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31 juillet 2017

Cyril Adda : interview pour l'EP Épreuves

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(Photo : Benjamin Chauvet - Artwork :Florie Adda)

cyril adda,épreuves,interview,mandorLongtemps, le parcours de Cyril Adda a été marqué par le piano-jazz, aujourd’hui, sa musique (plus moderne) s’est métamorphosé en pop, teintée de soft-rock. Ce nouvel EP, Epreuves, à pour point de départ sa rencontre avec Etienne Champollion et l’ensemble qu’il dirige, DécOUVRIR (orchestre de chambre de 5 musiciens). C’était il y a deux ans, lors d’un concert commun qu’ils donnaient au Studio Raspail à Paris. De cette collaboration, ce projet discographique est né. Cet EP reprend d’anciens morceaux joués sur scène depuis des années, mais quelques nouvelles complètent le tableau. Mine de rien, Cyril Adda est un chanteur subversif. Il interprète des paroles justes, sensibles, intimes et qui souvent bousculent… ceux qui l’écoutent et parfois l’ordre établi. Méfiez-vous de lui !

Vous pouvez écouter ces chansons .

Toutes les photos (sauf celles à l'agence) sont signées Benjamin Chauvet et l'Artwork, Florie Adda.

Le 14 juin dernier, Cyril Adda, que je connais pourtant depuis longtemps, est venu à l’agence pour une première mandorisation.

Biographie officielle :

Musicien autodidacte qui fréquentait peu les conservatoires et les écoles de musique, Cyril Adda a surtout pris goût au travail en s’amusant. Après une première tentative en tant qu’auteur, compositeur et chanteur au sein du groupe Les Rats de Marée, c’est finalement vers un projet plus personnel qu’il s’oriente en 2010, d’abord en solo, puis en trio.

Il sort un premier EP, 5 titres, A l’Etroit, en octobre 2014, recueil de chansons swing qui lui a permis d’enchaîner plusieurs séries de concerts dans les bars, théâtres, salles de concert et festival de la France entière.

Argumentaire officiel (très écourté) d’Epreuves:cyril adda,épreuves,interview,mandor

Cet EP enregistré entre novembre 2015 et juillet 2016 met en scène des personnages, raconte des histoires, des épreuves aussi, des bout de chemin de vie dont les protagonistes, témoins de notre époque, expriment une certaine réalité  sociale. Tour à tour, il y est question d’engagement, de résignation, de révolte, de douce poésie contemplative. Cyril Adda est accompagné de Xavier Roumagnac à la batterie et Bertrand Beruard à la contrebasse, la guitare et à la basse. Epreuves, qui se veut définitivement plus chanson, plus pop (l’apparition d’une guitare et d’une basse électrique a ouvert le champ des possibles), plus intime que le précédent, a reçu le soutien de la SACEM (programme d’aide à l’auto production 2017). Le projet scénique Cyril Adda Trio est accompagné par la ville de Créteil pour la saison 2016-2017 (Créteil en Scène).

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cyril adda,épreuves,interview,mandorInterview :

J’aime beaucoup la tournure que prennent tes chansons. Ce mélange de chansons de facture classiques avec des chansons plus « modernes » est très réussi.

Je sais qu’avec un titre comme « L’héritage », que j’avais d’ailleurs joué au Pic d’Or, très cool, avec des violons, je ne vais pas faire des concerts dans toutes les SMAC (Scènes de Musiques Actuelles) de France. J’avais un répertoire plus jazzy, donc j’ai fait un EP de transition. J’ai des envies de « programming » (beats, basses, synthés…), de choses plus electro. J’ai fait des tentatives encore un peu timides.

Oui, dans « La dem », « Les nuits blanches » et « Les actualités » par exemple.

Les titres pairs sont les chansons plus classiques, « Le manque », « Oreste » et « L’héritage », toutes arrangées par Etienne Champollion et les titres impairs sont mes tentatives de chansons plus actuelles. Je les ai intercalées et il me semble que c’était le bon choix pour l’écoute. J’essaie d’avancer et j’ai la ferme intention de sortir un prochain disque assez rapidement. Entre mon premier EP et celui-ci, il s’est passé 3 ans. C’est trop.

Teaser de l'EP Épreuves.

Pour la suite, tu n’as pas peur de changer de style trop radicalement ?cyril adda,épreuves,interview,mandor

Si. Ce changement est aussi la migration d’un réseau vers un autre, d’un microcosme professionnel à un autre. Passer de la chanson aux musiques actuelles n’est pas une sinécure. J’essaie d’opérer ce changement de manière pas trop violente. Les artistes comme moi, on a peur du vide, on a peur de disparaitre. On veut exister à tout prix. On annonce sur nos réseaux le moindre concert dans des salles, la moindre interview… Il faut qu’on arrête de se mettre une telle pression. Désormais, je suis prêt à tout perdre pour avancer. Les professionnels du secteur ont deux définitions du métier : la chanson de parole et la chanson de divertissement. J’en ai un peu marre de ce clivage.

Dans ta chanson « Les nuits blanches », tu évoques les personnes qui travaillent la nuit. C’est une chanson contestataire que j’adore.

Je raconte la vie de personnes qui souhaitent ardemment faire la révolution, mais qui ne la font pas quand ils reçoivent leur salaire. Nous sommes nombreux à courber l’échine et à dire merci.

"Les actualités", enregistré en live à la Scène du Canal le 9 novembre 2016.

cyril adda,épreuves,interview,mandorTu n’es pas un chanteur engagé, mais tu dis beaucoup de choses sur la société, un peu comme Souchon.

Tu parles bien de moi là. Je ne suis pas habitué à ce que l’on comprenne du premier coup ce que je veux dire et ce que je veux insinuer. Je ne m’assume pas comme un chanteur engagé parce que c’est trop compliqué aujourd’hui. Le monde, l’économie… tout est trop compliqué. On ne peut pas faire la morale aux gens frontalement, j’essaie de trouver un moyen détourné.

Comme dans « Les actualités » ?

Oui, le mec dont je parle à plein de bonnes attentions, il souhaiterait s’investir pleinement dans de grandes et nobles causes, mais il ne fait rien au final parce que sa condition l’en empêche. Il ne parvient pas à franchir le cap du risque à prendre. La peur de la perte de confort et le manque de temps sont les deux principales raisons de ne pas aller jusqu’au bout des choses.

Et toi, tu y parviens ?

Si je touchais un gros héritage par exemple, j’arrêterais probablement de tout cumuler. Je travaille dans le milieu culturel, mais j’aimerais me consacrer à 100% à mon travail artistique. C’est un luxe que j’aimerais atteindre à terme. En tant qu’artiste qui essaie d’émerger, je suis pris dans une spirale infernale. Je suis tout seul, sans aucune autre structure que la mienne. Je dois tout faire du matin au soir, la musique, les concerts, la promo, les interviews, l’administration, la comptabilité donc, je suis malheureusement un peu séché pour m’investir pour les autres et notamment pour donner de l’énergie dans certaines causes humanitaires. Il faudrait que j’arrête de vouloir tout faire. Au début, c’était une fierté de dire aux autres : « regardez, j’y arrive tout seul », mais avec le temps j’ai compris que cela pouvait être un handicap à terme.

J’ai l’impression que toutes tes  chansons évoquent la faiblesse de l’homme.cyril adda,épreuves,interview,mandor

Je suis inspiré par des sujets qui sont de l’ordre du sensible et du social, alors on retrouve dans mes chansons du fatalisme, de l’injustice, de l’impuissance face à la mort et la détresse.

Tu es un très bon mélodiste.

Je conçois systématiquement une chanson à partir de l’harmonie et de la mélodie.

Tes chansons sont fournies en texte.

Quand je trouve un thème, j’essaie de le développer de manière complète presque comme une dissertation (rires), mais après tout, je revendique faire de la chanson à texte. Il y a donc beaucoup de contenus : détails et images. Mon travail est fait avec honnêteté et amour, cet EP est donc un objet sincère.

Cet EP est plus personnel que le premier, non ?

Oui, dans le premier, il y avait beaucoup plus de rôles de composition. Avec Epreuves, je me livre plus.

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Le 14 juin 2017, après l''interview.

27 juillet 2017

Marengaux : interview pour son EP L'écorce ou les racines

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19553253_883539851795125_1125901900_n.jpgVainqueur du tremplin C’est leur tour de la ville des Herbiers et sélectionné au Pic d’Or en mai dernier, Marengaux est un nouveau venu sur la scène pop-rock française. C’est d’ailleurs lors du tremplin tarbais que je l’ai vu pour la première fois. Il m’a tapé dans l’œil. J’ai trouvé sa pop très efficace et sa voix excellente. Je suis très sensible aux voix. C’est la première chose qui me touche dans une chanson. À l’occasion de la sortie de son premier EP, L’Écorce ou la Racine, et avant sa participation à La Truffe d’argent de Périgueux (concours co-organisé par la ville de Périgueux et l’association CLAP en partenariat avec France Bleu Périgord) le 25 août prochain, je lui ai demandé de me rejoindre chez moi le 13 juin dernier pour faire plus amples connaissances.

Vous pouvez écouter les 4 titres de l’EP + trois versions remixées ici. Ecrit, composé et arrangé par Marengaux, réalisé par Tedi Nano, mixé par Mr Goazman et masterisé par Raphaël Jonin.

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artworks-000191017623-nqvsew-t500x500.jpgInterview :

Tu as 37 ans, le grand public ne te connait pas, mais tu es musicien depuis 25 ans.

J’ai démarré à la guitare et j’ai joué dans pas mal de groupes dès mon plus jeune âgee. Je jouais sans cesse. Au début, j’étais dans un trip guitar hero, du type Van Halen, Joe Satriani et compagnie. Pendant plusieurs années, j’étais à fond sur la technique guitaristique. Malgré mon amour pour le rock, j’ai pris des cours de classique et de jazz. Je voulais avoir de solides bases pour ensuite faire ce que je voulais de mon instrument. Très vite, j’ai composé des morceaux, mais vers 18 ans, je me suis focalisé vers les reprises Avec un copain batteur, on se spécialisait sur tel ou tel groupe et on reprenait tout son répertoire. Pour gagner un peu d’argent, on jouait au Guiness Tavern, rue des Lombards. On avait un répertoire qui allait de Francis Cabrel à Korn. C’était mon job étudiant.

Et ensuite ?

