Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Parnell : interview pour Ce qu'il en reste | Page d'accueil | 14e Salon du Livre et de la Chanson de Randan : bilan et photos. »

06 avril 2016

La Maison Tellier : interview pour Avalanche

la maison tellier,avalanche,interview,yannick,helmut tellier,mandor

Véritable succès critique et public, Beauté pour tous, le précédent album studio de La Maison Tellier, l’a positionné comme l’un des groupes incontournable de la scène française. Bien décidés à entériner leur statut, les cinq Tellier reviennent avec un album ambitieux et magnifique, Avalanche.

Yannick, alias Helmut Tellier, auteur-compositeur-interprète du groupe a été mandorisé une seconde fois (la première, à l’occasion de la sortie de l’album live Beauté partout, en novembre 2014, est à lire ici)

la maison tellier,avalanche,interview,yannick,helmut tellier,mandorArgumentaire du disque :

Dès le premier titre La Maison Tellier donne le ton de ce nouvel album : Cinq est le numéro parfait. Cinq musiciens à l’heure de leur cinquième album. Le groupe n’y est pas allé par quatre chemins. L’album précédent glorifiait le combat pour la beauté. Celui-ci témoigne d’une quête. Une quête vers la joie. Comme certains sont en quête de la foi. Une quête semée d’embûches, de doutes et d’angoisses (« J’ai rêvé d’Avalanches », « Haut, Bas, Fragile »). De questions sans réponses (« Où Sont les Hommes ? »). Une quête où la musique et l’amitié tiennent lieu d’armes fatales (« Cinq est le Numéro Parfait »). Où l’amour (« En Toutes Choses », « Beautiful Again »), les femmes (« Amazone ») et la fête (« 23h59 ») viennent aider nos 5 Chevaliers de la Table Ronde à s’approcher du Graal.

la maison tellier,avalanche,interview,yannick,helmut tellier,mandor

la maison tellier,avalanche,interview,yannick,helmut tellier,mandorInterview :

Beauté pour tous a été très bien accueilli, ça a placé la barre haute pour le disque suivant, non ?

Nous l’avons pris comme une forme de reconnaissance et cela a eu un côté stimulant pour enchaîner sur Avalanche. On a essayé d’enfoncer le clou pour rester dans la même démarche, voire de faire encore mieux.

Avalanche est l’album le plus pop de La Maison Tellier, il me semble.

(Rires.) On a fait rentrer le loup dans la bergerie. Pour la première fois, on a eu un réalisateur de bout en bout, Yann Arnaud. Du coup, cela a donné une cohérence dans le son. On avait tous confiance en lui et on a accepté de le suivre dans des choix esthétiques qui n’auraient pas été les nôtres. Il nous a parfois mis devant nos contradictions, c’était intéressant. Il a une élégance dans le son qui s’est parfaitement mariée à notre style musical.

Dans Beauté pour tous, vous étiez partis dans de multiples directions parce que vous étiez livrés à vous-mêmes ?

Oui, cela nous a incités à nous autoriser plein de choses. Il y a les deux côtés de la médaille quand on réalise nous-mêmes. On est plus libre, mais on peut s’égarer. Aujourd’hui, grâce à Yann, nous avons moins d’instrumentaux à rallonge, de musiques un peu cinématographiques. Il reste mes influences et celles de Sébastien avec qui j’ai co-composé l’album avant de faire les arrangements avec les autres membres du groupe. A l’origine, j’étais partie pour faire quelque chose d’assez live, d’assez simple et potentiellement d’un peu rock… et, au final, on a un objet qui est soyeux. Yann m’a encouragé à crooner plutôt qu’à crier sur certaines chansons. Etre dans le murmure, un peu caressant, je dois dire que c’est une surprise. Nous sommes tous très fiers de ce disque-là.

Clip officiel de "Amazone".

Est-ce que ça va faire bouger vos habitudes scéniques?la maison tellier,avalanche,interview,yannick,helmut tellier,mandor

On a nécessairement des instruments qui se sont ajoutés, mais ça ne change pas notre approche de nos modes de fonctionnement scéniques.

La chanson « Cinq est le numéro parfait » parle de votre groupe.

Oui, mais j’aime bien mettre quelques filtres et nous présenter de manière plus romancée. On a passé des heures innombrables sur des autoroutes, dans des stations-services à faire des pleins, ce n’est la chose la plus romanesque qui soit. Ce genre de chanson donne un sens un peu mythique, voire métaphysique, à tous ces instants et au fait de fabriquer des chansons. C’était aussi ma façon à moi de remercier mes partenaires et de leur dire que ma vie a changé grâce à eux.

Ça m’a fait penser à cinq chevaliers qui partent sur la route à la recherche du Graal ?

C’est tout à fait ça. Nous savons que l’on recherche quelque chose, mais nous ne savons pas quoi.

la maison tellier,avalanche,interview,yannick,helmut tellier,mandor

Parfois, il y a des chansons que je ne comprends pas, comme « Où sont les hommes ? », mais ça ne me dérange pas. Ça laisse mon imagination travailler un peu.

(Rires) Je ne la comprends pas plus. Cette chanson était un peu une boutade. J’ai voulu parodier une chanson de Patrick Juvet qui m’a toujours intriguée, « Où sont les femmes ? ». Je n’ai pas voulu choisir mon camp, je pose juste la question, « où en sont les hommes du XXIe siècle qui ont grandi dans un monde où l’égalité homme femme est prioritaire ? » J’avoue que l’on a perdu un peu nos repères.

Les gens reçoivent les chansons chacun à leur façon. Ils comprennent ce qu’ils veulent comprendre.

Je n’aime pas les chansons qui ne sont que du collage de mots qui sonnent bien. Je trouve qu’il faut un juste milieu entre ce type de chansons là et les chansons narratives au premier degré constant. J’aime bien l’idée qu’on ait envie d’écouter la chanson plusieurs fois pour se l’approprier et trouver son sens.

la maison tellier,avalanche,interview,yannick,helmut tellier,mandor

Les commentaires sont fermés.