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08 janvier 2017

Charlotte Savreux : interview pour L'année du déclic

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Mon amie Corinne Daunay (ancienne attachée de presse, mais professionnellement bien plus) me dit un jour « tu devrais lire le livre de mon amie Charlotte Savreux, il est excellent ».  Habitué à ce que l’on me recommande tel ou tel artiste, je suis toujours dans la méfiance. Copinage, toussa toussa… sauf que Corinne Daunay, j’ai une confiance absolue en ses goûts. Je me renseigne sur ce livre qui « redonne le goût du « tout est possible » à 66 millions de Français ». Là encore, ce n’est pas le genre d’ouvrage dont je parle habituellement. Par amitié, je lis. Et j’ai fini par dévorer tant ces témoignages m’ont passionné, voire m’ont reboosté. Je suis dans une période où j’ai des choix professionnels à faire, des décisions à prendre, L’année du déclic est tombée à pic.

Le 28 décembre dernier, j’ai donc rencontré son auteure, Charlotte Savreux pour un long et savoureux entretien. Ce n’est pas pour rien que j’ai souhaité que ce soit la première mandorisation de l’année. A ce propos… belle année à tous !

charlotte savreux,l'année du déclic,interview,mandorArgumentaire officiel:

50 personnalités ouvrent le champ des possibles à 66 millions de Français

Ce livre revient sur le parcours de personnalités dont on connaît la réussite, sans pour autant deviner le cheminement parfois complexe qui les a menées vers la lumière et qui rend leur victoire d’autant plus belle et exemplaire. Une réussite honorable et une réalisation personnelle admirables tant elles semblaient, a priori, improbables. Rien ne les prédestinait à… et pourtant leur histoire trompe toutes les attentes et prouve combien tout est possible et pour tout le monde. Ils ont connu des premiers pas dans la vie fragiles, chaotiques ou des réussites suivies de revers, quand la vie bascule pour voler en éclats; mais en quête de reconnaissance, par instinct de survie, par conviction, avec le grain de folie de l’insouciance, ils se sont offert une seconde chance, celle de réorienter leur trajectoire, de sublimer leur vie et de transcender leur destin. En partageant leur expérience et en suivant leurs conseils, tout devient possible ! En misant sur la dynamique de l’exemplarité et de la contagion sont réunies dans de ce livre cinquante personnalités : artistes, chefs d’entreprise, politiques, résolument optimistes, qui refusent de vivre dans une époque de déprimés. Leur enthousiasme et leur foi en la vie inébranlables vous offrent l’essence de leur expérience au tempo de leurs succès et de leurs épreuves, et les fils conducteurs qui ont guidé leur parcours, pour mieux vous permettre de décrocher votre victoire. Car une société plus forte, plus bienveillante, est aussi la somme des engagements individuels.

Retrouvez Zaz - Thierry Marx - Maud Fontenoy - Frédéric Lenoir - Fadela Amara - Yann Arthus-Bertrand - Marianne James - Philippe Croizon - Jean-Pierre Mocky - Florence Servan-Schreiber - Éric-Emmanuel Schmitt - André Comte-Sponville - James Dyson - Stephane Hessel - Roselyne Bachelot - Frédéric Lopez - Louise Del Busto Gomez - Didier van Cauwelaert - Nicole Castioni - Michel Pouzol - Hervé de la Martinière - Denys Chalumeau - Mireille Nègre - Dani - Jean-Marie Bigard - Alain Ducasse - Mohed Altrad - Rougui Dia - Memona Hintermann - Daniel Picouly - Malika Bellaribi - Guy Laliberté - Guy Martin - Philippe Bouvard - Orianne Garcia - Christian Estrosi - Jean-Michel Apathie - Clara Gaymard - Thierry Saussez - Véronique Jannot - Jacques-Antoine Granjon - Mercedes Erra - Patrick Poivre d’Arvor.

