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18 juin 2018

Eddy la Gooyatsh : interview pour le livre-disque Pull Over

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(Photo : Jean Elliot Senior)

L'artiste nancéen Eddy la Gooyatsh, chanteur à guitare et à texte, réalisateur pour d’autres artistes comme Chet et Camille (entre autres) et créateur de spectacles jeunes publics (M le Méchant, Rio Clap Clap Clap...), vient de sortir un livre-disque comportant 13 titres inédits, Pull Over (LamaO Editions).

Vous pouvez l'écouter ici.

Tendre iconoclaste rêveur, Eddy la Gooyatsh, nous propose des textes animés par une verve habile et délicate. De la pop qui redore le paysage musical français dont la langue française est bien souvent mise de côté au profit de l’anglais plus mélodique.

Le 4 juin dernier, de passage à Paris pour jouer en première partie du groupe Ange au Café de la Danse, je l’ai mandorisé dans un bar à proximité de la salle.

eddy la gooyatsh,pull over,livre-disque,lamao éditions,interview,mandorArgumentaire officiel (par Olivier Bas), légèrement raccourci :

Quand on cherche un pull-over, on aimerait qu’il soit beau, doux, élégant, chic, rock, original, saillant. Il devrait être de qualité irréprochable et passer au lavage sans rétrécir ni pelucher. On souhaite pouvoir le porter en toute circonstance, qu’il nous tienne chaud les soirs d’hiver et qu’il soit léger les nuits d’été. Qu’il devienne notre pull-over préféré.

Le Pull Over d’Eddy La Gooyatsh est tout ça à la fois ! Doux, élégant, brillant, chaud, original et rock !

Un livre dans lequel on se plonge comme un enfant en s’émerveillant des illustrations et un Album qu’on passe et repasse en boucle, maille après maille, sans s’effilocher.

Eddy La Gooyatsh nous offre avec son 4ème album le pull-over idéal ! 

Ni miaulant, ni rugissant, Eddy la Gooyatsh est le carrefour de ses influences. Des Beatles à Chet Baker en passant par la musique surf, cubaine, hawaiienne, le post-rock ou la noise, cette voix qu’il pensait être un brin n’est pas à mettre au filet, bien au contraire.

Auteur-compositeur-interprète, avec déjà deux livre-disque à son actif pour les enfants, il se dévoile en chanson pour le plaisir des plus grands (mais pas que).

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eddy la gooyatsh,pull over,livre-disque,lamao éditions,interview,mandorInterview :

La question originale. Pourquoi ce livre-disque ?

J’en avais déjà fait deux pour les enfants, M le Méchant et Rio clap clap clap, chez LamaO Editions et j’ai bien aimé l’expérience. De plus,  je ne voulais plus faire de disques pour « adultes ». Mon précédent album, Beaurivage, avait été si compliqué à sortir que je n’avais pas le courage de recommencer une telle bataille. Sortir des disques dans des conditions difficiles, je trouve ça un peu vain. C’est donc mon éditrice, Fany Souville, qui m’a suggéré de faire un livre-disque. Au moment où elle m’en a parlé, je n’étais pas sûr d’avoir des choses à dire. Plus tard, nous en avons rediscuté et, à ce moment-là, j’étais en train de perdre quelqu’un de proche. J’avais de nouveau des choses à dire.

Pourquoi as-tu enregistré Pull Over très vite.

Je connaissais les thématiques que je souhaitais aborder, mais je ne voulais pas trop réfléchir à ce que j’allais écrire. Du coup, par soucis d’authenticité, d’honnêteté, de spontanéité et de justesse, j’ai écrit assez vite et on a enregistré dans la foulée dans des conditions live dans une vieille boite de nuit désaffectée.

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L’ambiance du décor est importante pour toi quand tu enregistres ?

Oui. J’ai fait exprès de choisir ce lieu. J’ai un studio chez moi, je pouvais donc très bien rester à la maison. J’ai déplacé mon studio là-bas pour que l’on puisse jouer tous ensemble. J’ai bien fait parce qu’il s’est passé quelque chose entre tous les musiciens.

Il y a dans Pull Over des images, des illustrations, des  collages, des photos…  

J’ai demandé à des artistes que j’aime bien de travailler autour de mes nouvelles chansons. Ensuite, je leur ai proposé de m’envoyer une image pour illustrer celle qu’ils préféraient. J’ai tout gardé, je n’ai rien eu à rediscuter avec quiconque. Pour moi, tout était parfait. J’ai laissé toute liberté à chacun, car j’avais l’impression d’avoir suffisamment donné de moi-même dans chaque chanson.

Dans les studios de France Bleu Lorraine, Eddy La Gooyatsh interprète une version acoustique de " Trompe la mort ", un titre issu de Pull over.

Tu as fait la couverture et quelques dessins à l’intérieur.

(Rires) Je n’ai pas été très courageux. J’en ai fait moins que ce que j’envisageais au départ.

Quand tu étais plus jeune, tu voulais être illustrateur.

Oui, jusqu’à l’âge de 20 ans. A la base, je voulais faire de la bande dessinée. J’ai suivi des études dans un collège spécialisé en art plastique. Finalement, ça ne s’est pas passé comme ça, je suis devenu musicien. Je suis très content de l’être. Cela dit, depuis l’adolescence je faisais aussi de la musique. J’avais des groupes, j’écrivais des chansons. Mais vraiment, je n’avais pas envisagé que musicien devienne mon métier principal.

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Eddy la Gooyatsh au Café de la Danse, une heure après l'interview.

(Photo : Mandor avec son iPhone)

Dans ce livre-disque,  je pensais qu’il y aurait un fil conducteur. En fait, non. Il y a plein de petites histoires indépendantes.

L’album tourne autour du souvenir et de ce que l’on en fait. Plus précisément, que fait-on de la disparition de quelqu’un ? Est-ce que quand les gens ne sont plus là, il n’y a que les bons souvenirs qui restent ? Est-ce qu’au bout d’un moment, cela devient des souvenirs douloureux ? J’ai voulu montrer qu’il faut garder les bons souvenirs comme quelque chose de réconfortant, comme un vêtement qui tient chaud. D’où le nom de l’album, Pull Over.

Il y a évidemment une gravité sous-jacente, mais ce n’est pas un album « grave ».

Je n’ai pas fait des ritournelles pour rigoler, c’est sûr, mais je n’étais pas dans l’état d’esprit de me perdre dans un état de tristesse stérile. Bien sûr, c’est triste de perdre des gens, mais ce que l’on garde, je le répète, il faut que cela soit réconfortant.

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Pendant l'interview... (photo : Fany Souville).

eddy la gooyatsh,pull over,livre-disque,lamao éditions,interview,mandorEcrire, ça aide à supporter les choses ?

Ce livre-disque est ce que j’ai fait de plus personnel depuis le début de ma « carrière ». Ça m’a obligé à réfléchir, à me poser des questions. Concernant l’écriture, je ne pars jamais forcément avec un projet hyper structuré. Je pars toujours en écriture comme je pars me balader, sans trop savoir où je vais. Il m’arrive de découvrir des choses de moi-même par le biais de mes textes.

Tu aimes prendre des risques dans la musique ? Chacun de tes albums est différent.

Disons que j’aime me renouveler. Je ne veux pas refaire éternellement ce que je sais faire et qui fonctionnent. C’est ennuyeux. Je me suis toujours dis que j’allais faire chaque disque comme j’en ai envie, en  ne me souciant pas des conseils des uns et des autres.

Tu es venu à la chanson par le biais de la littérature.

Oui, et pas du tout par celui de la chanson française. Ma culture musicale, c’est la pop, la musique instrumentale de toutes sortes comme le jazz ou la world music… J’ai découvert la chanson française en travaillant avec des chanteurs français. C’est ainsi que je me suis forgé ma culture dans ce domaine. J’ai découvert Brel, Brassens, Ferré, Gainsbourg hyper tard. Pour te dire la vérité, l’influence que j'aurais pu avoir de la chanson francophone, elle aurait pu venir plus de Goldman ou de France Gall, mais il me semble que ça ne s'entend pas dans ma création . Ma mère écoutait ce genre de 45 tours, mais au final, ça ne m'a pas beaucoup influencé.

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(Le 4 juin 2018, à l'issue de l'interview)

(Photo : Fany Souville).

