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12 février 2016

Les révélations des Victoires de la Musique 2016

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Ce soir, France 2 diffuse les Victoires de la Musique. Pour le Magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois de février 2016), j'ai écrit un papier sur cette cérémonie musicale très attendue. J'y présente les nouveautés de cette année et les "révélations". Je trouve excellent le choix de cette année. Tous les artistes sélectionnés ont leur place. Pour le blog, j'ai ajouté un clip par révélation, histoire que vous jugiez vous-même ces stars de demain (ou pas).

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Jeanne Added : clip de "Look at them".

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Jain : clip de "Come".

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Faada Freddy : clip de We Sing In Time".

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Hyphen Hyphen : clip de Just Need Your Love.

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Feu! Chatterton : clip de "Boeing".

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Les "révélations" autour de Virginie Guilhaume et Bruno Guillon, le 13 février 2016, lors de la conférence de presse des Victoires de la Musique au Zébra Square.

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03 février 2016

Pascal Obispo : interview pour Billet de femme

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J’ai quelques interviews de Pascal Obispo au compteur. En voici une ici et une autre là par exemple. De rencontre en rencontre,  je prends de plus en plus de plaisir à lui poser des questions (j’avais eu avec lui une première expérience un peu compliquée). Le 21 janvier dernier, je suis allé le voir dans son studio de Suresnes à l’occasion de la sortie de son nouvel album, Billet de femme, pour Le magazine des  Espaces culturels Leclerc (daté du mois de février 2016).

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"Le secret perdu" est le premier extrait de cet album arrangé par Jean-Claude Petit. 

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Après l'interview, le 21 janvier, dans le studio de Pascal Obispo (avec un guest intersidéral).

01 février 2016

Martin Winckler : interview pour Abraham et fils

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Le médecin écrivain, outre ses romans publie régulièrement sur son blog d’opinion, des articles sur la contraception et la gynécologie mais aussi sur la radio et la télévision ainsi que sur ses lectures. A l’occasion de la sortie de son nouveau livre, Abraham et fils, j’ai interviewé Martin Winckler, pour Le magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois de février 2016). Et quand on habite en France, interviewer Martin Winckler, ça se passe par téléphone, par mail… ou par Skype.

Avec l’aide logistique et technique de ma fille de 10 ans, j’ai donc fait ma première interview Skypienne (merci Stella).

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Martin Winckler, en direct du Canada. 

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Pendant l'entretien, par Skype, le 16 janvier 2016.

15 décembre 2015

Fréro Delavega : interview pour Des ombres et des lumières

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Pour le Magazine des Espaces Culturels Leclerc, j'ai rencontré les Fréro Delavega, à l'occasion de la sortie de leur second album, Des ombres et des lumières. La rencontre s'est tenue dans une salle de réunion de leur maison de disque, Universal Music France. Pas de version longue. Merci d'être passé.

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Clip officiel de "Ton visage", extrait de l'album Des ombres et des lumières.

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"Le cœur éléphant" (vidéo alternative), extrait de l'album Des ombres et des lumières.

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Après l'interview, le 12 octobre 2015.

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04 novembre 2015

Zaz : interview pour le CD-DVD Sur la route.

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zaz,sur la route,interview,le magazine des espaces culturels leclerc,mandorDeuxième interview de Zaz. Je l’avais mandorisé il y a cinq ans, quelques jours avant la sortie de son premier album. Elle n’était alors qu’une artiste « en devenir ». Elle est aujourd’hui la chanteuse française la plus populaire dans le monde, rien de moins. A l'occasion de la sortie de son CD-DVD, Sur la route, la chanteuse a répondu à mes questions il y a trois semaines de cela, pour Le magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois de novembre 2015). Elle est restée la jeune femme sympathique que j’ai connue la première fois, mais elle est plus sûre d’elle… Le succès rassure.  

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Zaz : bande annonce de Sur la route.

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"Si jamais j'oublie", 1er single extrait du CD / DVD "Sur la route"

21 octobre 2015

Amélie Nothomb : interview pour Le crime du comte Neville

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amélie nothomb,le crime du comte neville,interview,le magazine des espaces culturels leclerc,mandorCela faisait longtemps que je voulais interviewer de nouveau Amélie Nothomb. Je l’avais déjà eu devant mon micro dans une autre vie, dans une radio limougeaude, en 1996. Mais depuis, plus rien. Or, j’aime beaucoup les romans d’Amélie Nothomb. Je lis systématiquement (ou presque) son livre annuel. J’étais donc content que l’on me demande de l’interviewer une seconde fois.

Mais c’était un « phoner ». Et je n’aime pas les interviews par téléphone. Surtout quand j’aime l’artiste. J’ai besoin du regard de l’autre. C’est con, mais c’est primordial. La personne interrogée est meilleure et je suis mailleur quand il y a un vrai contact. Une interview se doit d’être « physique ». Bref, c’est comme ça.

Mais elle a été délicieuse. Écouter Amélie Nothomb est un ravissement.

Pour ce 24e roman, Le crime du comte Neville, elle nous plonge dans les milieux aristocratiques belges (dont elle est issue). Elle croque avec amusement ce monde accroché aux principes d'un autre âge (ceux de l'Ancien Régime), où l'on vit "dans la hantise de faillir au paraître" et où "ce qui est monstrueux n'est pas nécessairement indigne".

Voici le fruit de notre conversation téléphonique pour Le magazine des loisirs culturels des magasins Auchan (daté des mois de septembre et octobre 2015). En bonus pour Les chroniques de Mandor, la version longue de l’interview.

