Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01 février 2010

Premier prix Lycéen du cinéma: "Welcome" de Philippe Lioret.

455033654.jpg

welcome-de-philippe-lioret-un-out-of-1500933_jpg.jpgComme il y a le Prix Goncourt des Lycéens, il y a (pour la première fois cette année) le Prix lycéen du cinéma. Ce sont donc 10 films français qui ont été sélectionnés il y a quelques mois, avec le Centre national cinématographique et la revue Studio : Versailles, Stella, Aide-toi, le ciel t'aidera, L'apprenti, Les plages d'Agnès, Louise-Michel, Espion(s), Welcome, Lascars, Adieu Gary.

Ce vendredi (29 janvier), ce sont neuf lycées de l’académie de Créteil qui ont participé à la finale pour laquelle étaient retenus : Les lascars, Stella, Louise-Michel, Versailles et Welcome.

C’est " Welcome " de Philippe Lioret qui a remporté les suffrages du jury par cinq voix contre quatre pour " Versailles " de Pierre Schoeller.

Reportage audio, ici.

29.01.10 Philippe Lioret 4.JPG

Belle coïncidence, puisque s’ouvrait le même jour le festival de cinéma de Meaux (Festi-Ciné Meaux) avec pour invité d’honneur Philippe Lioret.

L’occasion faisant le larron, Mandor a interrogé le réalisateur sur ce prix remporté…
podcast

_B110337[1].JPG

Voici la bande annonce de "Welcome".

29 janvier 2010

Copé, l'homme pressé : rencontre avec les auteurs du livre.

22738_227952762457_227942717457_3138808_3740152_n.jpgPréambule avant de me faire sauvagement assassiner par d’éventuels bienveillants détracteurs :

Il est question dans cette note d’un homme politique national de premier plan. Il se trouve qu’une de mes activités professionnelles fait que je rencontre de temps à autre l’homme en question. Député-maire de la ville dans laquelle j’officie, je ne compte plus les interviews qu’il m’a accordé (3 minutes à chaque fois, on va donc systématiquement à l’essentiel). Je n'ai pas à être un partisan du monsieur, ni un anti par principe. Il fait son métier, je fais le mien. Point barre. Un livre sort sur Jean-François Copé, il me semblait évident que je devais traiter l’information sur 77FM. J’ai donc rencontré lundi, dans un bar parisien, les deux auteurs. Nous avons conversé le plus déontologiquement possible de l'actuel président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. Je souhaite que ce blog garde sa bonne tenue dans les commentaires. Merci à vous !

 C’est donc dans un bar proche de la gare Montparnasse que Solenn de Royer, journaliste au service politique du quotidien La Croix (elle couvre l’Élysée), et Frédéric Dumoulin, journaliste politique à l’AFP  (il couvre l’actualité parlementaire) m’ont donné rendez-vous lundi soir dernier. Une heure plus tard, Nicolas Sarkozy faisait son show sur TF1…

Voici l’interview en quasi-intégralité. J’ai un peu allégé les passages sur Meaux puisque je préfère ici insister sur le « Copé » national. Mais l’interview sans coupe est écoutable ici.

 Première partie :

-Pourquoi un livre sur Jean-François Copé ?

-Faut-il apprécier le sujet sur lequel on enquête ?
podcast

Deuxième partie :

-Jean-François Copé a participé à ce livre. Il a ouvert ses portes.

-Une biographie non autorisée.

-Une enquête équilibrée.

-250 témoignages.

-1er mandat de Jean-François Copé à Meaux : féodalité.
podcast

Troisième partie :

-L’arrivée de Jean-François Copé à Meaux… débuts maladroits.

-Pas de quartier (ni d’amis) pour arriver à ses fins.
podcast

Jean-François Copé 13.06.08 4.JPG
13 juin 2008, à la mairie de Meaux (photo : 77FM)
17.10.08 Jean-François Copé 2.jpg
17 octobre 2008 en direct de la Foire de Meaux. (Photo : Atome 77)

 Quatrième partie :

-En 2010, tout va bien à Meaux ?

-Comment parvient-il à assumer toutes ses casquettes ?

-Les relations Sarkozy/Copé ?
podcast

12.06.09 Copé 3.JPG
12 juin 2009 à la mairie de Meaux. (Photo : Patrick Méléo)

 Cinquième partie :

-Quels genres de personnes apprécie Jean-François Copé ?

-Est-il sous-estimé à l’Élysée ?

-Copé, rival absolu du Sakozy ?
podcast

Copé 02.10.09 3.JPG
2 octobre 2009 à la Cathédrale de Meaux. (Photo : Toutenphoto)

 Sixième partie :

-Pourquoi la majorité des députés UMP ont-ils fini par le soutenir ?

-Jean-François Copé recueille les humiliés du régime Sarkozy.

-Génération France.
podcast

Foire de Meaux 15.10.09 10 copé.JPG
Foire de Meaux 15.10.09 2 (quarte) copé.jpg
Le 15 octobre 2009  en direct de la Foire de Meaux. (Photos Raphaël Tual)

 Septième partie :

-Sera-t-il président en 2017 ?

-Que va-t-il se passer si Jean-François Copé n’atteint pas son but en 2017 ?

-La réaction du principal intéressé au sujet de ce livre.
podcast

27.11.09 Copé inauguration Acticentre 1.JPG
Le 27 novembre 2009, à Meaux à Acticentre à Meaux. (Photo : Toutenphoto)
EDIT: quelques autres rencontres après publications de cette note...
_B110254[1].JPG
 Le 29 janvier 2010, à la mairie de Meaux. (Photo : Toutenphoto)
Le soir précédent, il devenait papa de la petite Faustine, son 4eme enfant...
_B110226[1].JPG
Le 5 février 2010 à la mairie de Meaux (photo : Toutenphoto)

16.JPG

12.JPG

Le 16 octobre 2010 en direct de la Foire de Meaux (photo : 77FM)

jean-françois copé,copé l'homme pressé,solenn de royer,frédéric dumoulin,l'archipel,interview,podcast,77fm

jean-françois copé,copé l'homme pressé,solenn de royer,frédéric dumoulin,l'archipel,interview,podcast,77fm

jean-françois copé,copé l'homme pressé,solenn de royer,frédéric dumoulin,l'archipel,interview,podcast,77fm

Le 24 septembre 2011 aux Muzik'Elles de Meaux visitant le stand 77FM.

jean-françois copé,copé l'homme pressé,solenn de royer,frédéric dumoulin,l'archipel,interview,podcast,77fm

jean-françois copé,copé l'homme pressé,solenn de royer,frédéric dumoulin,l'archipel,interview,podcast,77fm

Le 10 décembre 2011 en direct de la Foire Gourmande de Noël de Meaux.

jean-françois copé,copé l'homme pressé,solenn de royer,frédéric dumoulin,l'archipel,interview,podcast,77fm

jean-françois copé,copé l'homme pressé,solenn de royer,frédéric dumoulin,l'archipel,interview,podcast,77fm

Le 21 septembre 2012 sur Radio Muzik'Elles.

22738_250989252457_227942717457_3253014_5844030_n.jpg
Un excellent article sur le livre paru dans Le Point:
22738_266522287457_227942717457_3312589_8307804_n.jpg
Pour finir... l'interview de Jean-François Copé par Jean-Jacques Bourdin au sujet de ce livre :

16 janvier 2010

Damien Luce... l'enfance inspiratrice!

IMG_7472[1].jpg

eho_lucePL1%E2%80%A2[1].jpgAprès Renan Luce, dont il m’arrive de parler ici parfois (récemment, j’ai scanné mon dernier article sur lui publié dans le Virgin du mois d’octobre dernier), demandez le grand frère, Damien (31 ans).

On m’avait prévenu : « Tu verras, Damien est un jeune homme extrêmement sympathique ».

(« On », c’est Audrey, de la maison d’édition).

(Mandor, c’est un sacré cafteur !)

C’est, en tout cas, tout à fait exact.

J’ai décalé mon rendez-vous deux fois et je suis arrivé en retard…

La faute à Emmanuelle Seigner, qui a elle-même décalé notre rendez-vous deux fois, au Plazza Athénée.

(Je sais, je fais un travail assez pénible…).

Un soir de cette semaine, Damien Luce m’a donc accueilli, tout sourire, dans son coquet appartement du 5e arrondissement de Paris… à quelques mètres du Panthéon.

Je me confonds en excuse pendant que la lumineuse jeune femme qui vit avec le pianiste/comédien/auteur me propose un café, un thé…

babar2.jpgJe me sens bien ici.

Bon, la présence de Pollux et de Colette, tranquillos sur le canapé, me gêne un peu.

Leur seule vision pourrait illico me faire éternuer.

Voire m’empêcher de respirer convenablement.

