Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05 décembre 2011

Laurent Voulzy: interview pour Lys and Love et tournage du clip de "Jeanne"

vou.jpg

Le 27 octobre dernier, je me suis rendu chez Sony afin de prendre un van en compagniede quelques journalistes triés sur le volet (ce qui n’est pas pratique, je le conçois). Direction, le studio d’enregistrement de Laurent Voulzy, situé à Joinville-le-Pont. Le but : écouter son nouvel album Lys and Love, à l’époque, pas encore tout à fait terminé.

Divinement accueilli par l’hôte du lieu, il nous installe dans son salon pour écouter une bonne dizaine de titres de manière la plus confortable qui soit. Moi, je suis plutôt amateur du monsieur, donc, je craignais d’être déçu. Je ne sais pas faire semblant si je n’aime pas. Je ne dis pas que je n’aime pas, mais je suis tout à fait évasif quand je suis obligé de donner mon opinion. Ou je fuis. Et dans cette circonstance, fuir était impossible.

Mais, de toute façon, tel ne fut pas le cas.

Entre les chansons, Laurent Voulzy venait nous expliquer les tenants et les aboutissants du pourquoi du comment. C’était passionnant. Et ces chansons m’ont laissé baba. Meilleur album de Voulzy depuis au moins la nuit des temps.

Voici quelques clichés de cette matinée. (À ce moment-là de cette note, vous vous dites : « Bon sang ! En plus, il fait des photos magistrales ! Merci.)

DSC01924.JPG

DSC01928.JPG

DSC01929.JPG

laurent voulzy,lys and love,interview,cd'aujourdhui,clip,jeanne

Quelques jours plus tard, le 15 novembre, pour CD’Aujourd’hui, je suis allé avec un cameraman au Château d'Aunoy à Champeaux (77). Ci-dessus.

DSC02047.JPG

 L’idée de base était de filmer des images de Laurent Voulzy en plein tournage de son clip de « Jeanne » puis de l’interviewer à l’issue. C’est ce que nous avons fait, sous un froid de canard (mais dans une ambiance chaleureuse, ce qui n’a pas rendu l’ambiance tiède pour autant…).

(Hum ! Non, je n’ai mangé aucun clown aujourd’hui).

Pour visionner l’émission, c’est ici!

Après l'interview et avant qu'il ne poursuive le tournage du clip...

DSC02054.JPG

Et finalement le clip de "Jeanne" terminé (qui vient tout juste d'être mis en ligne).

Heureuse coïncidence, Le magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois de décembre-janvier 2012 a consacré sa Une et deux pages au chanteur. Étant donné que c’est bibi qui s’occupe des pages « Musique » de ce journal, je vous propose la version écrite de l’interview.

Scan10014.JPG

Scan10023.JPG

Scan10024.JPG

Scan10022.JPG

Scan10026.JPG

15 novembre 2011

Christophe Willem: interview pour Prismophonic

Je ne compte plus mes rencontres avec Christophe Willem (voir, et ). Le 14 octobre dernier, je suis allé chez Sony pour écouter en exclu lulu son nouveau disque, Prismophonic, un peu dans l’urgence. Tellement dans l’urgence, qu’à la fin de l’écoute, le chanteur est rentré dans la pièce afin que je l’interviewe. Écoute, puis direct, l’interview… pas eu le temps d’ingurgiter l’album, pas eu le temps de préparer convenablement l’interview, mais, au final, tout s’est bien passé. L’artiste est bavard. C’est plaisant. Et il est sympathique. C’est plaisant aussi.

J’émets cependant un bémol sur le fait que l’interview soit réalisée en présence de sa manageuse américaine. Comme si elle surveillait. L’impression d’être avec une star américaine dont l’entourage surveille les éventuels débordements du journaliste. Un peu de simplicité, que diable ! Nous sommes en France et Christophe Willem est français. Je dis ça, je dis rien.

Voilà l’article publié dans Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois de novembre 2011.

Scan10023.JPG

Scan10024.JPG

Scan10022.JPG

Scan10026.JPG

Scan10028.JPG

Après l'interview... le 14 octobre 2011 chez Sony Music.

DSC01597.JPG

Finissons avec le premier clip tiré de Prismophonic.