Avec ce copain batteur, on voulait continuer à jouer ensemble. Nous avons monté un groupe de rock en français avec un bon chanteur. Moi, j’étais compositeur et guitariste. Ça a duré près de 8 ans. Nous avions l’accréditation pour jouer dans les couloirs du métro. On a fait pas mal de scènes dans des conditions ubuesques jusqu’à des premières parties pour des groupes comme Blankass ou Aston Villa. On a joué aussi dans des festivals sur des deuxièmes scènes, entre Raphael et Bénabar.

Clip de "Marilyn"

Comment as-tu pris la décision de devenir chanteur ?

Le groupe s’est cassé la gueule, même si nous sommes restés très copain. Je remonte un groupe avec le chanteur et un troisième musicien. Je prends en charge la composition des lignes de chant. J’ai un home studio chez moi, je me mets donc à chantonner pour les maquettes. De fil en aiguille, je décide de faire des chansons pour d’autres artistes. Je pensais à Ridan ou à Hubert-Félix Thiéfaine. Les réactions que j’ai eues de Ridan et du manager de Thiéfaine m’ont surpris. Ils trouvaient ma voix intéressante et ils me conseillaient d’interpréter ces chansons moi-même. Je ne me projetais pas du tout ainsi et n’avais pas l’intention initiale de me mettre en avant. Je n’ai pas l’âme d’un leader. Assumer un projet musical complètement, le porter seul sur mes épaules n’était pas dans mes prévisions.

Y a-t-il eu un déclic te permettant de comprendre le chemin musical à emprunter ?

Oui, quand je suis sorti de mon trip guitar hero. Quelqu’un m’a conseillé d’écouter Jeff Buckley et Nine Inch Nails. Nine Inch Nails, j’ai adoré les mélodies et les arrangements. J’ai pris gout à l’aspect composition de chansons par ces deux artistes. Ça reste aujourd’hui encore deux influences majeures.

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Tu as des influences françaises ?

Oui, des artistes comme Daran, Thiéfaine, Bashung, Biolay, Les Innocents ou Aston Villa. Les quatre morceaux de l’EP sont variés car ils font le lien avec toutes ses influences.

Justement, raconte-moi l’histoire de cet EP.

En 2014, un copain qui avait un studio m’a incité à arrêter de maquetter mes morceaux, mais de les enregistrer enfin  pour en faire un EP. J’ai un gout prononcé pour les arrangements, alors il a fallu que j’allège un peu ce que j’avais fait. On a pas mal bossé pour que l’on retrouve l’émotion qu’il y avait sur les maquettes. C’était difficile, mais nous y sommes parvenus.

Ecrire, ça a été facile pour toi ?

Je suis beaucoup plus rapide pour composer que pour écrire. J’ai bossé des années avant de trouver convenable un de mes textes. Et puis, il n’y a pas de règles. Le texte des « Grands Espaces » m’a pris deux ans, tandis que ceux de « Marylin » et de « Mauvaise pioche » me sont tombés dessus quasiment sans effort.

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Ecrire en français est compliqué ?

En français, la difficulté, c’est que les mots prennent le pas sur la musique. Du coup, ça peut vite sonner un peu maladroit, un peu trop direct, en même temps, il ne faut pas que ce soit trop alambiqué. Il faut un dosage que je trouve complexe.

L’automne dernier, tu as eu envie de te tester sur scène.

C’est tout  à fait ça. J’ai donc participé à un tremplin en Vendée, organisé par la Ville des Herbiers. J’ai envoyé deux morceaux, j’ai été sélectionné et après trois étapes, j’ai remporté le tremplin dans la catégorie auteur-compositeur-interprète.

Ça a dû être un sacré encouragement !

Enormément. En plus, j’ai pris plaisir à le faire. Chanter des reprises des Beatles, ça je savais faire, mais chanter des chansons à moi devant un public et un jury, c’était la première fois.

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Pendant linterview...

Ce que j’aime le plus dans tes chansons, ce sont les mélodies.

Depuis que je commence à faire écouter mon travail, on me compare avec tel ou tel chanteur ou groupe, on me parle de mes textes, mais jamais de mes mélodies. Pour moi, c’est pourtant très important, donc ce que tu me dis me touche. Je me considère plus comme un mélodiste que comme un auteur.

Que souhaites-tu maintenant que cet EP est sorti?

Faire de la scène le plus vite et le plus souvent possible. Je veux être seul, mais en sortant du traditionnel guitare-voix, en utilisant des samples par exemple. Je souhaiterais ne pas être aux antipodes de ce que j’ai fait sur l’EP. Je vais continuer à m’inscrire à des tremplins. Je trouve que cela apporte beaucoup. J’observe les autres, j’écoute les remarques, comme au Pic d’Or, j’apprends beaucoup de choses. Enfin, j’aimerai exister pour le public et faire un deuxième EP rapidement. Les chansons sont déjà prêtes.

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Après l'interview le 13 juin 2017.

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26 juillet 2017

Daniel Zanzara : interview pour le premier anniversaire de La passerelle.2

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17861912_646693478848482_6971052166748402952_n.jpgLa passerelle.2 est un lieu de découvertes et de rencontres qui a pour ambition de promouvoir avant tout les bons artistes qui n’ont pas une grande visibilité médiatique. Ce disquaire-café installé au 52, rue Popincourt  dans le 11e à Paris vous permet de découvrir les artistes de la scène indépendante française dans un lieu unique et chaleureux.

Ce lieu vous propose une sélection de CD, de vinyles et de livres et de nombreux événements. Vous pouvez également y déguster des thés aux saveurs délicates, des bières brassées à Paris, des glaces issues de l'agriculture biologique...

J’aime beaucoup La Passerelle.2. Il m’arrive de m’y rendre pour voir des concerts. Et si j’aime beaucoup l'endroit, c’est parce qu’il est tenu par son créateur, Daniel Zanzara, avec la complicité de Mathilde Duhamel, tous deux éminemment sympathiques et accueillants.

La Passerelle.2 célèbre sa première année ce samedi. L'occasion de faire la fête avec les artistes disponibles qui ont enchanté le lieu au cours de l'année écoulée. Ils vont se succéder dès 15 h jusqu’à 23 heures (liste des participants à cet après-midi exceptionnel, plus bas).

Hier, mardi 25 juillet, s’est tenu une après-midi de rencontres avec des artistes pour préparer cet anniversaire. Je m'y suis rendu. J'en ai profité pour interroger le maître de céans, Daniel Zanzara et de dresser un bilan d’une année d’activité.

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Pourquoi avoir ouvert ce lieu ?

Pour mettre un sens à mon soutien aux artistes indépendants. Avant, j’allais les voir en concert. J’étais un simple spectateur, mais à force d’établir des relations avec certains, j’ai eu envie de passer à une étape supérieure. Dans ma vie, j’ai eu des circonstances qui m’ont permis de le faire. J’ai décidé d’ouvrir La Passerelle.2.

En une phrase, qu’est-ce que c’est La Passerelle.2 ?

C’est une maison commune pour les artistes indépendants.

Il n’y a que de la musique à l’honneur chez toi ?

Non. Je voulais ouvrir un champ nouveau sur la culture. Ici, il y a aussi des dédicaces de livres, des conférences, des ateliers d’écriture par Jérome Ignatus, des lectures musicales, des réunions à travers lesquelles nous réfléchissons au développement des artistes. C’est un endroit hybride.

Une passerelle, quoi !

Une passerelle.2. Le .2 est très important parce que c’est un  point de rencontres d’artistes. Deux, ça peut-être aussi « d’eux ». .2 parce que c’est un double espace : un café et un disquaire.

C’est un risque financier, non ?

C’est un acte militant. J’ai toujours été un militant dans ma vie. Comme je viens de la comptabilité et de la gestion d’entreprise, j’ai des notions sur la pérennité d’un lieu. J’ai les bases pour réfléchir au développement d’un endroit comme celui-ci. Je n’ai pas fait n’importe quoi. Je reste prudent dans le développement de l’activité.

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Quelques artistes écoutant Daniel Zanzara, le 24 juillet 2017, à La Passerelle.2

Depuis un an que La Passerelle.2 existe, quel est ton bilan ?

C’est une activité privée, elle est donc fragile. L’équilibre financier est difficile à obtenir. Il faut que je passe à la vitesse supérieure pour améliorer la pérennité du lieu. Je suis content, car j’ai voulu mettre un sens à La Passerelle.2 et j’ai des retours fantastiques des artistes et du public. Ils ont toujours envie de revenir parce qu’ils me disent avoir vécu une expérience particulière.

Ici, on peut boire, manger et écouter des artistes. C’est un bon résumé ?

Oui, mais incomplet. On peut manger et on peut boire, mais avant les concerts. Je fais attention à ce que le public soit attentif aux concerts avec la meilleure écoute possible. Le lieu est petit, alors s’il y avait trop d’interférences, ce serait dommageable à la création artistique.

A l’heure ou le Limonaire et bien d’autres petites salles ont fermé leur porte, toi, tu ouvres un espace dédié à la culture. C’est ça ton acte militant ?

Je dis juste : « même pas peur ! » Je m’inscris dans la filiation de tous ces beaux lieux qui ont fermé. Ça me questionne sur l’existence dans le temps d’une activité. Tout est très éphémères donc, il faut aller vite. Il faut y aller sans réfléchir, il faut faire.

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Quelques artistes écoutant Daniel Zanzara, le 24 juillet 2017, à La Passerelle.2

Comment sélectionnes-tu les artistes qui se produisent chez toi ?

Je reçois beaucoup de mail d’artistes qui veulent venir jouer à la Passerelle.2. Je demande aux artistes de venir ici. Je veux d’abord qu’ils s’approprient le lieu et ensuite, en discutant, j’essaie de comprendre leur exigence et leur originalité. Je ne programme pas tout le temps la musique que j’aime. Je suis un passeur. Ici, ce n’est pas mon appartement. Cela dit, il y a des artistes que j’adore, qui sont les piliers du lieu et qui m’ont donné envie d’ouvrir cet endroit.

Des noms ?

Le groupe La Bestiole, Karina Duhamel, connue sous le nom de K !, Nathalie Réaux alias Pagan Poetry, Karen Lano, Lou et Lizzy Ling sont vraiment à la base du projet. Après, j’ai découvert d’autres artistes qui sont devenus des grands coups de cœur.

Quand tu refuses quelqu’un, tu n’as pas peur de le blesser ?

