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04 novembre 2014

Laurie Darmon : interview pour l'EP, Mesure première

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(Photo : Zacharie Elia)

Laurie Darmon, 23 ans, est une jeune femme passionnée par la musique depuis sa tendre enfance. Elle se présente aujourd’hui comme « une auteur-compositeur-interprèteque la scène épanouit ». Après dix années de piano, un parcours scolaire studieux, de la guitare, de la batterie, des chansons sur des questionnements d’une fille de son âge, elle peut enfin se consacrer à l’élaboration de son véritable projet musical. En septembre 2013, elle a entamé la réalisation de son premier disque, un EP de 5 titres, Mesure première (sortie le 10 novembre 2014). Quelques neuf mois ont été nécessaires à ce qu’elle décrit comme « un accouchement d’elle-même ».

La jeune chanteuse prometteuse est passée par l’agence le 30 septembre dernier.

laurie darmon,mesure première,interview,mandorL’EP :

Laurie Darmon propose une musique qui balaye plusieurs registres, tels que le jazz, la pop, la bossa nova, la balade, ou encore la chanson française, mais aussi une musique qui mélange les sons, les couleurs et les humeurs, et où les mots viennent battre la mesure dans un élan tantôt chanté, tantôt parlé. Si ses compositions ont eu une première vie au seul son d’un piano, elle a cependant voulu leur donner un second souffle plus mature et s’est entourée de deux réalisateurs, Wladimir Pariente et Martin B. Janssen, et de plusieurs musiciens dont François Villevieille (du groupe Eléphant).

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(Photo : Zacharie Elia)

laurie darmon,mesure première,interview,mandorInterview :

Vous avez commencé très tôt la musique.

Mon père faisait du piano et de la batterie sans prendre de cours. Il s’est mis à jouer très naturellement. Il s’est ensuite construit un home studio qu’il a agrémenté au fur et à mesure.  Quand j’étais petite, mes parents ne m’ont forcé à rien. C’est moi qui étais très volontaire. J’allais pianoter, je dansais aussi sur sa musique. Quand j’avais cinq ans, mon père a fini par me placer un micro dans la main.

Tu chantais par exemple du Christophe, je crois ?

« Les marionnettes » était ma préféré de l’époque, mais j’interprétais aussi « Succès fou », « Senorita » et quelques autres. J’étais fan de Christophe et je connaissais ses chansons par cœur parce que mon père m’avait donné une cassette de lui pour m’endormir le soir.

Tes parents t’ont poussé à faire « L’école des fans ». Celle d’Enrico Macias.

Oui, moi, je ne voulais pas le faire. J’avais peur. A l’époque, je n’étais pas encore dans la démarche de me dire « je veux être chanteuse ». Cette année-là, je voulais être maîtresse d’école, mais je n’ai pas dit ça parce qu’une petite fille l’avait annoncé avant moi, donc, j’ai dit directrice d’école. C’était au-dessus d’elle (rires).

Laurie Darmon à "L'école des fans".

Tu as envisagé de faire de la musique sérieusement à quel âge ?laurie darmon,mesure première,interview,mandor                 

Vers seize ans. Mais avant, j’avais déjà commencé à composer des musiques au piano. Dans mes textes, je racontais des histoires de jeunes filles de mon âge, mais ce n’était jamais ma propre vie. Je racontais des histoires de personnes que je ne connaissais pas vraiment, mais dont je devais certainement fantasmer la vie.

Généralement, quand on commence à écrire des textes, on parle de soi.

C’est deux ans plus tard que j’ai commencé à le faire.

Les chansons qui se trouvent sur l’EP, Mesure première, sont donc personnelles ?

Pas toutes. Il y en a qui ont été écrites quand j’avais seize ans. A l’époque, je n’avais pas connu de rupture, je n’avais pas de copain, donc j’inventais tout. Avec le temps, elles sont devenues personnelles, parce que depuis, j’ai vécu toutes ces choses-là. C’est très curieux ce phénomène.

Tu as fait le conservatoire, donc tu as appris les bases musicales un peu obligatoires. C’était essentiel ?

Oui, parce que c’est ce qui m’a permis de faire du solfège. J’en ai fait quatre ans et j’ai eu mon diplôme. Après ça, je me suis sentie plus libre pour improviser.

C’est amusant de savoir que tu n’as jamais fait de piano au conservatoire, alors que c’est ton instrument de prédilection.

Oui, mais j’en ai beaucoup fait dans un centre culturel. J’ai eu la même prof pendant quinze ans et c’est là que j’ai appris toutes les bases nécessaires pour dominer cet instrument. Et quand tu domines, tu peux te permettre de sortir de ce que tu as appris... et d’improviser.

laurie darmon,mesure première,interview,mandorUne de tes premières expériences scéniques, c’était un spectacle partagé avec Kev Adams.

