du film:

 

Le tournage:

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Bruno Solo et Denis Malleval...
Le comédien souriant.

 

 

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Pas souriant.
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(Crédit: ToutenPhoto)
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(Crédit: ToutenPhoto)
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(Crédit : Valentine Rousseau du Parisien Seine-et-Marne)
Avec Yvon Back, un comédien qui joue dans pléthore de films et téléfilms.
On le croise, on se dit, je le connais, mais d'où?
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Ici avec le producteur du téléfilm, Jean-Baptiste Neyrac.
Il n'est pas un débutant dans le métier.
(Notez une certaine modernité: mes notes sur le papier sont écrites à la main. Très classe et discret!)
Le déjeuner:
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Le réalisateur Denis Malleval, Bruno Solo, le producteur Jean-Baptiste Neyrac et Mandor, face aux journalistes de Meaux (j'en suis également, mais on m'a placé là. J'ai obtempéré, vous me connaissez, toujours ce sens du sacrifice...).
Au bout de la table, mon ami (sur Facebook et un peu en vrai) Jérôme Tisserand, conseiller municipal en charge des arts cinématographiques.
Un type qui m'épate. Il n'arrête pas une seconde, entre son vrai métier et ses responsabilités au sein de la mairie.
Contrairement aux apparences, nous n'étions pas en pleine bénédiction avant de nous sustenter...
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Denis Malleval, Bruno Solo et Jean-Baptiste Neyrac.
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(Crédit: ToutenPhoto)
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(Crédit:ToutenPhoto).
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Se manger la peau en public... pas bien!
L'interview de Bruno Solo dans sa loge meldoise:
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Merci à Lyse Hautecoeur (de la mairie de Meaux) et à Jérôme Tisserand, pour cette invitation.
Organisation sans failles.
J'avais peur de ne pas être libre de mes mouvements.
A tort.
Remerciements sincères (aussi) à l'équipe du téléfilm... et principalement à son régisseur qui a assuré l'accueil de manière chaleureuse.
Sur un tournage, je vous assure, c'est rare...
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Photos non créditées (et dangereux chauffeur): Valentin Marcinkowski.
EDIT le 29 mai 2009:
2) Sur son site, la mairie de Meaux propose un court reportage sur le tournage de ce téléfilm, incluant une partie de mon interview.

22 novembre 2009

Bilan du Salon du Livre d'Ozoir-la-Ferrière 2009.

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Je n’avais pas encore animé un Salon du Livre en intégralité, du matin au soir.

Des forums, des débats, des interviews en tout genre, ça, ma sacoche de travail en est bourrée… mais généralement, ces activités sont concentrées en un moment. Hier, je suis rentré chez moi vidé, fourbu, mais heureux. Parce que j’aime ça. Le contact avec des gens rencontrés sur l’instant et dont il faut tenter de retirer des informations essentielles, quasiment à la chaîne. Rentrer dans des univers différents en faisant semblant de connaître l’œuvre des auteurs interrogés, en les mettant en avant, en tentant de comprendre leur fonctionnement, c’est un loisir auquel je m’adonne avec un plaisir fou. Même si, je le sais parfaitement superficiel. Je n’abhorre rien de plus que d’interroger un écrivain sans avoir lu son livre. Et pourtant, hier, je n’ai cessé d’être en mode apparence. Parce qu’un animateur, dans ce cas de figure professionnel, ne peut faire autrement. Et ce n’est pas si désagréable.

Le salon était plein à craquer l'après-midi...

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(Crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)

Hier, à Ozoir-la-Ferrière, c’était une journée jubilatoire. Parce que j’aime passer un moment avec Madeleine Chapsal, délirer avec Véronique Genest, déjeuner avec quelques jeunes pousses de la littérature d’aujourd’hui et leur éditeur Stéphane Million, bavarder en off avec Yves Simon, rencontrer pour la première fois un écrivain blogueur (Jérôme Cayla) que je lis depuis longtemps, rassurer/consoler les auteurs esseulés, observer sans cesse le comportement des uns et des autres, me mettre à la disposition des organisateurs… liste non exhaustive.