08 novembre 2011

Isabelle Boulay: Interview pour "Les grands espaces"

C’est la deuxième fois que je rencontre Isabelle Boulay. Pour un journaliste, elle est une « cliente » idéale. Elle parle beaucoup. Il y a de la belle matière à décrypter, elle sait s’entourer d’auteurs talentueux… et pas des moindres. Pour le magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois de novembre 2011, voici quelques moments de notre conversation à propos de son nouvel albums Les Grands Espaces.

Scan10022.JPG

Scan10023.JPG

Scan10024.JPG

06 novembre 2011

Henri Gougaud: interview pour "L'enfant de la neige"

henri gougaud,l'enfant de la neige,interview

Il y a trois semaines, je me suis rendu au domicile parisien du conteur-auteur Henri Gougaud. Très honnêtement, je connaissais son existence, mais je n’avais rien lu de son œuvre. Cet homme à l’accent chantant m’a accueilli poliment, puis après un moment d’observation, un peu plus chaleureusement. Il s’agissait pour moi de l’interroger sur son nouveau roman, L’enfant de la neige, mais pas que. L’interview vient d’être publiée dans Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois de novembre 2011. La voici…

Scan10014.JPG

Scan10022.JPG

henri gougaud,l'enfant de la neige,interview

Scan10023.JPG

henri gougaud,l'enfant de la neige,interview

Chez Henri Gougaud, début octobre 2011...

henri gougaud,l'enfant de la neige,interview

05 octobre 2011

Vincent Malone : interview express pour ses contes mélangés.

Tiens ! Un chanteur pour enfant chez Mandor !

Bon, Vincent Malone (le roi des papas, quand même, ce n'est pas rien), il n’est pas un chanteur pour enfant comme les autres. Il est aussi (souvent) apprécié des adultes qui ont gardé leur âme d’enfant (et qui aiment bien déconner comme des gosses espiègles).

Si vous ne le connaissez pas, je vous invite à vous rendre sur son site officiel. Fouinez, vous ne le regretterez pas (allez dans la rubrique « archives »… puis « publicité », vous constaterez qu’il a eu une ancienne vie bien remplie.)

Bref, je lui ai posé 3 (euh… 4, en fait) pour Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois d’octobre 2011.

Scan10042.JPG

Scan10043.JPG

Scan10044.JPG

04 octobre 2011

BB Brunes : interview pour le CD+DVD Nico Teen Live

A l’occasion de la sortie du premier live des BB Brunes, j’ai interviewé Adrien Gallo, le chanteur du groupe, pour Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois d’octobre 2011. Le jeune homme est aussi calme et posé dans la vie qu’il est énervé et charismatique sur scène. (Ici, ma première rencontre avec lui l'année dernière.)

Scan10039.JPG

Scan10040.JPG

Premier teaser Nico Teen Live.

Scan10038.JPG

Scan10041.JPG

Deuxième et dernier teaser Nico Teen Live.

04 septembre 2011

Miossec: interview pour Chansons ordinaires

Christophe Miossec est un chanteur qui me touche profondément. Je l’écoute souvent quand j’ai du vague à l’âme et quand j’ai envie d’être triste. Si, vous le savez parfaitement, l’être humain ressent parfois le besoin d’approfondir sa tristesse en écoutant des chansons… Miossec, je suis sûr que ça ne lui ferait pas plaisir de savoir qu’on se plonge dans son œuvre dans le but d’être ému, voire de verser des larmes, d’évacuer le trop-plein de peine.

Mais cet artiste m’inspire cet état (principalement avec ses 4 premiers albums…) Suis-je le seul ? Je n’en sais rien.

Pour la page interview "musique" du Magazine des Espaces Culturels Leclerc, le 7 juillet dernier, je suis allé à sa rencontre dans un hôtel parisien, à l’occasion de la sortie de Chansons Ordinaires. Ce jour-là, j’ai un peu forcé le destin en venant avec une amie auteure (je ne dévoile pas son identité, je ne sais pas si elle le souhaite). L’idée était de lui présenter le chanteur qu’elle cherchait par tous les moyens de rencontrer pour un projet littéraire. La rencontre entre eux s’est idéalement déroulée, mais j’ai reçu un « blâme » de la part de son attachée de presse (qui ne faisait que son boulot). Oui, il fallait me remettre dans le droit chemin, ces coups en douce ne se font pas dans le métier. Le planning prend du retard et les artistes ne sont pas franchement attirés par ce genre de démarche. (En l’occurrence, dans le cas présent, il ne semble pas l’avoir regretté).