15 juin 2018

Nicom : j'ai écrit la biographie de son premier EP, La route

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nicom,la route,interview,mandorAujourd’hui, je vais vous présenter un nouvel artiste « en devenir », Nicom. Je l’ai d’abord connu comme musicien d’un groupe ayant participé au Pic d’Or 2017. Je me souviens m’être dit qu’il avait beaucoup de charisme. Et un jour, je tombe sur une vidéo de lui en tant que chanteur. Je ne suis pas parvenu immédiatement à le resituer… puis le flash. Je l’ai vu à Tarbes. Les lois des hasards et coïncidences ont fait que sa maison de disque Sony (label Jive/Epic) a fait appel à moi pour écrire l’argumentaire de presse de son premier EP, La route. Nous nous sommes donc vus dans les locaux de chez Sony récemment. Nous avons beaucoup parlé. Voici le fruit de notre entretien. Il est devenu la biographie « officielle » de Nicom :

"Remontons dans le temps, mais ne nous y attardons pas trop tant Nicom représente plutôt le présent… et nicom,la route,interview,mandormême le futur de la pop française. Des débuts normaux : 14 ans, groupe de rock qui joue fort, très fort même, au lycée, puis quelques années plus tard, abandon d’une carrière qui ne collait pas à ce qu’il était intrinsèquement : informaticien dans le secteur recherche et développement d’un grand groupe spécialisé dans l’optique, il y a plus sexy. Il quitte Evreux pour Paris. Quitter sa province pour la capitale, un grand classique. S’ennuyant dans son petit studio, il a commencé à chanter ses chansons. Son but était juste de trouver quelqu’un pour les interpréter. En anglais. Paradoxalement, le jeune homme ressent au fond de lui que la langue de Shakespeare n’est pas ce qui lui allait le mieux. Il persiste tout de même dans ce sens. Par contre, là où l’évidence s’impose, c’est dans les mélodies et les refrains que l’on retient. Ça, Nicom sait faire. Il excelle en la matière. Redoutable même. Arrive l’expérience MyMajorCompany. Il obtient 100 000 euros pour enregistrer son premier album, rien que ça (exceptionnel répondit l’écho !) « J’avais du mal à comprendre comment des gens que je ne connaissais pas sortaient leur carte bleue pour miser sur moi ». En découle un album très organique enregistré par Steve Forward (McCartney, Ray Charles, Stevie Wonder et quelques autres débutants), avec aucun instrument électronique. 

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nicom,la route,interview,mandorPrendre un nouveau virage s’impose. Nicom veut aller plus loin. Enregistrer un nouveau disque qui lui correspond vraiment, qui colle à ce qu’il est et à ce qu’il aime écouter. Ce jeune homme solaire et charismatique, complètement dans l’air du temps, cherche une nouvelle maison de disque et la personne idéale qui l’aideront à aller au bout de ses envies musicales.  Hop ! Direction la Suède. Le pointilleux et exigeant réalisateur Frederik Sonefors (qui cartonne dans toute l’Europe avec « Schould’ve Gone Home » interprété par Mans Zelmerlöw et qui empile les disques d’or dans son studio) accepte de travailler avec Nicom dont il loue la voix aérienne et limpide et le sens de la mélodie. Ils enregistrent « La route », le premier single de l’EP. « Je suis scotché par sa façon de produire le morceau. C’est une manière de travailler étrange, très scientifique. Les suédois ont la science du single. Frederik n’a jamais conçu 4 titres pour un seul artiste. Il ne fait habituellement que des singles ». Le titre est d’une efficacité immédiate. Pour Nicom, l’idée de base est d’adapter le format international à la chanson française.

Clip officiel de "La route".

"La route", version acoustique avec Hoshi.

Il souhaite bénéficier d’une production exceptionnelle et obtenir un son rarement entendu en France dans lanicom,la route,interview,mandor pop. Pari gagné !  Les musiques sont enregistrées à distance : « Je suis retourné en suède uniquement pour enregistrer les voix. Frederick ne comprend pas un mot de français, mais il se concentre sur ce qu’il ressent. C’était intéressant de travailler ainsi.»  Pour les textes, Nicom insiste beaucoup sur les sonorités, plus exactement sur les mots qui sonnent, la difficulté étant d’allier le son et le sens. 

L’amour et le temps qui passe sont ses sujets de prédilections. Dans ses chansons il n’évoque que ce qu’il vit, mais en l’universalisant. « J’ai une pudeur qui m’empêche de déballer toute ma vie de but en blanc avec des phrases très explicites. J’aime bien quand les gens s’approprient mes chansons et les interprètent comme ils le souhaitent. Il faut laisser la place à la pensée des autres. » Les 4 titres de cet EP ont un socle commun : l’histoire d’une banale rupture, mais qui touche, décliné en 4 angles.

Session acoustique de "On se retrouvera", avec Tibz. 

nicom,la route,interview,mandorSelon Nicom, on n’a pas besoin de route, il faut juste regarder devant et avancer. (« La route ») « Je veux simplement dire que l’on n’a pas besoin de calquer nos vies sur celles des autres, de suivre le même chemin tout tracé que tout le monde. » Parfois, la vie qui n’est plus possible avec l’autre n’est pas forcément la souffrance, cela peut-être aussi un nouveau départ (« Je respire encore ») « La vie de musicien n’est pas idéale quand on est en couple. Un jour, j’ai décidé de tout plaquer et de recommencer à zéro, sans rien emporter du passé. Parfois il faut savoir prendre les décisions qui s’imposent pour cheminer vers une meilleure direction. »  Après tout, peu importe ce que l’on a fait dans la vie, peu importe où l’on va, si on doit trouver quelqu’un, on le trouvera (« On se retrouvera ») et peu importe qui elle sera et ce qu’elle fera, il sera possible de construire un nouveau monde à deux… Attention ! Scoop ! Oui, l’amour peu renaitre (« Viens »).  A l’écoute de cet EP, on est séduit par cette tenue pop, intense, rythmée, ces textes précis aux mots évocateurs. Nicom est ce genre d’artiste qui peut devenir très vite populaire. Le genre d’artiste que les gens aimeront entendre à la radio, siffloter sous la douche et reprendre en chœur, quand les lumières s’éteindront et que la musique s’allumera. C’est aujourd’hui, c’est notre époque, c’est jubilatoire. Nicom peut devenir une valeur sûre.  Vivement !"

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Nicom et moi dans les locaux de Sony.

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13 juin 2018

Lucas Rocher et Gérald Dahan : interview pour les concerts au Nez Rouge.

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gérald dahan, lucas rocher, lucas'gang, nez rouge, interview, mandorPendant encore 3 jours, et ce depuis hier (du 12 au 15 juin 2018, donc), Lucas Rocher et son gang se produiront sur le bateau théâtre amarré face au 13 quai de l’Oise à Paris 19e, Le Nez Rouge, dirigé par l’humoriste et imitateur Gérald Dahan. Ce dernier est aussi le metteur-en-scène-producteur-manager-impresario du Lucas’ Gang.

Je connais Lucas Rocher de réputation (bonne) depuis plusieurs années sans m’y être réellement intéressé. Et puis, un soir, je suis allé voir son show et il m’a bluffé. Drôle, tendre, un peu provocateur et particulièrement charismatique. Tout ça dans un seul homme, c’est rare. Du coup, le 7 juin dernier, j’ai organisé une rencontre avec lui à proximité du Nez Rouge et j’ai demandé à ce que Gérald Dahan nous rejoigne à un moment. Il m’intéressait de savoir pourquoi il misait beaucoup sur ce « poulain-là ».

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(Photo : Steffie Mer)

Présentation officielle du spectacle :gérald dahan, lucas rocher, lucas'gang, nez rouge, interview, mandor

Lucas’ Gang c’est un peu comme si Tryo avait ses textes écrits par Gaspard Proust et mis en scène par Alexandre Astier.

Ce groupe est du signe « chanson humoristique » ascendant satirique. Entre les Wriggles et South Park

Un spectacle ingénieux pétillant, où les chansons rient de tout, écorchent les hypocrites, scalpent les beaux-parleurs, transcendent les fous furieux,  les héros malgré eux, et d’ambitieux déchus.

Le tout servi par une formation trans-genres où voix, guitares, violon, et harmonicas s’épousent dans une folie novatrice, et tout en finesse.

Mise en scène : Gérald Dahan

Lucas Rocher : chant, guitare Axel Dachet : violon, chœurs Damien Tartamella : harmonica, chœurs

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Gérald Dahan et Lucas Rocher, ensemble sur scène.

gérald dahan, lucas rocher, lucas'gang, nez rouge, interview, mandorInterview de Lucas Rocher:

Tu es passé de Lucas Rocher à Lucas et associés et aujourd’hui à Lucas’ Gang. Pourquoi ces changements d’identités ?

J’ai commencé seul en guitare-voix, j’ai ensuite été rejoint par Axel et Damien de manière très ponctuelle. Quand ils sont rentrés officiellement dans le projet, on a ajouté « et associés ». Gérald voulait unifier l’histoire en insistant sur le côté « équipe », tout en restant le leader, car j’écris les textes et la musique, c’est donc devenu Lucas’ Gang… mais je tiens à dire qu’Axel et Damien sont très investis dans l’histoire.

C’est quoi ton parcours ?