Je tâte la poche de mon blouson.

Ouf ! Je n’ai pas oublié ma Ventoline…

La demoiselle, spontanément, emporte les deux chats dans une pièce adjacente. 41QWPBU409L__SS500_.jpg

Il faut sauver le soldat Mandor !

(Putain d’allergie !)

Pourquoi suis-je venu chez Damien Luce ?

Une double actualité.

Celui qui est connu pour être un pianiste accompli a sorti le 7 janvier dernier son premier roman, "Le Chambrioleur", (Éditions Héloïse d’Ormesson). Damien Luce enchaîne avec la sortie, le 25 janvier prochain, d’un disque consacré à l’Histoire de Babar (Label accord/Universal Music) du fameux compositeur Francis Poulenc (avec la participation de Renan Luce) et aux Impressions d’enfance du violoniste roumain Georges Enesco (avec le violoniste Gaétan Biron).

 

Damien Luce 13.01.10 1.JPG
Damien Luce avec Pollux...

Première partie :

-Auteur, pianiste classique, comédien… il allie tout ses arts.

-« Presque trop sérieux »… pièce de théâtre publiée.

-Le thème de l’enfance.
podcast

Deuxième partie :

-L’émotion du premier « vrai » livre publié.

-La notion d’ « être écrivain ».

-Damien Luce, un artiste qui doute ?

-« Le Chambrioleur » : le pitch.
podcast

Damien Luce 13.01.10 2.JPG
Damien Luce au piano, parfaitement naturel...

Damien Luce 13.01.10 4ff.jpgTroisième partie :

-« Le Chambrioleur », un conte pour les adultes (et pas forcément pour les enfants…)

-L’imagination au pouvoir.
podcast
Quatrième partie :

-Babar : disque et spectacle.

-Famille Luce : famille de musiciens ?
podcast

Quelques avis sur "Le chambrioleur" :

Roman "attachant et prometteur"  (Livres Hebdo).

Le Chambrioleur est "un conte tendre et foisonnant, à l'écriture touchante et toujours limpide, dont on ne sait s'il s'adresse plus aux adultes qui ont gardé une âme d'enfants ou aux enfants qui ont déjà compris que les adultes n'existent pas." (Le Monde des Livres)

Sachez que "Le chambrioleur" est en pré-sélection pour le prix Première de la RTBF et figure parmi la première sélection de la deuxième édition du Prix Orange du Livre.

Pour finir, voici la bande-annonce du livre...

04 décembre 2009

Bruno Solo joue du Simenon à Meaux...

Ce soir est diffusée "Jusqu'à l'enfer" sur France 2 (la critique de Télérama). Je vous en avais parlé il y a quelques mois, car j'ai assisté à quelques scènes tournées à Meaux.

Rediff, donc.

 

En tournage depuis le 25 mai jusqu’au 25 juin 2009, pour France 2 : "Jusqu’à l’enfer". Un téléfilm de 90 minutes, scénarisé par Jacques Santamaria.

 

1430.jpgD’après le roman de Georges Simenon « La mort de Belle ».

Ce livre sociétal noir et dur (qui a déjà été mis en images par Édouard Molinaro en 1961, sur un scénario de Jean Anouilh avec Jean Desailly dans le rôle principal), raconte comment un enseignant devient suspect numéro 1 dans l'affaire du meurtre d'une jeune fille.
Réalisé par Denis Malleval.

Et produit par Jean-Baptiste Neyrac, pour Neyrac Films.
Avec : 
Bruno Solo (Simon Andrieu)
Delphine Rollin (Christine Andrieu)
Jean-Louis Foulquier (Dr Paul Jussieux)
Cécile Rebboah (Patricia Mollier)
Yvon Back (Procureur Roche)la_mort_de_belle01.jpg
Jérémie Covillault (Renaud Ferbach)
Audrey Beaulieu (Madame Katz)
Jacques Spiesser (Capitaine Vallin)
Claire-Lise Lecerf (Belle Sherman)
Didier Cauchy (Lieutenant Nogalès)

 

(Coïncidence, mon ami (Hum !) Jean-Marc en parlait ce matin sur son petit blog que personne ne lit…)

 

Une partie de ce téléfilm se tourne à Meaux depuis hier jusqu’à vendredi.

Le service communication de la ville m’a convié aujourd'hui, avec 3 de mes collègues journalistes (de La Marne, du Parisien et de Meaux Le Journal) à :

 

-Assister à une partie du tournage.

 

- Déjeuner avec Bruno Solo, Denis Malleval (le réalisateur) et Jean-Baptiste Neyrac (le producteur).

 

-Interviewer Bruno Solo tranquillos dans sa loge…

 

 Voici un port folio de ces 2h30 avec l'équipe du film:

 

Le tournage:

P1000294.JPG
Bruno Solo et Denis Malleval...
Le comédien souriant.

 

 

P1000296.JPG
Pas souriant.
_B070098[1].JPG
(Crédit: ToutenPhoto)
_B070110[1].JPG
(Crédit: ToutenPhoto)
77N_Bruno_Solo_-17[1].JPG
(Crédit : Valentine Rousseau du Parisien Seine-et-Marne)
Avec Yvon Back, un comédien qui joue dans pléthore de films et téléfilms.
On le croise, on se dit, je le connais, mais d'où?
P1000298.JPG
Ici avec le producteur du téléfilm, Jean-Baptiste Neyrac.
Il n'est pas un débutant dans le métier.
(Notez une certaine modernité: mes notes sur le papier sont écrites à la main. Très classe et discret!)
Le déjeuner:
P1000307.JPG
Le réalisateur Denis Malleval, Bruno Solo, le producteur Jean-Baptiste Neyrac et Mandor, face aux journalistes de Meaux (j'en suis également, mais on m'a placé là. J'ai obtempéré, vous me connaissez, toujours ce sens du sacrifice...).
Au bout de la table, mon ami (sur Facebook et un peu en vrai) Jérôme Tisserand, conseiller municipal en charge des arts cinématographiques.
Un type qui m'épate. Il n'arrête pas une seconde, entre son vrai métier et ses responsabilités au sein de la mairie.
Contrairement aux apparences, nous n'étions pas en pleine bénédiction avant de nous sustenter...
P1000308.JPG
Denis Malleval, Bruno Solo et Jean-Baptiste Neyrac.
_B070240[1].JPG
(Crédit: ToutenPhoto)
_B070219[1].JPG
(Crédit:ToutenPhoto).
P1000317.JPG
Se manger la peau en public... pas bien!
L'interview de Bruno Solo dans sa loge meldoise:
P1000322.JPG
P1000327.JPG
P1000337.JPG
Merci à Lyse Hautecoeur (de la mairie de Meaux) et à Jérôme Tisserand, pour cette invitation.
Organisation sans failles.
J'avais peur de ne pas être libre de mes mouvements.
A tort.
Remerciements sincères (aussi) à l'équipe du téléfilm... et principalement à son régisseur qui a assuré l'accueil de manière chaleureuse.
Sur un tournage, je vous assure, c'est rare...
P1000344.JPG
Photos non créditées (et dangereux chauffeur): Valentin Marcinkowski.
EDIT le 29 mai 2009:
2) Sur son site, la mairie de Meaux propose un court reportage sur le tournage de ce téléfilm, incluant une partie de mon interview.

22 novembre 2009

Bilan du Salon du Livre d'Ozoir-la-Ferrière 2009.

P1010491.JPG

Je n’avais pas encore animé un Salon du Livre en intégralité, du matin au soir.

Des forums, des débats, des interviews en tout genre, ça, ma sacoche de travail en est bourrée… mais généralement, ces activités sont concentrées en un moment. Hier, je suis rentré chez moi vidé, fourbu, mais heureux. Parce que j’aime ça. Le contact avec des gens rencontrés sur l’instant et dont il faut tenter de retirer des informations essentielles, quasiment à la chaîne. Rentrer dans des univers différents en faisant semblant de connaître l’œuvre des auteurs interrogés, en les mettant en avant, en tentant de comprendre leur fonctionnement, c’est un loisir auquel je m’adonne avec un plaisir fou. Même si, je le sais parfaitement superficiel. Je n’abhorre rien de plus que d’interroger un écrivain sans avoir lu son livre. Et pourtant, hier, je n’ai cessé d’être en mode apparence. Parce qu’un animateur, dans ce cas de figure professionnel, ne peut faire autrement. Et ce n’est pas si désagréable.

Le salon était plein à craquer l'après-midi...