Quant à mon entretien en lui-même, j'ai eu devant moi un artiste souriant, disponible et sincère. Il m'a fait sourire parfois. Parce que, oui, Christophe Miossec n'est pas que l'homme sombre et tourmenté qu'on devine dans les paroles de ces chansons.

Voici donc l’interview publiée dans Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois de septembre 2011 (bref, celui qui vient de sortir…).

Scan10030.JPG

Scan10031.JPG

Scan10032.JPG

Avant de retrouver le bonus mandorien... voici le premier clip tiré de l'album:

Suite de l'interview (non publiée parce que trop long, tout ça, tout ça...):

Le dernier album est toujours le meilleur selon les artistes…

Ce n’est pas forcément de l’hypocrisie de VRP. C’est normal, tu sors d’un processus de création. Généralement, tu en es satisfait, mais ce n’est pas à l’artiste de dire si son disque est bien ou pas.

Dans « Chanson que personne n’écoute », tu évoques les gens qui sont la proie du doute.  C’est ton cas ?

Oui, mais je n’ai pas de doutes douloureux. Par contre,  je suis comme n’importe qui dans son boulot, je peux avoir des doutes sur ma fonction, ma place… ce ne sont pas des doutes déchirants. C’est normal de douter, mais il ne faut pas que ça devienne pénible. Je fais ce boulot-là pour prendre du plaisir, pas pour être un martyre.

Tu m’as avoué que tu n’écrivais jamais dans la souffrance…

Non, dans ce cas là, je suis incapable d’aligner trois mots, j’ouvre un bouquin et je vais voir le malheur chez les autres. Ça fait du bien de savoir que l’autre est plus malheureux… (Rires).

miossec,interview,chansons ordinaires

Y a-t-il des chansons que tu as estimées mauvaises ou non abouties qui ont rencontré leur public?

L’appréciation personnelle, c’est la base, tu sais. Autrement, si c’est l’appréciation du public, on va parler en chiffre de vente et ce n’est pas un critère qui me parle. Bon, par rapport à la maison de disque, l’idée, c’est quand même que ça marche pour pouvoir en faire un suivant. Il faut tout de même éviter le crash complet.

Un artiste doit-il rester mystérieux, pour le moins discret ?

Moi, c’est la télé qui me gêne dans ce métier. Faire la potiche sur les plateaux, ça, c’est la croix et la bannière. C’est quand même bien de ne pas se retrouver assis sur un canapé à écouter des conneries d’autres personnes.

C’est un luxe pour toi d’être indépendant ? J’ai l’impression que l’on te respecte tellement que tu peux faire ce que tu veux.

C’est une histoire économique, tout simplement. Je n’ai jamais signé sur une major et je suis toujours resté dans ma maison de disque initial. Si je reste chez Pias, c’est pour avoir cette indépendance. Je suis monolithique. Si on me donnait des directions à prendre et des directives sur quoi que ce soit, je crois que je m’enfuirais en courant.

Tu aimes écrire pour les autres ?

Oui, récemment j’ai écrit une chanson de marin pour les marins d’Iroise. Comme je ne suis pas un marin expérimenté, j’ai demandé à un ancien bras droit de Tabarly de reprendre mon texte pour que les termes utilisés soient cohérents. C’était de l’assistance technique pour que je ne raconte pas une seule connerie dans ma chanson.

miossec,interview,chansons ordinaires

C’est un exercice de style, donc. Tu as écrit notamment pour Juliette Gréco, chaque fois, c’est une gageure de rentrer dans leur univers ?

Il faut être absolument au service de. C’est un boulot de boutiquier. Il faut choisir des mots spécifiques pour chacun et changer de style d’écriture. Quand tu écris pour les autres, ça te ramène à une bonne réalité que tu as tendance à oublier: il y a beaucoup de textes qui passent à la corbeille.

Un auteur écrit-il toujours la même histoire ?

Écrire pour les autres donne le côté schizo. On est obligé mentalement de se mettre dans la peau de la personne.Quand on écrit pour soi, on est en circuit fermé. On raconte tout le temps juste 3 ou 4 histoires...

Enregistrer des disques, c’est pour laisser une trace ?

