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27 juillet 2017

Marengaux : interview pour son EP L'écorce ou les racines

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19553253_883539851795125_1125901900_n.jpgVainqueur du tremplin C’est leur tour de la ville des Herbiers et sélectionné au Pic d’Or en mai dernier, Marengaux est un nouveau venu sur la scène pop-rock française. C’est d’ailleurs lors du tremplin tarbais que je l’ai vu pour la première fois. Il m’a tapé dans l’œil. J’ai trouvé sa pop très efficace et sa voix excellente. Je suis très sensible aux voix. C’est la première chose qui me touche dans une chanson. À l’occasion de la sortie de son premier EP, L’Écorce ou la Racine, et avant sa participation à La Truffe d’argent de Périgueux (concours co-organisé par la ville de Périgueux et l’association CLAP en partenariat avec France Bleu Périgord) le 25 août prochain, je lui ai demandé de me rejoindre chez moi le 13 juin dernier pour faire plus amples connaissances.

Vous pouvez écouter les 4 titres de l’EP + trois versions remixées ici. Ecrit, composé et arrangé par Marengaux, réalisé par Tedi Nano, mixé par Mr Goazman et masterisé par Raphaël Jonin.

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artworks-000191017623-nqvsew-t500x500.jpgInterview :

Tu as 37 ans, le grand public ne te connait pas, mais tu es musicien depuis 25 ans.

J’ai démarré à la guitare et j’ai joué dans pas mal de groupes dès mon plus jeune âgee. Je jouais sans cesse. Au début, j’étais dans un trip guitar hero, du type Van Halen, Joe Satriani et compagnie. Pendant plusieurs années, j’étais à fond sur la technique guitaristique. Malgré mon amour pour le rock, j’ai pris des cours de classique et de jazz. Je voulais avoir de solides bases pour ensuite faire ce que je voulais de mon instrument. Très vite, j’ai composé des morceaux, mais vers 18 ans, je me suis focalisé vers les reprises Avec un copain batteur, on se spécialisait sur tel ou tel groupe et on reprenait tout son répertoire. Pour gagner un peu d’argent, on jouait au Guiness Tavern, rue des Lombards. On avait un répertoire qui allait de Francis Cabrel à Korn. C’était mon job étudiant.

Et ensuite ?

Avec ce copain batteur, on voulait continuer à jouer ensemble. Nous avons monté un groupe de rock en français avec un bon chanteur. Moi, j’étais compositeur et guitariste. Ça a duré près de 8 ans. Nous avions l’accréditation pour jouer dans les couloirs du métro. On a fait pas mal de scènes dans des conditions ubuesques jusqu’à des premières parties pour des groupes comme Blankass ou Aston Villa. On a joué aussi dans des festivals sur des deuxièmes scènes, entre Raphael et Bénabar.

Clip de "Marilyn"

Comment as-tu pris la décision de devenir chanteur ?

Le groupe s’est cassé la gueule, même si nous sommes restés très copain. Je remonte un groupe avec le chanteur et un troisième musicien. Je prends en charge la composition des lignes de chant. J’ai un home studio chez moi, je me mets donc à chantonner pour les maquettes. De fil en aiguille, je décide de faire des chansons pour d’autres artistes. Je pensais à Ridan ou à Hubert-Félix Thiéfaine. Les réactions que j’ai eues de Ridan et du manager de Thiéfaine m’ont surpris. Ils trouvaient ma voix intéressante et ils me conseillaient d’interpréter ces chansons moi-même. Je ne me projetais pas du tout ainsi et n’avais pas l’intention initiale de me mettre en avant. Je n’ai pas l’âme d’un leader. Assumer un projet musical complètement, le porter seul sur mes épaules n’était pas dans mes prévisions.

Y a-t-il eu un déclic te permettant de comprendre le chemin musical à emprunter ?

Oui, quand je suis sorti de mon trip guitar hero. Quelqu’un m’a conseillé d’écouter Jeff Buckley et Nine Inch Nails. Nine Inch Nails, j’ai adoré les mélodies et les arrangements. J’ai pris gout à l’aspect composition de chansons par ces deux artistes. Ça reste aujourd’hui encore deux influences majeures.

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Tu as des influences françaises ?

Oui, des artistes comme Daran, Thiéfaine, Bashung, Biolay, Les Innocents ou Aston Villa. Les quatre morceaux de l’EP sont variés car ils font le lien avec toutes ses influences.

Justement, raconte-moi l’histoire de cet EP.

En 2014, un copain qui avait un studio m’a incité à arrêter de maquetter mes morceaux, mais de les enregistrer enfin  pour en faire un EP. J’ai un gout prononcé pour les arrangements, alors il a fallu que j’allège un peu ce que j’avais fait. On a pas mal bossé pour que l’on retrouve l’émotion qu’il y avait sur les maquettes. C’était difficile, mais nous y sommes parvenus.

Ecrire, ça a été facile pour toi ?

Je suis beaucoup plus rapide pour composer que pour écrire. J’ai bossé des années avant de trouver convenable un de mes textes. Et puis, il n’y a pas de règles. Le texte des « Grands Espaces » m’a pris deux ans, tandis que ceux de « Marylin » et de « Mauvaise pioche » me sont tombés dessus quasiment sans effort.

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Ecrire en français est compliqué ?

En français, la difficulté, c’est que les mots prennent le pas sur la musique. Du coup, ça peut vite sonner un peu maladroit, un peu trop direct, en même temps, il ne faut pas que ce soit trop alambiqué. Il faut un dosage que je trouve complexe.

L’automne dernier, tu as eu envie de te tester sur scène.

C’est tout  à fait ça. J’ai donc participé à un tremplin en Vendée, organisé par la Ville des Herbiers. J’ai envoyé deux morceaux, j’ai été sélectionné et après trois étapes, j’ai remporté le tremplin dans la catégorie auteur-compositeur-interprète.

Ça a dû être un sacré encouragement !

Enormément. En plus, j’ai pris plaisir à le faire. Chanter des reprises des Beatles, ça je savais faire, mais chanter des chansons à moi devant un public et un jury, c’était la première fois.

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Pendant linterview...

Ce que j’aime le plus dans tes chansons, ce sont les mélodies.

Depuis que je commence à faire écouter mon travail, on me compare avec tel ou tel chanteur ou groupe, on me parle de mes textes, mais jamais de mes mélodies. Pour moi, c’est pourtant très important, donc ce que tu me dis me touche. Je me considère plus comme un mélodiste que comme un auteur.

Que souhaites-tu maintenant que cet EP est sorti?

Faire de la scène le plus vite et le plus souvent possible. Je veux être seul, mais en sortant du traditionnel guitare-voix, en utilisant des samples par exemple. Je souhaiterais ne pas être aux antipodes de ce que j’ai fait sur l’EP. Je vais continuer à m’inscrire à des tremplins. Je trouve que cela apporte beaucoup. J’observe les autres, j’écoute les remarques, comme au Pic d’Or, j’apprends beaucoup de choses. Enfin, j’aimerai exister pour le public et faire un deuxième EP rapidement. Les chansons sont déjà prêtes.

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Après l'interview le 13 juin 2017.

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