L’auteure (source Wikipédia) :charlotte savreux,l'année du déclic,interview,mandor

Après avoir travaillé pendant 3 ans comme journaliste dans la rédaction de France 3 Normandie, elle présente de 2005 à 2010 l'émission Bien-être sur Direct 8. Puis, elle rejoint France Télévisions pour y animer des émissions et des évènements exceptionnels comme La Nuit Blanche (6 heures de direct sur France 3) ou le Téléthon. À partir de 2012, elle rejoint France 5 pour y tourner une série documentaire Une Vie Ailleurs où elle part en immersion à la rencontre de communautés coupées du monde puis participe en septembre 2013 au lancement de l'émission La Quotidienne en y animant deux chroniques hebdomadaires sur la consommation.

Elle vient de publier: L'année du déclic - Et si c'était la vôtre...? Editions Balland.

charlotte savreux,l'année du déclic,interview,mandorInterview :

Ce livre a une dimension personnelle et sociétale.

En 2017, les gens vont être dans l’espoir d’un changement politique. L’idée, c’est qu’on ne peut plus être en attente de tout et de tout le monde. On ne peut plus tout attendre d’un chef de l’état, de son employeur, de la sécurité sociale… à un moment, il faut aussi pourvoir à sa propre trajectoire. On ne peut pas reprocher à une société d’être sclérosée, figée, enfermée, si soi-même on n’offre pas à sa vie cette bouffée d’oxygène dont on a besoin. Je pars du principe que c’est en se changeant individuellement et en étant dans une dynamique d’action qu’on pourra changer les choses. Mon leitmotiv c’est « espérer moins, agir plus ».

Pour toi, la société française est défaitiste ?

De manière collective, oui, mais individuellement, je rencontre des gens qui sont dans une dynamique d’action et qui veulent faire bouger les choses. De manière générale, on sent que les gens sont dans une forme de rétention aux autres ou par rapport à leur propre vie.

Les gens ne veulent pas sortir de leur « cadre » ?

Pas souvent. Ce cadre étriqué leur permet de se protéger, mais il en vient à brider leur potentiel et leur vie. Certains finissent par être enfermés dans leur bulle tellement ils ont peur de l’extérieur. Nous sommes plus dans une société de peur que dans une société d’actions et d’envies.

As-tu appris sur toi-même en écrivant ce livre ?

Il y a tellement de sujets potentiels d’écriture que quand tu choisis un angle, ce n’est jamais par hasard. charlotte savreux,l'année du déclic,interview,mandor

Tu aimes faire bouger les choses, transmettre et permettre l’ouverture vers l’extérieur.

J’ai la curiosité de ce qu’il se passe dans mon environnement et surtout, j’aime ouvrir le champ d’horizon aux autres. Après, ils en font ce qu’ils veulent. Si je veux permettre aux gens qu’ils soient acteurs de leur propre vie, je n’ai pas l’ambition d’imposer une manière de vivre ou une manière de penser. Je n’infantilise pas le lecteur. Si je peux faire en sorte que chacun aille au-delà d’un postulat de départ, ce sera déjà pas mal.

Ce livre est le cheminement logique de ce que tu as toujours fait à la télévision.

Pendant cinq ans, j’ai animé une émission de 52 mn en direct sur le bien-être. J’ai toujours considéré que la thématique du bien-être était sous-estimée. Pour moi, le développement personnel est un sujet de société. Cette société n’a d’ailleurs pas besoin d’un nouveau président de la République, mais d’une bonne psychanalyse. Dès lors que nous aurons déverrouillé les peurs,  là, on pourra se remettre dans une dynamique d’actions. Avec ce livre, j’essaie d’apporter le déclic qui te fait passer de l’intention à l’action, qui te fait transformer une épreuve en une expérience de vie et qui fait passer des « nons » successifs en un « oui ».

Que projettes-tu dans ce livre ?