Salon du livre116[1].JPG
(Crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)

Hier, à Ozoir-la-Ferrière, c’était une journée jubilatoire. Parce que j’aime passer un moment avec Madeleine Chapsal, délirer avec Véronique Genest, déjeuner avec quelques jeunes pousses de la littérature d’aujourd’hui et leur éditeur Stéphane Million, bavarder en off avec Yves Simon, rencontrer pour la première fois un écrivain blogueur (Jérôme Cayla) que je lis depuis longtemps, rassurer/consoler les auteurs esseulés, observer sans cesse le comportement des uns et des autres, me mettre à la disposition des organisateurs… liste non exhaustive.

Salon d'Ozoir 077 - 21.11.09.jpg

Avec Madeleine Chapsal en haut et en bas Gérard-Hubert Richou (photos Philippe Schroeder)

Salon d'Ozoir 101 - 21.11.09.jpg

Je me sens bien dans la diversité des rapports humains. Je me sens bien, mais à la fin de la journée, je n’ai plus aucune énergie.

Vidé, fourbu, mais heureux, disais-je.

Le public présent était curieux, attentif et acheteur...

Salon du livre054[1].JPG
(crédit: mairie d'Ozoir-la-Ferrière)

Encore une fois, merci à Luc-Michel Fouassier pour son indéfectible confiance et merci aussi à la mairie d’Ozoir-la-Ferrière pour son accueil chaleureux.

Quand on est au cœur de l’action, difficile de s’occuper de son blog. Je me voyais mal sortir mon appareil entre deux interviews pour alimenter ces chroniques…

Pour les photos, je compte sur les nombreux photographes présents (certains sont des lecteurs de ce blog…). J’en ai déjà reçu quelques-unes ce matin. Je les publie et les commente.

Salon d'Ozoir- 045 - 21.11.09.jpg

Avec le maire d'Ozoir-la-Ferrière, Jean-François Oneto (crédit : Philippe Schroeder).

Ici Georges Flipo, gagnant du prix Ozoir'Elles, pour son recueil de nouvelles "Qui comme Ulysse" (éditions Anne Carrière). Un écrivain, drôle, chaleureux, aussi profond que parfois second degré. Le monsieur a un blog.

P1010496.JPG
Ici, en pleine interview...
P1010492.JPG
Et là, lors du discours de la remise du Prix Ozoir'Elles (au côté de Jean-François Oneto, maire d'Ozoir-la-Ferrière)
Salon du livre080[1].JPG
(crédit: mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Parfois, dans une foultitude de rencontres, on tombe sur des gens avec qui le feeling passe immédiatement. L'auteur de polar, P.J Lambert ("Le Vengeur des catacombes" chez Fayard, Prix du Quai des Orfèvres 2008 et "Morofisc" chez Plon) et l'écrivain pour enfants/ados Claire Didier ("Le livre des trous", Prix Presse des Jeunes-Enfants 2006 et Prix Sorcières-Documentaires 2008 et "Le livre des têtes" chez Nathan Jeunesse) en font partie. Ils m'ont tous les deux extraits de mon rôle d'animateur du salon. J'apprécie quand les gens grattent un peu et cherchent à savoir qui se cache derrière certaines façades.
P1010499.JPG
P1010501.JPG
Le plus jeune auteur français, Charles-Antoine Cros (10 ans). Il a signé "La Fleur de Lys à Noirmoutier" et "Le retour de la Fleur de Lys".r
P1010503.JPG
P1010502.JPG
Charles-Antoine Cros à sa table avec sa maman Anna Cros, elle même auteur de livres pour enfants.
Salon du livre124[1].JPG
(crédit: mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Après un débat en compagnie des auteurs des éditions Stéphane Million. De gauche à droite : Jérôme Attal (dont beaucoup savent l'admiration et l'amitié que je lui porte), Roxane Duru et Alexandra Geyser... l'occasion pour que chacun puisse évoquer leurs ouvrages respectifs.
Et je suis resté bluffé par leur éditeur, Stéphane Million. Un type généreux, pour des raisons que je tais ici... mais alors là, chapeau!
P1010497.JPG
Les deux photos suivantes de cette fine équipe sont signées Philippe Schroeder...

Salon d'Ozoir- 086 - 21.11.09.jpg

Salon d'Ozoir- 087 - 21.11.09(2).jpg

Au premier étage, il y avait les maisons d'éditions "indépendantes", qui, elles aussi, ont rencontré un franc succès (mais qui se sentaient un peu éloignées du coeur vibrant de la manifestation).
Salon du livre039[1].JPG
(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Lors de la remise du concours de nouvelles, de gauche à droite, Luc-Michel Fouassier (conseiller municipal délégué à l'événementiel littéraire), Yves Simon (président du Jury) et Jean-François Oneto (maire de la ville).
Salon du livre013[1].JPG
(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Salon du livre023[1].JPG
(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
C'est beau un public qui écoute des discours...
Salon du livre106[1].JPG
(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Madeleine Chapsal, présidente du salon, version 2009.
Salon du livre099[1].JPG
(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Et hop! La médaille de la ville pour Madeleine...
Salon du livre103[1].JPG
(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Véronique Genest qui improvise, mais qui improvise avec intelligence et drôlerie.
Salon du livre088[1].JPG
(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Salon du livre067[1].JPG
(crédit : mairie d'Ozoir-la-Ferrière) 

04 novembre 2009

Bob Garcia contre Moulinsart!

 

Bob-Garcia-Aventures-Saint-Tin.jpg

J'ai reçu avant-hier ce mail de Bob Garcia:

Bonjour,
Pour avoir commis l'irréparable (j'ai publié 5 études tintinophiles - dont deux seulement contiennent des images de Tintin - tirées à qq centaines d'ex par une asso loi 1901), les "ayant-doit" de Hergé m'ont traîné en justice pendant 4 ans et me réclament au terme d'un procès grotesque et injuste fondé sur une somme de mensonges et d'hypocrisies la somme de 48.000 euros.
Comme je ne suis pas en mesure de payer une telle somme (les livres en question ne m'ont pas rapporté un centime), Rodwell m'envoie par huissier un ordre de saisie-vente de mes biens...
j'ai décidé de combattre la bêtise et la cupidité par l'humour.
Je vous invite à me rejoindre sur mon blog : "Bob Garcia et le spectre du tocard" !
http://lespectredutocard.blogspot.com/
Amitié définitivement tintinophile,
Bob
Voir aussi ma page FaceBook et la presse en ligne :
http://www.afnews.info/public/afnews/2009/10/moulinsart-b...
http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/287233/tin...
http://www.rue89.com/2009/10/29/il-ecrit-cinq-livres-sur-...
http://www.facebook.com/home.php#/profile.php?id=11681487...
http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/10/27/moulinsart-l...
http://lecomptoirdelabd.blog.lemonde.fr/2009/10/27/moulin...

image002.jpgNi une, ni deux, lundi soir, je file chez Bob Garcia à Chelles.

Je déboule chez l’auteur, à 19h. Bizarre la sensation d’arriver au château de Moulinsart (version minimale, certes, mais quand même).

L’homme est accueillant. Il sait que je viens en ami. Je lui propose de me dire ce qu’il a sur le cœur. Je n'ai entendu aucun podcast explicatif sur cette histoire qui secoue le monde des tintinophiles.

On s’installe dans son bureau et je branche le magnéto (Serge !).

Première partie : la genèse de l'affaire.
podcast

Les albums incriminés:

Ouvrages MacGuffin en proc-s[1].JPG
Deuxième partie : Que reproche-t-on à Bob Garcia? Les complexités de l'affaire et du jugement. David contre Goliath.
podcast
P1010368.JPG
Lundi, chez lui... un peu dépité.

Troisième partie : Dans quel état est-il face à ce rouleau compresseur? Son blog.  Qu'espère-t-il précisement en alertant les médias?
podcast
P1010369.JPG
Avant l'interview, il envoie encore un mail à son avocat (véridique!).

Quatrième partie : Va-t-il encore écrire sur Tintin? Comment va-t-il réagir?
podcast
P1010372.JPG
Après l'interview... la contrebasse a souhaité poser avec nous (ce que je trouve parfaitement ridicule, soit dit en passant. Non seulement, je ne suis pas venu pour rigoler, de plus, vous le savez bien, je ne suis pas très photos photos...).
Voici à présent, un des meilleurs articles sur le sujet.
Celui de Charlie Hebdo.
Charlie hebdo ce jour[1].JPG
Deux documents pour vous faire votre propre opinion:
Le premier communiqué de presse de Moulinsart s.a
La réponse de Bob Garcia à ce communiqué:
Pour finir, je sais que mon statut de journaliste implique un devoir de réserve.
Je ne dis donc pas que je trouve le comportement de Nick Rodwell dégueulasse.
Un peu de coeur et d'humanité, monsieur l'"ayant droit"?
"De quoi, du coeur et de l'humanité? Saperlipopette! on parle bizness Môssieur!"
Pour finir, quelques liens pour découvrir Nick Rodwell:
« Nick Rodwell veut tout contrôler », La Dernière Heure, Frédéric Seront, 9 janvier 2008
Tintin: l'affaire du blog suspendu Nouvelobs.com, par Sylvie Prioul, 11 août 2009
Le « beau-père » de Tintin dérape contre des journalistes, Rue89.com, Augustin Scalbert, 11 août 2009

24 octobre 2009

Prix Ozoir'Elles 2009!