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amélie nothomb,le crime du comte neville,interview,le magazine des espaces culturels leclerc,mandorBonus mandorien :

C’est votre 24e livre publié, mais vous en écrivez plusieurs par an. Comment choisissez-vous celui qui va sortir à chaque fin du mois d’août ?

La procédure est toujours la même. À la fin de l’année, donc durant l’hiver, je relis tout ce que j’ai écrit dans l’année, ce qui fait trois ou quatre manuscrits, et je choisis seule et de façon extrêmement instinctive lequel de mes manuscrits de l’année je publierai. J’aurais le droit d’aller chercher dans mes vieilleries, dans mes manuscrits des années précédentes non publiées, mais je n’en éprouve pas le désir. Je préfère publier quelque chose de récent.

Aucun de vos livres ne ressemble à un autre. On ne sait jamais à quoi s’attendre et ce n’est pas vos quatrièmes de couverture qui vont nous aider…

(Rires) J’étais tellement énervée par ces quatrièmes de couverture qui nous servaient des plats complets que j’ai inventé les quatrièmes de couverture frustrantes. Je préfère susciter du désir que de rassasier les gens avant même qu’ils aient lu mon livre. J’ai constaté que plus les quatrièmes de couverture sont louangeuses plus le livre est mauvais. Moi, j’évite cet écueil, ainsi cela ne me porte pas malheur.

Pour en revenir à Le crime du comte de Neville, vous n’avez pas été si cruelle que ça avec le milieu que vous dépeignez.  

Je n’ai pas mis de frein, je vous assure. Je n’ai simplement pas eu le besoin d’en dire plus. J’aime énormément mes parents, même s’ils appartiennent clairement à ce milieu. C’est trop facile de dire « famille, je vous hais ! » Je ne hais pas tout dans ce milieu. Il y a des choses que je trouve étonnantes et touchantes, même s’il est profondément désuet et ridicule. J’en ai hérité, donc je ne peux pas non plus me haïr moi. Je ne souhaite à personne d’appartenir à ce milieu, car il est très dur et faussement aisé, mais il a aussi des côtés fascinants et je ne le déteste certainement pas.

Est-ce plus compliqué d’écrire sur des faits que l’on a vécus, qu’une pure fiction ?

J’ai beaucoup expérimenté ces deux écritures. Elles sont, l’une et l’autre, très difficiles. Il y a peut-être une plus grande liberté dans l’écriture fictionnelle parce que personne n’existe réellement et personne ne va vous reconnaître. Vous pouvez donc confier les secrets les plus intimes de vos personnages avec un très grand sentiment d’impunité. Dans le cas de l’écriture autobiographique, c’est plus facile parce qu’on décrit un milieu que l’on connaît très bien, mais c’est aussi plus compliqué parce qu’on a une limitation de la liberté. Comme on sait que l’on va être reconnu, cela empêche de tout dire. Bref, ces deux écritures ont leurs contraintes, mais j’ai certainement besoin des deux. Pour connaître la totalité de mon être, pour savoir qui je suis, on a besoin de lire mes écrits autobiographiques et ceux qui sont fictionnels. J’ai aussi envie d’ajouter : « pour savoir ce que tout le monde est ». Je fais le pari qu’en donnant une description fidèle de ce que je suis, je donne une description fidèle de ce qu’est à peu près tout le monde.

Le comte de Neville, Henri, aime sa femme et je trouve ça beau quand il dit : « Si j’avais tout réussi comme mon mariage, je serais le plus heureux des hommes ».

Mon père pourrait en dire autant, sauf qu’il a bien réussi sa vie en tous points. Ce qui est sûr, c’est qu’il a particulièrement bien réussi son mariage. Moi, à ma manière, j’ai pas mal réussi ma vie et j’ai surtout bien réussi mon histoire d’amour. Ça tombe bien, c’est surtout cela que je voulais réussir. Je suis un grand message d’espoir. On peut être cette espèce de « radeau de la méduse » que je suis et pourtant s’en sortir.

On a l’habitude de dire qu’une des caractéristiques de vos livres est que vos héros ont toujours des prénoms rares, voire uniques, c’est le cas de votre héroïne qui s’appelle Sérieuse. Pour la première fois, vous parlez de cela dans ce livre.

C’est la première fois qu’il est naturel que j’en parle parce que c’est vrai que dans l’aristocratie belge, on donne volontiers à ses enfants des prénoms à coucher dehors. Mes parents n’ont pas hérité de ce travers parce qu’ils ont appelé leurs enfants André, Juliette et Amélie, ce qui est tout à fait raisonnable. Moi, je n’ai pas d’enfant. Si j’en avais eu, je leur aurais donné des prénoms possibles. Mais, j’ai des enfants de papier qui, souvent, ont des destins hors du commun, et je me dis que je peux me permettre ce luxe de leur donner des prénoms qui leur conviennent.

Pour vous, la vie est tragique ou comique ?

Vraiment les deux, à court et long terme. Dans toute journée adulte, il y a toujours des sales moments et des moments presque hilarants. Je vous assure, si on arrive à regarder la vie que l’on mène à bonne distance, il y a toujours moyen de se marrer.

Êtes-vous heureuse ?

Je ne suis certainement pas malheureuse, mais heureuse, le contrat est difficile à remplir. Être heureuse tout le temps n’est pas tenable comme position. Mais j’ai des moments de joie, tous les jours, je trouve donc que je suis assez bien lotie.

Les journalistes vous raillent sur le fait que chaque année, un Nothomb sort à la même date depuis 24 ans.