Non, parce que refuser un artiste ce n’est pas le nuire. Je lui dis que le projet n’est pas encore prêt et lui propose de revenir dans quelques mois. Je ne ferme jamais la porte.

Les artistes ont l’air d’être heureux de l’existence de La Passerelle.2.

Les artistes ont compris que je n’étais pas là pour ramener la couverture à moi, mais offrir un lieu pour tous. On dit que les artistes sont égocentrés. Moi, je pense qu’ils souffrent surtout d’isolement. Ici, ils peuvent se réunir. La quintessence de leur création, c’est de faire quelque chose pour donner à l’autre. Je tente de faire la même chose.

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Daniel Zanzara et moi, le 24 juillet 2017.

Pour finir, voici les artistes qui vont se produire ce samedi 29 juillet de 15h à 23h (mais on n’est pas à l’abri que d’autres les rejoignent) :

Aynoa Chris
FERGUS
Magou Samb,
Anne Millioud-Gouverneur
Evie Aurélie Viteau
Marine Williamson
Karen Lano
Patrick Abrial & Jye
Camille Feist
Bénédicte Giordani
Claudio Zaretti
Frédérique Labussiere
Karina Duhamel
Pauline Drand
Pagan Poetry
Marie Lsk
Sébastien Kunz
Rosie Marie
Lembe Lokk
Débora
Jean Peyrelade
Paul Galiana
Yas Yanne Abbad
Caroline Tudyka
Clément NiLem Simounet
Jean Lapierre
Anaïs Mourot
Albert Sellem
La Bestiole (le groupe)
Cat Loris
Laurent Valero

La Passerelle.2

52 rue Popincourt
75011 Paris

Tel : 06 16 35 26 14

Horaires : du mardi au samedi de 10h à 20h

24 juillet 2017

Roberdam : interview pour l'album Je rêve donc je suis

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(Photo : Yann Orhan)

La vie est difficile mais il faut garder espoir. Il faut lutter contre la douleur et la peine, et réagir.  Ne pas se laisser aller à un quelconque abattement. Rester vivant en restant soi-même… telle est la philosophie de vie de Roberdam et le leitmotiv des 12 titres « pop » de l’album Je rêve donc je suis. Dynamiques et débordantes de vie, ses chansons racontant le désir, l’amour, les petits soucis ou bonheurs du quotidien, sont enthousiasmantes. Elles font du bien, même. Mélancolique, mais optimiste, Roberdam nous propose de la bonne chanson française, moderne et efficace. De la chanson qu’on aimerait entendre plus souvent en 2017.

Le 9 juin dernier, nous nous sommes donné rendez-vous en terrasse d’un bar parisien pour une première mandorisation.

roberdam,je rêve donc je suis,interview,mandor,athomeArgumentaire officiel :

Il rêvait d’être acteur. Mais le sort en a décidé autrement.  Roberdam a choisi de jouer différemment, en passant par la  musique. À la sortie de son Ecole de musique (la M.A.I. à  Nancy), il fonde son premier groupe Ravid’Vour’Voir pour sept  années et trois disques de chanson française à tendance festive ; ensuite ce sera Les Garçons Trottoirs : un groupe de rue  avec lequel il va taquiner une folk sauvage, sur trois albums  et dans les Caf’Conc’ même les plus reculés de France. Puis en 2010, il s’est concentré sur ses affaires personnelles, menant  un projet improbable : la co-écriture d’un polar musical de 53 minutes mêlant ses chansons aux images de Frédéric Arnould. Roberdam est têtu. Il va aboutir son concept pour le  faire tourner sur les planches de France, pendant un an, dans  une folle aventure de projections-concerts…  Voilà pour ses années de jeunesse menées tambour  battant. En 2014, Roberdam a décidé d’arrêter de courir. Ou alors il courra tout seul, à son rythme. C’est dans  l’introspection qu’est née l’idée de ce premier recueil en  solo. Lentement, doucement, en structurant des textes et  des mélodies directrices au fil des humeurs et des rêveries. Il lui a fallu trois ans dans sa maison-bateau amarrée au  bassin de La Villette à Paris, pour composer quatre titres  d’abord, enregistrés et arrangés en tandem dans le « home  boat » de son voisin de péniche, le multi-instrumentiste  Quentin Bécognée. Un autre doux dingue. Tout est né là, sur l’eau, le regard pointé « Vers l’avant ». Tout ira très vite, dans l’action, de nouveau. Aux quatre  titres posés sur bande, s’en ajoutera une petite dizaine au  fil de la réflexion, puis mis en musique à l’instinct et dans  l’énergie au Studio Besco (dont il a essuyé les plâtres) avec le  batteur et claviériste Alexis Campet. Les voilà donc, regroupés  dans ce nouvel album solo, Je rêve donc je suis.

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(Photo  : Yann Orhan)

roberdam,je rêve donc je suis,interview,mandor,athomeInterview :

Tu es parti à 23 ans de Paris pour faire une école de musique à Nancy, mais avant cela, tu jouais déjà de la musique ?

J’avais monté des petits groupes dans la région parisienne. A partir de la terminale, je passais plus de temps à écrire des textes qu’à bosser mes cours. Très vite, j’ai eu des idées précises en tête.

Revenons à Nancy.

Je ne comptais pas y faire de vieux os, sauf que j’ai rencontré quelques musiciens et on a monté un premier groupe qui s’appelait Ravid’Vour’Voir. Très vite, on est parti sur les routes de France. C’était le début d’un métier. Comme on tournait énormément, nous sommes vite devenus intermittents du spectacle. Mine de rien, c’était il y a 17 ans et à ce moment-là, dans toutes les villes de France, il y avait au moins trois ou quatre bars où des jeunes groupes pouvaient jouer. Nous nous sommes retrouvés dans des cafés concerts au fin fond de l’Ardèche et c’était toujours blindé. On ne comprenait pas d’où venaient les gens. Ce qui était génial, c’est que l’on a joué dans des campings où il y avait cinq pelés comme dans un festival au Maroc où on a joué devant 12 000 personnes, dont la famille royale. Nous faisions souvent le grand écart, mais c’était hyper formateur. Pendant cette période, j’ai vraiment appris mon boulot de chanteur.

C’était un groupe comme Les hurlements de Léo, c’est ça ?

Voilà. C’était festif dans la réalisation musicale, dans l’énergie dégagée sur scène,  mais pas du tout dans les textes. C’était plutôt dans le genre « réaliste ».

Le nouveau clip de Roberdam, "Un été sous la pluie", extrait de l'album Je rêve donc je suis.

Tu es passé aussi par le groupe Les Garçons Trottoirs.roberdam,je rêve donc je suis,interview,mandor,athome

C’est un groupe qu’on avait monté avec Bruno, le bassiste de Ravid’Vour’Voir. On en avait marre de  notre  groupe dans le sens où c’était devenu un projet assez lourd avec des amplis, guitares, machins et tout… Nous étions fatigués de tourner énormément. On a contacté un pote à nous, Paul, qui était jeune et talentueux à la guitare et au chant et on a décidé de monter un groupe, le plus simple et acoustique possible. C’est parti comme ça. A cela, s’est greffé le frère de Bruno, le premier accordéoniste, Marco… de fil en aiguille, nous nous sommes retrouvés à 6. Les deux premières années, on a joué dans la rue et dans les festivals en plein air. Il y avait une énergie humaine incroyable. Ca a bien fonctionné. On a fait un premier disque super roots, mais super authentique, à la La Rue Ketanou.

Au bout de 4 ans, tu es parti. Pourquoi ?

Le système de groupe me lassait. Je ne m’y retrouvais plus et j’ai eu besoin de faire quelque chose tout seul.

Tu as co-écrit un polar musical, Je voudrais être une star,  avec lequel tu as fait des scènes.

C’était mon premier projet solo, mais accompagné de musiciens, sous le nom Roberdam. Ça m’a fait du bien de ne pas partager avec les autres. Ne plus se justifier sur chaque décision que je prenais devenait primordial. J’avais une soif incommensurable de liberté. J’ai rencontré un réalisateur de clip, Frédéric Arnould, et j’ai flashé immédiatement sur lui. Un jour, il vient me voir dans  mon camping-car pour me dire qu’il a écouté mes maquettes et qu’il est bien embêté parce qu’il voulait faire un clip d’une chanson précise, mais que finalement, il souhaite faire des clips pour chacune. De fil en aiguille nous avons décidé de toutes les cliper. Du coup, il a fallu inventer un lien entre elles. Ca a donné naissance à un vrai scénario et un polar musical de 53 mn. Nous sommes partis 3 semaines en tournage dans la campagne nancéenne avec 35 comédiens. Il y avait aussi le cirque Gones avec nous.

Le premier clip de l'album Je rêve donc je suis, "Vers l'avant".

roberdam,je rêve donc je suis,interview,mandor,athomeTu réalisais un de tes rêves de gamin ?

J’ai toujours rêvé d’être comédien. Frédéric Arnould m’a offert ce rêve. Un album est né de cette aventure. Pour les maisons de disques, le projet était trop compliqué, un disque et un film, ça faisait peur, donc, je n’ai pu le développer nulle part. On a pu montrer le film dans certains cinémas de l’est et j’ai pu ensuite faire une tournée de projections-concerts.

Mais ce n’était pas fatiguant ?

Si, énormément. C’était de l’autoproduction pure et dure. Il fallait que je fasse tout et, en plus, je ne gagnais pas bien ma vie. A un moment, j’en ai eu marre, alors j’ai voulu revenir à des choses plus simples. J’ai pris la décision de tourner seul en guitare-chant. Je me suis aussi promis que je ne sortirais pas de disque sans une prod derrière. Les groupes et l’autoproduction… ras le bol !

"Est-ce que tu m'aimes quand même?" (audio)

Tu as écris les premières chansons de cet album sur ton voilier.roberdam,je rêve donc je suis,interview,mandor,athome

J’étais heureux comme un pape lors de la conception de ce disque. Un soir, je faisais la fête avec des potes sur mon bateau. Un autre vient s’installer sur la place libre d’à côté. Un de mes potes reconnait un copain à lui, Quentin. Il nous apprend qu’il vient s’installer là, du coup, il est venu faire la fête avec nous. La rencontre avec Quentin Bécognée s’est faite ainsi. C’est aujourd’hui la plus belle rencontre musicale de ma vie.

Il avait son studio dans son bateau ?