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Avec Madeleine Chapsal en haut et en bas Gérard-Hubert Richou (photos Philippe Schroeder)

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Je me sens bien dans la diversité des rapports humains. Je me sens bien, mais à la fin de la journée, je n’ai plus aucune énergie.

Vidé, fourbu, mais heureux, disais-je.

Le public présent était curieux, attentif et acheteur...

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(crédit: mairie d'Ozoir-la-Ferrière)

Encore une fois, merci à Luc-Michel Fouassier pour son indéfectible confiance et merci aussi à la mairie d’Ozoir-la-Ferrière pour son accueil chaleureux.

Quand on est au cœur de l’action, difficile de s’occuper de son blog. Je me voyais mal sortir mon appareil entre deux interviews pour alimenter ces chroniques…

Pour les photos, je compte sur les nombreux photographes présents (certains sont des lecteurs de ce blog…). J’en ai déjà reçu quelques-unes ce matin. Je les publie et les commente.

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Avec le maire d'Ozoir-la-Ferrière, Jean-François Oneto (crédit : Philippe Schroeder).

Ici Georges Flipo, gagnant du prix Ozoir'Elles, pour son recueil de nouvelles "Qui comme Ulysse" (éditions Anne Carrière). Un écrivain, drôle, chaleureux, aussi profond que parfois second degré. Le monsieur a un blog.

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Ici, en pleine interview...
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Et là, lors du discours de la remise du Prix Ozoir'Elles (au côté de Jean-François Oneto, maire d'Ozoir-la-Ferrière)
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(crédit: mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Parfois, dans une foultitude de rencontres, on tombe sur des gens avec qui le feeling passe immédiatement. L'auteur de polar, P.J Lambert ("Le Vengeur des catacombes" chez Fayard, Prix du Quai des Orfèvres 2008 et "Morofisc" chez Plon) et l'écrivain pour enfants/ados Claire Didier ("Le livre des trous", Prix Presse des Jeunes-Enfants 2006 et Prix Sorcières-Documentaires 2008 et "Le livre des têtes" chez Nathan Jeunesse) en font partie. Ils m'ont tous les deux extraits de mon rôle d'animateur du salon. J'apprécie quand les gens grattent un peu et cherchent à savoir qui se cache derrière certaines façades.
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Le plus jeune auteur français, Charles-Antoine Cros (10 ans). Il a signé "La Fleur de Lys à Noirmoutier" et "Le retour de la Fleur de Lys".r
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Charles-Antoine Cros à sa table avec sa maman Anna Cros, elle même auteur de livres pour enfants.
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(crédit: mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Après un débat en compagnie des auteurs des éditions Stéphane Million. De gauche à droite : Jérôme Attal (dont beaucoup savent l'admiration et l'amitié que je lui porte), Roxane Duru et Alexandra Geyser... l'occasion pour que chacun puisse évoquer leurs ouvrages respectifs.
Et je suis resté bluffé par leur éditeur, Stéphane Million. Un type généreux, pour des raisons que je tais ici... mais alors là, chapeau!
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Les deux photos suivantes de cette fine équipe sont signées Philippe Schroeder...

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Au premier étage, il y avait les maisons d'éditions "indépendantes", qui, elles aussi, ont rencontré un franc succès (mais qui se sentaient un peu éloignées du coeur vibrant de la manifestation).
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(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Lors de la remise du concours de nouvelles, de gauche à droite, Luc-Michel Fouassier (conseiller municipal délégué à l'événementiel littéraire), Yves Simon (président du Jury) et Jean-François Oneto (maire de la ville).
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(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
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(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
C'est beau un public qui écoute des discours...
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(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Madeleine Chapsal, présidente du salon, version 2009.
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(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Et hop! La médaille de la ville pour Madeleine...
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(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Véronique Genest qui improvise, mais qui improvise avec intelligence et drôlerie.
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(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
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(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière) 

04 novembre 2009

Bob Garcia contre Moulinsart!