P1010302.JPG

Ce jeudi (le 22 octobre), pour des raisons que j’expliquerai plus tard (parce que pas encore tout à fait officielles), je me suis rendu à la délibération du Prix Ozoir’Elles 2009.

Au Café des Éditeurs, carrefour de l’Odéon à Paris.

P1010303.JPG

Avant l'arrivée des invités... le calme avant la tempête.

 

Initié par Luc-Michel Fouassier, conseiller municipal chargé de l’événementiel littéraire et lui-même nouvelliste (par la même occasion, très bon ami de Mandor), et sous l’impulsion de Jean-François Oneto, Maire d’Ozoir-la-Ferrière, le Prix Ozoir’elles est un prix littéraire récompensant un recueil de nouvelles parmi 4 ouvrages publiés par une maison d’édition de renom.

Ozoir'elles073.JPG
Avant le début des hostilités. de gauche à droite: Emmanuelle Urien, Annie Saumont, une habitante d'Ozoir, Mandor et Jean-François Oneto, maire d'Ozoir-la-Ferrière. (Crédit: mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
P1010308.JPG
Annie Saumont a notamment obtenu en 1981 le prix Goncourt de la nouvelle avec Quelquefois dans les cérémonies (Gallimard), le grand prix SGDL de la Nouvelle pour Je suis pas un camion, (Seghers), en 1989, le Prix Renaissance de la Nouvelle pour Les voilà quel bonheur, (Julliard) en 1993, le prix des Éditeurs en 2002. Femme adorable et pleine de vie.
Ozoir'elles074.JPG
Mandor et Jean-François Oneto, maire d'Ozoir-la-Ferrière. (Crédit: mairie d'Ozoir-la-Ferrière)
Son témoignage:

podcast

La grande originalité de ce prix réside dans la composition de son jury exclusivement féminin, présidé par Régine Deforges, accompagnée de  Victoria Bedos, Annie Saumon, Véronique Genest, Macha Méril, Emmanuelle Urien et Simonetta Greggio. Quelques Ozoiriennes ont également pris une part active dans le choix du jury en donnant leur avis sur les ouvrages, l’ensemble de leurs voix comptant pour une aux côtés de celles des membres précédemment cités.

Les recueils sélectionnés pour le prix Ozoir'elles étaient, cette année, les suivants :
- Presque rouge (de Sébastien Amiel) éditions de l'Olivier
- Petites faiblesses inavouables (de Véronique Fiszman) éditions Léo Scheer
- Qui comme Ulysse (de Georges Flipo) éditions Anne Carrière
- Clémence et l'acteur nu (de Benoît Fourchard) éditions La Dragonne

Avant de passer aux délibérations, les discours (courts, donc les meilleurs) du maire de la ville et de Luc-Michel Fouassier, devant le jury et les journalistes.

 

P1010304.JPG
Bout de nez de Victoria Bedos, Véronique Genest, Luc-Michel Fouassier et Jean-François Oneto.
P1010305.JPG
Emmanuelle Urien, Victoria Bedos, Véronique Genest, Luc-Michel Fouassier et Jean-François Oneto.
P1010311.JPG
Deux habitantes d'Ozoir-la-Ferrière, Luc-Michel Fouassier et Jean-François Oneto.
P1010316.JPG
Véronique Genest, Emmanuelle Urien, Johnny Depp (je sais, je l'ai déjà faite sur Facebook!), Annie Saumont et Victoria Bedos.

Après deux minutes (montre en main) de délibération, le choix s’est imposé.

The winner is : Georges Flipo pour « Qui comme Ulysse » aux éditions Anne Carrière.

P1010326.JPG
P1010307.JPG
Explications de cette rapide décision par trois membres (de choc) du jury : dans l'ordre, Victoria Bedos, Emmanuelle Urien et Véronique Genest.


podcast

P1010315.JPG
Véronique Genest et Anne Carrière.

 

P1010313.JPG

 Anne Carrière remercie le jury pour ce choix qu'elle estime mérité.

Elle était très émue.


podcast

Ce prix est attribué toujours quelques jours avant le Salon du Livre d’Ozoir-la-Ferrière. Cette année, il se tient le 21 novembre  au Centre d'Exposition Artistique et Littéraire, Ferme Pereire de 10 heures à 19 heures. Et j’y serai pour des raisons que je ne peux pas encore expliquer parce que bla bla bla, pas encore officiel, bla bla bla…

P1010327.JPG

Le parrain de cette troisième édition sera Yves Simon (mandorisé, il n’y a pas très longtemps, en compagnie de Luc-Michel  Fouassier).

Il nous explique la raison de sa présence à ce salon.


podcast

 Quelques photos du jury, de l'organisateur, d'habitantes d'Ozoir... avec le livre gagnant...

Ozoir'elles027.JPG
(Crédit : La mairie d'Ozoir-la-Ferrière.)
P1010318.JPG
Macha Méril arrivée un peu en retard et la seule n'ayant pas votée pour Georges Flipo (ce qui est son droit le plus strict!)

 

 

P1010319.JPG
P1010320.JPG
P1010324.JPG
P1010325.JPG
Ozoir'elles015.jpg
(Crédit de cette photo : La mairie d'Ozoir-la-Ferrière.)

21 octobre 2009

L'interview de Michaël Furnon!

mickey3D.jpg

L’album de Mickey [3d] est sorti le 21 septembre.

J’ai rencontré le chanteur Michaël Furnon, le 27 juillet dernier.

Plus de 3 mois.

Je ne suis pas bien en avance, dites-moi.

Mon blog passe un peu en dernier actuellement.

Y a du lourd en attente…

Obispo, Michaël Jackson (enfin, son récent biographe) et bien d’autres sont dans les startings blocks.

Je vous propose aujourd’hui mon article sur "La Grande Evasion" écrit pour Virgin.

Puis l’interview découpée pour une "semaine spéciale Mickey [3d]" diffusée sur 77FM.

Scan10002.JPG
efr350-001-MF[1].jpg
Première partie : pourquoi est-il revenue à une formule groupe après avoir tenté une aventure solo?
podcast
Deuxième partie : après "Mickey tout seul", Michaël Furnon sort un album joué en compagnie de 13 musiciens.
podcast
efr350-006-MF[1].jpg

Troisième partie : Pourquoi Michaël Furnon a-t-il un souci constant d'indépendance?
podcast
Quatrième partie : Pour lui, aider les autres artistes est un sacerdoce. Il n'envisage pas le métier autrement.
podcast
efr350-005-MF[1].jpg

Cinquième partie : Michaël Furnon explique pourquoi il a voulu sortie de son image de chanteur social.
podcast
Sixième partie : Le chanteur des Mickey [3d] ne voit pas un grand intérêt à faire de la promo, mais il s'y plie poliment. Il n'aime pas les explications de textes.
podcast
efr350-003-MF[1].jpg
Septième partie : Michaël Furnon a su garder son art des mélodies que l'on retient facilement. Créer des textes et des musiques simples... est-ce facile?

podcast
Huitième partie : Il est un artiste de son temps. Il se sert beaucoup des nouveaux médias pour promouvoir sa musique. Par exemple, il a mis sur Internet quelques clips "maisons" de ses nouveaux titres.
podcast
Neuvième partie: Pour finir, Michaël Furnon nous livre ses sources d'inspirations. En l'occurence, des lieux qu'il a visités et des livres qu'il a lus.
podcast
P1000747dd.jpg
Après l'interview chez EMI, Michaël Furnon me joue un morceau en privé... "Tu n'enregistres, pas, hein?".
Non.
Dommage.
Voici à présent les teasers dont il est question dans l'interview...

Playmobil:

L'homme qui prenait sa femme pour une plante.

 Paris, t'es belle.

 Méfie toi l'escargot.

On termine avec une page de pub...

image001.jpg

24 septembre 2009

Michel Galabru à Claye-Souilly.