Oui, c’est dingue !  On est resté trois jours dans ce studio pour enregistrer une vingtaine de titres en guitare-chant. De fil en aiguille, on a fait un premier EP 4 titres. On en était hyper content.

Tu travailles comment ?

Les textes viennent d’abord. Les mots donnent l’ossature  de la musique, le rythme, le relief, une ligne de chant. Le travail d’arrangements est plus difficile pour moi. J’ai eu  besoin de partager et d’échanger avec Quentin sur les musiques et leurs couleurs.

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(Photo  : Yann Orhan)

roberdam,je rêve donc je suis,interview,mandor,athomeTu crois au destin ?

La vie est comme ça. Moi, j’ai appris à regarder.

Les signes ?

Oui.

Ta musique, c’est quoi ?

C’est de la pop à la française. Le fait de jouer de la musique plutôt enjouée sur des textes pas très légers, c’est le reflet de ce que je suis. J’ai appris à tout prendre bien. J’ai été élevé ainsi. Quand j’ai un coup de mou, très très vite, je rebondis. J’ai eu un père qui a été malade assez tôt dans ma vie, il en est décédé. Je me suis construit avec ça, mais du coup, je relativise tout. Je peux tout voir avec des lunettes roses. Ça ne veut pas dire que je ne vois pas les choses mauvaises qui existent.

Dans ton disque, tu parles de séparation, du bouleversement du schéma familial qui est compliqué à mettre en place…

Parce que j’ai bien connu tout ça. Mais je retire les avantages de ce genre de situations. J’ai décidé de vivre, alors j’avance et je mène ma vie en essayant d’être le plus libre possible. On n’est pas sur terre pour se prendre la tête. C’est aussi ce que je raconte dans mes chansons.

"Tes dessous" (audio)

Quand je t’ai vu sur scène, la première chose que j’ai remarqué c’est que tu dégages du positif et une aura de sympathie.

La scène, c’est le reflet de la vie et des relations humaines puissance 20. Si tu arrives avec le « smile » sur scène, évidemment, les gens vont avoir le sourire et il y a une forte probabilité que l’on passe un bon moment ensemble, qu’ils adhèrent ou pas à ma musique. Cela dit, je fais tout pour qu’ils adhèrent aussi à ma musique.

Comment fait-on pour voir la vie du  bon côté ?

Personnellement, j’ai vu pas mal de psychiatres et psychologues (rires). Depuis 6 ans, je me suis retourné vers les thérapies brèves.

C’est à dire la sophrologie, l’hypnose ?

Voilà, tout ça. La programmation neurolinguistique m’intéresse aussi beaucoup. La pensée positive, c’est absolument génial. On dégage tous quelque chose, donc on interagit directement sur l’autre.

A travers ton métier, c’est une mission de donner du bonheur aux gens ?

Complètement. En ce moment, ça va même encore plus loin dans ma vie. Je commence en septembre une formation de sophrologue. En parallèle de la musique, j’aimerais être sophrologue ou hypnothérapeuthe. En musique, s’il y a bien un message que j’ai envie de faire passer, c’est : « soyons heureux et respectueux tous ensemble quoi qu’il arrive ». J’ai une vie jonchée de pas mal de galères, que j’ai moi-même créé parfois. Je ne me facilite pas toujours la vie, mais ça ne m’empêche pas d’être heureux coûte que coûte.

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Pendant l'interview...

Tu espères quoi en musique ?

J’aimerais que quelques chansons passent en radio et que la réussite de mon disque soit suffisamment importante pour ne pas avoir besoin de faire 100 concerts par an.

C’est-à-dire ?

J’aime le fait d’avoir du temps pour moi, pour mes enfants, pour vivre, pour développer une deuxième activité professionnelle, celle dont je viens de te parler. Quand ça fonctionne moyennement en musique, tu es obligé d’aller sur la route pour avoir plus d’heures qu’il n’en faut pour réussir à dégager un petite 1450 euros par mois, tout compris. Du coup, c’est fatiguant. J’aimerais que cela fonctionne assez pour faire des concerts qui remplissent et pouvoir faire la fine gueule. Pouvoir choisir les dates. Je veux avoir le confort de vie pour tourner moins que d’habitude.

Tu es optimiste ?

Oui. Je crois que c’est un bel album, que je fais de la musique « grand public » et que je suis bien accompagné. J’ai un bon tourneur et de supers manageurs… Je ne suis pas dans une niche, mes chansons peuvent plaire à tout le monde. Après, je ne suis plus maître de grand-chose. Aujourd’hui, j’avance marche après marche.

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Après l'interview, le 9 juin 2017.

22 juillet 2017

Tarbes Chante saison 04

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IMG_5671.JPGTarbes Chante est un concours de chanteurs amateurs, organisé chaque été par Tarbes Animations (le Comité des Fêtes et des Animations de la ville de Tarbes) et Chloé Production.

Cela fait la deuxième année consécutive que je suis juré de cette manifestation musicale. J’ai accepté de faire partie du jury parce que découvrir de nouveaux artistes est ma passion (d’où mes participations à de nombreux tremplins). J’aiIMG_5444.JPG toujours l’espoir de découvrir la perle rare, même dans les concours d’amateurs.

En jeu pour les candidats, une journée d’enregistrement dans un studio professionnel. Pour les plus jeunes, c’est chanter devant un vrai public et des professionnels qui était la motivation principale.

Présentation du jury (de gauche à droite) :

Éric Barbéchargé de casting chez Freemantle Media pour l'émission La France a un incroyable talent, Corinne Labat, présidente du Pic d’Or, bibi et Corinne Daunay, ancienne attachée de presse de très nombreux artistes français et internationaux.

(Photo plus haut : 3 membres du jury et les deux animateurs...)

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(Photo : Kersidal Pix)

Cette quatrième édition est animée comme toujours par l'impeccable et dynamique duo Anthony Gouveia et David Chaze de Chloé Productions. Franchement,  tant au niveau de l'organisation, de l'animation et du spectacle, je donne un 20/20. C'est pro comme rarement.

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Les participants ont entre 9 et 56 ans. Mais avant d'arriver sous la Halle Marcadieu, les concurrents ont dû franchir deux étapes. Tarbes Animations et Cloé Production ayant lancé la 4e saison sur internet, les chanteurs intéressés se sont inscrits. Ils ont été conviés jeudi dernier à l'Office de Tourisme. Une trentaine de concurrents s'est succédé pour interpréter une ou deux chansons. Il a fallu qu'ils montrent l'étendue de leur talent en cinq minutes (le meilleur de leur voix et de leur présence) pour faire partie des 10 concurrents retenus. Était exigée  l'interprétation d'une chanson en français issue d'un répertoire connu.

Voici quelques candidats, juste avant  le show :

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Globalement, le niveau vocal était de bonne facture, il y en avait même qui étaient assez impressionnants. Mais la peur tétanisait pas mal ces jeunes artistes en herbe. Ils ne parvenaient pas à se lâcher complètement. Pour la majeure partie d'entre eux, c'était la première fois qu'ils se produisaient sur une grande scène, donc, cela était compréhensible.

Voici celle qui ouvre le bal, si je puis dire, Marine. Très belle voix, surtout dans un registre à la Patricia Kaas.

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(Photo : Kersidal Pix)

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Puis, est arrivée la benjamine du groupe, Zoé, âgée de 9 ans seulement. La vie est devant elle pour parfaire son art. 

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(Photo  : Kersidal Pix)

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Vient ensuite Virginie. Voix magnifique, mais problèmes de mémoire. Peu (pas) préparée à ce concours. C'est dommage, car elle a du potentiel...

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(Photo : Kersidal Pix)

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Anthony, l'un des deux animateurs, présente une jeune fille de 14 ans, Vicky. C'est elle mon coup de cœur. Très belle performance vocale et prestation scénique formidable. Ce petit bout de femme est complètement habitée. J'ose espérer qu'elle fera tout pour aller loin.

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(Photo : Kersidal Pix)

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C'est au tour de Laurie. La seule des candidates à avoir demander des conseils aux membres du jury à l'issue du concours. Elle semble déterminée à travailler pour progresser... 

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(Photo : Kersidal Pix)

...et la jeune femme est venue avec deux guitaristes pour une chanson en live complet. C'était appréciable.

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C'est la première fois que cela arrive à Tarbes Chante, le papa d'une candidate a lui aussi participé. Philippe, 56 ans. Il ne les fait pas. Excellente prestation, même si on a très bien compris que la chanson est pour lui un hobby. 

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(Photo : Kersidal Pix)

Clothilde, interprétation très sensible... et en attente d'un heureux événement.

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Lena, elle, est arrivée détendue, sans le moindre trac et a chanté comme si de rien n'était. Voix intéressante, mais elle manquait d'intensité. 

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(Photo : service communication de la ville de Tarbes)

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(Photo : Kersidal Pix)

L'avant-dernière candidate s'appelle Manon. Belle prestance. On sent qu'elle aime être sur scène. Il lui manque un peu d'assurance.

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L'ultime concurrent est Anthony. Un habitué des concours. Il a mis tout le monde d'accord dès les premières secondes de prestation. Niveau supérieur... 

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(Photo : Kersidal Pix)

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(Photo : Kersidal Pix)

Chaque artiste a chanté deux chansons et a conclu sa prestation en participant à une chanson collective. En l’occurrence, "Cette année-là" de Claude M François Pokora.

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A présent, David et Anthony intiment l'ordre au jury d'aller délibérer.

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(Photo : Kersidal Pix)

Eric Barbé, Corinne LabatCorinne Daunay (qui prend cette magnifique photo) et moi décidons d'obtempérer à cette requête. Les évidences sont là, nous sommes tous d'accord, donc, ça va aller vite.

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Pendant les délibérations, le public a pu assister à la prestation de Val Barzu, candidat de l'année précédente. Il a mis le feu. 

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(Photo : Kersidal Pix)

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(Photo : Kersidal Pix)

Les artistes remontent sur scène, ainsi que quelques membres de Tarbes Animations pour écouter le verdict...

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... et c'est Eric Barbé qui annonce le nom du lauréat.

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C'est Anthony!

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(Photo : service communication de la ville de Tarbes)

Corinne Donnay et moi sous les sunlights des tropiques!

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Anthony est félicité par les autres candidats. Bon esprit!

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Le gagnant vient remercier le jury. Bon esprit (bis).

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(Photo : Kerdisal Pix)

Une nouvelle fois, bravo à Anthony Sanz, qui pose ici avec son trophée.

