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06 mars 2015

Fanny Chiarello: Prix Landerneau Découvertes 2015 pour Dans son propre rôle

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fanny chiarello,dans son propre rôle,prix landerneau découvertes 2015,interview,mandorLe Prix Landerneau Découvertes 2015 a été attribué à Fanny Chiarello pour son roman Dans son propre rôle. Elle nous emmène dans l’Angleterre de l’après-guerre, en 1947. Deux femmes, deux domestiques, vont passer outre la lutte des classes et se retrouver autour d’une passion commune : l’opéra. Il s’agit là d’un roman musical qui nous entraîne dans les fissures et les lézardes, les bémols et les bécarres de deux êtres que le hasard (et une lettre mal adressée) va faire se rencontrer. Reprenant à nouveau les thèmes qui lui sont chers (le début du 20e siècle, les parcours des femmes, la musique et surtout l’opéra), Fanny Chiarello nous propose un roman tout en nuances, accordant ses violons aux émotions de ses personnages.

Pour le magazine des Espaces Culturels Leclerc (enseigne créatrice du dit Prix), le 11 février dernier, j’ai rencontré Fanny Chiarello dans un bureau/cuisine/cantine de sa maison d’édition, deux heures avant qu’elle ne se rende à la soirée de remise de prix.

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fanny chiarello,dans son propre rôle,prix landerneau découvertes 2015,interview,mandorBonus mandorien:

Vous travaillez huit heures par jour, tous les jours…

Oui, d’abord parce que c’est un besoin. Ça peut me rendre hystérique si j’ai trois choses à faire dans la journée qui m’empêchent de travailler comme je le voudrais. Si je ne travaille pas, j’ai l’impression que les idées fuient. Je crois en la force du premier jet, même si je retravaille énormément après. J’adore travailler et retravailler la phrase. Il faut tout balancer quand c’est frais, il y a plus de puissance dans les mots.

Quand une idée de roman arrive et que vous le commencez, êtes-vous certaines d’être dans la bonne direction ?

Non, pas souvent même. Ça m’est arrivé plein de fois de jeter 150 pages parce que je sentais que ça ne prenait pas et que ça ne prendrait jamais. Le but est de sentir qu’on va pouvoir aboutir et que le roman va être accepté par la maison d’édition.

Arrivez-vous à terminer un livre, c’est à dire à savoir que le livre ne peut plus évoluer en mieux ?

C’est très bien qu’à un moment, il soit publié… pour qu’on n’en parle plus. Moi, je n’estime jamais qu’un livre est abouti, mais si l’éditeur estime qu’il l’est, je lui fais confiance.

Lorsque vous écrivez, pensez-vous aux lecteurs ?

Jamais. C’est important de ne pas trop savoir ce qu’il se passe à côté, de ne pas savoir qui pourrait lire, sinon, ça peut être paralysant. Déjà, le fait d’exister dans une rentrée littéraire où il y a 500 livres, c’est vertigineux ! Je m’isole de toute pensée déstabilisatrice.

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Après l'interview, le 11 février 2015 dans les locaux des Editions de l'Olivier.

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