J’aimerais bien, mais ce n’est pas moi qui le décide. Laisser une trace, ce n’est pas tangible, tout le monde laisse des traces…

As-tu le syndrome de Peter Pan ?

Non. Tu as vu la gueule que j’ai ? Quand je me vois dans la glace, t’inquiètes, je ne suis pas dupe sur le temps qui passe.

Tu figures sur les albums hommages de deux amis à toi, Jacno et à Bashung. Ce sont deux pertes énormes.

Il y a eux qui sont partis, mais d’autres potes aussi, pas connus. Moi, les enterrements, ça me revigore. Ça pointe vraiment la vie !  Il faut profiter de sa vie au maximum, il ne faut pas la subir.

Quels sont les artistes vivants qui t’impressionnent et dont tu attends le nouveau disque ?

Daho, je crois, sort un disque bientôt. J’aime bien le dernier Biolay. C’est agréable de voir quelqu’un faire de la chanson pas avec de vieilles recettes. Il n’est pas dans la facilité et ça me plait beaucoup.

miossec,interview,chansons ordinaires

Allez, je suis très corporate aujourd'hui... pour terminer voici un petit jeu concours concernant Miossec.

Scan10033.JPG

01 septembre 2011

Jean-Christophe Grangé: interview pour Le passager

De Jean-Christophe Grangé, je n’avais lu que les « classiques » : Le Vol des cigognes, Les Rivières pourpres, Le Concile de Pierre et L'Empire des loups. Et puis je m’étais arrêté là. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être avais-je lu des critiques moins enthousiastes… où simplement la vie qui fait qu’on s’intéresse à d’autres qui écrivent le même genre littéraire.

Quoiqu’il en soit, j’ai été ravi d’apprendre que Le Magazine des Espaces Culturels du mois de septembre allait consacrer sa page interview (et sa couverture) à cet auteur, à l'occasion de son nouveau roman, Le Passager.

Ainsi, le 22 août dernier, je me rends chez Albin Michel pour une interview d’une heure avec le maître du thriller français. L’homme t’observe, te jauge/juge, répond avec parcimonie au début et devient disert très rapidement. J’ose dire que la sympathie s’est installée…

Voilà ce qu’à donné cette rencontre:

Scan10022.JPG

Scan10023.JPG

Scan10024.JPG

Scan10026.JPG

Scan10028.JPG

Scan10029.JPG

 

Bonus : Il y a l'interview "officielle" qui doit rentrer dans un certain nombre de signes... et puis il y a les propos que je ne me résous pas à ne pas exploiter. Souvent, ici, je vous les propose.

jean-christophe grangé,le passager,interview,le magazine des espaces culturels leclercIl y a de nombreux tiroirs dans vos romans. On ne peut pas se contenter d’une intrigue simple ?

C’est comme la peinture. Certains mettent beaucoup de choses dans leur tableau et d’autres font un monochrome. C’est à la fois votre style, votre imaginaire et votre rythme. Dans la mesure où j’écris beaucoup d’évènements assez saccadés, fatalement, qui dit évènements, dit informations, faits, éléments, donc, oui, c’est assez foisonnant.

Il est justement beaucoup question de la peinture dans ce roman. Vous comparez ces deux arts ?

Oui. Ce sont des boulots solitaires. A la fin de l’écriture d’un livre, je me sens comme un peintre qui aurait fini le matériau de son exposition. Que l’on soit peintre ou auteur, quand on a enfin trouvéson style… et bien, roule ma poule !

Dans Le Passage, vous mettez en avant des meurtres mythologiques

C’est une trame de fond qu’il y a toujours plus ou moins dans mes livres. Mon flic ou mon héros, c’est toujours une espèce de héros mythologique, c’est toujours Saint-Michel contre le dragon et le méchant, c’est le dragon. J’aime l’aspect un peu mythique, western, un peu duel. Dans ce type qui cherche son identité, qui erre d’île en île, c’est un peu Ulysse. J’aime bien l’idée que les meurtres rappellent les mythes anciens de la méditerranée. J’adore ce côté à la fois primitif et toujours présent, à la fois.

Regardez-vous les séries américaines proches de votre univers?