18 SEPT 2009 001.jpg
Hier, je suis allé dans une petite commune seine-et-marnaise située non loin de mon lieu de travail afin d'aller interviewer l'un des derniers monstres sacrés du cinéma et du théâtre français. Je sais qu'il dit ne pas mériter cette appellation et pourtant, il le mérite.
 Il est est résidence avec toute son équipe à l'espace André Malraux depuis quelques jours, afin de répéter la pièce "L'entourloupe".
Scan10001.JPG
C'est un Michel Galabru avenant, mais un chouia fatigué que j'ai rencontré.
Cette interview est destiné à 77FM, donc, les questions sont axées sur l'évènement et sur la région.
C'est ce qu'on appelle "l'alibi local".
Voici le podcast en deux parties de 3mn30 chacune.
Bonne écoute!
Première partie:
podcast
Deuxième partie:

podcast
P1010170.JPG
Scan10002.JPG

27 juillet 2009

La lumineuse Luciole...

l_076f41c94aed4cbf820c51a28095379d.jpg

Luciole a 22 ans et vient de sortir un délicieux album, entre chant et parlé.

Ombres.

l_6372d4a090b646aa93935c8e51a27ba7.jpgDepuis février dernier, j’ai ce disque à la maison. On me l’avait proposé en interview. Problèmes de planning, de timing ou je ne sais plus quoi…

Il vient de ressortir avec quelques titres inédits (chez Blonde Music/Mercury).

Pour l’occasion, la rencontre a (enfin) eu lieu.

Ce mercredi 22 juillet.

Au Charbon.

Un bar branchouille de la capitale.

Evidemment, j’arrive en retard.

Mon précédent rendez-vous (avec Wax Tailor, bientôt ici, donc) n’était pourtant qu’à 3km 500 de là.

35 minutes pour faire cette distance en voiture... on a vu plus rapide.

La jeune artiste d’origine bretonne est donc là, sirotant un jus de citron.

Souriante, elle est en pleine conversation avec Benoît, son attaché de presse " spécial Web ".

Gars sympathique et efficace.

Je ne vais pas vous écrire le CV de Luciole, il suffit d’aller sur son MySpace. Mais ce que je peux vous dire, c’est que pour ce premier album, elle a travaillé avec l’excellent Dominique Dalcan (dont je vous parlais récemment) et que le résultat est vraiment à la hauteur. Ensemble, ils ont cherché, essayé, expérimenté, recommencé jusqu’au moment où le résultat leur a paru acceptable.

La demoiselle a du talent (même si je préfère quand elle chante que lorsqu’elle slame).

Voici son podcast (dans un joyeux bordel sonore) en deux parties de 4 minutes.

La première :
podcast

La deuxième :
podcast

f.jpg

Et pour clore cette note étincelante, voici les deux premiers clips de luciole.


Ombre
envoyé par luciolesenvole.

A consommer sans modération!

22 juillet 2009

Un (rapide) petit-déjeuner avec Marie-Laure Bigand...

 

dune-vie-lautre-marie-laure-bigand-L-1.jpg
Extrait de la 4eme de couverture du nouveau roman de Marie-Laure Bigand: Clarisse et Emilie ont une vie que tout oppose. Rien n'est fait pour qu'elles se rencontrent. Mais un jour, leurs chemins se croisent dans des circonstances qui pourraient sembler anodines... Jusqu'au jour où le destin va s'en mêler. Ces deux jeunes femmes vont alors s'unir d'une manière surprenante..."

Cela fait longtemps que nous avions décidé de nous rencontrer. Nous sommes deux lecteurs de nos blogs respectifs (le sien s'apelle Les mots partagés), mais ce n’est pas pour cette raison que j’ai tenu à mandoriser Marie-Laure Bigand. Non, c’est parce qu’elle a un sacré talent pour émouvoir et transporter les lecteurs dans ses histoires psychologico-amoureuses. Les deux livres que j’ai lues d’elle, Le premier pas (Editions Pietra Liuzzo) et le nouveau, D’une vie à l’autre (Laure Mare Editions), sont menés tambour battant et écrits d’une plume qui fait jaillir la sensibilité (féminine ?) que j’ai en moi.

Je n’exagère pas.

Marie-Laure Bigand, femme forte et fragile à la fois, sait se montrer convaincante en nous offrant des personnages qui nous ressemblent.
Une romancière dans l'air du temps qui vient de remporter le Prix "Lions Club 2009"pour la région Ile de France Paris, avec son deuxième ouvrage, Le premier pas.

n1186510993_380250_2838488.jpg

Nous avons réussi à caler un rendez-vous hier matin à 9h30 devant le Casino d’Enghien. Malheureusement, je n’avais que 30 minutes à lui consacrer. A 10h, je devais filer à Meaux pour aller à la radio. Le temps de trouver un endroit où nous poser (la honte, c’était un Class’Croute… Mandor, tu n’assures pas !) et de l’interviewer, la demi-heure est passée à vitesse grand V. Il faut dire que Marie-Laure Bigand est d’une telle gentillesse et d’une telle générosité qu’on aimerait passer la journée à discuter. Une présence solaire, tout simplement.

 

-Je ne comprends pas que tu ne sois pas dans le cœur du public parmi les Isabelle Jary, les Laurence Tardieu, les Tatiana de Rosnay… tu es de cette trempe là d’écrivain.

 

-Peut-être qu’il me manque un petit quelque chose pour les grosses maisons d’édition parisienne ? Je ne peux pas savoir, car, il est difficile de se juger soi-même. Tu sais, je suis très bien chez Laura Mare. C'est une femme dynamique et je suis certaine qu'elle portera très loin sa maison d'édition.

 

-Tu écris depuis longtemps ?

 

-J’ai commencé à l’adolescence. Il fallait que je sorte ce que j’avais en moi et ensuite, je déchirais. Je ne voulais pas que l’on tombe dessus. Plus tard, j’ai écrit des histoires pour mes enfants. Souvent le soir, j’avais l’irrépressible envie de noiricir des pages. Un jour, j’ai osé franchir le cap en me confrontant aux maisons d’édition. C’est difficile de se faire publier…

 

4705_1175578788084_1186510993_511163_4155721_n.jpg

-Tu as appris à écrire des romans ou c’est inné ?

 

-Je lis beaucoup, ça c’est un premier point. Et puis, je fais partie de l’association Les Mots migrateurs. Il y a des ateliers d’écritures animés par le président de l’association Philippe Raimbault, auxquels je participe une fois par mois. Ce que j’aime bien dans les ateliers d’écriture, c’est que cela te permet de réfléchir autrement. Quand on écrit, on est dans sa bulle. Il m’arrive de me servir des idées évoquées lors de ces ateliers.

 

-Sinon, j’imagine que tu puises l’inspiration dans la vie que tu mènes, les gens que tu croises…

 

-J’aime beaucoup observer et j’écoute beaucoup. Je me nourris de tout ce que je vois et j’entends. Les gens qui me lisent me disent souvent qu’ils apprécient mes livres pour la psychologie des personnages.

 

-Tes livres évoquent des rencontres qui changent le fil de la vie de chacun des protagonistes, mais pas de manières discrètes. Les destins croisés sont souvent bouleversés.

 

-J’aime bien partir du fait que si je n’avais pas rencontré cette personne, il ne me serait pas arrivé ça… et puis, j’adore ce genre de livre. Isabelle Jarry, Philippe Claudel et Laurence Tardieu sont des auteurs dont je me sens proche. Leurs histoires me parlent et me touchent beaucoup.

 

-Tu crois au destin, au fait qu’il n’y a pas de hasard, que les gens doivent se rencontrer ?

 

-Quand on regarde bien le parcours de nos vies, on se dit que si on n’avait pas vécu ça, il ne nous serait pas arrivé ça.

 

6a00d834fde3e953ef01156f755b61970c-800wi.jpg

-Avant de commencer un livre, tu fais quoi ?

 

-J’ai toujours un fil conducteur, mais je ne sais pas toujours ce qui va se passer en écrivant. J’ai des personnages qui arrivent, des situations que je n’avais pas prévues… c’est ça la magie de l’écriture.

 

-La passion de l’écriture te dévore-t-elle ?

 

-Même quand je n’écris pas, je sais que je suis toujours avec mon livre. Je suis souvent un peu dans la lune, ce n’est pas toujours évident pour ma famille.

 

-Justement, ta famille, comment voit-elle ta vie de romancière ?

 

-Ils m’encouragent, me soutiennent et, d’après ce qu’ils me disent, aiment bien mon travail (rires). Non, franchement, ils m’aident à croire en moi, parce que, sur ce point là, j’ai du mal. Je manque de confiance…

 

-Tu as aussi un blog, que, soit dit en passant, je lis depuis longtemps. Pourquoi t’es-tu réservé un espace virtuel ?

 

-Quand j’étais en séance de dédicaces, les gens qui venaient me demandaient si j’avais un blog. Je disais que non, et comme j’avais plusieurs personnes autour de moi qui en avaient, je m’y suis mise. C’est une façon pour moi de parler de mon actualité littéraire et puis comme je lis beaucoup, j’en profite pour faire partager mes coups de cœur littéraires. Ça permet aussi d’échanger et de faire de belles rencontres.

 

-Le quatrième roman en cours d’écriture parle de quoi ?