J’ai une mère orthophoniste et un père qui s’appelle Thierry Rocher. Il fait depuis des années  la revue de presse de Paris Première. Quand j’étais jeune, j’ai passé beaucoup de temps à voir des auditions d’humoristes, ça m’en a un peu dégouté. Je me suis dit que c’est un métier que je ne ferai jamais. Depuis que je suis dans le spectacle, je n’ai aucune paillette dans les yeux, j’ai trop vu de « galériens » désillusionnés. A l’âge de 16 ans, il m’a fait jouer dans un spectacle avec lui, Patrick Font et Nicolas Bacchus. Grace à ce dernier, j’ai compris que c’était la musique qui m’intéressait. Je suis devenu son musicien pendant 7 ans et c’est lui qui a produit mon premier album.

Et Patrick Font ?

Malgré les sales histoires, il reste pour moi un génie absolu. Il m’a fait jouer dans certaines de ses pièces et j’ai aussi été son guitariste. J’ai beaucoup joué avec Bacchus et Font, cela m’a permis de quitter la banlieue pour m’installer à Paris.

Teaser pour les concerts 2018.

Tu réfutes le fait d’être aussi un humoriste, mais tu ne peux pas nier l’évidence, tu as ça en toi.gérald dahan,lucas rocher,lucas'gang,nez rouge,interview,mandor

J’ai un peu de cet ADN-là, j’avoue. J’aime bien l’idée de faire rire entre les chansons et de pouvoir improviser. Mais, ce savoir n’est pas essentiel. Certains groupes que j’adore n’ont pas besoin de ça, comme les frères Volo. J’ai quand même dû casser ce que j’avais appris en café-théâtre pour ne pas devenir trop chansonnier. Je préfère que l’on me considère comme un chanteur satirique. 

Tu chantes et évoques la société moderne. Ton spectacle est complètement dans l’air du temps.

Oui, tout en ne voulant pas être moraliste. On a fait une chanson sur l’homophobie. Le type de ma chanson dit « je ne peux pas être homo depuis que je fais du rap ». Le mec, à la force d’aimer les mecs musclés, il a peut-être un rapport bizarre avec ça, c’est ce que je sous-entends. Il y a aussi une chanson dans laquelle je parle de Facebook. Je me moque un peu, mais j’adore Facebook. On peut ironiser sur un sujet et beaucoup l’aimer.

Reportage sur Lucas' Gang sur BFM Paris.

gérald dahan,lucas rocher,lucas'gang,nez rouge,interview,mandorTu as des goûts musicaux très variés, je crois.

Je peux écouter du jazz hyper pointu comme du Maître Gims. J’ai mis 1000 ans pour comprendre que je n’ai pas besoin de détester quiconque pour savoir qui je suis. Je réfute les cultures autorisées par les ambassadeurs de l’ouverture d’esprit. On a le droit d’aimer Beyonce, Lady Gaga, ça passe, mais par contre M Pokora, on n’a pas le droit. Je ne supporte pas les Ayatollahs du bon gout. Le fait qu’il n’y ait pas de place pour la nuance me rend profondément malheureux.

Tu es passionné par l’écriture de scénario.

Je suis un scénariste raté. J’en ai plein les tiroirs. J’ai lu beaucoup de livres sur la question. La structure, les personnages, la ligne thématique, la trame…

Le format chanson, pour raconter des histoires, c’est compliqué ?

Extrêmement. Je reviens à Volo. Ils m’impressionnent parce qu’il y a une limpidité extraordinaire dans leur format court. Moi, je trouve que c’est plus simple d’avoir 100 pages pour écrire une histoire que d’en avoir une seule.

Il y a une web série qui arrive cet été.gérald dahan,lucas rocher,lucas'gang,nez rouge,interview,mandor

J’y raconte notre vie professionnelle. En l’occurrence, les deux musiciens sont en train de quitter le groupe parce qu’ils se rendent bien compte qu’on ne fera pas Bercy avec nos chansons. Au moment où ils vont m’annoncer leur départ, je leur dis qu’on a trouvé un producteur qui va nous apporter la gloire. C’est Gérald Dahan qui joue son propre rôle. En fait, c’est un plan que j’ai monté pour garder mes potes. A partir de cela, ils vont partir en vrille. On a plein de guest comme Vincent McDoom et l’humoriste YouTuber Max Bird. Oldelaf, Bruno Solo, devraient être aussi de la partie. Comme j’ai écrit une chanson pour le prochain album de Clara Morgane, on est en pour-parler pour qu’elle nous rejoigne dans l’aventure.

Combien d’épisodes avez-vous tourné ?

Il y a déjà 6 épisodes tournées et montées. Là, on vient de faire la bande son. C’est un gros boulot.

Tu as un double qui est chanteur et qui s’appelle Francis. Peux-tu me le présenter ?

Je travaille énormément la nuit. J’ai une centaine de maquettes de morceaux dont je n’ai rien fait. Il va donc devenir un personnage de la web-série. Je vais vivre une sorte de schizophrénie où la nuit, je deviens Francis.

Tu es un vrai boulimique de travail.

Je suis toujours en train de créer. De plus, je suis prof de guitare dans une école de musique du 11e. J’ai une quinzaine d’élèves qui ont entre 8 et 18 ans. J’aime beaucoup ça, car cela me permet de me cadrer.

gérald dahan,lucas rocher,lucas'gang,nez rouge,interview,mandorC’est qui ton idole absolu ?

Trey Parker, le cocréateur, réalisateur et principal scénariste de South Park. Ce mec est un génie absolu. Il est aussi le metteur en scène, co-scénariste, co-compositeur et co-parolier de la comédie musicale The Book of Mormon. Il a influencé ma vie, et même, ma philosophie de vie.

Tu es très amateur de comédies musicales.

Je suis extrêmement branché comédies musicales, celles de Broadway notamment. Une trame de comédie musicale est extrêmement difficile à écrire. J’en ai écrit une, mais je ne suis pas satisfait, c’est vraiment très difficile. Gérald me pousse à persister. Je suis un peu sous pression en ce moment.

Ton prochain disque, tu l’as enregistré avec les musiciens de Johnny.

On a déjà enregistré 8 chansons, mais on a décidé de n’en garder que 5 pour lancer un EP. J’avais l’impression d’être en stage. J’étais avec des arrangeurs de folie qui me laissaient prendre des décisions. C’était très agréable d’être écouté et dirigé par rapport à mes souhaits. Grace à Gérald Dahan, on a eu des grosses pointures comme le batteur de Revolver ou le trompettiste de Maceo Parker.

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De gauche à droite, Philippe Almosnino, Jean-Max Méry, Gérald Dahan, Lucas Rocher, Axel Dachet et Damien Tartamella, lors du premier jour de l'enregistrement du disque.

gérald dahan,lucas rocher,lucas'gang,nez rouge,interview,mandorGérald Dahan a tout financé ? 

Oui. Il a financé le spectacle, la web-série et le disque. En tout,  il a investi pour 70 000 euros. Nous sommes très excités par toutes les perspectives de clips, de tournages… on va aussi faire la première partie des Wriggles deux soirs de suite au Café de la Danse au mois de décembre prochain. C’est pile la cible.

Tu commences à y croire ?

Oui, mais après, je ne me fais jamais d’illusion sur rien. Je reste détaché pour ne pas être déçu. 

Comment se passe la relation avec lui ?

Ça n’a pas toujours été facile. Il sait ce qu’il veut et parfois, ça m’a heurté  parce que je n’étais pas d’accord avec ses propositions. Il a fallu que l’on s’apprivoise. On a un bon rapport parce que l’on se respecte. On arrive à se dire les choses.

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Pendant l'interview...

Igérald dahan, lucas rocher, lucas'gang, nez rouge, interview, mandornterview de Gérald Dahan :

Tu as découvert Lucas de quelle manière ?

C’est vraiment un hasard. Lors d’un plateau d’artistes que j’avais monté, l’un d’eux nous a fait faux bond. Alors que le spectacle était déjà commencé, l’humoriste Olivier Perrin m’a proposé d’appeler Lucas et ses musiciens. Je ne les avais jamais auditionnés, donc c’était un risque pour moi. J’ai fait confiance à Olivier. Ils ont déboulé avec leur guitare, leur violon et leur harmonica. Ils ont fait un carton. J’ai trouvé ça très bien. Je leur ai proposé de revenir le lendemain, ils ont accepté. Ils ont refait un carton.

Tu as fini par leur demander de voir leur spectacle entier en audition.

Là, j’ai vu un spectacle étonnant. Ce ne sont pas que des musiciens, mais ce sont aussi des humoristes. Je n’ai pas pu m’empêcher de leur dire que j’avais plein de conseils à leur donner. De fil en aiguille, je suis devenu leur metteur en scène. On a pris le bateau pour partir ailleurs, on a vécu enfermé ensemble du soir au matin et j’ai remis en scène ce spectacle. Entre temps, je suis devenu leur producteur. Tout s’est fait sur le bateau. C’était des moments magiques.

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Gérald Dahan et Lucas Rocher... une bonne entente.