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(Photo : Kerdisal Pix)

Photo finale avec les artistes, le président de Tarbes Animations, Frédéric Montessuy, le directeur de l'Office de Tourisme de Tarbes, Michel Garnier, et les deux animateurs de Chloé Production, Anthony Gouveia et David Chaze

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20 juillet 2017

Hommage à Barbara Weldens

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(Photo : Cédrick Nöt)

On ne meurt pas à 35 ans.

Si, en fait.

Parfois bêtement.

Barbara Weldens.

Morte sur scène hier soir, à priori électrocutée, alors qu’elle donnait un concert dans l’église des cordonniers à Gourdon, dans le Lot, dans le cadre du Festival Léo Ferré.

Pourquoi j’ai eu une peine immense en apprenant la mort de Barbara Weldens ce matin.

Je ne la connaissais pas personnellement. Elle n’était pas une amie.

Juste son talent m’impressionnait. Juste, elle représentait la vie. Juste, elle me semblait puissante et invincible. Une chanteuse hors du temps au talent incommensurable. La seule femme qui racontait des histoires de femmes et qui me filait des frissons.

Uppercut dans le cœur et dans l'âme.

Toutes mes pensées vont vers ses proches, sa famille et Dany Lapointe, sa manageuse et grande amie. Je ne peux pas mesurer la souffrance qu'ils endurent aujourd'hui...

barbara weldens,mort,inteerview,hommage,pic d'or,pause guitareBarbara Weldens avait sorti son premier album en février, Le grand H de l’homme, dont voici l’argumentaire signé Patrice Demailly. Ce dernier a su trouver les mots les plus justes pour la décrire :

« Une tornade, une énergie gargantuesque, une nature. C’est une guerrière du live, physique et généreuse, dont l’instinct l’a immédiatement fait trouver la synthèse parfaite entre attitude punk, chaleur fédératrice et instantanéité émotionnelle.

Il y a à la fois du lâcher prise et du contrôle, de la sauvagerie et de la sensualité.

Le grand H de l’homme – titre à l’ironie mordante – sonne comme une déclaration d’indépendance.

Barbara Weldens installe une fièvre qui n’appartient qu’à elle, jongle avec les extrêmes, glisse des humeurs bipolaires, joue les voltigeuses vocales.

Il est donc question de folie engendrée par la frustration de l’absence, d’amour jusqu’au-boutiste, de complexe plastique, de bilan sans concession, d’idéal possible, d’une découverte foudroyante, de pétage de plomb en roue libre…encore une facette vibrante d’une artiste qui n’a pas fini de jouir librement d’elle-même. »

Aujourd'hui, je ressors mes archives la concernant. J'ai envie de la revoir vivante, exaltée, belle, dans l'exercice de son métier où elle était éblouissante. 

J’ai découvert cette chanteuse à Albi au Tremplin « Découverte Chanson » de Pause Guitare en 2015.

Elle l’a remporté. Brillamment.

Voici quelques souvenirs de sa présence à ce tremplin.

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(Photo : Lilian Ginet)

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(Photo : Michel Gallas pour Hexagone)

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(Photo : Michel Gallas pour Hexagone)

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(Photo : Lilian Ginet)

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Barbara Weldens avec Denis K et la chanteuse K!

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Dominique Janin, organisatrice de ce tremplin "découverte chanson" et Alain Navarro (le grand manitou de Pause Guitare) avec Barbara Weldens, Denis K. et K! lors de la proclamation des résultats.

Interview de Barbara Weldens (le samedi 11 juillet 2015, après l'annonce des lauréats):

Vous avez gagné le tremplin des découvertes Pause Guitare, alors que vous détestez ce genre de concours. Pourquoi êtes-vous venue alors ?

Parce que j’ai fait confiance à ma manageuse, Dany Lapointe. C’est une femme « entourante ». Cela fait plusieurs fois qu’elle me met sur la bonne voie. Ce tremplin me semble fait pour donner à chacun sa chance et pas pour casser les artistes. Chacun à ses talents et chacun repart avec sa dose de reconnaissance.

Vous avez rencontré K et je crois savoir que cela s’est bien passé.

Je trouve que ce qu’elle fait est énorme. Je suis contente qu’elle puisse revenir l’année prochaine ici en concert véritable, comme moi. Je ne sais pas encore ce qui nous relie, mais nous sommes reliées, c’est sûr.

Moi, je ne vous connaissais pas du tout, j’avoue que vous m’avez bluffé.

Je viens d’arriver sur le marché, donc c’est tout à fait normal (rires).

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Pendant l'interview...

La question idiote : vous êtes heureuse d’avoir gagné ce tremplin ?     

Ce n’est pas d’être la préférée qui fait plaisir, c’est la reconnaissance. Aujourd’hui, je me dis que mon travail a été reconnu. Ça ne m’est jamais arrivé officiellement.

Que pensez-vous de l’accueil de Pause Guitare ?

Nous sommes reçus comme des stars. Je n’ai pas l’habitude de ça et j’avoue que ça me touche au plus haut point. Tout est prévu pour que l’on se sente bien. Tout est très bien organisé. Les régisseurs sont juste des petits génies.

Vous n’avez pas encore de disque, je crois.

J’ai juste un EP. Pour le moment, on peaufine ce que l’on veut donner sur scène. L’enregistrement est prévu pour l’année prochaine.

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Après l'interview, en compagnie de la chanteuse K! Une forte amitié est née entre elles ce jour-là.

Je l’ai revu l’année suivante puisqu’elle a participé au Pic d’Or. Elle en fut la lauréate. A l’unanimité, le jury de ce tremplin a décidé de faire de ce joyau de la chanson le Pic d’Or 2016. Mais, ce même soir du 21 mai, elle a tout raflé. C’est elle qui a remporté le prix du public, le prix du Magazine FrancoFans et le prix de la créativité de l'Académie Charles Cros.

Voici quelques photos…

Sur scène:

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

Lors des différentes remises de prix: 

Le prix de la créativité de l'Académie Charles Cros remis par Jean-Marc Vaudagne.

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

Le prix du public, décerné par le maire de Tarbes, Gérard Trémège et la présidente du Pic d'Or, Corinne Labat.

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

Le prix du Magazine FrancoFans, remis par Stéphanie Berrebi.

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

Enfin, le président du jury du Pic d'Or, Arnold Turboust annonce, le Pic d'Or 2016.

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

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Après la remise des prix, le photographe officiel du Pic d'Or, Cedrick Nöt, a "shooté" Barbara devant le Théâtre des Nouveautés.

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(Photos : Cedrick Nöt)

(Cette photo deviendra d'ailleurs la pochette de son unique album.)

Un souvenir avec Olivier Bas, au pot de fin du Pic d'Or 2016.

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(Photo : Manuel Tondon)

Cette même année, Thierry Cadet, l'un des membres du Pic d'Or et éminent journaliste musical, l'a interviewé à la fin de ce week-end musical pour son site Horscène.

Elle est revenue à Tarbes le 20 mai 2017 pour chanter au Pic d’Or, lors des délibérations du jury (comme il est de coutume de la part du lauréat de l'année précédente). Toujours aussi magnifique, talentueuse, disponible et sympathique.

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(Photo : Cedrick Nöt)

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(Photo : Cedrick Nöt)

Voici quelques derniers clichés.

Le 24 Novembre 2016, j’ai assisté à la proclamation des Grands Prix 2016 de l’Académie Charles Cros à la Maison de la Radio. Elle avait reçu le prix « Révélation Scène »…

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(Photo : Jean-Marc Vaudagne)

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(Photo : Pierre Majek)

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(Photo : Caroline Paux)

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(Photo : Caroline Paux)

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(Photo : Pierre Majek)

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(Photo : Pierre Majek)

Barbara Hammadi (pianiste), Barbara Weldens et Marc Pfeiffer (président de la Fédération des Festivals de chanson francophone) 

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(Photo : Caroline Paux)

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Après la cérémonie avec à droite, Dany Lapointe, sa manageuse, et Corinne Labat, présidente du Pic d'Or, venue la féliciter. 

Barbara Weldens, tu es morte sur scène. J'entends/je lis : "quelle est la meilleure  mort pour une artiste?"

Aucune. Il n'y a pas de belle mort. C'est nul. C'est trop tôt. Tu avais la vie devant toi pour tout défoncer.

Tous ceux qui t'ont croisé (de près, de loin) sont tous effondrés. 

Alors, ta mort, elle nous incitera à vouloir vivre encore plus vite, encore plus fort. En ton hommage.

On ne t’oubliera pas. 

"Je ne veux pas de ton amour", extrait de l'album "le grand H de l'homme".
Avec Barbara Weldens, Barbara Hammadi et Marion Diaques
Captation réalisé au Théâtre de Pierre (34).

"A mes flancs" extrait de l'album "le grand H de l'homme".
Avec Barbara Weldens, Barbara Hammadi et Marion Diaques
Captation réalisée au Théâtre de Pierre (34).

Filmé pendant les balances du Printival Boby Lapointe à Pézenas (34), le 15/04/15 (Foyer des Campagnes). Extrait de l'album "Le Grand H de l'homme".

13 juillet 2017

Nirman : interview pour l'EP Animal

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Nirman, bercé au jazz et à la poésie russe, sort son premier EP, Animal, aux teintes acid-jazz, groovy et électro. Ce musicien de 32 ans fait partie de cette génération douée qui réinvente la tradition de la chanson française en la saupoudrant d’influences glanées au fil du temps et des frontières... et d’une poésie lunaire.

Nirman amène ici son propre univers, ses propres émotions, ses propres interrogations.

Le 1er juillet dernier, il est venu à l’agence pour évoquer ce premier EP (que vous pouvez écouter en intégralité ).

nirman,ep,animal,interview,mandorArgumentaire officielle :

On le sait bien : les meilleures recettes sont celles qui s'inspirent d'un savoir-faire hérité d'une tradition mûrie sur des générations, auquel on rajoute sa patte personnelle, son ingrédient secret.
Nirman lui aussi le sait : entouré des talentueux Guillaume Farley, bassiste accompagnant entre autre Matthieu Chedid et Michel Fugain, et de Romain Berguin, assistant d’Éric Serra, ce jeune musicien bercé au jazz et à la poésie russe fait partie de cette génération géniale qui vient réinventer la tradition de la chanson française en la saupoudrant d'influences glanées eu fil des âges et des frontières. Un pied dans une douce nostalgie slave héritée de son père, un autre dans une flaque de couleurs pop électro, son premier album, Animal nous entraîne dans un monde surprenant, dans lequel on glisse avec délice d'influences électroplanantes survolées par la voix aérienne de Nirman.
Jeune musicien un peu lunaire, Nirman réussit avec cet album à créer un animal multi-facettes dont la saveur fond dans la bouche.
Le sens du perfectionnisme et de la précision transpire sur cet album aux morceaux maîtrisés jusqu'au bout des croches. Au fur et à mesure que l' « Animal » se révèle, la technicité s'allie avec la simplicité pour accoucher d'un album d'une très grande classe, comme dans un
restaurant nouvelle cuisine qui réinvente des plats de tradition pour en faire des œuvres d'une délicate beauté aux saveurs somptueuses.