 

-C’est l’histoire d’une femme qui est à bout de beaucoup de choses. J’aime pousser mes personnages pour les faire réagir. Je n’en dirai pas plus. C’est un roman intimiste.

 

-Dans ton œuvre, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. La vie de tes héros peut vite basculer vers une série d’événements étranges.

 

-C’est simplement la vie. Je suis sûr qu’il y a des situations encore plus particulières dans la vraie vie de certaines personnes. La fiction est parfois moins forte que la réalité.

 

P1000727.JPG
P1000725.JPG
Après l'interview... hier matin au Class'Croute (je sais, l'endroit fait rêver...).

10h00.

Il est temps de nous séparer.

Je m’excuse 1000 fois de ce départ précipité.

Nous nous promettons de nous revoir plus longuement… et pour ma part, ce sera avec beaucoup de plaisir. 

Marie-Laure Bigand mérite une visibilité plus importante. Lisez-là, vous comprendrez.

10 juillet 2009

Jean-Louis Murat avec un petit goût d'inachevé...

pho03.jpg

Ce mardi, mon rendez-vous avec Jean-Louis Murat à l’hôtel Les jardins du Marais, ne commençait pas sous les meilleurs auspices.

Rendez-vous à 10h45 jusqu’à 11h30. Pour parler de son prochain album Le Cours Ordinaires des Choses (sortie le 21 septembre).

Les embouteillages à Pierrefitte, les feux rouges parisiens à foison…etc. ont eu comme conséquence un retard pas conséquent.

Je déteste être en retard !

Je déboule dans le rue Amelot à 10h47.

2 minutes de retard… l’inimaginable pour Mandor.

Pas de place, of course.

Ah si ! Une grosse place spéciale LIVRAISON devant l’hôtel.

C’est bonnard.

Le pied !

Les dieux des journalistes sont avec moi.

 

Je me gare consciencieusement.

Je me dirige vers Carine, l’attachée de presse de chez Polydor/Universal qui gère la journée « interview Murat avec la presse écrite ». Je lui demande de m’excuser pour mon retard impardonnable, me répond que « ces deux minutes-là ne seront pas inscrites dans mon dossier ».

Je lui explique je me suis garé devant l’hôtel. Qu’elle jette un coup d’œil de temps en temps, merci !

Nous allons de concert dans la chambre du chanteur. Murat est avec Philippe Barbot. Journaliste fort respectable spécialisé dans la chanson française (dont je lis les articles depuis des années et son blog depuis quelques mois). C’est lui qui va écrire la petite bio envoyée aux journalistes pour présenter son nouvel opus (que je vais donc recevoir dans quelques jours). Carine me le présente, puis il quitte la suite/chambre. Jean-Louis Murat a toujours été sympathique avec moi (lire ma première mandorisation du monsieur), mais je crois que, plus généralement, il est beaucoup plus conciliant avec les gens de la presse écrite qu’avec les animateurs de télévision. Je lui fais vite remarquer que la dernière fois que nous nous sommes vus, il y avait du vin rouge et qu’aujourd’hui, nous étions à la Vittel. « C’est la crise pour tout le monde, mon bon ami ! » me répond-il.

 

image001.jpgInterview :

 

-Parlons de cet album enregistré à Nashville. Ça vous a apporté beaucoup de changer d’environnement et de rencontrer des musiciens qui sont de grosses pointures ?

 

-Ça m’a apporté de la confiance en moi. Je n’en menais pas large, mais, finalement, je me suis senti comme un poisson dans l’eau. Les musiciens de là-bas sont les antis requins de studios que l’on connait en France. Ils sont extrêmement attentifs, disponibles et gentils.

 

-Ils sont curieux de savoir avec quel chanteur français ils vont jouer ?

 

-A un point que vous ne pouvez pas soupçonner. Sur Internet, ils voulaient même voir où j’habitais, ils me posaient 1000 questions, bref, des gens curieux et normaux. Cela dit, quand je suis arrivé à Nashville, avant les palabres, nous avons joué directement. Je suis arrivé les mains dans les poches, le patron du studio m’a prêté une guitare, les musiciens se sont assis en rond autour de moi et j’ai chanté quelques-uns des morceaux que je voulais enregistrer avec eux. Je savais parfaitement ce que j’avais à faire. Il faut dire que j’ai l’habitude, c’est quand même mon 25e album que je produis, je connais donc tous les rouages de ce métier. Il était évident pour moi, qu’en arrivant, il fallait que je sois super pro parce que j’arrivais dans le monde des pros. Mais, pas dans le sens péjoratif. Je parle de comment les studios sont tenus, la maintenance, le matériel, l’égalité entre le réceptionniste et l’ingénieur du son, tout ça est d’un extrême professionnalisme et d’une extrême gentillesse.

 

-Il y a dans ce disque une ambiance très « Nashvilienne ». Excusez cette saugrenue question, mais, épouse-t-on obligatoirement le style musical du lieu où on enregistre ?

 

-Je ne vois pas les choses comme ça. Avec l’ego que j’ai, je n’allais pas à Nashville pour faire de la musique américaine. Je n’ai d’ailleurs pas laissé beaucoup de latitude aux musiciens pour faire autre chose que ce que j’avais envie de faire. Mes chansons étaient hyper cadrées, il était difficile pour les musiciens d’en sortir. Si ça sonne très « Nashville », ça sonne aussi très « Murat » et très « français » aussi.

pho02.jpg

 

-Ce qu’il y a d’étonnant avec vous, c’est qu’à chacun de vos albums, on ne sait pas ce qui nous attend. Par exemple, même quand vous chantez Baudelaire, le style Murat est là, bien ancré.

 

-Le style fait l’homme. Je tente de poser ma marque sur ce qu’on est et ce qu’on fait.

 

-Vous êtes toujours « maître à bord » quand vous enregistrez et on vous dit très dirigiste.

 

-Je suis très bien dans ce genre de situation. J’aurais été très très bon à la guerre. J’aurais été excellent colonel de cavalerie. J’aime bien avoir une vision et donner des indications à chacun. J’ai une mentalité de chef, ça, c’est sûr. Depuis l’école. Je n’ai jamais joué au foot et au rugby si je n’étais pas capitaine. Je ne sais pas d’où ça vient, mais c’est comme ça.

 

arton1742-54dbf.jpg-Vous avez combien de chansons d’avance ? Vous êtes à ce point prolifique que j’imagine vos tiroirs déborder de chansons non utilisées.

 

-Détrompez-vous. J’écris au fur et à mesure.

 

-Ce qui fait que vous sortez un album par an. À chaque rentrée, son Murat nouveau.

 

-C’est vrai. Après avoir terminé celui-là, je rentre dans une espèce de dépression, quasi géographique et géologique du terme. Je m’emmerde tellement à ne rien faire que les chansons arrivent naturellement.

 

- Le message de votre chanson « Chanter est ma façon d’errer » est que vous n’êtes bien que lorsque vous créez et chantez.

 

-Je me demande si tous mes efforts pour faire des disques, pour avoir une petite place je ne sais où, ce n’est pas uniquement dans le but d’avoir quelques minutes de grande satisfaction d’être sur scène. Dans ce cas de figure, je ne sais plus où je suis, je ne sais plus ce que je fais, j’ai une sorte d’oublie de tout. Mon disque dur est déconnecté. Je ne me souviens jamais de ce qu’il s’est passé après un concert. Ce sont toujours les gens de la technique qui me précisent ce qu’il s’est passé.

 

-Vous êtes en transe ?

 

-Ça ressemble à ça. Le retour à la réalité est super difficile. Tu rebranches le disque dur, tu as toutes les emmerdes qui reviennent. D’ailleurs, ce pauvre Michael Jackson, c’est la réalité de la vie qui l'a tué, pas son job. Les artistes ne peuvent pas passer leur temps dans l’irréalité de leur travail. Il y a une certaine façon de faire le job qui suppose qu’on meurt jeune. Pour rentrer dans la légende, il faut mourir jeune. Quand on vit au ralenti, on vit longtemps. Michael Jackson était l’envers de tout le monde.

 

-Vous ne voulez pas rentrer dans la légende rassurez-moi ?

Il se marre.

-Non, non, c’est foutu, j’ai passé les 50 ans.

 

jean-louis-murat-19749.jpg

-Vous n’avez pas la langue de bois, ça, c’est un fait. C’est parce que vous ne voulez pas perdre votre temps en palabres inutiles.

 

-C’est très couteux, vous savez. La satisfaction que j’ai a laissé aller ma nature, à dire ce que je pense tout à fait franchement à la télévision, c’est amusant, mais ça me coûte cher. Je trouve profondément immoral de parler au nom de la morale. Comme on est dans une époque très morale, être comme je suis, sans concession, est un signe d’idiotie et pas un signe de clairvoyance. J’ai un côté impulsif qu’on a tous dans la famille. Ma mère réagit au garde de tour, mes sœurs, c’est encore pire. Moi, je suis peut-être le moins réactif de toute la famille.