Les journalistes qui me reprochent cela n’ont pas l’air de se douter à quel point c’est difficile. Ils ont l’air de croire que le livre tombe du ciel. Non, c’est même un métier très difficile. Je ne sais pas ce que valent mes livres, mais je sais les efforts que je fais pour en arriver là. Cela fait 23 années que je tiens et je suis toujours impressionnée d’être toujours là.

Personnellement, j’ai toujours imaginé que vous écriviez avec une certaine facilité…

Non seulement c’est difficile, mais c’est de plus en plus difficile. Il s’agit à chaque fois de conquérir un peu de territoire indicible supplémentaire. Plus on en a conquis, plus c’est compliqué d’en conquérir d’autres. Je ne veux pas me comparer à Usain Bolt, ce serait un peu excessif. Quand on court si vite que ça, gratter quelques microsecondes supplémentaires, c’est encore plus difficile. La facilité d’écrire que vous me prêtez est parfaitement illusoire.

Quand vous commencez un nouveau livre, vous demandez vous comment ne pas ennuyer le lecteur ?

Dieu merci, je n’ai jamais ce genre de pensée et je ne me demande pas non plus si je vais être lue ou non. Vous savez, je suis en train d’écrire mon 84e manuscrit pour 24 parus, donc beaucoup ne sont lus par personne. Ce qui est difficile, c’est d’être toujours à la hauteur de ce que j’attends de moi. Je suis ma première lectrice, et croyez-moi, comme première lectrice, je suis monstrueusement vache. 

Après vous, qui est la deuxième personne qui lit vos manuscrits ?

Le PDG des éditions Albin Michel, Francis Esménard. Encore une fois, il ne lit que les manuscrits que je choisis pour être publiés, les autres ne sont lus par personne.

09 octobre 2015

Amaury Vassili : interview pour Chansons populaires

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AMAURY-MICRO-08-©YVES-BOTTALICO-LIGHT.jpgJ'ai interviewé le jeune chanteur (ténor) Amaury Vassili à l'occasion de la sortie de son album Chansons populaires. Un album de pure variété. Je m'attendais à être déçu (les aprioris ont la vie dure), mais finalement, j'ai été agréablement surpris. Évidemment, je préconise l'écoute des versions originales... mais si ce disque permet la découverte de certaines de ses chansons, soit.

(Je tiens tout de même à ajouter que je me demande s'il n'y a pas un GROS souci dans les maisons de disque. Pourquoi ces albums de reprises à profusion (entre autres Renaud, Goldman, Téléphone et bientôt Balavoine...) ? Réponse simple comme bonjour : parce que c'est facile à faire, les chansons ont fait leur preuve, on ne prend pas trop de risque et ça se vend très bien. Soit.)

(Mon métier m'empêche de développer plus... mais je n'en pense pas moins).

(Sinon, Amaury Vassili est aussi bon interprète que sympathique).

(Ce qu'il fait, il le fait bien et, j'ai l'impression, avec passion et envie).

Voilà donc le fruit de notre interview pour Le magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois d'octobre 2015).

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Le premier clip tiré de l'album Chansons populaires : "J'ai encore rêvé d'elle" (en duo avec Barbara Opsomer).

01 septembre 2015

Carole Martinez : interview pour La Terre qui penche

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(Photo Catherine Hélie)

Carole Martinez, pour notre plus grand plaisir nous ramène au domaine des Murmures, mais cette fois-ci, en 1361. Blanche est morte à l'âge de douze ans et pourtant c'est bien elle qui nous parle. Elle, ou plus exactement son âme, qui a vieilli par-delà la mort. L'enfance se raconte au présent et la vieillesse s'émerveille, s'étonne, s'effraie de s'enfoncer dans la forêt profonde, vers un avenir dont elle ignore absolument tout. Au bout du chemin, de l'autre côté de la forêt, se trouve cette terre qui penche, mais surtout la vie de femme qui l'attend.

Entre roman initiatique et fable onirique, Carole Martinez nous convie à sa propre table ronde, une légende toute personnelle où les femmes ont depuis bien longtemps remplacé les traditionnels chevaliers.

Pour Le magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois de septembre 2015), j’ai rencontré Carole Martinez, le 11 juin dernier, dans un bar parisien situé en face de sa maison d’édition, Gallimard. C’était la toute première interview qu’elle réalisait pour La Terre qui penche… et elle n’était pas tout à fait rassurée. Voici le fruit de cette rencontre.

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(Comme l'intro est écrite en tout petit, la voici en plus lisible. De rien!)

Le premier roman de Carole Martinez, Le Cœur cousu, a reçu neuf prix (dont le Prix Renaudot des Lycéens). Son second, Du domaine des Murmures, a été nommé pour le prix Goncourt et a finalement obtenu le prix Goncourt des lycéens. Dans La Terre qui penche, nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles. Ici, l'âme d'une vieille dame écoute celle d'une petite fille qui partage sa tombe, raconter son existence au XVIe siècle, qui s'avère en réalité être celui de sa propre enfance.

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Au Salon du Livre de Provins, le 11 mars 2012.

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(Photo Catherine Hélie)

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Après l'interview, le 11 juin 2015 (merci au patron de la taverne!).