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nirman,ep,animal,interview,mandorInterview :

Ton père, Léonid Nirman, n’est pas pour rien dans ton intérêt pour la musique.

C’est certain. Il avait une certaine notoriété en Russie en tant que chanteur et musicien. Dans les années 70, dans ce pays, il y avait une mode, c’était les bardes… lui en était un. Il interprétait des chansons poétiques et engagées en cachette dans les caves de Saint-Pétersbourg. Quand il est arrivé en France, il a arrêté ce genre de chansons. Il a composé, notamment des musiques de films. C’est lui qui m’a incité à faire de la musique. J’ai baigné dedans depuis tout petit. J’ai même fait le conservatoire.

Avec ce disque, tu as eu envie de l’impressionner ?

J’ai plutôt eu envie de faire le disque que mon père n’a jamais pu faire. En arrivant en France, il a tiré une croix sur sa carrière de chanteur puisqu’il ne parlait et chantait uniquement Russe. Ça l’a beaucoup attristé. J’ai vu cette tristesse au quotidien et ça m’a nourri inconsciemment. Un jour, à 13 ans, j’ai pris la décision de chanter comme papa. Tout ce que je fais, c’est pour lui, c’est pour faire comme lui.

Tu n’es pas un débutant. Tu chantes depuis 10 ans déjà.

Je viens de la musique classique. J’étais instrumentiste, je jouais de la clarinette. Ensuite, j’ai fait de la chanson jazz. J’ai tenté une carrrière sous le nom de Dimitri Nirman, mais ça ne marchait pas. Mon répertoire, pour le jazz, c’était de la chanson, pour la chanson, c’était trop jazz, du coup la sauce n’a pas pris. Guillaume Farley, artiste talentueux qui a réalisé cet EP, m’a dit : « On rend le costume de chanteur de jazz, il est trop grand pour toi ». J’aurais pu me vexer, mais j’ai émis un ouf de soulagement. Ca a débloqué beaucoup de choses. J’ai décidé de faire ce projet-là qui correspond mieux à mes goûts d’aujourd’hui. C’est la première fois que je suis content du résultat.

Vous avez pris du temps pour réaliser ce disque, non ?nirman,ep,animal,interview,mandor

Quatre ans de conception des chansons et une année de plus pour trouver les financements.

Ton premier EP sous le nom de Nirman est sacrément bien produit, en tout cas.

Quand j’ai commencé à monter ce projet, je suis parti de zéro. Je n’avais pas un euro en poche, pas un contact, rien de rien. J’étais à deux doigts de raccrocher quand on a décidé de monter des dossiers de subventions. Très sincèrement, j’ai obtenu pas mal d’argent. On a beaucoup de chance en France, il y a de nombreux organismes qui aident les artistes. En tout, j’ai obtenu 62 000 euros. J’ai pu faire mon album dans de confortables conditions, m’entourer de personnes assez prestigieuses dans le métier qui, après, m’ont emmené du réseau.

Animal est un EP de 4 chansons. C’est une mise en bouche ?

Au début, je voulais faire un album de 8 titres. Quand j’ai rencontré Vicken Sayrin, mon attaché de presse, il m’a dit que c’était plus intelligent de commencer par un EP. La suite, ce sera un album, comprenant ces 4 premiers titres, les 4 autres existants et d’autres supplémentaires, dont un duo. Il devrait sortir en janvier 2018.

Pour la composition et l’écriture, tu te fais aider ?

Dans les mélodies, je tournais beaucoup en rond, dans mes textes, j’évoquais toujours le même sujet : courir après quelque chose, l’envie d’avancer dans la musique. Du coup, pour les textes, Guillaume Farley m’a aidé à sortir de mes habitudes. En me nourrissant des autres, j’ai réussi à faire des choses qui me ressemblent complètement.

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(Photo : Mandor)

nirman,ep,animal,interview,mandorTu as joué au Café de la Danse hier soir. Là aussi, pour un artiste en développement, c’est un sacré risque.  

J’avais le choix. Soit je ne prenais pas de risques dans une petite salle parisienne de 100 places maximum, soit j’allais au bout du truc, sachant qu’on a obtenu des aides pour ça. On a tenté un coup de poker en faisant une salle importante. J’ai pris la jauge à 250 places assises, pas celle à 500 places, cela aurait été complètement illusoire. On a fait au mieux pour inciter les gens à venir. Tu présentes ton projet, personne ne t’attend, ni même ne te connais. Maintenant, certains professionnels peuvent mettre un visage sur moi.

Au mois de mai dernier, tu as participé aux Rencontres d’Astaffort. Pourquoi ?

Je rêvais de participer à cette aventure. Ce qui est bien, c’est que tu es dans une bulle musicale. Tu es obligé de te livrer totalement à des inconnus pour pouvoir avancer dans ta chanson, du coup, les autres artistes deviennent des amis proches. C’est dingue ! Pour moi, c’était une étape à atteindre. Il y a un avant et un après Astaffort.

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A Astaffort en mai 2017, Nirman et ses copains de promo. 

Et croiser Cabrel ?nirman,ep,animal,interview,mandor

J’étais très intimidé d’être en face de quelqu’un qui est un monstre de la chanson française comme il y en a peu. En termes de créativité et de longévité, sa carrière est impressionnante. Pourtant, quand il est avec toi, il est réservé, timide, discret, gentil.

Tu te sens appartenir à une famille dans la chanson française ?

Non, mais j’aime beaucoup Benjamin Biolay. Alain Chamfort aussi, dont on dit que ma voix peut faire penser à la sienne. C’est involontaire.

Je crois qu’il a écouté la chanson « Animal ».

Oui, en effet, par le biais d’un ami parolier de Marc Lavoine qui lui a envoyé. Il lui a répondu par mail : « ça me rappelle mes débuts ! »

Tu es confiant pour l’avenir ?

Déjà, je constate que le travail paye. Il ne faut pas lâcher. J’ai signé avec un vrai tourneur il y a un mois, je fais les Francos de la Rochelle le 14 juillet dans  le cadre du Rock In Loft. Les choses arrivent peu à peu. Je suis confiant, mais je reste prudent. Il faut que je trouve un label à présent.

Le clip de "Azzam David", réalisé par Stéphane Neville.

nirman,ep,animal,interview,mandor« Azzam David » est une chanson très touchante, surtout dans le contexte actuel. Une histoire forte entre deux amis inséparables mais de confessions différentes.

C’est une chanson qui touche beaucoup de gens parce qu’elle parle de l’amitié et le fait d’avoir un ami sur lequel compter, malgré les différences.

« Les bouteilles à la mer » me semble une chanson très autobiographique?

C’est celle qui l’est le plus, en effet. J’ai traversé une période où je n’allais pas forcément très bien, du coup, j’ai écrit cette chanson. Quand on fait de la musique, on est seul et ce n’est pas facile d’apprivoiser sa solitude. Je n’y arrivais pas. Aujourd’hui, enfin, j’y suis parvenu. Cette chanson, c’était un appel à l’aide qui n’en était pas vraiment un.

Un artiste, c’est un homme plus sensible que les autres ?

Pas forcément, mais un artiste à des attentes que d’autres n’ont pas. Un artiste traine quelque chose qu’il a du mal à porter lui-même. Il a besoin d’attirer la lumière sur lui, il a envie d’exister et à même, quelque part, un côté revanchard sur la vie. Un artiste se sent oublier et il a besoin de sortir de l’oubli.

Une chanson, ça part de quoi chez toi ?

D’une émotion, d’un sentiment, d’un ou deux mots qui vont être déposés sur les premières notes.

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Pendant l'interview...

Tu écris facilement ?

Oui, d’autant que j’ai trouvé mon créneau horaire pour le faire. Entre 3 et 7 heures du matin. C’est un peu un no man’s land où il ne peut rien se passer et où personne ne va te déranger. J’ai découvert cet horaire parce que j’ai un petit garçon qui a 7 mois qui ne fait pas toujours ses nuits.

Tu t’obliges à travailler tous les jours ?

J’essaie. C’est comme un pianiste qui doit faire ses gammes. Il faut s’entrainer, travailler sa voix et sa plume sans cesse pour progresser.

Ta musique, c’est de la pop ?

J’appelle ça de la pop hybride electro organique. Pour raccourcir et faire précis, c’est de la chanson atmosphérique. C’est une musique qui peut-être entrainante, riche, aérée avec une voix qui se pose, qui survole.

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Après l'interview, le 1er juillet 2017.

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Demain, le 14 juillet, il sera là:

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09 juillet 2017

Pause Guitare (3) : Interview de Wallace pour leur premier album

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(Photo : Pierre Wetzel)

Logo-Decouverte-Chanson.jpg.pngA Pause Guitare, il y a une scène « découvertes ». Sans cesse à la recherche de la « perle rare », Arpèges & Trémolos milite et agit de façon concrète depuis de nombreuses années en faveur de la découverte dans le domaine de la chanson. Membre actif de plusieurs réseaux professionnels à échelles différentes, et de portées différentes, l’association effectue aussi un travail auprès des professionnels de la musique. Le tremplin « Découverte Chanson » est organisé à chaque édition du festival, principalement par Dominique Janin. Le jury se compose de professionnels du spectacle et du grand public, sensibilisé aux enjeux de la scène française actuelle. Deux raisons à cette exposition médiatique pour eux : la présence de professionnels du spectacle sur le tremplin « Jeunes Talents », et l’adhésion du public au spectacle proposé.

En ce samedi 8 juillet 2017, sur la scène de l’Athanor, j’ai été ravi de retrouver quelques artistes que je connaissais, Clio et Makja et d’autres que je découvrais comme Les Idiots, Dalton Télégramme et Wallace.

