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16 août 2015

Gil Alma (de "Nos chers voisins") : interview pour son one-man-show, "La vie est belle"

gil alma, nos chers voisins, la vie est belle, interview

Vous le connaissez tous, Gil Alma est un des comédiens du programme court de TF1, Nos chers voisins. Il joue le rôle d’Alain Stuck. « Plutôt charmant, ce serveur dans l'hôtellerie a cependant une vision assez machiste de la vie. Légèrement misogyne et égocentrique, il est persuadé de faire preuve d'autorité chez lui mais est complètement manipulé par son beau-fils et sa compagne, Karine, qu'il aime passionnément. Il pense mériter l'admiration des femmes en général. Il a souvent de grandes théories sur la vie mais maîtrise assez mal l'art de l'argumentation. Sympathique, bon vivant et tolérant, il adore les gens et faire la fête… » (présentation du site de la série)

Le succès de Nos chers voisins accroît alors de manière signi­fi­ca­tive la noto­riété de l’ac­teur. Avec le cinéma (il a joué dans 11 films), la télé, le théâtre, la pub et même des clips, Gil Alma mène en paral­lèle une carrière d’hu­mo­riste. En 2012 naît son premier one-man show, baptisé Gil Alma Born to be a star ou presque et, tout récemment, un deuxième intitulé La vie est belle.

J’ai rencontré le comédien, le 28 juillet dernier, dans les coulisses du 18ème plateau Comedy Queen organisé par Give Your Talents et présenté par Boris Gasiorowski au Théâtre de Dix Heures. Il en était le parrain.

gil alma, nos chers voisins, la vie est belle, interviewInterview :

Tu es parrain du Comedy Queen, 18e du nom. Tu en attends quoi ?

J’attends d’apprendre des autres. Je suis sûr que parmi ces jeunes, il y en a des forts doués. Moi, je reste humble face à eux, même si je suis censé avoir plus d’expériences. Je ne pense pas donner de conseils particuliers. Chaque humoriste a son travail et je ne me vois pas juger un autre. Moi, je viens surtout découvrir de nouveaux talents.

En arrivant, je t’ai vu manger, converser avec les uns et les autres.

Il ne manquerait plus que je mette de la distance avec ceux qui débutent. Il n’y a aucune différence entre nous.

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Tu es connu pour ton rôle dans Nos chers voisins, mais tu as 11 films au cinéma à ton actif et de nombreux rôles dans des séries télés… j’imagine qu’on ne te parle que de ton rôle d’Alain Stuck.

C’est normal et ça me fait plaisir. Il faut savoir accepter l’étiquette qu’on te colle… sinon, tu deviens malheureux. J’accepte qu’on m’arrête dans la rue et qu’on m’appelle Alain ou minou. On me voit tous les jours à la télé dans ce rôle, je serais étonné du contraire. Ça devient une partie de moi.

Ça ouvre des portes ?

Oui. Mais ça en ferme aussi. En termes de boulot, on m’a oublié dans le genre « dramatique ». C’est pourtant ce que je faisais avant. Je ne vais pas me plaindre. Je travaille beaucoup en ce moment. Quand j’ai commencé le théâtre à l’âge de 19 ans, j’y suis allé parce que je faisais rire les copains.

Sur ton site internet officiel, il est indiqué : comédien-auteur-humoriste.

Ce sont mes trois activités. Le statut d’humoriste, je l’assume complètement parce que je fais du one-man-show. Je vais jouer mon nouveau spectacle La vie est belle à partir de janvier 2016. En ce moment, je le joue déjà, mais dans de toutes petites salles. Je le rode. Je vois ce qui marche, ce que je dois modifier, je change, je réécris… bref, je le fignole pour qu’il soit prêt au moment voulu.

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Rien à voir avec ton premier one-man-show, Gil Alma Born to be a star?

Non, tout est nouveau. Entre temps, j’ai eu des enfants et c’est une sacrée source d’inspiration. J’ai évolué en tant que bonhomme et le spectacle évolue en fonction.