Pourquoi as-tu décidé de devenir producteur du Lucas’ Gang et d’investir beaucoup d’argent ?

Je me suis dit que ce type-là, il ne fallait pas que je le lâche. Je suis persuadé de son talent et je suis persuadé que Lucas va devenir une star. Je le ressens comme ça. C’est un artiste qui a aussi l’étoffe d’une star. Il a un charisme rare. Il dégage quelque chose que l’on ressent assez rarement.

Je le répète, tu as investi beaucoup sur lui.

L’argent investi n’est pas important par rapport au fait de redonner de la confiance à quelqu’un qui doute. Etre artiste, c’est surtout douter de tout et en priorité de soi. Un bon producteur, c’est quelqu’un qui doit rassurer l’artiste et qui doit le convaincre qu’il a bien l’étoffe de star qu’il pense avoir. Ce n’est pas parce qu’il y en a plein d’autres que lui ne va pas sortir du lot.

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Lucas Rocher et Gérald Dahan.

Etre producteur, c’est aussi beaucoup de temps passé avec l’artiste en question, ne rien lui laisser passer…

Comme je suis aussi artiste, je décortique les moindres détails de son spectacle. J’ai un regard extérieur.

Lucas m’a expliqué il n’a pas toujours tout bien pris.

Bien sûr. C’est hyper dur d’être objectif sur son travail et d’être mis en scène par quelqu’un d’autre. Lorsque cela arrive et que ça donne du résultat, c’est que l’on fait une totale confiance à l’autre. C’est un peu comme dans une relation de couple. La confiance, c’est une histoire à long terme. Tout n’est pas acquis et je ne dis pas que je ne me suis jamais trompé.

Rappelons que Gérald Dahan est aussi et avant tout un formidable humoriste/imitateur/maître des canulars.

Lucas n’est-il pas un jeune chien fou qui fait trop de choses ?

Je ne trouve pas. Il faut faire ce à quoi on aspire. Dans une vie, on ne fait pas tout le temps la même chose. Chaque chose est enrichissante. Il y a une synergie dans tout ce que l’on entreprend.

C’est jubilatoire de découvrir des artistes comme Lucas ?

Quand on est producteur artiste, ce qui est satisfaisant, c’est de pouvoir dire :  « tant mieux si je transmets des choses. » J’ai pas mal d’années d’expériences, il y a donc des écueils que j’ai envie de faire éviter. J’aime l’idée de transmettre une expérience.

Je sais que souvent, dans ton bateau théâtre, c’est toi qui fais la lumière des artistes qui se produisent. C’est si symbolique.

Tous les moyens sont bons pour mettre en lumière des artistes talentueux…

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Pendant l'interview (bis), le 7 juin 2018.

11 juin 2018

Pic d'Or 2018 : explications, bilan et photos!

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IMG_3153.JPG« Ces dernières années ce tremplin né à Tarbes il y a plus de trente ans, s’est fait un nom dans le paysage de la musique indépendante en général et de la chanson française en particulier. Le Pic d’Or fait découvrir aux professionnels et au public, des artistes s’exprimant en français sans distinction de genre (acoustique, électro, urbain ou amplifié). Il est aujourd’hui reconnu comme l’un des principaux tremplins francophones. Des professionnels venus d’horizons divers : presse nationale, programmateurs de festivals, de salles et de radios, s’y retrouvent en quête de nouveaux talents », explique le dossier de presse.

Depuis 2011, une nouvelle équipe a pris la direction du Pic d’Or, présidée par Corinne Labat. Pour l’édition 2018, près de 300 dossiers ont été reçus (100 de plus que l'année dernière) et 23 ont été retenus. Une fois de plus, la sélection révèlent des artistes éclectiques, originaux et modernes (que vous pouvez découvrir ici).

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Cette année le cru était exceptionnel (comment ça j'ai déjà dit ça l'année précédente?):

Alysce (mandorisée), Arash Sarkechik, Baptiste Braman, Benjamin Conte (mandorisé), Centaure, Claire Faravarjoo, Coloris, Esparto, Gervaise, (mandorisée), Lombre, Massy Inc, Nirman, (mandorisé), Thelma, Thibault Eskalt, Julien Estival, Lembe Lokk (mandorisée), Livia (mandorisée), Ravages, Romain Provence, Siau (mandorisé dans une autre vie musicale), Woondor,(mandorisée aussi dans une autre vie musicale, mais comme cette artiste fort talentueuse n'a pas dévoilé sa vraie identité, je respecte cet anonymat,...donc, pas de lien), Zoé Simpson (mandorisée) et The Rodeo (chanteuse qui s'est désistée au dernier moment). 

Voici les lauréats de cette année:

Pic d'Or : Lombre

Pic d'argent : SiAu

Prix du texte : Nirman

Prix de la Musique : Zoé Simpson

Prix d'interprétation et Magazine FrancoFans : Centaure

Prix du public et du Cartel Bigourdan : Gervaise

Prix de la créativité décerné par l'Académie Charles Cros : Lembe Lokk

Je suis membre du jury depuis 7 ans et chaque année, j'écris ma note sur le Pic d'Or (voir làlà, et .) Je vois passer sous mes yeux de formidables artistes, dont beaucoup pourraient devenir ceux qui compteront dans les années à venir tel Radio Elvis, Pic d’Or 2014 et vainqueurs aux Victoires de la Musique 2017 dans la catégorie "Album Révélation" et Caruso, Pic d’argent 2016 qui vient de signer chez Barclay et qui écrit des chansons pour de nombreux artistes comme Louane (dont il fait actuellement la première partie de la tournée des Zenith). Quant à Dani Terreur, Pic d’Argent 2017, il a rejoint le label AT(h)ome en mars 2018 et prépare la sortie son 1er album.

Mais bien d’autres artistes passés par le Pic d’Or ont largement le niveau pour en faire autant. Après, on  peut contester les choix des jurés, un tremplin ne sera jamais totalement juste et sera toujours sujet à controverse. Mais personne ne pourra contester l’intégrité de tous, de l’organisation au jury. Un seul but : choisir avec le cœur et en notre âme et conscience. 

Quelques jours avant le Pic d'Or  (en l'occurrence le 15 mai dernier), il y a la traditionnelle conférence de presse au Théâtre des Nouveautés en présence de l'équipe organisatrice et Gérard Trémège, maire de la ville, qui a salué un "événement qui grandit et qui participe à la notoriété nationale de Tarbes"

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De gauche à droite, Céline Boisseau-Deschouart, adjointe Culture et Musées, Marie Cruzel, Gérard Trémège, maire de Tarbes,  Corinne Labat, présidente du Pic d'or,  Corinne Daunez et Eric Kieser.

Cette année, l'évènement, c'est aussi le parrainage d'un grand monsieur de la chanson française, la bête de scène, Cali

Vendredi 25 mai 2018:

Une partie de l'équipe de Tarbes en scène, (de gauche à droite, Olivier, Jean-Marc, Laurent et Cyrille) qui fait chaque année un travail de dingue pour que la technique soit la plus irréprochable. Chapeau à eux!

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(Photo : Nöt)

Toute la journée du vendredi, les membres du jury assistent aux auditions des candidats sélectionnés. A l’issue des auditions, il y a une première sélection pour la demi-finale du soir et ensuite pour la finale du lendemain soir.

A propos, petite présentation du jury 2018:

Le président Arnold Turboust (compositeur, auteur), Annie et Alain Navarro (Festival Pause Guitare), Dominique Janin (Fédération des festivals de chanson francophone), Patrice Demailly (Libération, RFI Musique), Caroline Guaine (Mégaphone Tour), Thierry Dupin (France Inter), Thierry Lecamp (Agent artistique), Stéphanie Berrebi (FrancoFans), Jean-Marc Vaudagne (Académie Charles Cros), Olivier Bas (Studio des Variétés), Isabelle Young (France Bleu Béarn) et bibi (Les chroniques de Mandor).

Les jurés... toujours en pleine réflexion dans le foyer Yvette Horner. Au fil des années, nous avons créé des amitiés très fortes et nous avons tous beaucoup de respect les uns envers les autres. Ce qui n'empêche pas quelques séances houleuses (bien vite oubliées), parce que nous sommes tous des passionnés... et les passionnés s'emportent pour ce qui leur importe. 

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Retour sur la scène du Théâtre des Nouveautés pour annoncer les demi-finalistes retenus pour les auditions du soir.

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(Photo : Nöt)

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(Photo: Nöt)

Petite photo souvenir du jury 2018 pour La Nouvelle République des Pyrénées. De gauche à droite : Isabelle Young, Annie Navarro, Jean-Marc Vaudagne, Caroline Guaine, Patrice Demailly, Stéphanie Berrebi, Arnold Turboust, Dominique Janin, Olivier Bas et Thierry Lecamp.

