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12 juillet 2018

Francofolies de La Rochelle : Interview de Chevalrex

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(Photo : Matthieu Zazzo)

francofolies de la rochelle,interview,chevalrex,anti slogan,mandorAprès un premier album, Catapulte, à tirage réduit (200 exemplaires), et un second en 2016, Futurisme, qui l’a fait un peu plus remarqué, voici le troisième album de Chevalrex, Anti Slogan. Il poursuit sa quête d’une musique fantasmée entre chanson minimale, symphonie de poche, vignette sixties, collage sonore. Dans Télérama, Valérie Lehoux dit de lui : « Si discret soit-il, Chevalrex mérite qu’on lui donne les moyens de se faire entendre. Une sorte d’Yves Simon des temps nouveaux, qui aurait gagné du souffle à côtoyer Georges Delerue ou François de Roubaix. Et dont les chansons, même traversées de doutes et de heurts, prennent le parti de l’existence. » Pas mieux.

Aux Francofolies, Chevalrex a fait un carton. L’occasion de le rencontrer aujourd’hui.

Argumentaire de presse officiel : francofolies de la rochelle,interview,chevalrex,anti slogan,mandor

Rémy Poncet, l’homme derrière Chevalrex, s’est d’abord fait connaître par son album Catapulte, un album lo-fi fait maison. Il rejoint ensuite Vietnam pour Futurisme, un second album auquel Télérama attribue la note maximale de 4 clés : «Ses chansons naviguent entre pop symphonique et chanson fine, confidences et lyrisme», Chevalrex “s’inscrit dans le fil d’une chanson française porteuse de sens”. Libération, Les Inrocks ou France Inter s’enthousiasment eux aussi pour cet «authentique génie» et parlent de «symphonie de poche». Avec Anti slogan, il n’est plus question de «musique de poche», l’ambition va bien au-delà, et Chevalrex s’entoure cette fois ci d’un groupe mais aussi d’un véritable orchestre de cordes pour propulser sa musique dans une toute autre dimension lumineuse, intime et raffinée.

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francofolies de la rochelle,interview,chevalrex,anti slogan,mandorInterview :

J’ai l’impression que cet album Anti slogan est l’album qui t’a révélé à plus de médias et à un public plus large.

Le premier disque que j’ai sorti, Catapulte, je l’ai sorti seul sur ma propre structure. Il n’y a eu aucune promo, ni aucune existence à part mon propre réseau. Le deuxième disque, Futurisme, c’était un peu la même chose, même si je l’ai sorti sur le même label que le nouveau. Je continuais à travailler comme graphiste à côté de ce que je faisais en musique, bref, je travaillais un peu en dilettante. Pour Anti slogan, j’ai décidé de faire les choses sérieusement. Je me suis consacré à l’écriture et à la musique avec d’autres musiciens. J’ai fait un pas pour essayer de vivre de mes chansons.

Les médias, toujours aussi originaux, disent que tu es la nouvelle révélation pop. Comment le prends-tu ?

Même si je ne suis pas dupe, c’est plaisant. Je n’ai eu aucune mauvaise critique sur ce troisième album. Ceux qui n’ont pas aimé n’en ont pas parlé. Avant Chevalrex, j’écrivais déjà des chansons, je jouais dans des groupes, mais toujours hors du cercle médiatique. Sur Futurisme, je commençais à avoir de discrets retours et déjà, ça me faisait plaisir. Ça m’a même incité à tenter la chose plus loin encore. Du coup, j’y suis allé à fond.

Clip de "L'adversaire".

Tu écris des textes que l’on pourrait qualifier de « littéraire ». Lors de l’enregistrement de ton disque, tu lisais Simone de Beauvoir. Je crois savoir que cela t’a influencé.

J’ai commencé à écrire ce disque lors de l’été 2016 et, effectivement, je lisais les œuvres autobiographiques de Simone de Beauvoir. Comme elle, j’ai toujours évoqué dans mes textes ces histoires d’émancipations, de liberté, de la famille et des rapports sociaux. Je me sens très proche de sa pensée, cela a donc dû m’influencer. Pour moi, elle a été une caution intellectuelle. Je me suis dit : « Ok ! C’est ça qu’il faut faire ! »

C’est pour ça que dans tes textes, il y a du sens profond.

Chacun peut trouver le sens qu’il veut dans mes textes. C’est vraiment une histoire de perception. Je n’ai surtout pas la prétention d’affirmer que mes chansons ont un sens profond. J’essaie d’y mettre ce qui vibre chez moi, ce qui m’intéresse.

Clip officiel de "Bonjour, c'est moi".

On dit de tes textes qu’ils sont intimes. Le sont-ils vraiment ?

C’est un jeu. Il y a beaucoup de textes qui parlent de moi et d’autres pas du tout. J’aime bien les auteurs qui travaillent autour de l’autofiction. Je m’implique dans la narration, mais ce n’est pas forcément moi. Il y a aussi des choses inconscientes qui jaillissent de moi…

Nous sommes aux Francofolies, ça te fait quelque chose de t’y produire ?

Il y a quelque chose de symbolique de jouer ici. C’est une sorte de validation de la grande famille de la chanson française. Je me dis que c’est possible d’exister en restant sur son écriture.

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Après l'interview...

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