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10 décembre 2016

Cécile Hercule : interview pour la sortie de Bonne conscience

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Cécile Hercule a été, le temps d'une tournée, les claviers de miCkey[3d] (mandorisé ici), aux côtés de Mickaël Furnon (époque La Grande Évasion), puis elle s’est lancée en solo en sortant son premier album en 2010, La tête à l'envers. Six ans plus tard, aujourd’hui donc, la voici de retour avec un deuxième disque, Bonne Conscience. Cécile Hercule s’y raconte et nous conte des histoires de rencontres. L’air de ne pas y toucher, elle dit beaucoup sur le monde, la société, la vie, l’amour…

Cécile Hercule, bonne consciente.

Le 5 octobre dernier, elle est venue à l’agence pour une première mandorisation…

cécile hercule,bonne conscience,interview,mandorBiographie (écourtée) de Cécile Hercule, selon Oldelaf :

Le début, l’éveil, c’est en jonglant avec des balles plutôt qu'avec des mots. Ecole du Cirque à Lyon, sa ville chérie.

Puis elle quitte le cocon familial, et tente l’aventure ailleurs. En faisant jouer son corps et en disant les mots des autres, en tant que comédienne et tous ses rôles dans des séries télé. Mais en 2006, l'appel de la musique est trop fort, famille de musiciens oblige.

Elle devient alors Cécile Hercule, et chante ses mots à elle. Sur les scènes de France avec David Tétard d’abord, puis en tournée avec Mickey 3D.

Ce dernier devient un partenaire artistique privilégié, ils chantent ensemble, écrivent ensemble.

Mais elle se met à aussi à évoluer seule, comme une grande. Mickey l’encourage. C’est lui qui va produire son premier album en 2010.

Cécile se met alors à exister. La Tête à l’envers. Ce premier album renferme des pépites : « Roger », « la nonchalance ». Et permet à Cécile d’asseoir ses envies, ses opinions. Une musique douce et pop, sa voix douce qui s’affine. Et ces mots qu’on découvre enfin. Cet album lui permet de voyager, de faire de nouvelles rencontres. Monsieur Lune qui l’embarque dans l’aventure Gaston et Lucie.

Plus récemment Emilie Marsh et Joko, rencontrées à Astaffort. Ensemble, elles forment Bodie. Aventure musicale conceptuelle moderne et décoiffante.   Mais Cécile ne lâche rien et sait ce qu’elle veut. Elle continue d’écrire. Elle continue de jouer. Elle continue d’avancer.

Le 2ème album, Bonne conscience, selon Oldelaf : Cet album fait du bien. Il parle de ce parcours. Des cécile hercule,bonne conscience,interview,mandorrencontres. Des mecs. Des filles. Des deux ensemble. De la vie pas toujours jolie mais à laquelle on s'accroche comme des damnés.

Et moi, je trouve que Cécile a un talent fou pour raconter ces choses. Et les rendre jolies. Elle apporte à mon sens quelque chose d’une fraîcheur et d’un renouveau incroyable dans les textes et d’une fragilité totalement touchante. Son sens du « name-droping » me rend jaloux ! On réfléchit, on s’abandonne, on rit jaune parfois, comme dans Bonne conscience sur la dictature du Bio obligatoire, co-écrite avec Oldelaf, un type dont on connaît toutes les qualités puisque c’est moi... Et puis on lit dans les musiques quelques accents pop n’ayant pas peur de flirter avec le rock indé. Des riffs guitares percutants mais jamais violents. Car le mentor de toujours n’est pas loin. Cécile et Mickey se retrouvent pour un duo inédit :

« Isabelle et Serguei » - conte moderne barré sur une histoire d’amour tragique à sourire dans le monde du patinage artistique… On y retrouve, comme tout au long de l’album des claviers vintages à la Jupiter, ou Moog, des nappes et des thèmes bien sentis qui vous emmènent ailleurs et qui servent le propos. Les arrangements de Vincent Bonnet-Gayaso et Jean-Claude Hercule sont léchés. Légers. Pas de surenchère. De petits sons acoustiques de guitare ou ukulélé qui cadencent. Juste la bonne idée au bon moment.

Mais pour être franc, j’ai toujours trouvé que parler d’un album le réduisait considérablement et bouleversait évidemment l’objectivité. Alors que le plus simple ne-serait-il pas de l’écouter ?

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cécile hercule,bonne conscience,interview,mandorInterview :

Ton père est Jean-Claude Hercule. Il a fait une grande partie de sa carrière à la Maison  pour tous des Rancy en tant que directeur de la structure. Il est guitariste et professeur de musique. C’est lui qui t’a appris à jouer de la guitare ?