Pas tant que ça ! Il y a 10 ans, quand il y a eu l’émergence de ses séries, j’ai commencé à en regarder certaines que j’ai énormément appréciées. Et puis, j’ai fini par trouver que c’était beaucoup trop chronophage. Les gens sont accros, quand on regarde par DVD, 1, 2, 3 épisodes par soir, on ne fait que ça, on est complètement absorbé, aspiré par ses séries, donc, ça fait des années que je ne les regarde plus.

Vous parlez du côté addictif de ses séries, mais il y a aussi un côté addictif dans les romans de Grangé…

Il est évident que je soutiens ce même rythme-là et les mêmes ressorts dramatiques. Ce que j’écris est feuilletonesque. A chaque fois, il y a une réponse à une question, mais cette réponse apporte une nouvelle question. C’est une machine à étonner en permanence, à surprendre. Moi, c’est ma ligne. Je l’avais déjà quand je faisais du grand reportage. J’étais tenu de raconter toujours des faits surprenants qui nous emmenaient au fait suivant. Je considère que mon début dans le thriller, ça a été dans le journalisme. On voyait bien que je feuilletonnais déjà.

Vous avez une façon d’écrire reconnaissable, des automatismes… bref, des réflexes stylistiques… ça ne vous gène pas?

C’est un peu comme un musicien. J’ai été musicien, donc je sais de quoi je parle. Il vous vient des mélodies et vous retenez toujours le même style de mélodies, celles qui correspondent à votre nature profonde. Quand j’écris, c’est pareil. J’estime avoir une histoire à raconter. Quand j’ai tissé le synopsis, c’est que j’ai aussi un réseau conséquent de rebondissements. On ne se refait pas ! Quand on sait faire quelque chose, comme moi des thrillers, on peut mesurer à quel point on ne sait pas faire autre chose. Je suis un artisan qui, à force d’exercer son métier, estime le maîtriser. 

Vous avez été précurseur de ce genre littéraire en France, vous avez maintenant beaucoup de collègues.

Quand j’ai écrit mon premier roman, je pensais être dans le polar qu’on écrivait à l’époque, mais on m’a fait comprendre que j’avais tracé un nouveau sillon. Je suis content de savoir que les jeunes auteurs sont excités par le fait d’écrire ce genre de livre là.

Se revendiquent-ils de vous ?

Oui, très souvent. Ce qui ne les empêche pas de vouloir piquer ma place. Mais, bon, c’est normal.

Quand les jeunes viennent vous voir, vous vous dites que vous vieillissez?

Oui. Vous savez, je n’ai jamais eu de prix et tant mieux. Parce que le jour où on va commencer à me donner des médailles, ça va sentir le sapin (rires).

À partir de l’écriture du 4e roman, vous avez commencé à ne plus stresser dans l’écriture, à moins avoir de pression. Au 9e, ça va toujours ?

Oui, de plus en plus. D’abord, vous avez un principe de réalité qui est que vous avez toujours des idées. J’ai d’ailleurs toujours un livre d’avance. Parallèlement à ça, vous avez votre savoir-faire. Là, j’ai écrit 750 pages en un an et demi et aujourd’hui où je vous parle, j’ai déjà écrit un nouveau roman de 500 pages. Il y a un équilibre qui se fait. Vous écrivez de plus en plus vite, mais on a moins d’années devant soi. La seule chose qui me rassure le matin, c’est de me sentir bien dans mon savoir-faire. Je possède un métier artisanal. Je sais que, quand j’ai une idée, je saurai la traiter.

Écrire un scénario pour le cinéma, tel que vous l’avez fait pour Switch de Frédéric  Schoendoerfer, c’est un pas de plus dans le monde du cinéma avant de réaliser vous-même ?

Ce n’est pas une nouvelle corde à mon arc. Ce n’est pas non plus une volonté de ma part de me rapprocher du cinéma. J’ai produit le film et je me suis beaucoup plus impliqué dans ce projet. Moi, je suis romancier. J’ai toujours cette relation d’attirance et en même temps orageuse avec le cinéma, mais je ne perds jamais de vue que ce que je sais faire, ce sont les livres. A une époque, je me disais : « c’est terminé le cinéma !». J’ai arrêté de dire ça, parce que, finalement, j’étudie toutes les propositions, mais je n’oublie jamais que mon territoire reste la littérature. Quand vous êtes scénariste vous êtes un maillon du système, un boulon de la machine, rien de plus.


