Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Chico : interview pour Chico & The Gypsies & International friends | Page d'accueil | Alexiane DE LYS : interview pour Les ailes d'émeraude »

29 décembre 2014

Lou Marco : interview pour Sous la peau

lou marco,sous la peau,interview,mandor

(Photo : Youri Lenquette)

La musique de Lou Marco est un mélange de rock et d’électro : une musique hybride, tout commelou marco,sous la peau,interview,mandor elle à vrai dire. Son premier album, Sous la peau, est sorti il y a quelques mois… il m’avait échappé. Séance de rattrapage obligatoire parce que je ne peux passer sous silence ce disque à la fois grave, intense et lumineux. Un recueil de chansons d’une joliesse mélodique dans un écrin électro-pop. Une belle entrée sur scène pour cette trentenaire longtemps restée dans l’ombre.

Et la voix de Lou…

La jeune femme est venue à l’agence le 19 novembre dernier…

lou marco,sous la peau,interview,mandorBiographie officielle (par Laurence Romance) :

Partout chez Lou Marco, et même dans l'air respiré, règne la musique. Les charmes surannés du passé côtoient des audaces inédites. Ici, John Carpenter rencontre les Gorillaz et l’éclatant Prince frôle l’oubliée Bobbie Gentry ; Johnny Cash unit sa voix immémoriale aux loops synthétiques d'Aphex Twin tandis que les Specials troussent joyeusement Nancy Sinatra. Surf music et dub emplissent l'atmosphère de guitares claires et de basses grondantes.

La fille qui orchestre cette orgie sonique refusera toujours de choisir entre « les trucs sauvages et primitifs, les chansons sophistiquées et les climats étranges ». Elle-même, curieusement contrastée, a poussé telle une herbe folle au milieu des percussions et autres instruments de son père. Là est née sa fascination pour les vieux synthés, pédales d'effets et « machines en tous genres ». 

Lou Marco a d’abord œuvré avec le regretté Nikola Acin, critique rock et musicien lui-même, qui signe la moitié des textes de cet album. En 2008, elle compose la musique de la pub du parfum L'Homme d'Yves Saint Laurent: "Everything Can Go", et il en écrit les paroles.lou marco,sous la peau,interview,mandor

Peu après la sortie de son EP en avril 2013, elle rencontre Arthur H (mandorisé et), qui l’encourage à écrire en français. Lou lui propose alors de reprendre « India Song », fameuse chanson du film éponyme de Marguerite Duras, qui en signa les paroles. Leur duo, empreint d’une précieuse alchimie, donne le ton: les titres de Sous la Peau agissent comme des mantras qui ont le pouvoir d’apaiser les tourments et d’exalter les sens.

Ritournelles disloquées ou rengaines de cabaret à la Tom Waits, les douze chansons de cet album, envoûtant jusqu’au vertige, vibrent d’invocations d’une impérieuse évidence.

lou marco,sous la peau,interview,mandorInterview :

C’est grâce à ton papa que la musique est entrée dans ta vie.

Je n’ai pas été élevée dans le milieu de la musique. Mon père n’en faisait pas son métier, mais il avait une collection de percussions importante. Aussi loin que je m’en souvienne, je crois que j’ai toujours aimé la musique, mais j’ai mis un certain temps à découvrir que j’avais des facilités pour m’y adonner.

Ta mère était aussi passionnée de musique ?

Elle en écoutait beaucoup. Lou Reed, Janis Joplin, Kate Bush… des artistes de cet acabit.

Et pendant ton adolescence, tu es allée vers quoi spontanément ?

J’écoutais pas mal d’électro, puis je suis passée au rock’n’roll, à la musique folk et aux chansons.

Clip de "Sous la peau".

D’après ce que j’ai compris, tu as commencé par la composition et le son avant le chant.lou marco,sous la peau,interview,mandor

Oui, j’ai très vite eu mon Home Studio, mais je ne chantais pas vraiment. Et à un moment donné, comme je gagnais ma vie avec ma voix en faisant de la pub, je me suis mise à chanter. Si ma voix « parlée » plaisait, pourquoi pas tenter une voix « chantée ».