C’est ce groupe composé de R1 Wallace au chant et à la guitare (Les Hurlements d'Léo), de Bertille Fraisse (Kebous, Daguerre, The Neighborhood) (déjà mandorisée ici) au violon et au chant, de Nicolas Grosso (Zazous Zélés) aux guitares et de Lois Eichelbrenner (The Neighborhood) à la basse que j’ai choisi de mettre en avant. A l’issue de leur prestation, R1 Wallace et Bertille Fraisse sont venus à ma rencontre.

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(Photo : Eric Morere)

Wallace-Visu.jpgArgumentaire officiel (mais écourtée) par Esteban di Marco :

Si pour certains la vie est, ou n’est pas un petit grand fleuve tranquille, la vie de R1 Wallace (Erwan Naour pour l'état civil) est un long canal plein d’écluses…

Après s’être brûlé sur les planches de très nombreuses scènes, le cofondateur du groupe Les Hurlements d’Léo nous revient toujours avec le poing fermé, mais cette fois-ci sur un médiator. Après X années de concerts en France, en Europe et dans un monde presque entier, il est de retour avec un nouveau projet baptisé Wallace.
Sa rencontre avec Bertille Fraisse lors d'une collaboration musicale en 2013 sera déterminante
dans l'élaboration de ce projet. Celle-ci l'encourage dans sa volonté de monter un répertoire plus personnel ou ses mots et sa voix trouveront en écho une ambiance filiale de musique de chambre. Pour cela, elle lui présente son frangin de conservatoire Nicolas Grosso, brillant guitariste nourri à Brian Setzer et tenant Django Reinhardt pour Maître. R1 leur amène, à eux instrumentistes hors pairs, sa poésie brute de coffre. Et le mariage est réussi. Un grain de voix qui ferait passer le papier de verre et la toile émeri pour du velours ou de la soie, tout en laissant une place à chacun, chacune de ces textures.
« Je supplie la lame qu’elle soit bien tranchante cette fois... »
Ce premier album de Wallace, commence comme finit l’Etranger de CamusCamus l’homme de la révolte et de l’absurde. Un album de chanson française puisqu’on y parle la langue de Rabelais, « Mon cul » ou celle de Prévert « C’était toi » et bien d’autres. De Villon à Brassens... De la chanson française avec une couleur sonore inimitable, quelques grammes de rage, de tendresse, du violon, des guitares manouches ou énervées, des synthétiseurs, Wallace a de la gueule et du chien. Vous prendrez du coup, ce premier opus en plein museau… Wallace ne rêve que d’une seule chose, vous embarquer avec eux.

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13669676_1818971645004849_4084188757367450110_n.jpgInterview : 

Jouer dans ces conditions, juste 30 minutes, c’est agréable ?

R1 Wallace : On a fait le mieux que l’on pouvait par rapport à ce que l’on sait faire. J’ai l’impression qu’on a rempli notre mission. On a pris beaucoup de plaisir en tout cas et j’espère qu’on a réussi à en donner un peu.

Bertille Fraisse : Et le public était hyper réceptif. Nous l’avons ressenti.

Erwan, ta carrière avec Les Hurlements de Léo a débuté en 1996. Ce n’est pas bizarre de se présenter devant un jury de pros après plus de 20 ans de concerts et de succès ?

R1 : Il est normal que les gens ne trouvent pas acquis tout ce que je fais parce que je viens d’un groupe qui a eu une vie et qui a beaucoup tourné. Se remettre de temps en temps en question fait partie du jeu. Wallace est différent de mon travail avec Les Hurlement de Léo, il faut donc que je reparte au charbon pour convaincre ceux qui m’écoutent. Je trouve cela naturel.

Bertille : On a tous quelques heures de vol dans le métier, mais ce que l’on joue est tout neuf. C’est comme si nous repartions à zéro, en tout cas en terme de notoriété.

R1 : Wallace a pris une direction qu’aucun de nous quatre n’avaient emprunté. On a refait des bistrots, des petites salles, comme quand on a débuté. Repartir à la base, c’était important pour moi.

"Le sang des baleines".

Les Hurlements de Léo, tu en avais marre ?18199322_1978417375726941_6392629008244511599_n.jpg

R1 : J’ai du mal à en parler de manière simple, alors que la situation l’est. J’avais juste envie d’autre chose. J’aime mes copains des Hurlements, mais il fallait que j’aille voir ailleurs. Et cela faisait longtemps que j’en avais envie. Il a fallu que je rencontre Bertille sur une collaboration musicale pour qu’elle me donne l’idée de tenter une nouvelle aventure. Elle a été la petite étincelle qui m’a permis de switcher.

L’âge aidant, on a envie de varier les plaisirs, non ?

R1 : Mais, tu ne crois pas si bien dire. Cette  nouvelle aventure correspond à une espèce de crise de la quarantaine, qu’elle soit professionnelle ou dans ma vie perso. J’avais besoin de tout repeindre en bleu.

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Wallace à Pause Guitare le 8 juillet 2017 lors de la scène "découverte".

(Photo : Marylène Eytier - Aubondeclic)

Bertille, tu te sens bien dans ce groupe ?

Bertille : Oui, très bien. Avec Erwan, on commence à bien se connaître, Nico, le guitariste, est un ami de longue date, nous sommes tous les deux originaires de Sète.

R1 : Pour que je fasse sa connaissance, Bertille a organisé un petit apéro. Au bout de 10 minutes, nous nous sommes donnés rendez-vous pour jouer ensemble.

Bertille : Wallace, c’est très « famille ».

R1 : Les Hurlements, c’était génial, mais on était une bande de fous, une équipe de foot survoltée, une meute incontrôlable. On a commencé, nous avions 22 ans. Nous n’avons pas toujours eu une bonne réputation, mais c’était justifié. Nous nous sommes comportés, et moi le premier, un peu comme des enfants gâtés. Ça a très bien marché, nous jouions partout, il y avait du monde à tous nos concerts. Il arrivait que l’on en fasse 120 en une année. Bref, ça a fait chaud dans la tête, du coup je me suis permis des choses dont je ne suis pas fier. Je peux dire qu’il m’est arrivé de me perdre. Aujourd’hui, je n’envisage plus la musique comme une équipe de foot, mais comme une famille. En famille, on s’engueule, mais c’est quand même la famille.

"C'était toi"

La sagesse est en toi, Erwan?

R1 : Non. J’y travaille.

Il faut garder un grain de folie ?

Oui. Il faut rester fou. La sagesse est un long chemin, pas un état.  

Une présence féminine, ça apaise un groupe ?

R1 : Pour moi, ça ne change rien, je crois.

Bertille : Peut-être que cela apaise la musique. Les femmes et les hommes n’envisagent pas tout à fait l’émotion de la même façon, du coup, forcément dans le jeu et la créativité, c’est un peu différent.

R1 : En terme de sensibilité, Nico, à la guitare, à lui aussi une sensibilité féminine. Il est capable également de jouer comme un bourrin, c’est ça qui est génial chez lui. Il est magnifique dans les deux cas. Pour en revenir à Bertille, elle aussi sait être rockeuse et être carrément mâle. Je n’ai pas eu l’occasion de le dire, mais je considère que je suis extrêmement chanceux d’avoir ces personnes à mes côtés. On parle le même langage, eux avec leur instrument et moi avec mes mots. Nous allons tous dans la même direction et c’est un immense plaisir.

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Pendant l'interview...

(Photo : Jérémie Boulon)

J’ai l’impression qu’avec Wallace, tu ne chantes pas de la même façon qu’avec les Hurlements de Léo.

R1 : Clairement pas. C’est parce que je bois moins (rires). Non, quand tu joues à huit avec une section cuivre et un batteur de rock, il faut un peu brailler. Aujourd’hui, j’assume mieux de chanter calmement. Je n’avais pas compris que l’on pouvait faire passer des messages très forts en chantant plus doucement. Pour le deuxième album j’ai bien l’intention de proposer vocalement autre chose encore.

Déjà un deuxième album ?

Bertille : C’est marrant parce qu’avant de commencer l’enregistrement du premier album, Erwan nous a prévenu qu’on allait n’en faire qu’un. Il n’était pas question de faire une carrière « Wallace ». Comme l’aventure est géniale, que les concerts s’enchainement et que cela se passe bien, naturellement, on se projette sur un deuxième album… à l’automne 2018.

Avec ton comparse de toujours, Laurent Kebous (mandorisés là), tout va bien ?

R1 : Oui. Si j’ai un frangin dans le métier, c’est bien lui. Nous nous sommes rencontrés à l’âge de 10 ans, on a monté Les Hurlements ensemble, on a tout connu. C’est vraiment lui qui a tenu la baraque pendant toutes ces années, j’ai beaucoup d’estime et d’affection pour lui. On avait juste besoin de prendre un peu d’air, mais tout va bien entre nous.

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Avec Bertille Fraisse et R1 Wallace à l'issue de l'interview, le 8 juillet 2017 à Albi.

(Photo : Jérémie Boulon)

07 juillet 2017

Pause Guitare (2) : interview Annie Soum-Navarro pour le livre Pause guitare, un air de famille

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Alors que Pause Guitare bat son plein, nous allons nous arrêter sur un livre qui retrace l’aventure de ce festival, Pause Guitare, un air de famille. Pour célébrer son vingtième anniversaire l’année dernière, Annie Soum-Navarro a retracé son histoire et fait revivre les grands moments de cette saga musicale et humaine dans un superbe ouvrage riche en iconographie. En mai dernier, lors du précédent Pic d’Or, tremplin dont elle est membre du jury avec son mari Alain Navarro, nous nous sommes isolés pour parler de cet ouvrage qui lui tient particulièrement à cœur.

20-ans-pause-guitare.jpgArgumentaire :

Cet ouvrage fait revivre la grande aventure humaine qu’est le festival Pause Guitare en revenant sur son histoire et ses débuts, il y a 20 ans. A cette époque Annie Soum-Navarro n’aurait jamais pensé « être aujourd’hui à la tête d’un événement d’une aussi grande ampleur ».

Elle égrène au fil des pages ses souvenirs, ses rencontres avec des milliers d’artistes, connus ou moins connus. Elle raconte les débuts balbutiants, l’évolution d’un festival devenu aujourd’hui incontournable, les petites et grandes aventures qui ont marqué ces 20 ans.

