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15 juin 2018

Nicom : j'ai écrit la biographie de son premier EP, La route

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nicom,la route,interview,mandorAujourd’hui, je vais vous présenter un nouvel artiste « en devenir », Nicom. Je l’ai d’abord connu comme musicien d’un groupe ayant participé au Pic d’Or 2017. Je me souviens m’être dit qu’il avait beaucoup de charisme. Et un jour, je tombe sur une vidéo de lui en tant que chanteur. Je ne suis pas parvenu immédiatement à le resituer… puis le flash. Je l’ai vu à Tarbes. Les lois des hasards et coïncidences ont fait que sa maison de disque Sony (label Jive/Epic) a fait appel à moi pour écrire l’argumentaire de presse de son premier EP, La route. Nous nous sommes donc vus dans les locaux de chez Sony récemment. Nous avons beaucoup parlé. Voici le fruit de notre entretien. Il est devenu la biographie « officielle » de Nicom :

"Remontons dans le temps, mais ne nous y attardons pas trop tant Nicom représente plutôt le présent… et nicom,la route,interview,mandormême le futur de la pop française. Des débuts normaux : 14 ans, groupe de rock qui joue fort, très fort même, au lycée, puis quelques années plus tard, abandon d’une carrière qui ne collait pas à ce qu’il était intrinsèquement : informaticien dans le secteur recherche et développement d’un grand groupe spécialisé dans l’optique, il y a plus sexy. Il quitte Evreux pour Paris. Quitter sa province pour la capitale, un grand classique. S’ennuyant dans son petit studio, il a commencé à chanter ses chansons. Son but était juste de trouver quelqu’un pour les interpréter. En anglais. Paradoxalement, le jeune homme ressent au fond de lui que la langue de Shakespeare n’est pas ce qui lui allait le mieux. Il persiste tout de même dans ce sens. Par contre, là où l’évidence s’impose, c’est dans les mélodies et les refrains que l’on retient. Ça, Nicom sait faire. Il excelle en la matière. Redoutable même. Arrive l’expérience MyMajorCompany. Il obtient 100 000 euros pour enregistrer son premier album, rien que ça (exceptionnel répondit l’écho !) « J’avais du mal à comprendre comment des gens que je ne connaissais pas sortaient leur carte bleue pour miser sur moi ». En découle un album très organique enregistré par Steve Forward (McCartney, Ray Charles, Stevie Wonder et quelques autres débutants), avec aucun instrument électronique. 

nicom,la route,interview,mandor

nicom,la route,interview,mandorPrendre un nouveau virage s’impose. Nicom veut aller plus loin. Enregistrer un nouveau disque qui lui correspond vraiment, qui colle à ce qu’il est et à ce qu’il aime écouter. Ce jeune homme solaire et charismatique, complètement dans l’air du temps, cherche une nouvelle maison de disque et la personne idéale qui l’aideront à aller au bout de ses envies musicales.  Hop ! Direction la Suède. Le pointilleux et exigeant réalisateur Frederik Sonefors (qui cartonne dans toute l’Europe avec « Schould’ve Gone Home » interprété par Mans Zelmerlöw et qui empile les disques d’or dans son studio) accepte de travailler avec Nicom dont il loue la voix aérienne et limpide et le sens de la mélodie. Ils enregistrent « La route », le premier single de l’EP. « Je suis scotché par sa façon de produire le morceau. C’est une manière de travailler étrange, très scientifique. Les suédois ont la science du single. Frederik n’a jamais conçu 4 titres pour un seul artiste. Il ne fait habituellement que des singles ». Le titre est d’une efficacité immédiate. Pour Nicom, l’idée de base est d’adapter le format international à la chanson française.

Clip officiel de "La route".

"La route", version acoustique avec Hoshi.

Il souhaite bénéficier d’une production exceptionnelle et obtenir un son rarement entendu en France dans lanicom,la route,interview,mandor pop. Pari gagné !  Les musiques sont enregistrées à distance : « Je suis retourné en suède uniquement pour enregistrer les voix. Frederick ne comprend pas un mot de français, mais il se concentre sur ce qu’il ressent. C’était intéressant de travailler ainsi.»  Pour les textes, Nicom insiste beaucoup sur les sonorités, plus exactement sur les mots qui sonnent, la difficulté étant d’allier le son et le sens. 

L’amour et le temps qui passe sont ses sujets de prédilections. Dans ses chansons il n’évoque que ce qu’il vit, mais en l’universalisant. « J’ai une pudeur qui m’empêche de déballer toute ma vie de but en blanc avec des phrases très explicites. J’aime bien quand les gens s’approprient mes chansons et les interprètent comme ils le souhaitent. Il faut laisser la place à la pensée des autres. » Les 4 titres de cet EP ont un socle commun : l’histoire d’une banale rupture, mais qui touche, décliné en 4 angles.

Session acoustique de "On se retrouvera", avec Tibz. 

nicom,la route,interview,mandorSelon Nicom, on n’a pas besoin de route, il faut juste regarder devant et avancer. (« La route ») « Je veux simplement dire que l’on n’a pas besoin de calquer nos vies sur celles des autres, de suivre le même chemin tout tracé que tout le monde. » Parfois, la vie qui n’est plus possible avec l’autre n’est pas forcément la souffrance, cela peut-être aussi un nouveau départ (« Je respire encore ») « La vie de musicien n’est pas idéale quand on est en couple. Un jour, j’ai décidé de tout plaquer et de recommencer à zéro, sans rien emporter du passé. Parfois il faut savoir prendre les décisions qui s’imposent pour cheminer vers une meilleure direction. »  Après tout, peu importe ce que l’on a fait dans la vie, peu importe où l’on va, si on doit trouver quelqu’un, on le trouvera (« On se retrouvera ») et peu importe qui elle sera et ce qu’elle fera, il sera possible de construire un nouveau monde à deux… Attention ! Scoop ! Oui, l’amour peu renaitre (« Viens »).  A l’écoute de cet EP, on est séduit par cette tenue pop, intense, rythmée, ces textes précis aux mots évocateurs. Nicom est ce genre d’artiste qui peut devenir très vite populaire. Le genre d’artiste que les gens aimeront entendre à la radio, siffloter sous la douche et reprendre en chœur, quand les lumières s’éteindront et que la musique s’allumera. C’est aujourd’hui, c’est notre époque, c’est jubilatoire. Nicom peut devenir une valeur sûre.  Vivement !"

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Nicom et moi dans les locaux de Sony.

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