Quand as-tu songé réellement à en faire une carrière ?

J’ai eu une commande pour une musique de pub diffusée dans le monde entier pour Yves Saint Laurent. C’est comme ça que je suis rentrée à la SACEM en tant que compositrice. J’ai commencé à me professionnaliser officiellement à partir de ce moment.


L'Homme Yves Saint Laurent - Olivier Martínez par tvspot

lou marco,sous la peau,interview,mandorCette musique de pub est ta première collaboration avec Nikola Acin (disparu en 2008) qui ensuite a travaillé avec toi sur ton premier EP.

Oui, du coup, dans ce premier album, il y a pas mal de chansons qui ont été écrites à cette époque-là. Ce disque est un mélange de chansons très anciennes et de chansons récentes. Je les aime toutes comme je pourrais aimer mes enfants. Avec Sous la peau, je clos un chapitre pour en ouvrir un autre.

Es-tu déjà sur l’écriture d’un nouvel album ?

Oui et je dois dire que cela m’effraie un peu. Il y a des chansons que j’ai écrites seule, d’autres qui sont des co-écritures. Je travaille avec Olivier Rocabois et également avec Boris Bergman que je ne vais pas te faire l’affront de te présenter. (Pour en savoir plus sur lui, lire sa mandorisation ici)

Dans ce disque, il y a beaucoup de musiques différentes et tu chantes en anglais et en français.

Pour un premier disque, j’ai trouvé que c’était bien d’ouvrir le compas de manière large. Les gens et les journalistes ont été plutôt bienveillants avec moi, donc, je me dis que j’ai bien fait.

Je sais que tu préfères chanter en anglais. Est-ce à cause de la sonorité de la langue ?lou marco,sous la peau,interview,mandor

La langue anglaise est très musicale et la langue française est très chargée de sens. Certains ont réussi à écrire des chansons très belles en français, mais c’est plus difficile. Quand je chante en français, pour moi, c’est à chaque fois un défi parce que je suis très exigeante et je veux exceller dans ce domaine.

As-tu l’impression de faire des progrès depuis tes débuts?

Je travaille beaucoup et quotidiennement, alors j’espère. Par exemple, j’ai découvert il n’y a pas longtemps, grâce à une prof de chant du Studio des Variétés,  que j’étais beaucoup plus alto que ce que j’imaginais, ce qui change beaucoup de choses en terme d’écriture.

Clip d'"India Song" par Lou Marco et Arthur H

lou marco,sous la peau,interview,mandorTu interprètes avec Arthur H « India Song » de Marguerite Duras. La petite histoire explique que vous vous êtes rencontrés au bord d’une piscine chez des amis communs… Les rencontres ont été primordiales pour l’avancée de ta « carrière ».

C’est vrai que j’ai bénéficié de la magie des rencontres assez souvent. Est-ce que ça vient de soi ou est-ce le cosmos qui nous guide ? Je n’en ai pas la moindre idée (rires).

Tu as déjà trois clips de chansons tirées de ce disque. Ils sont tous différents.

A chaque fois, ça a été des collaborations où j’ai été très impliquée. C’est bien de penser à l’image que l'on veut projeter.

Quand on te dit que sur certaines chansons, comme "Don't Care", ta voix fait penser à celle de Prince, tu dis quoi ?

Que veux-tu que je réponde à un truc pareil ? On n’arrête pas de me le dire et je le lis dans plein de chroniques sur mon album. Je suis fan de Prince, certes, mais je ne pense pas avoir sa voix. C’est flatteur en tout cas.

Clip de "Don't Care"

C’est difficile de se faire connaître ?

Le métier n’est pas toujours facile, son économie est assez bancale en ce moment. Mais ce que je sais, c’est que je ne pourrais pas vivre sans faire de musique. Qu’elle devienne populaire ou qu’elle reste confidentielle.

Es-tu confiante pour l’avenir ?

Je ne sais pas. Il faut surtout continuer à produire. Si je ne rencontre pas le succès public avec cet album, j’espère que ce sera avec le prochain.

lou marco,sous la peau,interview,mandor

Après l'interview le 19 novembre 2014.

Les commentaires sont fermés.