En livrant cette tranche de vie, elle invite le lecteur à entrer dans l’univers de Pause Guitare, à revivre des moments forts avec ces grands noms du rock, de la pop ou de la chanson, comme Elton John, Francis Cabrel, Mika, Dionysos et bien d’autres artistes qui ont donné vie au festival. Elle donne aussi les clés du festival et rend hommage à tous les bénévoles qui permettent à cette grande fête musicale d’avoir lieu tous les étés au cœur de la cité d’Albi.

En fermant l’ouvrage, le lecteur n’aura qu’une envie: assister à Pause Guitare et partager le bonheur du public toujours plus nombreux et enthousiaste !

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201607020321-full.jpgInterview :

Qui a eu l’idée d’écrire ce livre ?

En décembre 2015, Alain m’appelle dans son bureau. Il me dit qu’il aimerait que l’on fasse un livre pour les 20 ans du festival. Je lui réponds que je ne trouve pas l’idée originale et que je n’ai vraiment pas le temps de m’occuper de ça. Il m’indique alors qu’il a pris rendez-vous avec les éditions Privat et que ça n’engage à rien. Deux jours plus tard, on s’est retrouvé avec l’éditricee et quelques minutes plus tard, j’avais déjà la moitié du bouquin dans la tête. Je suis quelqu’un qui aime beaucoup écrire.

Ecrire un livre ne s’improvise pas.

J’écrivais beaucoup  pour moi. Des poèmes pour enfants. A 14 ans, j’ai même écrit un petit roman d’amour à l’eau de rose, un livre où l’héroïne cherche le prince charmant… bref,  tu vois le genre. Plus sérieusement, j’ai écrit pendant des années et des années pour exorciser ce que j’avais en moi, mais depuis la création de Pause Guitare il y a 20 ans, je n’écris plus.

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Pourquoi as-tu dit non au départ ?NavarroAlainAnnie.jpg

Parce que je savais la masse de travail que cela représentait. Je me doutais bien que ça allait être énorme. Je ne voyais pas quand je pouvais aménager du temps pour ce projet. J’avais la trouille quoi !

Et puis, à partir du moment où tu as commencé, tu as eu du mal à t’arrêter, je crois.

Le plus douloureux dans cette mission-là, c’est de terminer le livre. Je me suis éclaté pendant un an à écrire, traiter les photos, à mettre  tout ça en place, mais un jour, on m’a dit d’arrêter parce qu’il fallait le sortir pour le vendre. J’avais l’impression que c’était une part de moi qu’on arrachait. J’ai eu l’impression de laisser à la postérité quelque chose de très intime de moi. Ça ne me ressemble pas de me livrer, alors c’est déstabilisant.

Comment as-tu conçu le livre?

J’ai commencé l’histoire par moi qui me suis fait licencier, ce qui nous a incités à créer notre association, et j’ai raconté comment ça a évolué jusqu’à aujourd’hui. Je ne l’ai pas fait année par année, mais au fil des souvenirs qui me revenaient en tête.

En combien de jours as-tu écrit ce livre ?

En trois semaines, mais je n’ai fait que ça. Je me suis mise dans une bulle d’écriture. J’ai fermé mes écoutilles, je me suis aménagée un petit coin chez moi dans lequel j’ai travaillé de 6 heures à deux heures du matin. Parfois, je ne prenais même pas le temps de manger ou de fumer.

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original.jpgTu as choisi les photos en fonction de l’écrit ?

Oui, tout à fait ! Il y avait énormément d’archives. On a de très bons photographes, bénévoles, mais professionnels, sauf que les deux premières années, on avait quasiment pas de photos. Au début, immortaliser les concerts et les artistes ne nous avaient pas effleuré l’esprit. Dans le livre, les plus anciennes photos sont touchantes parce qu’on sent que 20 ans ont passé. Pour les années récentes, le choix a été compliqué car il y a de très nombreuses photos d’excellentes qualités. J’ai beaucoup travaillé avec deux des photographes de l’équipe qui sont les responsables des photos sur le festival. Le bouquin est sorti en décembre 2016, on a passé une semaine à la maison en septembre. J’avais vraiment besoin de leur regard de pros sur l’image.

Est-ce que des artistes ont participé ?

Il y a uniquement Cali. Je voulais absolument qu’il fasse l’ouverture du livre. J’avais besoin de son petit texte pour démarrer.

Le titre du livre est : Pause Guitare, un air de famille. Pourquoi ?

Il y a 950 bénévoles, ce n’est pas rien. J’en ai d’ailleurs sollicité pour qu’ils me racontent des histoires. J’en ai reprises certaines. Ce livre, sans démagogie aucune, j’ai eu le sentiment de l’avoir écrit pour les bénévoles avant tout.

Alain t’a-t-il aidé ?

Un jour je relisais les vingtaines de pages que j’avais écrites, mais je trouvais ça vraiment nul. Au point que je voulais prévenir mon éditrice que j’arrêtais tout. Elle m’a demandé de lui envoyer ce que j’avais écrit pour qu’elle me fasse son retour très vite. Elle a laissé passer 10 jours avant de me rappeler. C’était 10 jours horribles. Alain tentait de me rassurer en me disant que j’écrivais bien. Un jour, j’ai reçu son mail et j’ai hurlé de joie. L’éditrice m’a répondu que c’est super bien écrit et qu’elle s’était régalée à lire tout ça. En plus, ça lui a donné envie d’aller au festival. J’avais l’impression d’avoir tout gagné. J’ai ressenti le besoin de lire mes textes à Alain. Il n’était pas très attentif et ça m’a vexé. Il me disait juste « c’est bon, c’est bien, de toute façon, tu écris bien… » J’avais besoin d’autre chose. C’est quand je l’ai fini  qu’il m’a avoué qu’il ne souhaitait pas intervenir car il savait que sinon il allait être trop chiant. Il avait conscience qu’il aurait pu bousiller mon travail. Par contre il m’a dit qu’il allait prendre le temps de le lire avec un grand bonheur.

Et ?

Il s’est régalé…

C’est bien d’avoir un objet qui concrétise 20 ans de votre vie.

Symboliquement, oui, c’est très joli… et ça nous rend immortel (rires).

 

Le livre est en vente notamment auprès d’Arpèges & Trémolos – 05 63 60 55 90 et de la librairie Privat: www.editions-privat.com ( Toulouse ).

En attendant, le festival se poursuit...

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05 juillet 2017

Pause Guitare 2017, c'est parti!

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pause guitare,présentation,alain navarro,annie navarroDepuis quatre ans, je suis invité à Pause Guitare à Albi (81), l'un des festivals les plus enthousiasmants de l'été (voici mes bilans de l’année dernière et de 2015).

Comme je le répète depuis que j’écris sur ce festival, avec ses 950 bénévoles (mené par le couple Alain et Annie Navarro), ses 80 concerts dont la moitié sont gratuits, ses 7 scènes disséminées à travers Albi, ville classée à l’UNESCO, Pause Guitare est aujourd’hui le second festival du Sud-Ouest. Il est réellement porteur d’un projet humain et culturel très fort pour le territoire. C'est aussi un événement unique de par le nombre de personnes reçues, sa qualité artistique et ses conditions d'accueil, tout public confondu. Précisons que c'est l'association Arpèges et Trémolos, dirigé par Alain Navarro, qui organise cet événement.

Au programme du 4 au 9 juillet 2017 : ZZ Top, Renaud, Salvatore Adamo, Radio Elvis, Les Insus, M. Pokora, Christophe Maé, Olivia Ruiz, Soprano, SlimaneL.E.J, Vincent Delerm, Cocoon, Art Mengo, Lo’Jo... La programmation se veut éclectique, proposant tantôt des artistes ayant marqué l’Histoire de la musique, tantôt de jeunes pousses prometteuses. Il se murmure que Mandor va en interviewer certains des deux catégories... 

Le festival, c’est du rock, de la pop... mais aussi de la chanson, car Pause Guitare, c’est aussi des "scènes découvertes" avec des artistes internationaux, où le Canada francophone est particulièrement mis en valeur! Accélérateur de talents, le festival albigeois travaille activement à l’émergence et à l’accompagnement de nouveaux artistes. Enfin, avec ses 4 scènes gratuites, dont 1 soirée dans les bars d’Albi et une programmation "hors-les-murs" Pause Guitare se veut être un événement populaire et accessible.

Hier, les festivités ont commencé par la traditionnelle soirée de «bars en bars» suivi dès aujourd’hui par le lancement du festival off et de la première soirée au Grand théâtre avec Adamo et Saratoga. À partir de jeudi et jusqu'à dimanche, place à la grande scène de Pratgraussals.

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Le quotidien La Dépêche a récapitulé ce qui vous attend à partir d'aujourd’hui.

La place du Vigan au rythme du Off

A partir d’aujourd’hui mercredi et jusqu'au vendredi 7 au soir, place au festival off sur la place du Vigan et sur le Jardin National, avec trois scènes (Expérience Acadie, la Caravane du Vladkistan entièrement gratuite, et les amis du jour d'euf), des espaces enfants et danses. Un vrai moment de détente pour l'ensemble des Albigeois et pour tous ceux qui n'ont peut-être pas les moyens de se payer une place pour les concerts de Pratgraussals et du Grand théâtre.

Deux soirées au Grand théâtre

Mercredi et jeudi, il accueille deux soirées. Ce soir, c'est Adamo et Saratoga. Demain, place à Vincent Delerm et Art Mengo.

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Les stars à Pratgraussals

Jeudi, on pourra écouter Féfé, Renaud et ZZ top. Vendredi, Christophe Maé, Olivia Ruiz, Soprano et Vlad.  Samedi, Slimane, LEJ, Vianney et M Pokora. Et enfin dimanche, Les Insus, Radio Elvis et Cocoon.

Les scènes « découvertes » à l'Athanor

Pause guitare laisse une place non négligeable à la découverte de nouveaux artistes. Ainsi, l'Athanor comme chaque année, fera une place de choix aux artistes québécois (le vendredi).

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Le public pourra aussi découvrir les scènes découverte où chaque année, un vrai talent d'avenir sort du chapeau.

Pour acheter ses billets ou pour en savoir plus www.pauseguitare.net (05 63 60 55 90)

Réseau Ticketnet – E.Leclerc – Auchan – Cultura www.ticketmaster.fr – 0892 390 100.

Réseau FNAC – Géant – Carrefour www.fnac.com – 08 92 68 36 22.

Demain, avec Annie Navarro, nous parlerons du livre Pause Guitare, un air de famille. Le livre officiel du festival sortie cette année.  

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