03 juin 2015

Marina Kaye : interview pour Fearless

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marina kaye,fearless,homeless,sia,lindsay sterling,interview,mandor,espace culturel leclercMarina Kaye est sans nul doute l’artiste du moment. Du haut de ses 17 printemps, la chanteuse est devenue un véritable phénomène. Son tube « Homeless », figurant sur son premier album « Fearless » (parmi les meilleures ventes de disques du moment), tourne en boucle. Avec ce disque, elle en a surpris plus d’un, non seulement pour ses beaux textes et sa voix hors du commun mais surtout pour la noirceur qu’elle laisse transparaître au travers de sa musique. Des chansons qui racontent sa vie : "Je suis quelqu'un qui travaille ses sentiments, ses écrits et son vécu de manière assez sombre en général. Parce que j'ai vécu des choses assez marquantes psychologiquement. Donc j'avais besoin de me libérer de tout ça, de ces poids. C'était important pour moi de ne pas y aller avec une langue de bois. C'est pour ça que mon album s'appelle "Fearless" d'ailleurs. Je voulais vraiment y aller en disant les choses clairement et en n'ayant pas peur de livrer avec ma voix et mes textes ce que j'avais pu ressentir pendant ces 17 ans qui ont été assez compliqués." Elle n’ira pas plus loin.

Le 12 mai dernier, j'ai rencontré Marina Kaye chez Universal pour Le magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois de juin 2015). Elle m’a paru une jeune femme la tête bien sur les épaules et lucide sur ce qui lui arrive. Mure et pas dupe. C’est plaisant.

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Clip de "Homeless".

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Et pour finir, le nouveau clip (feat la violoniste Lindsey Stirling), "Sounds Like Heaven".

Lindsey Stirling qui, soit dit en passant, était passée nous voir à l'agence il y a un an...

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13 mai 2015

Francis Cabrel : interview pour In Extremis

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Francis Cabrel fait partie de mon panthéon personnel. Dans mon métier, c’est toujours un réel plaisir (assez jubilatoire, je dois dire) de rencontrer en tête à tête un artiste qu’on a aimé plus jeune (dont on a été « fan »).

Ce n’était pas ma première fois avec lui, certes, mais quand même… mon précédent rendez-vous avec le chanteur d’Astaffort, c’était à l’occasion de la sortie de Vise le ciel (un disque hommage appuyé à Bob Dylan dans lequel il reprenait quelques-unes de ses chansons en versions française). C’était le 10 septembre 2012 au Park Hyatt (voir là).

Pour la sortie d’In Extremis, son nouvel opus, je l’ai de nouveau rencontré. Le 18 mars dernier, Francis Cabrel m’a reçu à l’hôtel Raphael pour un long entretien. Voici le fruit de cette interview pour Le magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois de mai 2015). Ensuite, vous lirez le bonus mandorien (évidemment).

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francis cabrel,in extremis,interview,le magazine des espaces culturels leclerc,mandorBonus mandorien:

Décryptons certaines autres chansons. Dans "Les tours gratuits » vous  évoquez ces pères qui voient leurs filles, désormais grandes, s'éloigner irrémédiablement …

La maison se vide. Mes filles ainées sont parties et cela fait bizarre et c’est encore une autre vie qui commence. La vie sans les enfants, la vie avec, et de nouveau la vie sans. Heureusement, je vais toujours au manège, j’ai une troisième fille plus jeune.

« La voix du crooner » évoque la fin de la carrière d’un artiste, c’est ça ?

Oui, mais j’espère que ce n’est pas ma fin de carrière à moi (rires). Personne ne vous écoute plus, vous vous obstinez parce qu’il faut encore gagner sa vie, alors vous allez cachetonner tous les soirs dans un club. Je suis déjà rentré dans des clubs où je voyais des chanteurs ou des musiciens jouer comme ça, avec un air malheureux. C’est toujours à la fois beau et pathétique. Ces artistes avaient des ambitions et ils ont renoncé petit à petit. Ce sont des endroits où les gens n’écoutent pas beaucoup. Ils mangent, discutent, regardent parfois distraitement l’artiste. Moi, j’écoute toujours l’artiste… mais je me rends compte que je suis un peu le seul.

Vous évoquez les nombreuses années de détention de Nelson Mandela dans « Mandela, pendant ce temps ».

Je ne peux m’empêcher de penser que j’avais déjà fait deux albums à 27 ans. Pendant ce laps de temps, j’avais vécu, grandi, voyagé… tandis que pendant 27 ans, quelqu’un était resté en prison sur son lit de camp dans un tout petit espace, privé de tout. Il est sorti de là sans rancune. Ça m’a toujours impressionné. J’ai été touché aussi par sa deuxième vie et, plus généralement, par le destin de cet homme unique qui a été déifié de son vivant.

Le teaser de "Mandela, pendant ce temps".

Dans certains de vos textes, il peut y avoir des double-sens. Dans « Pays d’à côté » par exemple.

C’est marrant que vous me parliez précisément de celle-ci, car c’est certainement la moins claire de tout mon répertoire. Elle est un peu ambiguë parce que je ne sais pas si j’ai voulu dire que l’orage menace et que le danger est juste dans le pays d’à côté, donc que le prochain pays en danger est le nôtre. Je pense que j’avais aussi l’intention de dire que c’est pire ailleurs et que nous, on a le temps avant de voir la guerre arriver. C’est une chanson engagée dans deux directions, mais je ne sais pas dans quelle direction elle est engagée le plus puissamment. J’ai laissé une place à l’interprétation de chacun.

Quand on a votre carrière, on a peur que le nouvel album ne soit pas suivit par le public ?