Quand tu as commencé le théâtre, c’était pour te lancer dans le one-man-show ?

Je ne savais pas trop. Pendant que je prenais mes cours, j’étais aussi poissonnier sur les marchés. Ma vie allait basculer entre ses deux métiers : poissonnier ou comédien. J’étais très mauvais en Français. Mes classiques, je ne les connaissais pas du tout, je suis donc arrivé là comme un cheveu sur la soupe. Au bout de trois ans, je me suis dit qu’il fallait que je monte tout seul sur scène. C’était comme une évidence.

Tu as pris des cours d’art dramatique.

Oui. Ce qui m’a obligé à lire les classiques que je n’avais jamais lu. C’était dur au début, mais ça m’a beaucoup plu. J’étais timide et passer sur scène devant des gens que je ne connaissais pas, c’était compliqué. Etre comédien, ça s’apprend. Donc, j’ai appris au fil des années. Beaucoup de gens m’ont fait confiance, ce qui me permet aujourd’hui de travailler.

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Quand les gens viennent vous voir, ils viennent applaudir Gil ou Alain ?

Honnêtement, c’était plutôt Alain, mais ils ne ressortent jamais déçus de Gil.

Il te ressemble un peu cet Alain ?

La comédie, c’est surligner les défauts. Tous les défauts qu’Alain a dans la série, je les ai, mais à un niveau moins important… sinon, je serais un cas grave (rire).

Quand tu as été pris dans ce rôle-là, tu t’es dit « pourquoi moi ? »

Non, j’étais content. J’avais déjà fait un programme court qui s’appelait « Tongs et paréo » sur M6 en 2008. On n’a fait qu’une saison, on s’est planté. L’écriture ne devait pas être assez ficelée. Je m’étais donc dit que, pour moi, le programme court humoristique, c’était fini. Quand j’ai été pris pour Nos chers voisins, j’ai pris ça comme une seconde chance.

Dans ton rôle d’Alain Stuck, tu as la possibilité de suggérer des choses ?

Il y a 35 auteurs sur cette série. La première saison, on a fait 1200 minutes. Je ne sais pas si tu t’imagines ce que cela représente. Ça fait 1200 sketchs. J’ai dû en faire 500. A la télé, c’est énorme. Parfois, j’essaie d’improviser, même de manière infime, mais tout est écrit, donc c’est délicat. On est assez strict.

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Vous tournez à quel rythme ?

On tourne trois mois et demi à l’année, tous les jours entre 9 heures et 18heures. Ce sont des heures de bureau. On fait de 6 à 10 sketchs par jour, donc nous avons 6 pages par jour à apprendre. Je te donne là des moyennes. On n’a pas beaucoup le temps de souffler, mais c’est stimulant.

Depuis 3 ans, tu dois apprécier cette popularité…

Oui, bien sûr, mais ce qui m’intéresse c’est de bosser et de faire des rencontres artistiques. Bon, c’est toujours sympa quand les gens nous sourient, nous accueillent à bras ouvert. Tu sais, je suis préparé au fait que ça puisse s’arrêter un jour. Et la série et la popularité. Le sens inverse arrive très vite. Je ne m’accroche donc pas trop à ça. Je relativise.

Tu te souhaites quoi dans ce métier ?

Je suis content de ce que j’ai et il faut savoir être content de ce que l’on a. J’aimerais évidemment que mon one-man-show prenne et que je m’amuse avec les gens. En télé, nous sommes en pourparlers pour faire un téléfilm qui débouchera surement sur un six fois cinquante-deux minutes de Nos chers voisins. Un peu comme la série Fais pas ci, fais pas ça. Ce serait sympa parce que l’on sortirait un peu des sketchs. Cela ferait évoluer les personnages et nous aussi. Pour finir, un peu de cinéma ne me déplairait pas.

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Pendant l'interview le 28 juillet 2015 au Théâtre de 10 heures.

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