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Voici en photos les demi-finalistes :

Coloris:

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Massy Inc: 

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Thelma :

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Arash Sarkechik:

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

 Siau :

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Thibault Eskalt:

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Zoé Simpson :

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Livia :

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Pendant ce temps-là, alors que les demi-finalistes continuent à se produire, ceux-qui sont déjà passés méditent dans les loges. Comme  par exemple Zoé Simpson...

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(Photo : Nöt)

...ainsi que SiAu et Arash Sarkechik.

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(Photo : Nöt)

Ici, SiAu et le turbulent Axel Legrout, chanteur des For The Hackers (Pic d'or 2017).

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(Photo : Nöt)

Les deux Thelma...

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A la sortie des loges, la présidente du Pic d'Or, Corinne Labat, et deux membres très actifs (et éminents) de l'association qui organise le tremplin, Eric Kieser et Marie Cruzel.

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(Photo : Nöt)

A la billetterie, deux bénévoles du Pic d'Or, les souriantes et efficaces Jackie Duflots et Marie-Christine Huin.

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En attendant son tour, Romain Provence (une voix tout à fait étonnante et un charisme qui n'a pas laissé grand monde insensible) pose pour le photographe officiel du Pic d'Or, Nöt (dont vous pouvez admirer le travail ici)

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Continuons avec les artistes en pleine audition...

Nirman:

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Alysce:

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Romain Provence :

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Lembe Lokk:

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Gervaise :

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Claire Faravarjoo:

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Lombre:

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Centaure:

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Les membres du jury sont allés délibérer une nouvelle fois, celle fois-ci pour décider qui ira en finale le lendemain. (Pas de photos).

Pendant ce temps-là, Centaure a considéré qu'après l'effort s'imposait le réconfort... avec deux For The Hackers (Pic d'or 2017).

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(Photo : Nöt)

En attendant les résultats, Dani Terreur (Pic d'argent 2017) s'est produit pour faire patienter le public et présenter des nouveaux morceaux. Superbe prestation!

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Après délibérations, les 9 finalistes retenus sont : Coloris, SiAu, Zoé Simpson, Dimitri Nirman, Romain Provence, Lembe Lokk, Gervaise, Lombre et Centaure. Bravo aux autres candidats qui n'ont pas démérité. A l'issue de la soirée, petites discussions entre artistes et membres du jury. Ici, Lembe Lokk avec Arnold Turboust.

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(Photo : Nöt)

Alysce avec Alain Navarro (je crois).

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(Photo : Nöt)

Benjamin Conte et moi.

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(Photo : Nöt)

Claire Faravarjoo et David Garnier (des For The Hackers).

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Lombre "cerné" par Thierry Dupin et Patrice Demailly.

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(Photo : Nöt)

 Samedi 26 mai 2018:

Le deuxième jour est plus "tranquille". En attendant la finale du soir, l'organisation du Pic d'Or propose toutes sortes d'activités aux membres du jury, disons en clair qu'il y a un déjeuner qui n'a rien à voir avec le régime Dukan (ceci n'est pas un placement de produit). Nous voici donc cette année à Hautacam. 

Olivier Bas décide de tenter de marcher sur l'eau, tel Jésus devant la foule médusée. 

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Pas de doute, c'est criant de vérité. Bravo Olivier! Impressionnant vu du ciel.

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Tout le jury est là, sans exception.

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Enfin l'heure des agapes (qui n'avaient pas grand chose de religieux, je le confesse). Il paraîtrait que certains jurés, de très bons professionnels, seraient aussi de bons vivants (il paraîtrait).... Olivier Bas (après avoir marché sur l'eau, je le rappelle,) sert la garbure, ce qui n'a rien à voir.

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La garbure, késako? C'est une soupe typique des Pyrénées à base de choux et de pommes de terre, dans laquelle on pourra trouver aussi du confit de canard ou du jarret de porc séché. C’était le repas du pauvre et bien souvent son plat unique. La garbure était l’aliment quotidien des paysans. Elle variait d’une maison à l’autre et suivant le rythme des saisons, avec les ressources du potager et du saloir. Le principe de sa recette consiste à faire cuire longuement un assortiment de légumes et de viandes en général confites. Le secret de la garbure réside en partie dans sa cuisson. En effet, plus la garbure mijote, parfois jusqu’à plusieurs jours, meilleure elle est. Servie en potage ou en plat de résistance, la garbure peut être adaptée aux besoins de chacun. Voilà, il me semblait important de vous informer sur ce plat régional dans une chronique concernant un tremplin de chanson française. De rien.

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A vos marques, prêt, feu!

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Après le repas, Olivier Bas et moi regardons l'horizon, tout à nos réflexions philosophiques sur le sens de la vie. Evidemment.

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On prend l'air/on digère/on papote.

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On s'amuse aussi. Mais que font Annie et Alain Navarro sous l'œil hilare (l'œil hilare?) d'Olivier Bas? Pourquoi Patrice Demailly se cache-t-il derrière la porte des toilettes? Autant de questions auxquelles je n'apporterai aucune réponse ici. Tout ce qu'il se passe à Hautacam reste à Hautacam.

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Bon, c'est pas le tout, mais il faudrait repartir à Tarbes, il y a une finale ce soir...

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Sur la route du retour, quelques poses pour la postérité (qui n'en demande pas tant). Jean-Marc Vaudagne, Arnold Turboust, Stéphanie Berrebi et moi sans paysage, mais avec brouillard insensé. 

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Les mêmes avec paysage. 

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Oui, Stéphanie Berrebi, c'est le paysage, on avait compris.. Merci. 

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Samedi 16h30. Le parrain du Pic d'Or 2018, Cali, arrive enfin à Tarbes (la veille, il était en concert en Suisse). Il commence directement avec une séance de dédicaces de son livre Seuls les enfants savent aimer à l'espace culturel Leclerc de Tarbes (partenaire du Pic d'or). 

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Pratiquement deux heures de signatures, avec un Cali gentil et généreux, passant pas mal de temps avec chaque personne...

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Une foule patiente et heureuse de voir le chanteur si abordable. 

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Pendant ce temps là, au Théâtre des Nouveautés, répétitions générales. Ici, Corinne Daunay dirigeant Corinne Labat et Patrice Demailly qui rendront hommage à la gagnante du Pic d'Or de 2016, Barbara Weldens, cruellement disparue sur scène l'été dernier. 

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A 19h00, un cocktail est organisé pour les partenaires du Pic d'Or au restaurant de la boutique de disques Discobuzz.

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(Photo : Nöt)

Cali discutant avec la présidente du Pic d'Or, Corinne Labat.

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Le chanteur de Boulevard des Airs, Sylvain Duthu, est venu faire un petit coucou. 

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(Photo : Nöt)

Le maire de Tarbes, Gérard Trémège, en pleine discussion avec Cali

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(Photo : mairie de Tarbes)

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Clic clac Kodak! (Comment ça, ça ne se dit plus?)

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20h30: juste avant la finale. Deux For The Hackers parlent avec un Cali

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Top départ! La finale peut commencer. Tout le monde est en place.

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(Photo : Nöt)

La soirée commence donc avec l'hommage à Barbara Weldens par Corinne Labat...

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

... puis suite de l'hommage par Patrice Demailly (qui a écrit la biographie du disque de Barbara Weldens). Il a fait chialer tout le monde.

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Puis une minute d'applaudissement pour la formidable interprète qu'était Barbara Weldens.

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(Photo : Nöt)

Après l'émotion, gorges serrées et larmes versées, la soirée peut commencer. Eric Bentahar, l'animateur du Pic d'Or  interroge le parrain, Cali

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(Photo : Nöt)

Cali explique tout le bien qu'il pense de ce tremplin dont il a entendu parler depuis quelques années en des termes élogieux. Il est ravi de constater sur place et de juger sur pièce. 

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(Photo : Nöt)

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Place aux finalistes. La soirée débute avec Centaure.

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Nirman:

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Lembe Lokk:

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Gervaise :

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Gervaise a pour habitude de "titiller" une personne choisie au hasard dans la salle. Sans le savoir, sa "victime" est le maire de Tarbes. Gérard Trémège s'en est bien amusé (à sa gauche, Michel Garnier, son directeur de cabinet, aussi). 

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Dans le public, Cali et certains membres du jury sont très attentifs à ce qu'il se passe sur scène. 

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(Photo : Nöt)

Hop! Encore un peu les coulisses. Axel Legrout (chanteur des For The Hackers) embrasse chaleureusement Romain Provence (pour l'encourager avant sa prestation).

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Zoé Simpson et sa team, Malcolm Crespin et Hipsta.

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Gervaise parle à... Mystère.

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Retour sur scène: Romain Provence.

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Lombre :

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Coloris :

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Zoé Simpson :

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Big up à Sandra à la lumière! Elle a fourni un sacré travail. Là, elle éclaire Siau.

