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10 décembre 2014

Olivier Tallec : interview du Prix Landerneau album jeunesse 2014

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Olivier Tallec est né en Bretagne en 1970. Après l'École supérieure d 'arts appliqués Duperré, il voyage en Asie, puis au Brésil, à Madagascar, au Chili... puis travaille comme graphiste dans la publicité. Il est aujourd'hui illustrateur pour la presse (Libération, Elle, Les Inrockuptibles) et a signé plus de cinquante albums pour la jeunesse. Olivier Tallec vient de remporter le Prix Landerneau Album Jeunesse 2014. L’occasion était idéale pour le rencontrer.

Il m’a donné rendez-vous dans un café parisien situé à côté de chez lui. Voici le fruit de notre entretien publié dans Le magazine des Espaces Culturels Leclerc daté des mois de décembre 2014/janvier 2015 (plus un bonus mandorien final).

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olivier tallec,louis 1er,roi des moutons,prix landerneau album jeunesse 2014,interview,mandorPetit bonus mandorien :

L’idée de faire ce métier est arrivée comment en vous?

J’ai fait des études de graphisme. Ensuite, j’ai travaillé quelques mois dans des agences de com’, mais ça ne me plaisait pas vraiment. Du coup, je suis allé voir des éditeurs avec des dessins, pas forcément « jeunesse » d’ailleurs. C’est Gallimard qui m’a proposé d’illustrer un premier livre, puis plusieurs à la suite. C’est comme ça que j’ai découvert l’illustration jeunesse. Je trouvais que l’on pouvait aborder tous les sujets avec une énorme liberté. Il y a beaucoup de créativité en jeunesse.

On a l’impression que le milieu du livre jeunesse se porte bien. Quid des illustrateurs ?

On ne sentait pas la crise jusqu’à il y a un an ou deux. Aujourd’hui, on commence à percevoir la chose. Sur les ventes et les tirages qui sont moins importants. Et sur les à-valoir aussi (rires).

Quand vous faites du dessin de presse, il faut travailler dans l’urgence. Mais lorsque vous illustrez un album comme Louis 1er, vous avez plus le temps, du coup, n’est-ce pas plus compliqué ?

Ce sont deux façons de travailler différentes. J’adore le dessin de presse parce que, parfois, on a juste deux heures pour trouver une idée. C’est très excitant. Sur un album, on peut creuser un peu plus quand même et approfondir les situations. On passe aussi un peu plus de temps sur les illustrations. On peut se permettre d’être plus méticuleux.

Quand un album est terminé, est-il facile de considérer qu’il est au moins « correct » ?olivier tallec,louis 1er,roi des moutons,prix landerneau album jeunesse 2014,interview,mandor

Non, j’ai toujours plein de doutes. Mais, je suis content quand je reçois un nouvel album. J’ai une grande satisfaction à voir l’objet et à savoir qu’il va être lu par plein de gens. Quand je regarde des anciens albums, j’avoue que je suis très critique envers moi. En fait, je ne suis jamais content de moi.

Avez-vous l’impression d’avoir une notoriété conséquente en tant qu’illustrateur?

Vous savez, les gens ne connaissent jamais le nom des illustrateurs. Ils achètent des livres pour les enfants et quand les enfants grandissent, ils ne suivent pas la carrière des créateurs de ces livres, contrairement à ce qu’il se passe en bande dessinée ou en littérature adulte. Moi, je ne suis connu que dans le petit milieu de la jeunesse et de l’édition. Mais ça me va très bien. En jeunesse, il n’y a pas de problème d’ego (rires).

Vous venez de sortir un autre livre, adulte celui-ci et très drôle, à la Sempé et à la Voutch. Je l’ai adoré ! Dans Bonne journée, chaque illustration révèle des scènes décalées, des moments surréalistes, des instants absurdes. Superhéros, lapin, vacancier, écolier, ours, artiste, mouton… des personnages variés s’animent pour faire sourire dans l’esprit du dessin de presse.

Le principe est simple : un dessin qui se veut être amusant et un court dialogue. C'est une démarche qui me tentait depuis longtemps. C'est très anglo-saxon... un humour assez absurde que l'on peut trouver dans le New Yorker, chez Gary Larson ou Glen Baxter. La difficulté, c’est de trouver la même précision dans l’illustration que dans le texte court qui l’accompagne. Je précise enfin que ce sont des dessins qui n’ont jamais été publié ailleurs.

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Après l'interview, le 13 novembre 2014.

Quelques planches extraites de Bonne Journée.

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