SWITCH : BANDE-ANNONCE HD de Frédéric... par baryla

Avec votre public, vous êtres très discrets. Vous n’aimez pas précisément aller à leur rencontre.

Je vais vous faire une réponse sincère. Il n’y a rien de plus chiants que les signatures, que les tournées de province et même la promotion. Je ne dis pas ça pour être désagréable. Quand on me dit « j’aime bien faire une signature !», d’abord c’est faux. Quand quelqu’un comme moi ou comme Nothomb signe quelque part, il y a 300 personnes qui sont là, vous ne rencontrez donc vraiment personne. Parfois, je demande le prénom de la personne qui souhaite que je signe, le temps que je baisse les yeux, j’ai déjà oublié. Ca se passe comme ça. Il ne faut pas fantasmer avec ses histoires de contact avec le public. Il y a des gens qui aiment bien parler avec leurs lecteurs, savoir ce qu’ils ont aimé, pas aimé… moi non.  Je considère que mon boulot, c’est de rester dans mon laboratoire, ça plait, tant mieux, ça ne plait pas, tant pis ! Finalement, je suis un système à sens unique. J’envoie des bouquins aux gens, je n’attends rien d’eux. Ca peut paraître violent, mais c’est vrai. En règle générale, si les auteurs jouent ce jeu, c’est qu’ils savent que ça va faire du bien à leur vente. Pour un type comme moi, faire un salon ou une séance de signature, ça n’a aucune espèce d’intérêt. Comprenez bien que je respecte mes lecteurs, sachez que je les remercie vivement d’apprécier mes livres, mais la littérature n’a pas besoin de faux semblants.

jean-christophe grangé,le passager,interview,le magazine des espaces culturels leclerc

Jean-Christophe Grangé, le 22 août 2011, dans une salle de réunion d'Albin Michel, me signant son livre, version "épreuves non corrigées".

Edit:

Quelques jours plus tard, pour "raisons personnelles", Jean-Christophe Grangé est venue à l'agence pour laquelle je travaille. Il est reparti avec mon livre...

jean-christophe grangé,le passager,interview,le magazine des espaces culturels leclerc

07 juin 2011

Shaka Ponk : interview pour la sortie de The Geeks and The Jerkin'Socks

shaka ponk,interview,the geeks and the jerkin'socks,magazine des espaces culturels leclerc

Pour Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc, je suis allé à la rencontre d’un groupe que je n’avais encore jamais rencontré (si, si, il y en a) (remarque prétentieuse du type qui prétend qu’il a interviewé la Terre entière !). Les Shaka Ponk m’attendent dans leur studio de la Pac. C’est là qu’ils répètent, qu’ils bidouillent sur leurs ordinateurs et qu’ils font pas mal d’autres choses que je n’ai pas bien comprises. Bref, je leur demande s'il y a un coin tranquille pour l’entretien et propose aux deux voix du groupe d'être ceux qui répondront à mes questions : Frah et (la très féline) Samaha. Je ne le regrette pas, ils furent charmants. On obtient moins quand il y a trop de personnes en face d'un journaliste (vérifié 1000 fois). Un troisième membre est tout de même venu avec nous pour filmer l’entretien. Dans quel but ? Mystère.

(Quelques jours plus tard, je me suis retrouvé dans l'un de leur film sur Monkey TV, la chaîne de télévision perso des Shaka Ponk).

shaka ponk,interview,the geeks and the jerkin'socks,magazine des espaces culturels leclerc

Voici l'interview pour Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc.

Scan10026.JPG

Scan10023.JPG

Scan10022.JPG

Scan10024.JPG

La même interview, mais pour MusiqueMag (tant qu'à faire!)

Voici tous les clips officiels tirés de l'album The Geek and The Jerkin'Socks.

"Let's Bang" (1ere version officielle du clip).

"I'm a Lady".

"Run Run Run".

"Palabra Mi Amor" (feat. Bertrand Cantat).

"I'm Picky"

"Sex Ball".

"My name is Stain".

"Let's Bang" (2eme clip officiel de ce titre)... il qui fait beaucoup parler de lui pour cause de nudité des membres du groupe.

Deux photos prises par bibi. Un portrait des deux artistes interviewés: Frah et Samaha.

Shaka Ponk 23.05.11 3.jpg

Et une page de publicité pour un livre pris complètement au hasard.