La carrière d’un artiste tient sur l’estime des autres, donc on ne peut préjuger de rien. On arrive à les convaincre, ou pas, chanson après chanson. Rien n’est jamais gagné, il faut toujours avoir cela en tête. Pour ne pas lasser les autres, il ne faut pas que je me lasse, moi. C’est pour cela que je cherche des sujets un peu inédits, que je me creuse la tête à chercher des formules de phrase les plus précises et belles possible.

On ne se lasse pas d’écrire des chansons d’amour ?

Je n’en ai pas fait tant que ça ces dernières années. Depuis, « Je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai », j’avais un peu évité ce thème que j’avais, à mon sens, trop développé. J’ai un naturel romantique, amoureux et quand je suis bien immergé dans ce sentiment-là, j’arrive facilement à écrire ce genre de chanson. Pour ce nouvel album, j’ai donc réécrit une chanson d’amour, « A chaque amour que nous ferons ». « Je l’aime à mourir », j’avais 25 ans, pour celle-là j’en ai 60… j’ai voulu vérifier si on parlait de la même façon d’amour à différents âges.

Et ?

On n’en parle pas de la même manière. C’est justement cette chanson qui m’a donné le plus de mal à écrire. Six mois, en tout. Quand je suis parvenu à la terminer, j’ai estimé avoir passé le cap le plus dur. Je pouvais travailler sur un album complet.

Teaser de "A chaque amour que nous ferons".

Êtes-vous impressionné par certains jeunes qui participent à Voix du Sud ?

Depuis 20 ans, je vois passer beaucoup de talents aux Rencontres d’Astaffort. Ils m’apportent beaucoup. Je prends d’eux la passion toujours intacte. Je rencontre des gens de 25 ans qui sont passionnés, motivés et je me vois à 25 ans, passionné comme eux, du coup, ça déteint sur moi. Je rentre à la maison, ça me donne envie de faire des chansons. Je me dis que je suis dans la même compétition et la même recherche.

En avez-vous repéré qui vous intéresse plus que les autres ?

Il y en a  beaucoup qui sont intéressants. Mais il est vrai que j’en suis un de près. C’est Benoit Dorémus. Il est venu chez nous, il est revenu et là on se voit fréquemment pour travailler. C’est quelqu’un qui écrit de façon très originale, très humoristique, très pointue, très observée. Il est l’égal d’un Vincent Delerm ou d’un Thomas Fersen. Il fera d’ailleurs toutes mes premières parties lors de ma tournée de l’automne 2015.

Teaser pour "Partis pour rester".

Pour finir, parlons de la scène. Vous repartez à la rencontre de votre public l’automne prochain. Vous avez hâte de revenir ?

Bien sûr. Je tiens tout de même à préciser que je ne dis pas spontanément, « j’ai hâte de revenir ». Je vais me préparer à revenir consciencieusement en faisant les choses bien sérieusement. Je vais chanter des nouvelles chansons panachées avec mon ancien répertoire, qui du coup, va un peu reverdir.

Cela doit devenir difficile de dresser la setlist, non ?

Ce qui est sûr, c’est que je vais sortir cinq ou six chansons d’In Extremis, mais c’est vrai que c’est compliqué. Ca va peut-être finir par faire deux ou trois répertoires selon les soirées. Je vais peut-être suivre le modèle de mon maître absolu Bob Dylan qui chante tous les soirs deux répertoires. Sans prompteur… il faut quand même le faire.

Il y a des chansons de Cabrel que vous ne pouvez pas ne pas interpréter ?

Quand on fait un répertoire de tournée, d’abord, on met celles que l’on ne peut pas enlever. « Je l’aime à mourir », « Petite Marie », « La corrida », « Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai », par exemple.

Vous est-il arrivé de faire le rebelle et de décider de ne pas en chanter une ?

Une fois, je n’ai pas chanté « Je l’aime à mourir ». Une seule fois et je vous assure qu’on m’en a fait la remarque pendant des jours. C’était idiot de ma part, parce que je les chante sans que cela me pèse et je suis content de les partager. Et les gens viennent principalement pour celles-là, je ne suis pas dupe.

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Après l'interview, le 18 mars 2015, à l'hôtel Raphael.

Photo d'ouverture du bonus mandorien, réalisée quelques jours après cette interview, à l'occasion de la remise des prix du 8e Prix Centre des Écritures de la chanson Voix du Sud-Fondation La Poste, le 21 avril dernier.

13 avril 2015

Julie Zenatti : interview pour Blanc

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julie zenatti,blanc,interview,le magazine des espaces culturels leclercParmi les chanteuses à voix de notre pays, la seule que j’apprécie réellement est Julie Zenatti. Je ne sais pas pourquoi, son grain de voix me touche. La jeune femme est discrète, voire timide et cela ajoute à mon intérêt pour elle. De plus, elle fut l’une des premières mandorisées. En 2007, je l’avais interviewé pour son album La boite de Mandor… non, pardon, La boite de Pandore. Deux ans plus tard, nous nous sommes revus pour évoquer sa participation au jury de l’émission X Factor. Enfin, en 2010, nouvelle mandorisation pour la sortie de Plus de diva. Voici donc la quatrième chronique sur et avec Julie Zenatti. Elle est venue à l’agence pour évoquer son nouveau disque Blanc. Je vous propose l’interview publiée dans Le magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois d’avril 2015).

Et évidemment, pour le blog, d’autres questions vous sont proposées.

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Clip de "D'où je viens".

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Clip de "Les amis".

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Clip de « Je ne t’en veux pas », duo avec Grégoire.

Bonus mandorien:

Parlez-nous d’Emmanuel da Silva (mandorisé là) qui a écrit quand même six morceaux, alors que vous n’avez pas du tout le même univers.