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SiAu :

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Les prestations sont terminées. Pendant que le jury délibère, les gagnants du Pic d'Or de l'année dernière, les For The Hackers, livre un show qui a fait l'unanimité. 

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

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Un bol d'air avant d'aller délibérer une ultime fois.

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(Photo : Nöt)

C'est parti pour 45 minutes de discussions en présence de Cali qui ne s'est pas privé pour argumenter et défendre ses choix... 

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(Photo : Nöt)

Nous nous écoutons les uns après les autres....

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... puis, il y a débat. Et c'est là que cela devient intéressant. 

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Jean-Marc Vaudagne tente de convaincre Cali et Patrice Demailly en fait autant avec moi (ou vice-versa).

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(Photo : Nöt)

Cali s'investit totalement.

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(Photo : Nöt)

Isabelle Young, Arnold Turboust et Olivier Bas, attentifs.

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(Photo : Nöt)

Jean-Marc Vaudagne.

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(Photo : Nöt)

Thierry Lecamp, Caroline Guaine et Alain Navarro.

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(Photo : Nöt)

Patrice Demailly (dit le bogosse).

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(Photo : Nöt)

Cali.

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(Photo : Nöt)

Enfin, les prix sont décernés. Le président du jury, Arnold Turboust, vient féliciter les artistes.

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(Photo : Nöt)

Première récompense, celle décernée par Marc Toujas de l'association du Cartel Bigourdan. Cette association a pour but de promouvoir les musiques actuelles en organisant plusieurs concerts à l'Alamzic et sur le territoire de Bagnères-de-Bigorre ainsi que le Big Bag Festival le 3ème week-end du mois de septembre. En l'occurrence cette année les 22 et 23 septembre prochain. Et cette année, c'est Gervaise qui se produira au Big Bag Festival.

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(Photo : Nöt)

Stéphanie Berrebi (du magazine FrancoFans) a décerné le Prix FrancoFans (ça tombe bien!) à Centaure. Ce qui signifie que ce groupe aura le droit à une interview dans le magazine. 

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(Photo : Nöt)

Jean-Marc Dauvagne, de l'Académie Charles Cros, à attribué le prix de la création à la chanteuse Estonienne, Lembe Lokk.

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(Photo : Nöt)

Patrice Demailly et Olivier Bas remettent le prix d'interprétation à...

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(Photo : Nöt)

Suspense!

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(Photo : Nöt)

A Centaure, remarquable interprète en effet (et sacrée personnalité. Je suis fan.)

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Dominique Janin et moi remettons le prix du texte à...

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(Photo : Nöt)

Niman.

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Caroline Guaine et Thierry Lecamp décernent le prix de la musique à...

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(Photo : Nöt)

... Zoé Simpson.

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(Photo : Nöt)

Zoé Simpson et Malcolm Crespin, heureux!

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(Photo : Nöt)

Isabelle Young (formidable animatrice de France Bleu Béarn) et le maire de Tarbes, Gérard Trémège, remettent le prix du public à...

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(Photo : Nöt)

Le résultat a l'air d'amuser tout le monde.

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(Photo : Nöt)

Parce que c'est, justement, celle qui s'est amusée avec le maire pendant le spectacle, Gervaise qui remporte le prix. Le public ne s'y est pas trompé.

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Alain Navarro et Thierry Dupin ont attribué le Pic d'argent à...

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(Photo : Nöt)

SiAu. Bravo à lui parce que ce qu'il a proposé était audacieux et magistral. 

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

Enfin Cali et Arnold Turboust ont annoncé le nom du Pic d'Or 2018...

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(Photo : Nöt)

...qui n'est autre que...

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(Photo : Nöt)

...l'homme que l'on applaudit à tout rompre...

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(Photo : Nöt)

...le rappeur/slameur/chanteur, Lombre. 

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(Photo : Nöt)

Son émotion était palpable (et très largement communicatif).

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(Photo : Nöt)

Le parrain et le président félicitant/consolant le lauréat. 

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

La présidente du Pic d'Or, Corinne Labat, félicitant Lombre

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(Photo : Nöt)

Nirman et Siau, bons camarades, en faisant autant. Le bonheur fait plaisir à voir.

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(Photo : Nöt)

Cali, conquit par cette édition du Pic d'Or, donne le mot de la fin.

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(Photo : Nöt)

La photo finale avec artistes, jurés, organisateurs et les essentiels bénévoles. 

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Après le spectacle,  dernières félicitations... Cali avec SiAu. Je ne vous cache pas que le parrain de ce Pic d'Or a été très impressionné par sa prestation.

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(Photo : Nöt)

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(Photo : Nöt)

La présidente, des jurés, un parrain...

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(Photo : Nöt)

Lombre dans les bras de la nounou (très appréciée) des candidats, Florence Cortès.

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Lombre avec Mathieu, son agent.

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(Photo : Nöt)

Ultime prestation de Lombre pour finir la soirée en beauté.

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(Photo : Nöt)

Enfin, Lombre dans les bras de son père devant sa maman, très émue. 

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(Photo : Nöt)

Fierté des parents et fierté de l'enfant. Très touchant.

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Fin de ce bilan. Encore une fois, merci pour tout à l'équipe organisatrice du Pic d'Or et à ses bénévoles. Un sans faute... comme d'habitude.

07 juin 2018

Richard Gaitet : interview pour Tête en l'air

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(Photo : René Ghilini)

richard gaitet,tête en l'air,paulsen,interview,mandorLes Editions Paulsen publient Tête en l'air, un récit rocambolesque d'initiation à l'alpinisme, du point de vue d'un novice. Le journaliste et facétieux écrivain, Richard Gaitet, est donc le héros de sa propre histoire.

D’une plume habile et maligne, pleine de poésie et d’humour, l’animateur de l’émission culte, la Nova Book Box, juke box littéraire de Radio Nova, raconte une aventure complètement dingue (gravir le mont Blanc, rien que ça), semée d’embuches et de rebondissements. On rit (de lui) autant qu’on frémit (pour lui). Un travail d’orfèvre.

Le 20 mai dernier, sous un soleil éclatant, Richard Gaitet est venu à ma rencontre dans un bar situé à deux pas de chez lui pour une troisième mandorisation (les deux autres, voir à : L’auteur)

4e de couverture :richard gaitet,tête en l'air,paulsen,interview,mandor

Il a survécu à l’aiguille du Midi par l’intervention d’une providentielle main au cul, hurlé de peur dans la vallée d’Aoste, gravi cinq fois de suite en courant les deux premiers étages de la tour Eiffel, descendu sans corde des échelles d’acier sur 250 mètres, découvert les joies de la tomme de Savoie au petit-déjeuner, relu Tolkien, Lionel Terray, Mary Shelley et les mangas d’Akira Toriyama, et surtout… appris le maniement du piolet afin d’aller danser sur des arêtes sommitales de 40 centimètres de large, avec 2 000 mètres de vide de chaque côté, par - 8 °C et le visage battu par des vents de 50 km/h…

Plutôt branché bouquins que bouquetins, Richard Gaitet n’avait, avant cette épopée, aucune expérience de la montagne. Novice attentif à la parole du guide le plus romanesque qui soit, René Ghilini – vainqueur de l’Annapurna et chasseur de cristaux –, il livre l’authentique et drôlissime récit d’une première ascension du mont Blanc par un blond à lunettes inexpérimenté qui, au cours de son voyage, réapprit à marcher.

L’auteur :

Né à Lyon en 1981 par une journée d’automne étincelante, Richard Gaitet est journaliste et écrivain. Depuis 2011, il anime et produit l’émission Nova Book Box de Radio Nova. Parallèlement, il est l’auteur de trois romans publiés aux éditions Intervalles : Les Heures pâles (2013), Découvrez Mykonos hors saison (2014) (mandorisé une première fois ici pour ces deux livres) et L’Aimant (2016, avec les dessins de Riff Reb’s) (mandorisé une seconde fois pour celui-ci).

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(Photo : Richard Gaitet)

richard gaitet,tête en l'air,paulsen,interview,mandorInterview :

Avant de partir conquérir le mont Blanc, il y a eu beaucoup d’entraînements ?

D’abord, à Paris : chaque week-end, de la course à pied, puis monter et descendre des escaliers, pendant environ une heure et demie – avec, une fois, lors d’un dimanche improbable, toutes les marches de la Tour Eiffel gravies cinq fois de suite en courant. Puis, à Chamonix : dix jours d’entraînement extrêmement scrupuleux sous la vigilance de René Ghilini, guide de haute montagne, avec des randonnées tous les jours en augmentant petit à petit le dénivelé, la durée, la difficulté, et de la via ferrata, de la marche sur glace, pratique du piolet et des crampons, nuit en altitude… En fait, j’ai l’impression d’avoir fait le minimum. Dans le chapitre où René m’explique ce que je dois faire, tu vois bien que je n’ai pas suivi strictement le programme. J’ai pleine conscience que ce que j’ai fait, à Paris, j’aurais dû le faire deux fois par semaine.