J’avais 16 ans. J’ai appris la guitare dans ses cours collectifs. C’était un peu gênant parce que je n’étais pas une grosse bosseuse. Je devais lui faire un peu honte (rire). Je n’ai fait qu’un an de cours, mais c’était plutôt sympa.

Avant de faire de la musique, tu faisais du cirque.

A 14 ans, j’ai commencé à m’entrainer tous les week-ends dans un atelier de cirque. A 15 ans, je suis parti faire des spectacles de feu et de jonglage, en Ardèche. On gagnait des sous. J’essayais de mettre un peu de poésie dans ce que je proposais. Je ne faisais pas du cirque « classique », mais du cirque contemporain. Plutôt que la technique, ce qui m’intéressait,  c’était de transmettre des émotions.

Ensuite, à 18 ans, tu fais une école de théâtre à Lyon.

J’ai continué le cirque à côté quelques années. J’ai arrêté cette activité à 23 ans.

Tu es montée à Paris, comme toute personne qui veut réussir une carrière d’artiste.

Je suis plus partie pour une histoire sentimentale. Moi, je voulais faire du théâtre à Lyon. Je n’avais pas le rêve de venir à Paris. Une fois sur place, j’ai rencontré un agent qui m’a permis de passer quelques castings. J’ai tourné dans quelques téléfilms.

Clip de "Bonne conscience", tiré de l'album Bonne conscience.

La musique a pris le pas comment ?cécile hercule,bonne conscience,interview,mandor

Ça s’est fait naturellement. J’aimais bien écrire mes petites chansons avec les trois accords que je connaissais à la guitare, mais je ne pensais pas faire des concerts. A un moment, j’ai eu tellement de chansons que je me suis dit qu’il fallait que j’en fasse quelque chose. Je ne connaissais personne dans ce milieu, alors j’en ai parlé à droite à gauche à des gens qui faisaient un peu de musique. J’ai finalement réussi à faire une maquette avec des amis musiciens. J’ai pu faire écouter mes premières chansons. Ce n’est pas devenu une idée obsessionnelle, mais j’avais soudain très envie de faire des concerts.

Tu as fait tes premiers concerts en 2006. Tu fêtes donc tes 10 ans de scène.

C’est vrai. Je n’y ai pas pensé. On pourrait faire une fête ce soir (rires). Je vais préparer un couscous.

Il y a quelques artistes importants qui ont traversé ta vie professionnelle. David Tétard d’abord et Michael Furnon ensuite.

J’ai chanté sur pas mal de chansons du dernier album de David Tétard. Je l’ai adoré et je trouve dommage qu’il n’ait pas eu le succès qu’il méritait.

Clip de "Isabelle et Sergueï" (duo avec Mickey 3D), tiré de l'album Bonne conscience.

cécile hercule,bonne conscience,interview,mandorEt Michael Furnon ?

Nous nous sommes rencontrés sur un truc qui s’appelait MySpace, je ne sais pas si tu te souviens de ce que c’était (sourire). Il venait juste de s’inscrire et il est tombé par hasard sur ma page. Il m’a fait une demande d’ami. Nous avons discuté, puis je suis allé le voir en concert. Il aimait ce que je faisais et il m’a proposé de produire le premier album. C’était une grande chance pour moi. J’ai joué dans son groupe pendant 4 ans et il m’a proposé de faire les premières parties. Il m’a permis de faire connaitre ma musique et de vendre mes disques à la fin des concerts. Je lui dois beaucoup.

Dans tes chansons, tu traites des sujets sérieux, mais avec humour et ironie.

Quand j’ai des soucis dans la vie, j’aime bien en parler avec légèreté. Je me protège. Mes chansons sont à mon image. Je ne peux pas parler d’histoire d’amour au premier degré,  je trouve cela très difficile. Le second degré est quelque chose que je tente de maîtriser.

Tu continues ta carrière de comédienne ?

Oui. J’aime bien faire des choses différentes. Je trouve cela sain de varier ses activités.

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Pendant l'interview...

Tu écris comment ?cécile hercule,bonne conscience,interview,mandor

Très vite ou pas. Quand j’ai une idée de thème, je cherche l’angle pour l’aborder. Si je n’ai pas d’idée, je bloque, donc je ne force pas.

Ton père a fait les arrangements de tes chansons les plus « chansons », pas celles qui sont plus « pop ».

Il est très fort pour les chansons avec les cordes comme « Va-t’en ». Depuis le premier album, mon père travaille avec moi. Mon frère aussi. Il réalise des clips et m’écrit des chansons. Je bosse avec eux pas pour leur faire plaisir, mais parce que j’aime ce qu’ils font.

Qui admires-tu dans le métier ?

Une chanteuse comme Clarika m’a vraiment inspiré pour mes premières chansons. J’aime beaucoup son écriture.

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Après l'interview, le 5 octobre 2016.

Ce qu'en dit Télérama :

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