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09 décembre 2014

Les Yeux d'la Tête : interview pour l'EP I don't speak English

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Les Yeux d’la Tête est un groupe parisien de chanson fondé en 2006 par les chanteurs guitaristes Benoît Savard et Guillaume Jousselin. J’ai déjà parlé dans une première mandorisation datant du mois de novembre 2012. Le 29 octobre dernier, à l’occasion de la sortie de leur EP I don’t speak english, nous nous sommes donné rendez-vous dans un bar parisien.

lydlat1.jpgArgumentaire de l’EP I don’t speak english :

Une sensation made in France de fabrication parisienne, tout en énergie et en finesse.

Avec leur nouvel EP I don’t speak English, Les Yeux d’la Tête livrent quatre pépites éclectiques de chansons accrocheuses et rythmées, à découvrir d’urgence!

La beauté et la poésie des textes en français, la chaleur des musiques balkaniques et gipsy, l’énergie du punk et du rock, le groove du hip-hop, la transe de l’électro, Les Yeux d’la Tête offrent un hymne à la joie et à la danse, authentique et résolument ancré dans son temps.

Porté par six talentueux multi-instrumentistes, Les Yeux d’la Tête sont composés de deux leaders Benoit Savard et Guillaume Jousselin guitare/chant. Accompagnés de leurs complices de toujours, Eddy Lopez au saxophone et Antoine Allièse à l’accordéon. On notera l’arrivée de deux nouvelles recrues Emilien Pottier à la basse et Xavier Hamon à la batterie et aux percussions.

Les Yeux nous bercent avec classe vers une musique libre, prenante, touchante et ardente. Dans ce10009854_822209744459209_2357145767837642414_n.jpg nouvel EP, ils illustrent avec brio cet amour pluriel de la musique et défendent leur foi en leur langue maternelle (« I Dont’ speak english »), toujours avec une pointe d’humour et d’ironie, (« Sois belle et tais toi ») et cette envie de croiser les cultures (« Balkan Boogie »), d’explorer des routes musicales avec détours et double sens. Entrez dans la danse (« Hasta la vida »)... Les Yeux d’la Tête ont le vent en poupe, déjà considéré comme un groupe «kulte» en Allemagne, ils poursuivent leur chemin sur leur terrain de jeu favori, la scène!

Depuis 2006, Les Yeux d’la Tête, forts de plus 300 concerts dans 10 pays de Paris à Berlin, de Budapest à l’Angleterre, sillonnent le monde avec leurs chansons remplies d'émotions, de groove, d’humour et de générosité. Une musique sans frontière, sans étiquette, à partager sans modération.

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le3.jpgInterview :

Nous nous sommes rencontrés il y a pile deux ans. Que s’est-il passé depuis ?

Benoît Savard : Après la sortie de Madones, on a trouvé un tourneur, 3C. Il nous a fait faire une belle tournée. On a participé à beaucoup de festivals français et internationaux, Angleterre, Allemagne, Autriche, Italie, Belgique, La Réunion… etc.

Vous avez donc créé ces nouveaux morceaux sur la route ?

Guillaume Jousselin : Voyager n’empêche pas d’écrire et de composer. Au contraire.Cela nous a beaucoup inspiré.

C’est la première fois que vous sortez un EP.

Sortir un EP en non un album est pour nous une nouvelle façon de fonctionner. On a d’autres chansons sous le coude. Il n’est pas interdit de penser que l’on sorte un vrai troisième album au printemps prochain.

Benoît Savard : A ce propos, j’ai l’impression qu’un EP est moins impactant qu’un album. Les gens qui achètent des disques physiques sont un peu déçus parce qu’on ne peut pas trouver l’EP en magasin. Dans l’inconscient collectif, les gens se disent qu’un EP, c’est un disque transitoire. Ils s’imaginent que l’album va arriver bientôt. Non, c’est vraiment une œuvre à part entière.

Teaser de "I don't speak English".

La chanson "I don't speak English" en audio.