D’être bien dans son histoire. A l’école, on apprend à compter, lire, écrire, mais pas à vivre. Toute notre vie, on apprend à bien vivre en relation avec la personne que l’on est. Je ne crois pas du tout au bonheur que l’on te vend à tout prix, il n’y a pas pire pour rendre les gens malheureux. L’essentiel est d’être dans l’histoire qui nous convient.

charlotte savreux,l'année du déclic,interview,mandorLa société souffre d’un potentiel bridé ?

Oui, alors qu’on a tous un potentiel extraordinaire. Quand, soi-même, on n’a pas le courage d’aller exploiter le potentiel qui est le nôtre,  d’aller porter nos propres projets, la vie risque de s’en mêler en apportant des secousses sismiques. Je vais citer Albert Camus : « C’est au cœur de l’hiver que j’ai découvert que j’avais en moi un invincible été. »

Ton livre porte des valeurs dont la société a besoin.

Notre époque nous demande du courage, de la persévérance, du goût de l’effort et du sens de la responsabilité. Quelle plus belle victoire que celle qui nous a demandé du courage, de l’audace et de la persévérance ?  Je suis certaine qu’on ne peut pas avoir une grande réussite, sans avoir eu une prise de risque à un moment.

Notre vie est-elle jalonnée de déclics ?

Oui et c’est tant mieux, car les déclics c’est ce qui permet de rebattre les cartes du jeu de sa vie. La vie n’est pas une autoroute linéaire. Il y a des périodes où les choses sont limpides et fluides et puis d’autres où il y a des ronds-points, des départementales un peu plus en retrait et c’est bien aussi. Les gens veulent tellement être toujours rassurés qu’ils souhaitent voir les mêmes paysages. Mais la vie est une aventure, une salle de classe où on apprend tous les jours. Il ne faut pas avoir peur des virages et des changements, car ils sont une chance formidable d’avoir des tremplins sur lesquels s’élever et rebondir.

D’après ce que j’ai compris, le déclic ne vient jamais de l’extérieur.

Non, il ne vient pas d’un appel téléphonique ou d’une proposition quelconque, tu as raison. Il vient toujours de soi. C’est nous-mêmes qui osons faire le pas supplémentaire, et là, sur le cheminement, la vie s’en mêle, les opportunités apparaissent. Je peux dire qu’au moment du déclic, on est seul, mais pendant le cheminement, jamais.

Faut-il être ambitieux ?

Quelle plus belle ambition que de réussir sa vie et de mettre toute celle-cicharlotte savreux,l'année du déclic,interview,mandor à son  propre service ? Ce n’est pas égoïste de s’occuper de soi et de sa vie. En mettant toute son énergie au service de sa trajectoire personnelle, cela permet aussi à notre lignée familiale de s’élever. Le but, c’est d’être meilleur que nos parents et que nos enfants soient meilleurs que nous. De plus, en servant notre propre trajectoire, on va pouvoir nourrir la société de valeurs beaucoup plus vertueuses que celles que l’on a aujourd’hui.

Tu dis qu’il faut prendre la vie comme un jeu plutôt qu’un enjeu.

Les gens ont tellement peur que tout est devenu grave. Il faut s’amuser des décisions à prendre et d’essayer les choses. Quand tu es dans cette posture-là, la vie te le rend au centuple. Une invité que j’ai reçu dans une de mes émissions m’a dit « quand tu fais un pas dans la vie, la vie en fait dix pour toi. »

Nous avons besoin de positif et de se requinquer.

On a aussi besoin d’être remué.

C’est ton premier livre. Es-tu émue ?

Pour moi, la plus belle aventure de cet ouvrage, ce n’est pas la sortie, c’est le cheminement qui m’a mené jusqu’à lui. Je me sens comme une passeuse. Ce livre ne m’appartient plus, il appartient au grand public.

Ce livre a été un vrai virage pour toi.

Un virage à 180°. Je suis passé d’un travail solitaire à un travail collectif. J’ai toujours participé aux projets des autres et c’était la première fois que j’écrivais pour un projet qui m’appartenait. C’était un peu mon objectif de cette fin d’année 2016.

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Après l'interview, le 28 décembre 2016.

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