Il est très fort. Il rentre toujours dans la peau de la personne pour qui il écrit. Et puis, il est rigolo parce que c’est un auteur qui s’immisce dans ta vie. La première fois que je l’ai rencontré, c’était dans un café à côté de chez moi. Je ne savais pas si on allait réussir à faire des chansons ensemble, mais je savais juste que j’avais passé un bon moment. On a parlé musique, de la vie en général, j’ai aussi évoqué la naissance de ma fille qui avait tout juste quatre mois. J’étais dans un moment « entre deux eaux ». Je ne savais pas si je voulais retourner dans une maison de disque et je m’interrogeais sur ma vie artistique. Quelques semaines après, il m’a appelé pour me dire qu’il allait à Paris et qu’il souhaitait venir chez moi avec ma guitare et mon micro pour faire des chansons. On a commencé comme ça, dans le salon, comme des copains, sans savoir où on allait. Au fur et à mesure, il a pris de plus en plus d’importance parce qu’il n’hésitait pas à me pousser dans l’écriture et dans mes questionnements. D’ailleurs, quand je travaillais avec d’autres auteurs compositeurs, je lui faisais écouter mon travail. Tout ça s’est fait très naturellement. C’est même lui qui a enclenché le processus qui m’a incité à proposer mon projet au label Capitol. C’est un peu grâce à lui que ce disque existe.

C’est vrai que vous avez mis votre grain de sel assez fréquemment sur les textes ?

Oui, c’est vrai. Je suivais tout ça au mot près, à la virgule. Avec « mes » auteurs, il y avait une recherche évidente de symbiose complète avec la chanteuse. Il fallait que l’ensemble soit cohérent et que l’on n’ait pas l’impression que l’on passe d’une chanteuse à une autre d’une chanson à une autre. Je plaisante quand je raconte aux médias que je les ai poussées à bout, parce qu’en vrai, encore une fois, tout cela s’est fait naturellement.

Dans « La vérité », qui est une chanson d’Emmanuel da Silva, vous êtes en colère.

C’est la seule chanson où je serre les dents et je me mets en colère. C’est une chanson sur une rupture, mais je ne dis pas forcément que c’est la faute de l’autre. J’explique que quand on est quitté, c’est difficile de se rendre compte que l’on s’est trompé sur soi et sur la personne avec laquelle on vivait l’histoire.

Clip de "Pars sans rien dire".

On pourrait croire que « Pars sans rien dire »est une chanson d’amour, mais ça n’en est pas une.

Je parle beaucoup d’amitié sur cet album, que ce soit sur « Si tu veux savoir » ou évidemment « Les amis ». « Pars sans rien dire » est une chanson d’amitié. Je dis à la personne qui est en face que je ne vais plus pouvoir l’aider. A un moment, si son choix est de disparaitre, de s’en aller et couper les liens avec tout ce qui était important pour elle, alors je vais le respecter et cela deviendra une autre forme d’amitié. Un jour peut-être que l’on se recroisera.

C’est exactement le même thème que la chanson de Goldman, « Puisque tu pars ».

Ah bon ? Je pensais que c’était une chanson d’amour. Comme quoi, chacun s’approprie une chanson par rapport à sa propre histoire. Vous voyez, même moi, je me fais avoir. C’est ça la force d’une chanson.

A quoi sert une chanson, selon vous ?(Note de Mandor : cette question est déjà posée dans l’article du magazine (plus haut), mais la réponse correspond à une autre question qui était initialement celle-ci : « Dans la chanson « Introvertie », vous expliquez que vous êtes timide. Ce n’est pas l’image que l’on a de vous. » Bref, il y a eu un petit cafouillage indépendant de ma volonté.)

Ça peut être un remède pour les gens qui n’ont pas forcément les mots pour s’exprimer. Cela peut-être également un refuge, un endroit où ils ont l’impression qu’on les comprend. Si on détourne l’histoire à sa propre vie, on peut y trouver du bonheur. Je crois qu’on aime une chanson quand on se sent concerné.

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Après l'interview, le 16 mars 2015.

08 avril 2015

Jean-Christophe Rufin de l'Académie française : interview pour Check Point

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(Photo Géraldine Aresteanu)

Qu'est-ce qui fait courir Jean-Christophe Rufin ? Un des premiers "French doctors", ambassadeur, académicien, historien, président d'Action contre la faim (liste non exhaustive)... l'auteur a multiplié les destins et les honneurs sans jamais paraître rassasié. En littérature, il a su réconcilier qualités littéraires populaires et succès populaire. Il y a tout juste un an, je publiais sa première mandorisation, à l'occasion de la sortie de Le collier rouge. Cette deuxième interview, réalisée pour Le magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois d'Avril 2015), s'est tenue dans les jardins de sa maison d'édition, Gallimard, le 18 février dernier.

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La question supplémentaire:

Êtes-vous inquiet sur l’état du monde aujourd’hui ?

Je suis inquiet parce que la tournure des évènements va produire beaucoup de souffrances dans certains pays. La montée en puissance de l’état islamique radical fait que l’on ne pourra pas tout contrôler. Pour nos sociétés, je ne pense pas que ce seront des ennemis propres à nous détruire. Ils font peser la menace juste ce qu’il faut pour que le système continue de bien aller. Ils nous menacent dans la cohésion sociale. Je n’arrive pas à croire que nous soyons si en péril que ça.

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Après l'interview, le 18 mars 2015, dans les jardins de chez Gallimard.