L’été dernier, quand tu t’es lancé pour de bon dans cette ascension, il y a eu cinq fois plus de morts sur  la voie dite royale ou normale d’accès au mont Blanc.

Depuis 1990, on déplore en moyenne trois morts et huit blessés sur cette voie parcourue chaque année par environ vingt mille personnes. Là, quinze personnes ont perdu la vie, pour des raisons très variées : manque d’équipement ou d’expérience, malchance, chute de pierres... J’insiste sur le fait que chacun est libre à 200% de vivre sa vie comme il l’entend et de prendre les risques qu’il souhaite, néanmoins, il est fortement conseillé d’y aller très entraîné ou encadré par quelqu’un qui sera en mesure de fournir les enseignements nécessaires pour parvenir à aller jusqu’au bout de l’expérience.

Interview très intéressante de l'extraordinaire guide de haute montagne, René Ghilini, au sujet de Richard Gaitet et de ce livre. 

Dans ton livre, tu ne prétends pas que tout le monde peut gravir le Mont Blanc.

Non, moi j’ai été encadré par le meilleur des meilleurs des guides, René Ghilini. Il a gravi les montagnes parmi les plus périlleuses du monde. A 60 ans, c’est encore un sacré athlète avec une philosophie et un caractère pédagogique très affirmé. Il a su transmettre son savoir à un branque comme moi. C’est parce que l’on s’est bien entendu, tous les deux, que j’ai eu confiance, que j’ai réussi à me dépasser. Il a su me motiver.

C’est un personnage de film, ce type-là !

Tout à fait. Il a 1000 vies. Très grand alpiniste, chasseur de pierres précieuses, un des concepteurs des parcs Accrobranches en France, photographe, qui a aussi été chargé de veiller sur Gérard Depardieu quand il avait 19 ans, lors d’un tournage... Contrairement à la majorité des guides de haute montagne qui sont plutôt des gens taiseux, René est un homme joueur, espiègle, bavard, charmeur… Quand on y  pense, la maison d’édition a envoyé un citadin comme moi dans les pattes de ce cow-boy. Sa nature a nourri le livre d’un sentiment de vitalité qui est extraordinaire.

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Richard Gaitet (au premier plan) et René Ghilini (photo : Richard Gaitet)

Il t’a jugé/jaugé en quelques secondes.

Il a tout compris de moi en trois minutes. Je vais te faire une confidence. Lors de notre première rencontre, j’ai fait quelque chose que j’ai déjà observé chez un certain François Alquier : poser les bonnes questions. Faire de bonnes interviews, ça permet aux gens de se rencontrer. Le premier chapitre le concernant est le fruit d’une interview de trois heures  qu’il m’a accordé chez lui. J’avais cinq pages de questions. A la fin des trois heures d’entretien, il s’est dit : « je ne sais pas ce qu’il vaut sur une montagne, en tout cas, je vois qu’on peut se parler et qu’il est attentif ». Le lendemain, il m’a emmené faire un « kilomètre vertical » : mille mètres de dénivelé, bien raides, pour voir si je parvenais à trouver mon chemin sans indication particulière. Il a considéré que je me débrouillais pas mal sur une pente, que mon rythme n’était pas mauvais. Et s’est dit qu’il pouvait tenter de me faire vivre cette aventure.

As-tu souvent douté du bien-fondé de ce projet ?

J’ai douté à fond de mes capacités et de mes possibilités de réussir jusqu’à la veille de l’ascension. Mais, au fur et à mesure, après une première tentative qui a dû être annulée à cause d’une météo très capricieuse et d’un risque élevé de chutes de pierres sur la voie, mes compétences ont légèrement augmentées, sur la glace je me cassais moins la gueule, je pouvais enquiller le dénivelé sans être exténué… Dans le regard de René, j’ai vu qu’il y croyait de plus en plus. Je me dis que ce n’est pas sans risque, mais que je pouvais m’en sortir.

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René Ghilini (photo : Richard Gaitet)

Mais si ça ne l’avait pas fait, tu aurais réagi comment ?

J’aurais été très déçu parce que le livre n’aurait pas eu la même gueule. Le récit d’une aventure qui ne marche pas, c’est moins enthousiasmant… Mais pas forcément moins intéressant sur le plan littéraire et introspectif, ceci dit.

La maison d’édition avait envisagée cette possibilité ?

A demi-mot. En tout cas, il n’était pas question, je crois, que j’y retourne une troisième fois.

Le fait qu’il y ait un livre au bout de cette expérience, ça doit beaucoup aider à trouver la force de parvenir au but.

Ça change tout. Ça aide le mental, c’est sûr. Tu es en train de vivre quelque chose que tu vas devoir consigner et que tu sais que ça va sortir dans une maison d’édition sérieuse et réputée. Ce n’est pas juste toi qui tente de te dépasser, il y a un contrat qui est signé et il faut aller jusqu’au bout.

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(Photo : Richard Gaitet)

Quand il se passe des choses pas faciles, tu peux te consoler en te disant que ce seront de bonnes pages dans ton livre.

Toutes les emmerdes donnent du relief au livre, tu as raison. Il n’a jamais été question de ne pas parler de la première fois qui n’a pas marché parce que cela fait partie intégrante de l’aventure. Ça permet d’expliquer que, quoi qu’il arrive, c’est la montagne qui décide. C’est elle qui dit « Non, là, il fait trop chaud, il y a des pierres qui tombent, il y a des blessés, c’est une saison pourrie, si tu veux continuer à tenter ton aventure, tu reviens la saison prochaine. » Le livre a pris un an de retard, mais ce n’est pas grave.

Que représente René Ghilini pour toi ?

Nous avons eu un rapport de maître à disciple. J’ai suivi avec humilité son enseignement. Ma vie était entre ses mains.

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René Ghilini (photo : Richard Gaitet)

Tu as beaucoup souffert?

Oui, mais jamais de manière insurmontable.

Quel est le moment où tu as le plus peur ?

C’est la scène d’ouverture du livre. La perte d’équilibre sur l’arête de l’aiguille du Midi. René m’a imposé cela pour voir comment je réagis au vertige, au vide et à l’effort soutenu. 

Il y a dans ton livre beaucoup de références à des écrivains qui ont écrit sur l’alpinisme. Tu as lu ces livres avant de partir vivre cette aventure ?

J’ai beaucoup lu avant et pendant. Après aussi. J’ai écrit mon livre en neuf mois. J’ai continué à lire des ouvrages de montagne ou des récits d’alpinistes pour rester dans le bain. Je voulais que mon livre soit aussi agréable à lire pour des gens qui ne connaissent rien à la montagne que pour des gens qui sont professionnels ou familiers de cette activité.

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Richard Gaitet en plein effort dans un décor somptueux (Photo : René Ghilini)

Tu es revenu changé ?

J’ai découvert que je pouvais aussi envisager des aventures physiques. J’entreprends beaucoup de choses, j’ai toujours plusieurs projets sur le feu, je suis assez actif, mais ce sont des choses qui sont plutôt intellectuelles. Là, je sais que je peux mettre en jeu mon corps. Je sais que j’ai une certaine résistance physique. Je suis moins peureux que ce que j’imaginais, donc j’ai plutôt envie d’intégrer ça à d’autres livres. J’ai découvert une extension de mes possibilités. Tu peux être généreux, voire exigeant sur la langue, travailler le style, faire des recherches et s’appuyer sur une expérience du corps extrêmement intense. Utiliser la tête et les jambes, c’est un endroit de littérature qui est magnifique.

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Richard Gaitet (photo : René Ghilini)

Aujourd’hui, tu continues le sport ?

Je pensais que j’allais parvenir à maintenir une certaine hygiène de vie, mais en toute franchise, je n’y parviens pas. J’essaie de courir toutes les trois semaines, mais c’est un peu laborieux. J’ai la flemme de m’y remettre. Ma malédiction, c’est que j’aime beaucoup trop la bière et le jambon. Je suis un bon vivant.

René Ghilini a-t-il lu le livre ?

Après mes éditrices, il a été mon premier lecteur. Son avis était le plus important pour moi. Il l’a lu hyper attentivement. Il m’a appelé un soir et il m’a dit : « Ça roule ma poule ». Il était très content. Il m’a juste fait quelques remarques hyper précises. J’ai parlé de calcaire à propos d’une paroi, il m’a dit que c’était du granit, des trucs dans ce genre… il m’a précisé qu’il y a des choses qu’il n’aurait pas racontées comme moi, mais il n’y a aucune erreur technique, ni erreur factuelle.

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Richard Gaitet au sommet du Mont Blanc. Mission accomplie! (Photo : René Ghilini)

richard gaitet,tête en l'air,paulsen,interview,mandorQuel est ton prochain projet ?

Début juillet, avec quelques amis écrivains (dont la plupart sont certainement dans cette mandorisation), nous allons refaire intégralement, à pied, la seconde fugue d’Arthur Rimbaud.