Dans « I don’t speak english , vous vous moquez un peu des groupes français qui chantentLYDLAT2.jpg en anglais.

Benoît Savard : L’idée de base était de faire un clin d’œil à tous les groupes français qui veulent à tout prix chanter en anglais. Nous, nous défendons la chanson française dans le monde, alors on a voulu s’amuser un peu. Mais ce n’est pas méchant du tout. Nous, on ne veut pas succomber à la facilité et à la tentation de chanter en anglais des morceaux plus pop ou plus « mainstream ». Nous sommes dans le sens et décrire du sens en anglais nous paraît très compliqué.

Les deux titres « Hasta la vida » et « Balkan Boogie » sont plus dans l’esprit de vos deux albums.

Guillaume Jousselin : Oui, c’est dans le même style. Mais on continue à chercher à innover, à partir dans des directions un peu nouvelles pour nous. Si ces deux chansons ressemblent à ce que l’on a fait précédemment, c’est dans la façon dont on les a produites.

Êtes-vous en recherche d’évolution musicale?

Benoît Savard : Dès qu’une chanson ressemble un peu trop à ce que l’on a déjà fait, on s’efforce de la modifier.

Guillaume Jousselin : Il faut évoluer tout le temps parce que la musique, elle-même, évolue. Ça nous excite d’emmener la chanson française dans des terrains pas encore fréquentés, en mettant par exemple des pointes électro ou des rythmes hip-hop dessus. Bon, en même temps, on reconnait notre patte dans toutes nos chansons. 

SAUT @ Cre¦üdit Hamza Djenat.jpg

Comment vous perçoivent les pays non francophones ?

Guillaume Jousselin : Selon ce que certains nous disent, nous leur apportons un peu de fraîcheur. Ils ne sont pas habitués à un genre musical comme le nôtre. Ils trouvent aussi que nous sommes généreux sur scène. On n’a jamais eu de problème de public qui n’a pas été réceptif ou qui n’a pas compris notre travail. Même s’ils ne comprennent pas les paroles, le lien se fait immédiatement. Nous nous intéressons beaucoup aux pays dans lesquels nous chantons et le public s’en aperçoit.

Benoît Savard : On dit quelques mots dans la langue du pays, sinon, on parle en anglais et quasiment tout le monde comprend.

aaaa.jpgSur la pochette de l’EP, on voit deux gamins en train de s’engueuler.

Benoît Savard : Il y a une part d’enfance et de jeu. On souligne qu’il ne faut pas se prendre au sérieux et garder son âme d’enfant… innocent.  

C’est un peu vous deux ? Êtes-vous de grands enfants ?

Benoît Savard : Oui, encore un peu. Ce que j’aime dans cette photo, c’est qu’elle fait bicéphale. Comme Guillaume et moi. Nous somme chacun auteur-compositeur et c’est un projet à deux, c’est donc une photo assez symbolique.

Maintenant que cet EP est sorti, que se passe-t-il pour vous ?

Benoît Savard : On n’était pas rentré chez nous depuis deux mois, donc nous allons nous reposer un peu. Très vite, nous allons nous mettre en mode « création » pour la suite. On va mettre en forme les chansons déjà écrites, nous allons les parfaire… et bien sûr, nous en écrirons d’autres.

Guillaume Jousselin : Et sinon, je tiens à signaler une date importante à retenir. Nous serons en concert à la Flèche d'Or le samedi 4 avril 2015.

Musicalement, ça ira dans quel sens ?

Benoît Savard : On n’en sait encore rien, mais on ne se donne jamais de ligne fixe dans la création.

Guillaume Jousselin : Nous sommes très spontanés. Une idée arrive et nous voyons où elle nous amène. Nous allons certainement aborder des thèmes inédits et aller dans des directions musicales influencées par nos voyages. On a déjà testé quelques rythmes différents mélangés aux nôtres et nous sommes plutôt satisfaits. On continue à expérimenter en fait.

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Après l'interview, le 29 octobre 2014. (Nous tentons l'imitation parfaite de la pochette de l'EP.)

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