11 mars 2015

Virginie Despentes : Prix Landerneau Roman 2015 pour Vernon Subutex

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virginie despentes,vernon subutex,prix landerneau roman 2015,interview,mandorVingt ans après Baise-moi, et cinq ans après avoir remporté le Prix Renaudot, Virginie Despentes vient de sortir Vernon Subutex. Il s’agit du premier tome d’une trilogie consacrée à l’errance, dans Paris et ses environs, d’un ancien disquaire expulsé de son logement. Très noir, ultra-contemporain, ce roman où l’on croise une galerie de personnages abîmés par les années, la drogue, le porno et la crise économique, vient de remporter le Prix Landerneau 2015 des Espaces Culturels E. Leclerc après avoir reçu un très bel accueil de la critique.virginie despentes,vernon subutex,prix landerneau roman 2015,interview,mandor

Pour le magazine des Espaces Culturels Leclerc, le 17 février dernier, j’ai rencontré Virginie Despentes à l’Hôtel des Saints-Pères, jusque à côté de sa maison d’édition. J'ai été très agréablement surpris par la gentillesse et la disponibilité de l'auteure. Sereine et n'éludant aucune question.

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virginie despentes,vernon subutex,prix landerneau roman 2015,interview,mandorBonus mandorien :

Vous vous êtes un peu inspirée de ce que vous avez vécu plus jeune, lorsque vous jouiez du rock ?

Je n’utilise jamais franchement quelqu’un comme modèle, ni moi, ni des personnes que je connais, mais je prends des choses à plein de gens différents

Dans ce livre, réglez-vous des comptes ?

J’essaie de ne pas. Les livres sont faits pour être lus par des lecteurs qui ne sont pas là pour connaître les coulisses de ma vie personnelle. Je sais régler mes comptes moi-même. Je peux être très agressive si on m’emmerde. Je n’ai pas besoin des livres pour régler mes comptes. D'ailleurs, quand je lis un roman de quelqu’un, je n’ai pas envie d’assister à sa toilette.

Aimez-vous tous vos personnages ?

Oui, parce que j’essaie de tous les habiter à un moment donné. Dans Vernon Subutex, il y a des personnages qui glissent vers le Front National et d’autres qui ont en eux l’ultra libéralisme un peu guerrier… ceux-là, j’y suis moins attachée. Bon, de toute manière, je le répète, je n’essaie pas de créer des personnages glorieux.

C’est la première fois qu’un sujet vous inspire autant. Mais de là à en faire trois livres…virginie despentes,vernon subutex,prix landerneau roman 2015,interview,mandor

C’est aussi que j’avais beaucoup d’argent grâce au Prix Renaudot, j’ai donc eu plus de temps pour l’écrire. Mon précédent roman, Apocalypse bébé, je pense que j’aurais pu le déployer beaucoup plus, mais bon, à un moment, il faut que je devienne pragmatique. J’avais un an de retard et j’étais à sec totalement. Ça compte les soucis financiers. Là, je suis dans une tranquillité que je n’avais jamais connue.

Vous n’avez pas peur de lasser en sortant trois volumes conséquent à partir de la même histoire ?

Si. J’ai peur que les lecteurs ne me suivent pas. Mais, pour moi, c’est génial. J’ai mis plein de personnages et je tire les ficelles. J’ai une idée claire de ce qu’il va leur arriver et c’est jubilatoire.

Vous n’avez pas besoin d’être dans l’urgence et dans le malheur pour écrire ?

Non, au contraire. Quand on est vraiment mal et que l’on se débat, on peut écrire des petits textes, mais pas un roman. Il faut un peu de calme pour être centré et concentré. Moi, je marche comme ça, en tout cas.

Vous êtes plus optimiste que vos romans le suggèrent.

Je vois toujours la jeune génération avec espoir. Je veux voir ce qu’elle fait et j’espère.

Avez-vous de l’appréhension quand vous sortez un livre ?

Non, j’ai de l’appréhension uniquement quand je l’écris. Quand ça sort, c’est joué. Je ne peux plus rien faire.

Quand on reçoit un prix, on ressent quoi ?

J’ai entendu Maxime Chattam récemment dans une interview à la télé. Il expliquait que l’on peut s’en passer, mais qu’il est inutile de nier que lorsque ça vient, c’est très agréable. Parce que ça te conforte dans le fait que tu as raison de faire ce métier et que, parfois, tu gagnes même de l’argent. On doute souvent de ce que l’on écrit, alors qu’un jury te dise qu’il aime, c’est réconfortant.

virginie despentes,vernon subutex,prix landerneau roman 2015,interview,mandorVous avez beaucoup de fans. Vous êtes un peu comme une rock star.

Dès qu’on a des lecteurs, on a des fans.  Ça ne veut pas dire que la personne qui aime ce que tu fais est un imbécile. C’est un rapport intime et j’ai beaucoup de respect pour ceux qui aiment mon travail. Parfois, c’est juste gênant parce que je ne sais pas quoi leur dire, mais par contre, je me mets à leur place, parce que moi, je donnerais n’importe quoi pour diner avec James Ellroy. Il m’impressionne. Le rapport lecteur/fan est parfois très intense. Je ne peux pas critiquer cela, parce que je pourrais le vivre moi-même.

Aimez-vous les interviews ?

Oui, j’aime bien parce que je m’adresse à des gens différents à chaque fois. Ce qui est compliqué, c’est qu’on donne les interviews d’un coup dans un temps très proche. Au bout d’un moment, on a peur de se répéter. Pour moi, c’est plus dur en radio et en télé. Si j’en fais quatre dans la semaine, je suis épuisée. Pour Vernon Subutex, je n’ai pas fait de télé. C’est faux la télé et on n’a jamais le temps de s’exprimer.