(Vous savez que je peux faire durer le concept encore pas mal de temps?)

Shaka Ponk 23.05.11 2.JPG

12 mai 2011

Melissa Nkonda: interview et chronique pour "Nouveaux horizons"

Mélissa Nkonda 19.04.11 3.JPG

Mon métier me permet de m’intéresser à des artistes vers lesquels je ne me tournerais pas spontanément (je l’ai souvent dit ici). Le 19 avril dernier, je suis allé interviewer la toute jeune Mélissa Nkonda. Une chanteuse dont les textes (certes) ne me touchent pas du tout (question de génération, sûrement), mais dont la voix est exceptionnelle et la musique de belle facture soul Rr'nB.

Il se trouve que je suis allé à sa rencontre pour deux des magazines pour lesquels je travaille.

Voici d’abord ma chronique pour le mensuel Addiction, le mag, daté du mois de mai 2011:

Scan10029.JPG

Et mon interview pour le Magazine des Espaces culturels Leclerc, daté du mois de mai 2011:

Scan10019.JPG

Scan10022.JPG

Scan10026.JPG

Scan10028.JPG

La story de Melissa Nkonda:


Melissa NKonda - Story par MelissaNKonda

Son clip, "Nouveaux horizons":


Melissa NKonda - Nouveaux Horizons - Clip par MelissaNKonda

Photos souvenirs…

Mélissa Nkonda 19.04.11 4.JPG

Mais que lit-elle???

Mélissa Nkonda 19.04.11 1.JPG

03 mars 2011

Julien Doré : interview pour la sortie de "Bichon"!

C’est la deuxième fois que je rencontre Julien Doré… Le chanteur (et désormais comédien) me reçoit dans un salon de l’Hôtel de Sers le 15 février dernier. J’aime bien ce personnage. Son mode de fonctionnement est simple avec les journalistes. S’il est devant quelqu’un qui le respecte, il le respecte. Si on a préparé l’interview sérieusement et si on ne tente pas de s’engouffrer dans sa vie privée, l’homme est disert et franchement sympathique.

Il parle beaucoup et part dans tous les sens, parce que passionné, voire exalté.

J’adore.

Bon, après, il faut trier et retirer la substantifique moelle de son discours.

Voilà ce que cela donne.

Mon interview dans le magazine des Espaces Culturels Leclerc

Scan10015.JPG

Scan10017.JPG

  Scan10018.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

julien doré,interview,bichon,espace culturel leclerc

Scan10019.JPG

ici la version MusiqueMag (synergie d’entreprise…).

Et à l’issue de l’entretien…

;o)



julien doré, interview, bichon, espace culturel leclerc

 Et pour finir, le 1er clip, tiré de l'album... "Kiss Me Forever".


Julien Doré - Kiss Me Forever

19 février 2011

Hangar (Antonin Bartherotte): interview et chronique

 

Anthonin Bartherotte (Hangar) 17.01.11 2.JPG

 

Le 14 février dernier est sorti le premier album du groupe Hangar. A cette occasion, je suis allé à la rencontre du chanteur de cette formation, Antonin Bartherotte, dans les locaux de sa maison de disque, Polydor/Universal. Le 17 janvier 2011, c’est un jeune homme tranquille, souriant et très poli que je vois arriver dans le bureau où je l’attends en parlant à une de ses attachées de presse. Il a un peu de retard, mais s’en excuse. Nous montons dans une des pièces réservées aux interviews d’artistes (qui sert aussi de salle de détente pour le personnel)...

Anthonin Bartherotte (Hangar) 17.01.11 3.JPG

 

Avant de lire l’interview, voici ma chronique publiée dans Addiction, le mag daté du mois de février 2011.

 

Scan10004.JPG

 

Anthonin Bartherotte (Hangar) 17.01.11 1.JPG

Voici le résultat de notre entretien fort sympathique publié dans Le magazine des espaces culturels Leclerc daté du mois de février 2011.

 

Scan10006.JPG

 

Scan10015.JPG

Scan10008.JPG

Scan10014.JPG

 

Anthonin Bartherotte (Hangar) 17.01.11 4.JPG

Pour terminer, deux clips tirés de ce premier album éponyme.


Hangar en V.O. / Version Originale
envoyé par roymusic. - Clip, interview et concert.