 

-Bonjour les repas familiaux !

 

-Oui, ça chauffe souvent !

 

-Votre chanson Comme un incendie est extrêmement dure envers la société et les gens qui la composent. Et envers vos origines auvergnates.

 

-Il ne faut pas se voiler la face, je suis le fruit de siècles de pochetronneries et de baises entre cousins. Sur moi, ça a produit un certain nombre de comportements incontrôlables et pas toujours justifiés.

 

485.jpg-Dans M le maudit, on comprend que vous parlez de Murat. Vous vous sentez vraiment poète maudit ?

 

-Je vis comme une malédiction d’avoir une telle vie. Je me suis trompé de temps. Je ne vais pas pour cette époque.

 

-Je vous aurais bien vu au temps des croisades…

 

-Toute période de guerre m’aurait plu. J’aurais aimé être chef de guerre.

 

-Vous croyez en la réincarnation. Pensez-vous avoir eu ce genre de vie ?affiche_concerts_09.jpg

 

-Je l’ai toujours pensé. Dans ma première chanson, Suicidez-vous, le peuple est mort, le type qui me produisait avait inventé un slogan pour vendre mon disque : "Avant, j’étais un héros!" Je n’ai jamais dépassé ce truc-là. Aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir une sous-vie, d’avoir juste la mémoire d’une vie antérieure. Le cours ordinaire des choses (NDLR: titre de son nouvel album) ne me va pas du tout, car j’ai l’impression d’avoir vécu 1000 choses passionnantes avant.

 

-Le combat par les armes est plus important que le combat que vous menez… le combat par les mots ?

 

TOC TOC TOC !

 

Je dis à Murat : « Quoi, déjà, je devais avoir trois quarts d’heure, là, ça fait tout juste 20 minutes ».

Le poète auvergnat se lève pour ouvrir.

 

-François, viens vite, on enlève ta voiture ! Grouille !

 

-Putain ! dit Murat.

 

Il m’ordonne presque de filer au plus vite en éteignant mon magnéto.

En courant, Carine parvient à me préciser qu’elle a demandé à l’homme qui enlève les véhicules des mauvais « gareurs » de m’attendre.

 

En arrivant dans la rue, je vois ma voiture dans le camion d’enlèvement et un conducteur, l’air goguenard, qui attend mes explications.

 

- ‘Tain, pourquoi vous enlevez juste ma voiture à moi ? Regardez, derrière une voiture est garée sur un passage piéton et là et là des voitures garées en double file qui gênent carrément la circulation.

(Et là, je me dis que l’homme n’est qu’un sale délateur.)

 

-Oui, ben, hein, c’est pas moi qui décide, m’sieur ! Regardez.

 

Il me présente une machine sur laquelle sont mentionnés des numéros de plaques d’immatriculation, la mienne en première position.

Il me tend aussi une feuille qui indique que l’enlèvement de ma pauvre Fiat Panda bleu électrique a été demandé à 10h49.

10h49 !!!

Je suis arrivé à 10h47.

A croire que les policiers étaient cachés en m’attendant rien que pour me faire chier.

(Et là, je me dis que l’homme croit que la planète tourne autour de son nombril.)

 

J’explique à mon kidnappeur de voitures, au demeurant pas méchant, que je suis journaliste, que j’avais rendez-vous avec un chanteur, que j’étais très en retard, qu’il n’y avait aucune place à proximité, que bon sang de bonsoir, je ne gène personne ici devant un hôtel, que je suis forcément de passage, que, merde, pourquoi, c’est ma voiture qu’on enlève ?

 

-Calmez-vous monsieur. J’appelle la police, ils viennent, vous faites un chèque de 126 euros et vous repartez avec votre voiture.

 

Ah ! Cool ! Bon, je ne vais pas être obligé de me rendre à la fourrière, c’est déjà ça.

J’accepte sa proposition.

Et nous attendons.

Carine vient aux nouvelles. Je lui dis de faire passer le prochain journaliste, je finirai mon interview après lui.

25 minutes plus tard, j’attends toujours. Carine me rapporte, mon magnéto et mon sac que j’avais laissé dans la chambre. Je suis à deux doigts de péter un câble.

10 minutes plus tard, une policière arrive en scooter.

Gentille.

Mais elle fait son boulot. Je lui signe un chèque de 126 euros. En remerciement, elle me tend un PV de 35 euros. J’hésite à la remercier.

On me rend ma voiture.

Mais, je ne trouve aucune place pour me garer et finir ma conversation avec Murat. Au bout de 20 minutes de recherche, je capitule. Me gare de nouveau devant l’hôtel, file rejoindre Carine et lui annonce que ne trouvant pas de place, je ne terminerai pas l’interview. En quittant l’hôtel, je croise Jean Théfaine, (dont je lis les articles depuis des années et le blog depuis quelques mois). Nous nous saluons, mais je suis trop énervé pour engager une conversation plus poussée.

Je repars chez moi écœuré et ruiné.

161 euros l’interview non terminée de Jean-Louis Murat… qui dit mieux ?

Sinon, Murat est un grand poète, rare et possédé par de beaux esprits.

Je me dis que rencontrer un homme comme ça n’a pas de prix.

La positive attitude…

29 juin 2009

Luc-Michel Fouassier raconte Richard Bohringer...

Luc-Michel Fouassier est devenu un ami. Je l’ai rencontré il y a presque un an car il est l’organisateur du Salon du Livre d’Ozoir-la-Ferrière.

Et auteur aussi.

Je l’ai donc mandorisé là.

Puis ensuite, je l’ai invité deux fois à la FNAC Val d’Europe en bonne compagnie. (Elle et lui).

Et un jour il m’a invité pour un déjeuner mémorable avec un chanteur que j’affectionne depuis longtemps.

Bref, on est devenu ami.

Quand j’ai reçu Richard Bohringer à la FNAC Val d’Europe, il est venu voir.

 Ça lui a donné des idées.

Et Luc-Michel Fouassier, quand il a une idée derrière la tête… il la concrétise.

Je lui ouvre les portes pour me raconter, à ma manière, les coulisses de son café littéraire.

Voici donc son texte reçu hier soir (à ma demande):

Richard-Bohringer-web[1].jpg

 

7342 minutes

Richard Bohringer au café littéraire d'Ozoir-la-Ferrière

 

J'ai toujours adoré le tennis. Et cela est peut-être dû à la façon dont on compte les points. Tant que la dernière balle n'a pas rebondi deux fois, il reste toujours un espoir de renverser la situation. Combien de victoires restées célèbres dans les annales après un retard de deux sets à zéro et une remontée fantastique !

Jamais, cependant un match n'a duré 7342 minutes.

De ma rencontre avec Richard Bohringer, je suis sorti épuisé après une tension terrible tout au long d'une semaine qui m'a semblé ne jamais vouloir finir. Mais ça valait le coup. Avec Richard, nous ne nous sommes pas serré la main au-dessus du filet, nous nous sommes pris dans les bras l'un et l'autre.

Que je vous raconte cette semaine. Chronologiquement !

 

Lundi 8 juin, 15h20.

Sur mon portable, appel émanant des bureaux de Gilles Paris, l'agent de Richard Bohringer. Dernières mises au point avant la venue de Richard au tout nouveau Centre artistique et littéraire d'Ozoir-la-Ferrière, le samedi suivant. En tant que délégué à la gestion de l'événementiel littéraire, j'animerai la rencontre. Je propose de venir chercher Richard sur Paris. Je suis rassuré, la semaine précédente, Richard avait annulé une dédicace qu'il devait faire en province.

A Ozoir, tout le monde se réjouit de sa venue. Les affiches ont fleuri sur les panneaux de la ville. Jean-François Oneto, le maire, est impatient d'assister à la rencontre.

 

Mardi 9 juin, 10h46.

Nouvel appel. Richard annule toutes ses dates en juin pour quelques soucis de santé. Coup de massue sur ma tête. Je m'étais préparé depuis des semaines, revoyant sans cesse mon interview, depuis toutes ces années que je suis la carrière du bonhomme, j'ai tout lu (de C'est beau une ville la nuit à Bouts lambeaux), tout vu (même L'Italien des roses), tout entendu (ah, les heures de gloires d'Europe 2, le dimanche soir). Tout s'écroule !

J'appelle en urgence le service communication pour qu'on annule tout. Ordre est donné d'imprimer les bandeaux que j'imagine déjà et qui me vrillent le cœur, portant la mention annulé. Nous contactons les médias pour leur annoncer la triste nouvelle.

 

Richard_Bohringer_008[1].jpgMardi 9 juin, 12h39.