Avec le statut que vous avez, vous pouvez vous permettre de refuser tel ou tel programme.

Oui, mais il faut faire ce qu’il faut pour que les lecteurs sachent qu’un nouveau livre est là et qu’ils sachent à peu près de quoi il parle.

Vous sentez-vous privilégiée de faire ce métier ?

Oui, parce que c’est un métier où on ne peut pas me virer. Je peux disparaître, mais on ne peut pas virer Virginie Despentes pour la remplacer. Parce que je suis moi et que personne ne peut l’être mieux que moi (rires). C’est génial comme sensation !

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Après l'interview, à l'Hôtel des Saints-Pères, le 17 février 2015.

06 mars 2015

Fanny Chiarello: Prix Landerneau Découvertes 2015 pour Dans son propre rôle

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fanny chiarello,dans son propre rôle,prix landerneau découvertes 2015,interview,mandorLe Prix Landerneau Découvertes 2015 a été attribué à Fanny Chiarello pour son roman Dans son propre rôle. Elle nous emmène dans l’Angleterre de l’après-guerre, en 1947. Deux femmes, deux domestiques, vont passer outre la lutte des classes et se retrouver autour d’une passion commune : l’opéra. Il s’agit là d’un roman musical qui nous entraîne dans les fissures et les lézardes, les bémols et les bécarres de deux êtres que le hasard (et une lettre mal adressée) va faire se rencontrer. Reprenant à nouveau les thèmes qui lui sont chers (le début du 20e siècle, les parcours des femmes, la musique et surtout l’opéra), Fanny Chiarello nous propose un roman tout en nuances, accordant ses violons aux émotions de ses personnages.

Pour le magazine des Espaces Culturels Leclerc (enseigne créatrice du dit Prix), le 11 février dernier, j’ai rencontré Fanny Chiarello dans un bureau/cuisine/cantine de sa maison d’édition, deux heures avant qu’elle ne se rende à la soirée de remise de prix.

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fanny chiarello,dans son propre rôle,prix landerneau découvertes 2015,interview,mandorBonus mandorien:

Vous travaillez huit heures par jour, tous les jours…

Oui, d’abord parce que c’est un besoin. Ça peut me rendre hystérique si j’ai trois choses à faire dans la journée qui m’empêchent de travailler comme je le voudrais. Si je ne travaille pas, j’ai l’impression que les idées fuient. Je crois en la force du premier jet, même si je retravaille énormément après. J’adore travailler et retravailler la phrase. Il faut tout balancer quand c’est frais, il y a plus de puissance dans les mots.

Quand une idée de roman arrive et que vous le commencez, êtes-vous certaines d’être dans la bonne direction ?

Non, pas souvent même. Ça m’est arrivé plein de fois de jeter 150 pages parce que je sentais que ça ne prenait pas et que ça ne prendrait jamais. Le but est de sentir qu’on va pouvoir aboutir et que le roman va être accepté par la maison d’édition.

Arrivez-vous à terminer un livre, c’est à dire à savoir que le livre ne peut plus évoluer en mieux ?

C’est très bien qu’à un moment, il soit publié… pour qu’on n’en parle plus. Moi, je n’estime jamais qu’un livre est abouti, mais si l’éditeur estime qu’il l’est, je lui fais confiance.

Lorsque vous écrivez, pensez-vous aux lecteurs ?

Jamais. C’est important de ne pas trop savoir ce qu’il se passe à côté, de ne pas savoir qui pourrait lire, sinon, ça peut être paralysant. Déjà, le fait d’exister dans une rentrée littéraire où il y a 500 livres, c’est vertigineux ! Je m’isole de toute pensée déstabilisatrice.

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Après l'interview, le 11 février 2015 dans les locaux des Editions de l'Olivier.

05 mars 2015

Louane : interview pour Chambre 12

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louane,chambre 12,cesar 2015 meilleur espoir féminin,interview,mandor,la famille bélierSi Louane fait aujourd'hui beaucoup parler d'elle, c'est grâce à son rôle dans La Famille Bélier. La comédie familiale d'Éric Lartigau vient de franchir la barre des 7 millions d'entrée et la chanteuse comédienne vient de décrocher le titre très envié de « meilleur espoir féminin » au César de cette année. Comme si cela ne suffisait pas, l’ex-candidate de The Voice 2 débarque aussi de façon fracassante sur la scène pop française avec des chansons qui racontent la vie d’une fille de 18 ans. Dans Chambre 12, réalisé par Dan Black (The Servant), elle évoque ses amours, ses passions, sa famille, ses doutes, ses angoisses et ses petits bonheurs. On y retrouve aussi la chanson principale de La Famille Bélier, « Je vole » de Michel Sardou et un titre de Renaud « La mère à Titi » tiré du disque La bande à Renaud.

Pour Le magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois de février 2015), pour le site internet (en version filmée) des Espaces Culturels Leclerc, mais aussi pour Le magazine des loisirs culturels des magasins Auchan (daté du mois de février 2015), le 11 février dernier, j’ai rencontré Louane dans un hôtel parisien.

Voici le fruit de notre moment passé ensemble…

Pour Le magazine des Espaces Culturels Leclerc :

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Voici l'interview en version filmée (mais raccourcie) pour le site des Espaces Culturels Leclerc.

Et enfin, troisième version, celle pour Le magazine des loisirs culturels des magasins Auchan.

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Après l'interview, le 11 février 2015.