 

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J'ai reçu avant-hier ce mail de Bob Garcia:

Bonjour,
Pour avoir commis l'irréparable (j'ai publié 5 études tintinophiles - dont deux seulement contiennent des images de Tintin - tirées à qq centaines d'ex par une asso loi 1901), les "ayant-doit" de Hergé m'ont traîné en justice pendant 4 ans et me réclament au terme d'un procès grotesque et injuste fondé sur une somme de mensonges et d'hypocrisies la somme de 48.000 euros.
Comme je ne suis pas en mesure de payer une telle somme (les livres en question ne m'ont pas rapporté un centime), Rodwell m'envoie par huissier un ordre de saisie-vente de mes biens...
j'ai décidé de combattre la bêtise et la cupidité par l'humour.
Je vous invite à me rejoindre sur mon blog : "Bob Garcia et le spectre du tocard" !
http://lespectredutocard.blogspot.com/
Amitié définitivement tintinophile,
Bob
Voir aussi ma page FaceBook et la presse en ligne :
http://www.afnews.info/public/afnews/2009/10/moulinsart-b...
http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/287233/tin...
http://www.rue89.com/2009/10/29/il-ecrit-cinq-livres-sur-...
http://www.facebook.com/home.php#/profile.php?id=11681487...
http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/10/27/moulinsart-l...
http://lecomptoirdelabd.blog.lemonde.fr/2009/10/27/moulin...

image002.jpgNi une, ni deux, lundi soir, je file chez Bob Garcia à Chelles.

Je déboule chez l’auteur, à 19h. Bizarre la sensation d’arriver au château de Moulinsart (version minimale, certes, mais quand même).

L’homme est accueillant. Il sait que je viens en ami. Je lui propose de me dire ce qu’il a sur le cœur. Je n'ai entendu aucun podcast explicatif sur cette histoire qui secoue le monde des tintinophiles.

On s’installe dans son bureau et je branche le magnéto (Serge !).

Première partie : la genèse de l'affaire.
podcast

Les albums incriminés:

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Deuxième partie : Que reproche-t-on à Bob Garcia? Les complexités de l'affaire et du jugement. David contre Goliath.
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Lundi, chez lui... un peu dépité.

Troisième partie : Dans quel état est-il face à ce rouleau compresseur? Son blog.  Qu'espère-t-il précisement en alertant les médias?
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Avant l'interview, il envoie encore un mail à son avocat (véridique!).

Quatrième partie : Va-t-il encore écrire sur Tintin? Comment va-t-il réagir?
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Après l'interview... la contrebasse a souhaité poser avec nous (ce que je trouve parfaitement ridicule, soit dit en passant. Non seulement, je ne suis pas venu pour rigoler, de plus, vous le savez bien, je ne suis pas très photos photos...).
Voici à présent, un des meilleurs articles sur le sujet.
Celui de Charlie Hebdo.
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Deux documents pour vous faire votre propre opinion:
Le premier communiqué de presse de Moulinsart s.a
La réponse de Bob Garcia à ce communiqué:
Pour finir, je sais que mon statut de journaliste implique un devoir de réserve.
Je ne dis donc pas que je trouve le comportement de Nick Rodwell dégueulasse.
Un peu de coeur et d'humanité, monsieur l'"ayant droit"?
"De quoi, du coeur et de l'humanité? Saperlipopette! on parle bizness Môssieur!"
Pour finir, quelques liens pour découvrir Nick Rodwell:
« Nick Rodwell veut tout contrôler », La Dernière Heure, Frédéric Seront, 9 janvier 2008
Tintin: l'affaire du blog suspendu Nouvelobs.com, par Sylvie Prioul, 11 août 2009
Le « beau-père » de Tintin dérape contre des journalistes, Rue89.com, Augustin Scalbert, 11 août 2009

24 octobre 2009

Prix Ozoir'Elles 2009!

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Ce jeudi (le 22 octobre), pour des raisons que j’expliquerai plus tard (parce que pas encore tout à fait officielles), je me suis rendu à la délibération du Prix Ozoir’Elles 2009.

Au Café des Éditeurs, carrefour de l’Odéon à Paris.

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Avant l'arrivée des invités... le calme avant la tempête.