Je suis doublement triste. L'événement est annulé certes, mais Richard ne doit pas être en forme. On m'a donné son numéro de portable. J'hésite à l'appeler. Composer le numéro d'un géant comme ça, pour moi qui le voyais à la télé, quand j'étais gamin, sur TF1, au cinéma du dimanche soir, c'est pas rien.

Je tape les dix chiffres sur le clavier de mon téléphone. Je flippe.

La voix mythique de Richard là-bas. Eraillée.

Allo, Richard Bohringer ? Je vous appelle d'Ozoir. Je suis inquiet, ça va ? J'ai appris que vous annuliez vos dates. Je voulais savoir si ça allait, je veux dire, rien de grave...

Et là :

Non, pour toi, je viendrai. Tu prends de mes nouvelles. Alors, je viendrai.

Merci Richard !

Je raccroche. Je n'y crois pas encore. Je suis abasourdi. Tremblant. Vite rappeler les services en mairie.

 

Mardi 9 juin, 12h46.

Allo ? On relance tout !

 

Mardi 9 juin, 13h51.

Sonnerie. Je décroche. La voix éraillée. Tu passes me chercher à l'hôtel L... Samedi à midi. OK ?

Merci Richard. Merci.

 

Mercredi 10 juin, 11h17.

Agence Gilles Paris. Rendez-vous confirmé. Richard tient absolument à venir sur Ozoir. Nous nous en réjouissons et nous excusons pour l'appel d'hier.

 

Durant trois jours, je peaufine mes interventions. J'hésite à appeler mon ami François Alquier pour lui demander des conseils. J'y renonce, ne veux pas le déranger, il a tant à faire.

 

Samedi 13 juin, 11h31.

J'arrive sur Paris, j'essaie d'avoir Richard au téléphone pour lui dire que j'arrive bientôt. Rien. Boîte vocale. A-t-il oublié ? Tout le monde l'attend à Ozoir et si ça se trouve, il a oublié et se trouve loin de Paris à l'heure qu'il est ! J'angoisse.

Heureusement, le fait de trouver une place boulevard St-Germain, juste devant l'église me rassérène. La chance est avec moi.

 

Samedi 13 juin, 11h45.

Alors que je marche Rue de Seine, pour me rendre au lieu de rendez-vous, j'entends une voix éraillée, à une terrasse. Mon cœur explose. Richard est là. Il prend son petit-déjeuner. Il n'a pas oublié. Nous nous serrons la main.

 

Samedi 13 juin, 12h02.

Richard claque la portière de la voiture. Je démarre. En route pour Ozoir...

Bohringer_2[1].jpg
Richard Bohringer se faisant interviewer par Luc-Michel Fouassier.
Richard_Bohringer_030[1].jpg
Bohringer_4[1].jpg
Le fils de Luc-Michel Fouassier, Louis lisant un texte de Richard Bohringer (très ému).
Richard_Bohringer_011[1].jpg
Séance de dédicaces après la conversation...

 

La salle était pleine. Cela a commencé par une standing ovation. Une petite fille a offert une rose à Richard. Très vite, j'ai abandonné mes questions qui m'ont paru trop réfléchies, pas assez spontanées. Richard a été comme un torrent de montagne qui saute au-dessus des mottes de terre, se fracasse sur les rochers mais qui continue quand même son chemin... Il nous a tous emmenés avec lui...

 

Samedi 13 juin, 17h42.

Rue Mazarine, Richard me demande de le déposer là, presque à l'angle du carrefour de Buci. Nous ne nous serrons pas la main, nous nous embrassons.

Merci Richard.

 

Cette semaine a duré 7342 minutes et quelques années... 

 

Luc-Michel Fouassier.

Richard_Bohringer_001[1].jpg
Le maire d'Ozoir-la-Ferrière, Jean-François Oneto, avec le comédien/auteur.
Richard_Bohringer_026[1].jpg
Bohringer_7[1].jpg
Madame Oneto, la femme du maire, offrant un livre sur Ozoir-la-Ferrière.

09 juin 2009

Ridan... des mots à Meaux.

blocridan.jpgAvant de partir en tournée, Ridan a eu la bonne idée de venir à Meaux en résidence au Théâtre Luxembourg, pour répéter, répéter et répéter.

En résidence, ça veut dire qu’il reste quelques jours au même endroit.

Un chanteur, faut pas qu’il reste à côté de Mandor plus de 5 minutes, sinon, Mandor il débarque.

C’est sûr.

Alors 4 jours…

C’est de la provoc !

Donc, cet après-midi, je l’ai interrompu pendant le « filage ».

Je sais… Ridan a été mandorisé récemment (avec interview filmée et tout et tout…), mais je ne résiste quand même pas.

Suis incorrigible.

Mais, le Ridan, je lui trouve beaucoup de talent.

Il a mis dans son troisième album, "L'un est l'autre", une énergie particulièrement solaire et fédératrice, dont les relations humaines et affectives sont le fil conducteur.
J'aime bien le concept.

77FM, soit dit en passant, on a fait gagner des places pour le concert privé de demain soir.

Une sorte de générale… mon caporal!

Voici quelques clichés de l'interview de tout à l'heure... dans sa loge du théâtre Luxembourg.

P1000446.JPG
P1000441.JPG
P1000438.JPG
P1000437.JPG
P1000450.JPG
P1000439.JPG
Merci à Valentin Marcinkowski pour les photos...
Et voici, pour clore cette note, une vidéo de Ridan enregistré à Cap 24.
(Parce que le clip de "Passe à ton voisin", je l'ai déjà présenté dans ma précédente note sur le monsieur...)

07 juin 2009

Polo et Ami Karim dans un parc meldois...

L’un est l’ancien leader du groupe des années 90, Les Satellites.

Groupe de rock alternatif, parfois légèrement punk, qui a bercé une période de ma vie.

Pour les nombreux nostalgiques de ces fous déjantés... Les situations claires, en 1990.

A découvrir sur un site officiel plutôt bien ficelé.

Polo, donc.

Il vient de sortir son cinquième album solo chez Atmosphériques.

Alexandres.

fbi8ba.jpg

Dans ce disque, il explore, s'approprie et réinvente d'anciennes formes fixe de poésie, (ballades, odes, rondeaux redoublés, vers mêlés...) pour nous offrir douze chansons écrites pour la plupart en alexandrins. Une écriture en "trompe l'œil", dont le lyrisme touffu et le sens du détail réjouissent l'esprit et l'oreille.
Alexandres est réalisé par Régis Ceccarelli (Souchon, Henri Salvador, Abd Al Malik...) et le compositeur Olivier Daviaud (Dionysos, Jacques Higelin, Emily Loiseau...) qui signe ici de somptueux arrangements.


"Alexandres", making off

Vous en apprendrez plus sur Polo en allant ici.

Son site officiel.

Sa première mandorisation.

28m1qh5.jpg

L’autre est Ami Karim, un slameur qui a sorti un très bel album l’année dernière chez EMI.

Eclipse totale.

Amikarim.jpg

Un artiste à la plume frontale, sans concession et poétique.

« Peu de métaphores directes, beaucoup d’images filées. Il scrute et embrasse le quotidien. Qu’il finit par transcender. Il part du personnel, du visuel, de l’équivoque, du ressenti ou du cocasse. Un impressionniste du quotidien », explique ce site, plutôt acquis à sa cause.

Ami Karim travaille avec l’équipe de Grand corps malade. Mais pas que. Plus diversifié musicalement que son pote de Saint-Denis.

 

Son site officiel.

Sa première mandorisation.

Avant-hier (vendredi 5 juin), ces deux artisans des mots sont venus au Parc Chenonceau de Meaux en compagnie de 200 collégiens de la ville pour présenter leurs travaux réalisées lors des Ateliers Muzik’Elles 2009.

Un vrai challenge que de faire travailler des classes entières sur un thème commun.

Et quel thème ! « Les femmes de tous les temps ».

Comme je les connais tous les deux et que je les apprécie, je suis passé les interviewer.

Dans un contexte assez inhabituel.

Portfolio.

P1000399.JPG
Au loin, sur la scène... de gauche à droite: un élève, Ami Karim et Polo.
(Les loupes ne sont pas transmises par Mandor!)
P1000400.JPG
Ami Karim... seul sur scène.
P1000404.JPG
Les deux artistes et leurs "élèves".
P1000405.JPG
Polo en pleine conversation avec Mandor (et sa chemise fichtrement bien repassée)...
P1000406.JPG
P1000410.JPG
P1000413.JPG
P1000414.JPG
P1000419.JPG
P1000421.JPG
P1000423.JPG
Ami Karim, Polo et un journaliste/blogueur qui continue à bloguer quotidiennement, même si ce n'est plus à la mode...