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13 novembre 2014

Antoine de Caunes : interview pour les 30 ans de Canal+

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antoine de caunes,30 ans de canal+,interview,mandorLe 4 novembre 1984, une petite révolution s'est produite dans le PAF avec l'arrivée d'une nouvelle chaîne de télévision qui ne manque pas d'ambition: Canal+. Après des débuts difficiles, la première chaîne française privée à péage va peu à peu connaître le succès en rassemblant de plus en plus d'abonnés au fil des années.

Très vite, la «chaîne du foot et du cinéma» se démarque de la concurrence avec son ton résolument plus jeune, transgressif, incisif et audacieux pour l'époque. Pour parler de cet anniversaire, autant s’adresser à un pilier de la chaîne, Antoine de Caunes.

Voici le fruit notre entretien pour OpenMag (mensuel de la Fnac) daté du mois de novembre 2014. Il est suivi d’un bonus mandorien.

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IMG_4046.JPGBonus mandorien:

Quand on a trente ans d’existence, il faut savoir se renouveler tout en gardant son ADN. Changer tout en restant dans une certaine continuité, c’est ça la difficulté ?

On essaie de bouger avec l’époque, à la fois en la reflétant et en l’anticipant un peu. On ne doit pas être dans une avant-garde absconse. On essaie de rester prescripteur. C’est une vigilance au quotidien pour faire en sorte que la ligne ne dévie pas.

Comment faites-vous pour fidéliser vos téléspectateurs tout en attirant les jeunes ?

C’est compliqué parce que, par rapport au démarrage en 1984, le PAF a considérablement changé. Ce n’est ni le même paysage, ni la même manière de consommer la télévision. Il faut tenir compte de tout ce qu’il se passe autour de nous. A l’époque où nous étions les seuls à faire un talk-show à 19h, la question était moins brûlante qu’aujourd’hui. Désormais, nous sommes nombreux à jouer sur le même terrain. Il faut garder son identité et ne pas essayer de changer de cap. Il faut  juste évoluer avec le temps, être souple, attentif à ce qu’il se passe. Il faut faire en sorte qu’à l’intérieur de l’émission, ça bouge en permanence.

Bande promo des animateurs pour les 30 ans de Canal+.

antoine de caunes,30 ans de canal+,interview,mandor

Vous mettez en avant des jeunes qui ont du talent. Y a-t-il une crainte que les élèves dépassent le maître ?

Vous voulez parler du syndrome « petit scarabée » ? A l’époque, avec Philippe Gildas, je n’avais nullement l’ambition de devenir Philippe à la place de Philippe. C’était le point commun de l’époque de tous les gens qui bossaient sur Nulle Part Ailleurs. Jackie Berroyer, Les Deschiens, José Garcia, Alain Chabat, Edouard Baer sont des gens qui ne se destinaient pas à faire de la télévision. Ils n’avaient absolument pas l’optique de devenir Michel Drucker. L’ironie de l’histoire, c’est que moi, après 15 années où j’ai réalisé des films et des docs, on m’a demandé de prendre la relève… j’ai trouvé ça très sexy et amusant. J’ai accepté avec joie. Ce n’était ni un plan, ni une stratégie. Je ne pense pas que les Jérôme Niel ou les Poulpe soient animés de mauvaises intentions. J’ai l’impression qu’ils ont envie de garder cette liberté. Croyez moi ou pas, mais on n’est pas du tout dans une humeur où tout le monde s’observe avec des jumelles à longue portée ou un fusil à lunettes pour voir lequel va dégommer l’autre pour prendre sa place. Nous ne travaillons pas dans cet esprit-là. C’est ce que je me plais à croire.

Comment choisissez-vous les chroniqueurs ?

Pour moi, ce qui est important dans Le Grand Journal, c’est qu’il y ait un esprit de tribu. Je souhaite que l’on soit tous heureux de travailler ensemble, que tout le monde soit à sa place, que chacun joue son rôle. Si en plus, il y a un vrai lien entre les gens, c’est la cerise sur le gâteau. 

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A l'issu de l'entretien, à l'agence, en octobre 2014.

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