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13 avril 2015

Julie Zenatti : interview pour Blanc

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julie zenatti,blanc,interview,le magazine des espaces culturels leclercParmi les chanteuses à voix de notre pays, la seule que j’apprécie réellement est Julie Zenatti. Je ne sais pas pourquoi, son grain de voix me touche. La jeune femme est discrète, voire timide et cela ajoute à mon intérêt pour elle. De plus, elle fut l’une des premières mandorisées. En 2007, je l’avais interviewé pour son album La boite de Mandor… non, pardon, La boite de Pandore. Deux ans plus tard, nous nous sommes revus pour évoquer sa participation au jury de l’émission X Factor. Enfin, en 2010, nouvelle mandorisation pour la sortie de Plus de diva. Voici donc la quatrième chronique sur et avec Julie Zenatti. Elle est venue à l’agence pour évoquer son nouveau disque Blanc. Je vous propose l’interview publiée dans Le magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois d’avril 2015).

Et évidemment, pour le blog, d’autres questions vous sont proposées.

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Clip de "D'où je viens".

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Clip de "Les amis".

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Clip de « Je ne t’en veux pas », duo avec Grégoire.

Bonus mandorien:

Parlez-nous d’Emmanuel da Silva (mandorisé là) qui a écrit quand même six morceaux, alors que vous n’avez pas du tout le même univers.

Il est très fort. Il rentre toujours dans la peau de la personne pour qui il écrit. Et puis, il est rigolo parce que c’est un auteur qui s’immisce dans ta vie. La première fois que je l’ai rencontré, c’était dans un café à côté de chez moi. Je ne savais pas si on allait réussir à faire des chansons ensemble, mais je savais juste que j’avais passé un bon moment. On a parlé musique, de la vie en général, j’ai aussi évoqué la naissance de ma fille qui avait tout juste quatre mois. J’étais dans un moment « entre deux eaux ». Je ne savais pas si je voulais retourner dans une maison de disque et je m’interrogeais sur ma vie artistique. Quelques semaines après, il m’a appelé pour me dire qu’il allait à Paris et qu’il souhaitait venir chez moi avec ma guitare et mon micro pour faire des chansons. On a commencé comme ça, dans le salon, comme des copains, sans savoir où on allait. Au fur et à mesure, il a pris de plus en plus d’importance parce qu’il n’hésitait pas à me pousser dans l’écriture et dans mes questionnements. D’ailleurs, quand je travaillais avec d’autres auteurs compositeurs, je lui faisais écouter mon travail. Tout ça s’est fait très naturellement. C’est même lui qui a enclenché le processus qui m’a incité à proposer mon projet au label Capitol. C’est un peu grâce à lui que ce disque existe.

C’est vrai que vous avez mis votre grain de sel assez fréquemment sur les textes ?

Oui, c’est vrai. Je suivais tout ça au mot près, à la virgule. Avec « mes » auteurs, il y avait une recherche évidente de symbiose complète avec la chanteuse. Il fallait que l’ensemble soit cohérent et que l’on n’ait pas l’impression que l’on passe d’une chanteuse à une autre d’une chanson à une autre. Je plaisante quand je raconte aux médias que je les ai poussées à bout, parce qu’en vrai, encore une fois, tout cela s’est fait naturellement.

Dans « La vérité », qui est une chanson d’Emmanuel da Silva, vous êtes en colère.

C’est la seule chanson où je serre les dents et je me mets en colère. C’est une chanson sur une rupture, mais je ne dis pas forcément que c’est la faute de l’autre. J’explique que quand on est quitté, c’est difficile de se rendre compte que l’on s’est trompé sur soi et sur la personne avec laquelle on vivait l’histoire.

Clip de "Pars sans rien dire".

On pourrait croire que « Pars sans rien dire »est une chanson d’amour, mais ça n’en est pas une.

Je parle beaucoup d’amitié sur cet album, que ce soit sur « Si tu veux savoir » ou évidemment « Les amis ». « Pars sans rien dire » est une chanson d’amitié. Je dis à la personne qui est en face que je ne vais plus pouvoir l’aider. A un moment, si son choix est de disparaitre, de s’en aller et couper les liens avec tout ce qui était important pour elle, alors je vais le respecter et cela deviendra une autre forme d’amitié. Un jour peut-être que l’on se recroisera.

C’est exactement le même thème que la chanson de Goldman, « Puisque tu pars ».

Ah bon ? Je pensais que c’était une chanson d’amour. Comme quoi, chacun s’approprie une chanson par rapport à sa propre histoire. Vous voyez, même moi, je me fais avoir. C’est ça la force d’une chanson.

A quoi sert une chanson, selon vous ?(Note de Mandor : cette question est déjà posée dans l’article du magazine (plus haut), mais la réponse correspond à une autre question qui était initialement celle-ci : « Dans la chanson « Introvertie », vous expliquez que vous êtes timide. Ce n’est pas l’image que l’on a de vous. » Bref, il y a eu un petit cafouillage indépendant de ma volonté.)

Ça peut être un remède pour les gens qui n’ont pas forcément les mots pour s’exprimer. Cela peut-être également un refuge, un endroit où ils ont l’impression qu’on les comprend. Si on détourne l’histoire à sa propre vie, on peut y trouver du bonheur. Je crois qu’on aime une chanson quand on se sent concerné.

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Après l'interview, le 16 mars 2015.

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