 

Initié par Luc-Michel Fouassier, conseiller municipal chargé de l’événementiel littéraire et lui-même nouvelliste (par la même occasion, très bon ami de Mandor), et sous l’impulsion de Jean-François Oneto, Maire d’Ozoir-la-Ferrière, le Prix Ozoir’elles est un prix littéraire récompensant un recueil de nouvelles parmi 4 ouvrages publiés par une maison d’édition de renom.

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Avant le début des hostilités. de gauche à droite: Emmanuelle Urien, Annie Saumont, une habitante d'Ozoir, Mandor et Jean-François Oneto, maire d'Ozoir-la-Ferrière. (Crédit: mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
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Annie Saumont a notamment obtenu en 1981 le prix Goncourt de la nouvelle avec Quelquefois dans les cérémonies (Gallimard), le grand prix SGDL de la Nouvelle pour Je suis pas un camion, (Seghers), en 1989, le Prix Renaissance de la Nouvelle pour Les voilà quel bonheur, (Julliard) en 1993, le prix des Éditeurs en 2002. Femme adorable et pleine de vie.
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Mandor et Jean-François Oneto, maire d'Ozoir-la-Ferrière. (Crédit: mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Son témoignage:

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La grande originalité de ce prix réside dans la composition de son jury exclusivement féminin, présidé par Régine Deforges, accompagnée de  Victoria Bedos, Annie Saumon, Véronique Genest, Macha Méril, Emmanuelle Urien et Simonetta Greggio. Quelques Ozoiriennes ont également pris une part active dans le choix du jury en donnant leur avis sur les ouvrages, l’ensemble de leurs voix comptant pour une aux côtés de celles des membres précédemment cités.

Les recueils sélectionnés pour le prix Ozoir'elles étaient, cette année, les suivants :
- Presque rouge (de Sébastien Amiel) éditions de l'Olivier
- Petites faiblesses inavouables (de Véronique Fiszman) éditions Léo Scheer
- Qui comme Ulysse (de Georges Flipo) éditions Anne Carrière
- Clémence et l'acteur nu (de Benoît Fourchard) éditions La Dragonne

Avant de passer aux délibérations, les discours (courts, donc les meilleurs) du maire de la ville et de Luc-Michel Fouassier, devant le jury et les journalistes.

 

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Bout de nez de Victoria Bedos, Véronique Genest, Luc-Michel Fouassier et Jean-François Oneto.
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Emmanuelle Urien, Victoria Bedos, Véronique Genest, Luc-Michel Fouassier et Jean-François Oneto.
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Deux habitantes d'Ozoir-la-Ferrière, Luc-Michel Fouassier et Jean-François Oneto.
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Véronique Genest, Emmanuelle Urien, Johnny Depp (je sais, je l'ai déjà faite sur Facebook!), Annie Saumont et Victoria Bedos.

Après deux minutes (montre en main) de délibération, le choix s’est imposé.

The winner is : Georges Flipo pour « Qui comme Ulysse » aux éditions Anne Carrière.

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Explications de cette rapide décision par trois membres (de choc) du jury : dans l'ordre, Victoria Bedos, Emmanuelle Urien et Véronique Genest.


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Véronique Genest et Anne Carrière.

 

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 Anne Carrière remercie le jury pour ce choix qu'elle estime mérité.

Elle était très émue.


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Ce prix est attribué toujours quelques jours avant le Salon du Livre d’Ozoir-la-Ferrière. Cette année, il se tient le 21 novembre  au Centre d'Exposition Artistique et Littéraire, Ferme Pereire de 10 heures à 19 heures. Et j’y serai pour des raisons que je ne peux pas encore expliquer parce que bla bla bla, pas encore officiel, bla bla bla…

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Le parrain de cette troisième édition sera Yves Simon (mandorisé, il n’y a pas très longtemps, en compagnie de Luc-Michel  Fouassier).

Il nous explique la raison de sa présence à ce salon.


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 Quelques photos du jury, de l'organisateur, d'habitantes d'Ozoir... avec le livre gagnant...

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(Crédit : La mairie d'Ozoir-la-Ferrière.)
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Macha Méril arrivée un peu en retard et la seule n'ayant pas votée pour Georges Flipo (ce qui est son droit le plus strict!)

 

 

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(Crédit de cette photo : La mairie d'Ozoir-la-Ferrière.)