Rappelons qu’au début d’octobre 1870, alors qu’il va sur ses 16 ans, Rimbaud fuit sa ville de Charleville et une mère étouffante et prend la direction de Charleroi, en Belgique, à travers la forêt des Ardennes. Seul !

Voilà. Nous, on part de la maison de Rimbaud le 2 juillet et on a pour objectif de marcher 111 kilomètres pour aboutir à Charleroi en longeant la Meuse et en suivant au plus près le trajet de cette fugue. Ce serait beau d’écrire un livre collectif sur cette promenade. Il y aura aussi avec nous cinq personnes de Radio Nova pour prendre un maximum de son. L’idée est d’en faire un feuilleton radiophonique qui sera diffusé pour la reprise de la Book Box en septembre. L’aventure est ouverte aux auditeurs. Si vous n’avez rien de mieux à faire du 2 au 7 juillet, venez marcher avec nous !

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Le 20 mai 2018, après l'interview. #soleildanslesyeux #mercifrançois

03 juin 2018

Vilain Coeur : interview pour l'EP eponyme.

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vilain coeur,sofy,cris,mandor,interviewSofi et Cris, nous les avions connus au sein du groupe Glasgow. Aujourd’hui, ils effacent tout et ils recommencent sous l’étrange identité de Vilain Cœur. Leur premier EP vient de sortir (produit par Paul Reeve et mixé par Ian Caple, excusez du peu !)

Vilain Cœur… Comme l’explique le dossier de presse, « rapprocher ces deux mots relève presque de l’oxymore. C’est suggérer que la nature humaine contient autant de beauté que de laideur, qu’elle est force et faiblesse à la fois. Les deux ventricules qui forment ce Vilain Cœur ne pouvaient trouver meilleur qualificatif pour baptiser leur projet musical ». Car leurs chansons, recentrées sur leur tandem, ont cette particularité de raconter nos fêlures sur des mélodies irrésistibles et légères.

Leur premier single « A quoi tu joues » a fait près de 140 000 vues et est diffusé sur NRJ Hits, TV5 Monde, CStar et MCM.

Le 20 mai dernier, je leur ai demandé de me rejoindre à l’agence pour m’expliquer notamment ce changement de trajectoire musicale.

Photos (sauf à l'agence): Éric Soudan et Christian Juillard.

Longue interview de Vilain Cœur sur le site Idoles Mag.

Site officiel : https://www.vilaincoeur.com/
Facebook :
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Intagram :
https://www.instagram.com/vilaincoeur/
Twitter :
https://twitter.com/VilainCoeur
Youtube :
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Biographie (officielle) :vilain coeur,sofy,cris,mandor,interview

L’anatomie de ce duo atypique bouscule tous les clichés : Sofi compose et arrange, Cris manie les mots et les interprète. Sur scène, elle est bouillonnante et énergique. Il est sensible et émouvant. Tous deux se complètent pour ne former qu’une seule entité et faire battre ce Vilain Cœur.

Peut-être les avez-vous connus dans une vie musicale antérieure ? Sous un autre nom, ils ont écumé les salles de concert et sorti plusieurs albums. Puis, ils ont souhaité s’affranchir de la vie de groupe et revenir à l’essentiel. De ce renouveau artistique est né un premier EP tout en contrastes et en nuances. Car avec Vilain Cœur, il est interdit de s’interdire... Pourvu que le résultat soit authentique !

vilain coeur,sofy,cris,mandor,interviewLe disque (argumentaire officiel) :

Sofi et Cris ont produit, trituré et joué avec les sons et les textures. Il émerge de cette liberté des ritournelles décomplexées qui font la part belle aux sons organiques tout autant qu’aux expérimentations électroniques. Pas surprenant donc que ce Vilain Cœur ait fait palpiter celui de Paul Reeve (Muse, Razorlight, Supergrass…) et de Ian Caple (Tindersticks, Tricky, Bashung…) qui se sont impliqués, l’un dans la réalisation et l’autre dans le mixage de ce projet.

Ces cinq morceaux racontent les travers de l’humain sans jamais tomber dans le pathos, transformant des situations de la vie en chansons subtiles et exaltantes. De “Mon absence”, où l’intime d’une disparition s’adresse à chacun d’entre nous, au “Zèbre”, qui croque notre instinct animal : il n’y a jamais de jugement, mais de l’autodérision et beaucoup de lucidité.

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vilain coeur,sofy,cris,mandor,interviewInterview :

Vous vous êtes rencontrés avec Glasgow ?

Sofi : Nous sommes originaires de Lyon, mais j’ai vécu à Glasgow ou j’ai fait pas mal de musique très rock. En rentrant à Lyon, j’ai cherché à jouer au sein d’une formation. Je suis tombé sur l’annonce de Cris qui avait un groupe appelé Glasgow, j’y ai vu un signe.

Cris : Moi, je voulais absolument travailler avec une fille guitariste. Je me lassais de jouer uniquement avec des mecs. Mon souhait s’est exhaussé.

Ca a « matché » immédiatement ?

Oui, mais juste entre nous deux. Pas avec la totalité du groupe (rires). Les deux autres musiciens du début sont partis, alors, on en a cherché d’autres. Ça fait un moment que nous sommes complices Sofi et moi…

Peut-on affirmer aujord’hui que c’est la fin de Glasgow ? vilain coeur,sofy,cris,mandor,interview

Cris : On n’a pas l’habitude de courir plusieurs lièvres en même temps. Sans l’affirmer de manière ferme et définitive, aujourd’hui, je crois quand même que Glasgow, c’est fini.

Sofi : Le fait de nous être recentrés sur notre duo nous a permis de créer beaucoup plus de chansons qu’à l’accoutumée. On n’a plus besoin de convaincre les autres en palabrant pendant des heures et on ne fait plus du tout de compromis. C’est agréable et libérateur.

Cris : A deux, c’est plus facile d’être disponible qu’à quatre. On a la même motivation pour Vilain Cœur que l’on a eu pour Glasgow, sauf qu’on a plus la contrainte de dépendre d’éléments extérieurs. Pour être très clair, le fait de travailler tous les deux est parti d’un constat très simple. Le batteur que nous avions à l’époque a décidé de vivre de nouvelles aventures, à partir de là, on s’est dit que l’on ferait sans. On a tellement changé de musiciens qu’on en a eus un peu marre. Comme j’ai toujours donné les indications des parties rythmiques aux batteurs, j’ai décidé de m’y coller moi-même Les compositions et les arrangements étaient déjà ceux de Sofi. L’évidence s’est imposé : nous n’avions pas besoin d’autres musiciens.

Clip du "A quoi tu joues?"

Avec Vilain Cœur, vous avez l’impression de redémarrer à zéro ?

Sofi : Oui, très clairement. Il y a une fraicheur qui nous stimule et nous ravie.

Cris : Avec Glasgow, on a fait presque 300 concerts. Les dernières années, on avait l’impression d’être vieillissants. On n’évoluait plus. Devenir un vrai duo, ça nous titillait depuis un moment, mais nous n’étions pas sûre d’en être capable.

Sofi : La décision n’a pas été cash et immédiate. Cela s’est fait petit à petit. On a commencé à rentrer dans les programmations, dans les arrangements électroniques et on s’est rendu compte qu’on y parvenait. C’est là que l’on a pris la décision de faire ce disque à deux.

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Sofi compose et Cris écrit les textes. C’est comme ça que Vilain Cœur fonctionne ?

Cris : Après, rien ne nous empêche d’aller sur le terrain de l’autre discrètement. On parle, on échange, on partage.

Sofi : On se titille même (rires). Parfois, je lui demande d’élaguer un texte, sinon la chanson ferait 10 minutes.

Cris : Il m’arrive d’avoir tendance à écrire des textes un peu alambiqués. Ce nouveau projet m’incite à être plus clair, plus simple, moins dans l’image. C’est la chanson « Le zèbre » qui a initié ce changement et qui m’a libéré dans l’écriture. J’ai senti soudainement que je n’avais plus de contraintes. 

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Glasgow était plus rock que Vilain Cœur. Là, vous êtes plus dans la pop électronique.

Sofi : C’est la forme que nous voulions. C’est la ligne directrice qui nous plait et nous parle… et je crois que l’on peut dire que nous n’avons jamais été aussi sincère dans notre démarche artistique.

Cris : C’est un projet hyper positif et il m’a donné un regain d’énergie. A un moment, très franchement, j’ai pensé abandonner la musique. Tu te frottes à un métier qui est difficile, surchargé, avec des gens qui ne sont pas toujours agréables. Parfois, j’ai été affecté humainement, alors, je n’avais plus envie de continuer. Je le répète, Vilain Cœur m’a reboosté. Il m’a redonné les sensations de mes débuts. Là, on a envie d'être présent pour longtemps.

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Le 20 mai 2018, après l'interview.