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02 mars 2016

Stéphane Nolhart : interview pour le livre De sang et la maison d'édition Ravet-Anceau

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de sang,polars en nord,ravet-anceau,stéphane nolhart,interview,mandorStéphane Nolhart est écrivain. Il est d’ailleurs en pleine écriture d’un nouveau livre (dont j’ai lu les fascinantes premières pages), Largo. Il m’est arrivé de le recevoir ici comme auteur, mais je l’accueille cette fois-ci comme directeur d’ouvrage chez Ravet-Anceau à l’occasion de la sortie du livre De sang (collection Polars en nord). Je lui ai donc posé quelques questions sur la maison qui édite le livre et sur ce recueil de 30  nouvelles en particulier.

(Merci à l’éditrice de cette maison, Marion Weber-Massenat, pour ces quelques précisions apportées dans les réponses).

4e de couverture :

« Dimanche matin, des morceaux de corps humain carbonisés ont été découverts dans ce qu’il restait d’une poubelle incendiée. Dans la foulée, les pompiers ont également été sollicités pour circonscrire deux nouveaux incendies signalés à deux autres endroits de la ville. Là encore, les soldats du feu ont trouvé des restes de corps. »

Ce fait divers a inspiré trente et un auteurs de la collection Polars en Nord des éditions Ravet-Anceau. Ces de sang,polars en nord,ravet-anceau,stéphane nolhart,interview,mandorplumes expertes en crime ont imaginé les pires scénarios : ils vous offrent ici trente nouvelles inédites. Trente nouvelles plus noires, plus étonnantes et plus frémissantes les unes que les autres.

Imaginé par un journaliste de La Voix du Nord, ce fait divers est une fiction créée pour les auteurs de la collection Polars en Nord. Il fut le point de départ de l’écriture des nouvelles du 200e titre de cette collection de polars régionaux à succès.

Les auteurs et l’éditeur Ravet-Anceau ont décidé que les droits et profits de ce « Polars en Nord no 200 » seraient reversés à l’association Le Noël des déshérités de La Voix du Nord.

Ont participé à cet ouvrage : Alain Stucker, Alain-Paul Autret, Aude Lhôtelais, Benoît Chavaneau, Bernard Leconte, Bernard Thilie, Christine Desrousseaux, Christophe Arneau, Denis Albot, Emmanuel Sys, Francis Essique, Françoise Samsoën, Geneviève Reumaux et René Charlet, Gérard Bertuzzi, Guillaume Lefebvre, Hervé Hernu, Hervé Jovelin, Irénée Deltombe, J. Wouters, James Holin, Jean-Pierre Bocquet, Lakhdar Belaïd, Luc Watteau, Marc Le Piouff, Marie Goudeseune, Michel Bouvier, Philippe Declerck, Philippe Tassart, Stéphane Nolhart, Sylviane Taquet.


de sang,polars en nord,ravet-anceau,stéphane nolhart,interview,mandorInterview :

Ce livre est le 200e de la collection Polars du Nord et il coïncide avec les 10 ans de la collection. Pouvez-vous me présenter cette collection ?

La collection Polars en Nord est née en 2005 avec pour premier titre Le vagabond de la baie de Somme de Léo Lapointe, vendu à ce jour à plus de 12 000 exemplaires, toujours diffusé en librairie et adapté récemment en téléfilm pour France 3. Cette collection explore le roman noir, du polar au thriller en passant par le whodunit. Son parti pris : le suspense près de chez vous. Nos polars se déroulent principalement à ce jour  en  Nord-Pas de Calais-Picardie, en Normandie et en Belgique francophone. Nous en publions plus d’une vingtaine par an, qu’ils s’agissent de premiers romans ou d’écrits d’auteurs « maison ».

Pour trouver l’idée de ce 200e livre, vous vous êtes réunis dans les locaux de chez Ravet-Anceau. Au fil des échanges, est née l’idée d’un projet singulier, original et audacieux que j’aimerais que vous m’expliquiez.

L’équipe éditoriale a imaginé ce 200e titre comme un hommage. Il fallait qu’il s’intègre dans une réflexion globale, qu’il soit vraiment différent des autres. C’est pourquoi nous avons réuni des auteurs de la maison pour un échange. Le but : qu’ils nous disent comment ils voyaient le 200e Polars en Nord. Ce sont eux qui font vivre la collection depuis dix ans, il nous semblait important de les impliquer encore plus à ce moment particulier. Après une matinée de réflexion collective s’est dessiné le projet de ce recueil de nouvelles. Immédiatement, les auteurs ont souhaité que leurs droits d’auteur soient reversés à une association caritative. L’idée d’un fait divers commun a permis de donner une cohérence à l’ouvrage et a pimenté l’exercice : si la nouvelle est déjà en soi un genre particulier, l’écriture sous la contrainte est une difficulté supplémentaire !

Il y a trente nouvelles inspirées d’un même fait divers. Trente angles différents pour raconter la même histoire, c’est un défi facile ou complexe ?

Le point de vue des auteurs à ce sujet est assez partagé : certains ont eu du mal avec cette contrainte et ont cherché à la détourner. D’autres ont joué avec, et elle leur a parfois permis d’aller au-delà de leur zone de confort habituelle, de découvrir un autre horizon. Un nouvel imaginaire est né. De notre côté, nous craignions les redites. Mais finalement, s’il existe quelques similitudes quant aux thèmes abordés, chacun a su recréer un univers bien à lui. Le défi était complexe mais a été relevé avec brio par nos trente et un auteurs.

Bande annonce du livre, De sang, réalisé par Hervé Hernu.

Comment avez-vous choisi les auteurs ?

Nous avons partagé l’idée de l’écriture d’une nouvelle avec une quarantaine de nos auteurs Certains ont répondu avec enthousiasme et s’y sont mis rapidement. D’autres, moins à l’aise avec la forme de la nouvelle, ont préféré ne pas s’y risquer. Ou n’était pas disponible. Toutes les nouvelles que nous avons reçues ont été publiées.

Vous-même, vous vous êtes mis en danger en livrant à vos auteurs votre propre nouvelle. Pourquoi avoir écrit dans ce livre ?

Quand Marion m’a proposé d’écrire une nouvelle dans ce recueil, considérant que c’était pour une œuvre caritative, j’ai tout de suite accepté. Je travaille avec les auteurs de la collection sur les corrections ou modifications éditoriales à apporter (ou pas) à leur texte. Ce sont parfois des heures de discutions (justifiées) pour une virgule ou une idée. Contrairement aux auteurs Polars en Nord qui excellent dans le genre Polars, l’exercice était nouveau pour moi et naturellement j’avais le sentiment d’être jeté dans la fosse aux lions, un poil attendu au tournant. J’ai biaisé. J’ai fait une nouvelle noire qui parle de polars et d’éditions mais pas un polar dans les règles. Je ne suis pas descendu à proprement parlé sur leur terrain de jeux. 

Quels sont les projets de Ravet-Anceau en terme d’évolution ?

La collection Polars en Nord a vu naître sa petite sœur il y a trois ans : Polars en Nord Junior. Des enquêtes menées par des enfants pour de jeunes lecteurs (à partir de 8 ans). Nous publions par ailleurs des romans historiques et contemporains, des biographies, des livres de cuisine… Nous réfléchissons aussi actuellement à de nouvelles collections en littérature. Enfin, concernant la collection Polars en Nord la zone géographique s’étend…

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