Hangar - En vie, les préliminaires
envoyé par umusic. - Regardez d'autres vidéos de musique.

03 février 2011

La Fouine : interview et chronique pour "Lafouine VS Laouni"

la fouine, laouni, interview, chronique

la fouine,laouni,interview,chroniqueBon, je ne vous raconte pas d’histoire, Mandor et le rap, ce n’est pas vraiment une longue d’histoire. Il m’est arrivé régulièrement d’interviewer des rappeurs et, très franchement, je n’aurais pas l’audace d’affirmer que ce sont mes meilleurs entretiens.

Pas le même monde.

Me manque les codes.

Mais, bon, de temps en temps, ça m’amuse d’en glisser ici.

Ceux qui sont polis et qui savent enlever leurs habits de rappeur devant moi.

La Fouine en fait partie.

A priori, son œuvre n’était pas ma tasse de thé.

Il ne l’est toujours pas.

Mais nous nous sommes bien entendus. Disons qu'il n'a pas joué au caïd devant un journaliste qu'il ne connaissait pas.

Son attachée de presse m'avait prévenu avec insistance: "il est adorable!".

Il l'est.

(Mais, ne le répétez pas, ce n'est pas bon pour son image...)

Voici donc mon article publié dans Le magazine des Espaces Culturels Leclerc daté de février 2011:

la fouine, laouni, interview, chronique

Et l’interview qu’il m’a accordée pour Addiction, le mag, daté de février 2011.

la fouine, laouni, interview, chronique

la fouine, laouni, interview, chronique

la fouine, laouni, interview, chronique

Et le jeune rappeur a fait un peu de pub pour mon livre… (qui sort le 15 février prochain !)

Merci à lui.

la fouine,laouni,interview,chronique

Et pour finir, les deux dernier clips tirés de son nouvel album:


LA FOUINE : VENI VIDI VICI (2011)
envoyé par artemis181. - Regardez d'autres vidéos de musique.



La Fouine - Les soleils de minuit [CLIP OFFICIEL]
envoyé par LaFouinevsLaouni. - Clip, interview et concert.

11 novembre 2010

Yael Naim : première interview pour la sortie de "She was a boy"

Pour MusiqueMag (voir ici) et Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc daté du mois de novembre 2010, j'ai interviewé Yael Naim. Le résultat est là :Scan10005.JPG

Scan10006.JPG

Scan10007.JPG

Et voici le clip qu'elle était en train de tourner lors de l'interview: Go to river.


Clip "Go to the River" de Yael Naim
envoyé par totoutard. - Clip, interview et concert.

13 mars 2010

Camelia Jordana en interview!

Pour le magazine des espaces culturels Leclerc, j’ai rencontré Camélia Jordana.

Dans les bureaux parisiens de son manager.

Le 15 février dernier.

Voici le résultat de cette rencontre pour le journal suivi du podcast dont je me suis inspiré pour écrire l’article.

Et son premier clip, pour terminer cette note.

Scan10004.JPG
Scan10005.JPG
Scan10007.JPG
Scan10006.JPG
Ici, la même interview reprise pour MusiqueMag.com.

Voici, à présent, le podcast en 5 parties de l'entretien...

15.02.10 Camélia Jordanarr.jpgPremière partie :

-Très vite les auteurs étaient trouvés.

-Connaissait-elle Babx ?

-Les histoires d’Amour finissent mal.
podcast

Deuxième partie :

-Chansons autobiographiques.

-Séverin.

-Abel K1

-Camélia, compromis entre Séverin et Babx.
podcast

image007.jpgTroisième partie :

-Elle chante comme Babx.

-Mathieu Boogaerts.

-Doriand.

-Est-elle casanière comme le suggère sa chanson « Non, non, non… » ?
podcast

Quatrième partie :

-A-t-elle peur des réactions liées à la sortie de son album ?

-Défendre l’album seule.

-La promo.

-Une seule chanson écrite par elle (et en Anglais).
podcast

Cinquième partie :

-Un disque sans aucun duo.

-Etat d’esprit du moment.

-La scène ?
podcast

 Pour clore cette note, voici le clip officiel de son premier single: "Non, non, non... écouter Barbara".

Extrait de l'album de Camélia Jordana à paraître le 29 mars.
télécharger le titre : http://bit.ly/aQYM5C