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06 juin 2017

Gilles Paris : interview pour Le vertige des falaises

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(Photo : Jean-Philippe Baltel)

gilles paris,le vertige des falaises,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandorCeci est la quatrième mandorisation de Gilles Paris, (la première en 2012, pour évoquer son livre Le pays des kangourous, la seconde en 2013 pour la réédition d'Autobiographie d’une courgette (qui a connu une autre vie artistique phénoménale depuis) et en 2014 pour son roman L’été des Lucioles). Gilles Paris est une figure incontournable du milieu littéraire depuis de nombreuses années. Il n’est pas seulement auteur, il est également l’un des attachés de presse les plus importants de France. On ne compte plus les écrivains qu’il défend.

Pour en savoir plus sur Gilles Paris, lisez l'excellent article du Parisien, paru récemment.

Je lui suis fidèle parce que, même si nous ne sommes pas des amis proches, nous avons des liens suffisamment forts pour que je sois très attaché à lui et à son œuvre. Elle (son œuvre) me touche profondément. Les secrets de familles, l’enfance un peu cabossée... ne me laissent pas indifférent…

Le 11 avril 2017, pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté des mois d’avril et mai 2017), j’ai interviewé Gilles Paris une nouvelle fois, à l’agence. Voici ce que j’en ai retenu pour le consumer… et ensuite, je vous propose, comme souvent, un bonus mandorien.

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(Photo : Jean-Philippe Baltel)

gilles paris,le vertige des falaises,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandorBonus mandorien :

Le succès mondial de l’adaptation cinématographique d’Autobiographie d’une courgette est-il un conte de fées ?

Oui, dans lequel il y a eu des montagnes russes. J’ai vécu des émotions fortes. Autobiographie d’une courgette, il faut le rappeler, est mon deuxième roman. Il est paru en  2002, c’est à dire il y a 15 ans. Il a déjà eu en 2007, une adaptation à la télévision  pour France 3 (sous le titre C’est mieux la vie quand on est grand), réalisé par Luc Béraud, produit par Pascale Breugnot, avec Daniel Russo qui jouait le gendarme.

Mais l’aventure du film d’animation réalisé par Claude Barras est tout à fait incroyable.

Tu peux le dire ! Je l’ai suivi de près et de loin. Je regardais un peu ce qui se disait, mais pas tout. Cette aventure incroyable m’a rendu très heureux. Nous sommes allés jusqu’à deux César, une nomination aux Oscars et à peu près 20 prix dans le monde entier. Mais pour moi, la plus importante des victoires est celle du public. Il y a eu plus de 800 000 entrées en France et  le DVD qui vient de sortir se vend très bien. C’est un peu le succès de David contre Goliath. Je rappelle que c’est un film d’auteur avec un budget correct, mais modeste par rapport aux productions américaines. Il s’est pourtant hissé vers les plus hautes sphères. Je remercie encore Claude Barras d’avoir su garder l’esprit du livre.

As-tu suivi l’élaboration de ce film d’animation ?

Non. J’ai suivi tout ça comme un fan. Je regardais les teasers, les premières images, je lisais les articles paraissant sur le projet… je n’étais pas encore en contact avec la production à ce moment-là.

La première fois que tu t’es assis pour voir le résultat final, il s’est passé quoi dans ta tête ? gilles paris,le vertige des falaises,interview,le magazine des loisirs culturels auchan,mandor

Tout ce que j’avais vu et lu au préalable m’avait rassuré. Mais c’est toujours un peu étrange de voir un film tiré d’un de ses livres. C’était une projection faite pour les partenaires du film, en avril dernier. Je me suis recroquevillé dans mon fauteuil, mais à la fin, les réactions étaient tellement bonnes que j’ai été rassuré. Depuis,  j’ai vu le film une vingtaine de fois et à chaque fois, j’ai découvert quelque chose de nouveau que je n’avais pas vu auparavant. Par exemple, j’ai remarqué qu’une de mes héroïnes, Camille, lisait Kafka, que la grenadine était rose… des détails comme ça.

Peut-on être ému par une histoire qu’on a écrit soi-même finalement ?

Pas vraiment par l’histoire, mais par le contexte, par ce que ce film a véhiculé dans ma vie. J’étais très ému à cette projection et encore plus à Cannes. Cannes, c’était la première projection publique payante. C’était une très grande salle et nous étions tous réunis. Quand le film s’est terminé, il s’est passé quelque chose de très inattendue : des applaudissements pendant 20 minutes. C’est très long 20 minutes ! J’avais ce sentiment étrange de me dire que si je n’avais pas écrit ce livre, dans cette salle, ce serait d’autres gens, une autre histoire, un autre livre, un autre film. Tatiana de Rosnay m’a raconté qu’elle a eu le même sentiment quand elle a vu pour la première fois Elle s’appelait Sarah en projection.

T’es-tu expliqué l’émotion qu’a suscitée ce film ?

Non. On explique plus les échecs que les réussites. Si on connaissait le secret d’une réussite, on ne ferait que ça. Dans le cas du film, le bouche à oreille a été très important.

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Pendant l'interview...

Ce succès a-t-il changé ta vie ?

Ma vie s’est améliorée. Depuis toujours,  je suis quelqu’un qui n’a pas une super grande confiance en lui, mais le succès de la courgette m’a un peu galvanisé et m’a indéniablement apporté du bien-être.

Il y a quelques années, je te demandais si le fait d’être écrivain toi-même n’était pas un problème pour être attaché de presse d’autres écrivains. Aujourd’hui, tu es plus connu que beaucoup d’entre eux…

En ce moment, j’ai la chance d’avoir des auteurs qui sont extrêmement heureux pour moi et qui m’envoient régulièrement des textos et des messages d’affection. Je reste quelqu’un d’extrêmement discret.

Je peux en témoigner, tu n’as absolument pas changé.

Je ne changerai jamais tu sais. Quand on est heureux, que la réussite est là, il ne faut jamais oublier qu’il y a toujours quelqu’un pour te rappeler de descendre les poubelles.

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Après l'interview, le 11 avril 2017.

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