Kev était dans ma classe, donc nous étions copains. Ils n’osaient pas se lancer et moi j’avais déjà posté mes chansons sur MySpace. Il m’a suggéré de faire un concert, ce que j’ai fait très confidentiellement. Ensuite, Kev est venu me voir et m’a proposé de faire une scène commune dans un bar parisien. Il ne voulait pas jouer tout seul. Cela le rassurait que l’on fasse moitié moitié. C’était l’année de mon bac, c’était un peu compliqué, mais j’ai accepté quand même. On a fait un mois ensemble, ensuite, j’ai arrêté et lui a continué. Aujourd’hui, il est devenu ce qu’il est devenu.

(Les deux photos précédentes de Laurie Darmon sont signées Jessy Zeitoun. Merci à elle!)

Tu le vois encore ?

Oui, mais pas souvent, il est passé à une autre vie.

Ensuite, il y a une autre expérience avec Maureen Angot.

J’ai joué avec Maureen grâce à Brice Conrad. J’avais rencontré ce dernier à une soirée et il voulait que l’on fasse de la musique ensemble. Je n’avais pas accepté parce que j’étais dans mes études et je ne voulais pas me laisser trop me distraire. J’ai fini par accepter de jouer un concert avec lui et Maureen. Depuis, je n’ai plus de nouvelle, mais je vais certainement tenter de la recontacter parce que j’aime beaucoup ce qu’elle fait.

Après, tu as souhaité faire des choses toute seule. Devenir indépendante commençait à te titiller ?

J’ai commencé à jouer seule à 18 ans et j’allais me produire dans un endroit qui s’appelle L’Etage. Mais, c’était toujours à côté de mes études, donc, ce n’était jamais très concret. Quand j’ai terminé mes études, après avoir obtenu ma licence de droit, je me suis plus intéressée aux moyens de m’en sortir dans la musique. J’ai posté des chansons sur YouTube, ce qui m’a permis d’avoir quelques retours. Il y a un an et demi, j’ai été démarchée par My Major Company. C’est à ce moment-là que mon projet s’est concrétisé une bonne fois pour toute avec ce disque.

"Rupture" premier single tiré de l'EP, Mesure première.

Dans cet EP, et principalement dans ta chanson « Rupture », tu as une façon d’interpréter très original. Ce n’est pas du parlé-chanté, mais quelque chose s’en approchant.

Même moi, je ne sais pas trop décrire comment je chante. J’ai une certaine rythmique parce que mes chansons ont beaucoup de mots. Notamment dans le deuxième morceau « Ta voix ». C’est vraiment le rythme qui me plait. Même dans ma façon d’écrire. Pour ça, je suis fan du travail de Michel Berger.

J’ai lu que vous écriviez une chanson en moins d’une heure…

Je ne compose que quand c’est ancré dans ma tête. Ça vient en moi dès que je sais que ce n’est plus possible. En résumé, si j’ai plein de temps devant moi, ça ne vient pas, mais si je suis dans l’urgence, ça vient.

Tu écris beaucoup ?

Oui, mais pas uniquement des chansons. J’écris aussi des nouvelles, des pièces de théâtre et des romans. Tout n’est pas abouti, mais je travaille beaucoup.

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Pendant l'interview...

laurie darmon,mesure première,interview,mandorLa chanson « Rupture » vient de rentrer en play list de France Inter, c’est une sacrée bonne nouvelle pour un jeune artiste, non ?

Le fait d’avoir fini le disque, déjà, je suis contente, mais le fait d’être sur France Inter est un encouragement que j’apprécie à sa juste valeur.

Est-ce long de se faire connaitre ?

Oui, mais ça dépend la démarche que l’on adopte. Moi, je refuse les compromis, donc je sais que ça va moins vite. Quand on accepte pas mal de choses, ça peut-être plus rapide, mais ça peut être aussi éphémère. Je crois qu’il ne faut pas se trahir.

La scène, c’est ce que tu préfères ?

Oui. Pour le moment, je suis seule avec mon piano. Mais, j’aimerais bien être indépendante sur scène. Avoir simplement mon texte à chanter et des musiciens pour m’accompagner. Quand on a juste son corps et sa voix à disposition, on essaie de transmettre autre chose.

Tu crois en ta destinée de chanteuse ?

Je suis toujours positive. Je sais que ça va être très difficile. Pour moi, c’est presque comme un jeu.

Tu es un peu la relève de ton père, puisque la musique était sa passion ?

Oui, lui n’a pas pu aller au bout de sa passion. J’espère y parvenir…

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Après l'interview le 30 septembre 2014.

Premières dates des concerts à venir, à Paris ou ailleurs...

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Commentaires

J'aime beaucoup votre "poésie chantée" à la façon de Brassens une de mes idoles de jeunesse. Je souaite être tenu au courant de vos tournées et de vos prochains CD pour y aller et me les procurer merci de me tenir au courant.

Écrit par : Hébrail Serge | 22 novembre 2014

Je viens de découvrir la voix de Laurie Darmon dans l émission d'Augustin Trappenard ce matin sur France Inter et j'ai été absolument séduite. Très belle voix sur un beau tempo pour chanter de la poésie... J'adore !

Écrit par : Régine DELACOUR | 16 mars 2015

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