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19 avril 2014

Guillaume Musso : interview pour Central Park

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guillaume musso,central park,interview,mandorCeci est ma deuxième interview de Guillaume Musso. On ne peut pas dire que l’on se croise souvent, mais c’est un garçon que j’aime bien... et il m’arrive de le lire au hasard des exigences de ma vie professionnelle. Notre « première fois », c’était en 2004 pour la sortie de son premier livre, Et après (je n’étais d’ailleurs pas loin d’être le premier journaliste à l’avoir interviewé, si je ne m’abuse). Il était tout timide, encore prof dans la région de Nice et il ne se doutait certainement pas du destin littéraire qui l’attendait. Ensuite, je ne l’ai plus jamais interviewé (mais ça ne m’a pas empêché d’en parler sur ce blog).

Le 20 mars dernier, à l’occasion de la sortie de Central Park, son dernier livre, je suis allé lui poser des questions chez XO Éditions pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (daté des mois d’avril-mai 2014). Il m’a accueilli très chaleureusement en me disant qu’il se souvenait parfaitement de notre première interview et aussi, qu’il lisait certaines de mes chroniques (il m’a parlé de celles de ses collègues Franck Thilliez et Jean-Christophe Grangé). Mon ego était ravi…

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(Je sais, il faut faire des efforts pour lire l'intro... alors, je vous facilite un peu la tache...)

Une jeune femme flic a passé une soirée un peu arrosée entre copines  sur les Champs-Élysées. Au même moment, un musicien de jazz, après son concert dans un club de Dublin, taquine lui aussi la bouteille. Au petit matin, ils se réveillent menottés l’un à l’autre à New York, au cœur du « Ramble », l’endroit le plus sauvage de Central Park. Ils ne se connaissent pas et n’ont absolument plus aucun souvenir de ce qu’il s’est passé la nuit précédente. Alice et Gabriel vont devoir faire équipe pour comprendre ce qui leur arrive. Pas de doute, l'auteur préféré des Français excelle en matière de thrillers psychologiques.

Interview:

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guillaume musso,central park,interview,mandorBonus mandorien:

Pour qui écris-tu ?

Quand je lis les biographies de mes cinéastes fétiches, Hitchcock, Spielberg, Scorcese… ils ont en commun les mêmes mots à la bouche : les spectateurs, les spectateurs, les spectateurs… Quand j’analyse mon travail, j’ai tout le temps le mot « lecteur » à la bouche. Mon travail, c’est de raconter une histoire et de la raconter aux lecteurs. Toute la construction, les repérages, ma façon d’écrire et d’organiser les chapitres ont pour but d’avoir une chute qui procure des frissons et toutes sortes de sensations inédites.

As-tu toujours la chute quand tu commences un roman ?

Généralement oui, parce que dans la littérature à suspense, il y a un côté mécanique, horlogerie, et pour l’obtenir, il vaut mieux savoir où l’on va. J’ouvre beaucoup de portes, il faut savoir les refermer sans en oublier et en ne me trompant pas. Je tiens à rester crédible. Je sais que Stephen King, lui, explique dans des interviews que parfois il part comme ça, sans savoir trop où. Moi, je n’y parviens pas.

Travailles-tu de la même façon qu’à tes débuts ?

La méthode change un peu parce que j’ai pris de la bouteille dans ce métier. J’ai un peu plus confiance en moi. Ça me permet de faire davantage confiance à mes personnages. On vit à une époque où les gens n’ont jamais consommé autant de fictions, à la télé, au cinéma ou même en littérature. Les gens sont rompus aux recettes de la fiction. Donc, pour les surprendre aujourd’hui, il faut s’accrocher. Il faut des intrigues qui soient suffisamment denses et complexes, mais surtout, il faut des personnages dont on se sent proche et en empathie. Je travaille beaucoup là-dessus. J’attends le moment où mes personnages vont être suffisamment autonomes pour avoir envie de leur faire faire des choses auxquelles je ne le prédestinais pas forcément.  

Comme ton collègue Jean-Christophe Grangé, as-tu des livres d’avance ?

Je n’ai pas de livres d’avance. J’ai une vingtaine d’idées, d’embryons, d’histoires, voire de scénarios bouclés. En amour, on dit « il faut la bonne personne au bon moment ». Parfois, tu rencontres la bonne personne, mais ce n’est pas le bon moment. Aucun des deux n’est libre. Parfois, c’est le bon moment pour tomber amoureux, mais on ne trouve pas la bonne personne. Parfois, l’adéquation se fait. Sur la vingtaine de sujets que j’ai en tête, il faut qu’ils soient en adéquation avec la personne que je suis aujourd’hui en 2014, à presque 40 ans.

Tu écris toujours tes romans avec deux niveaux.

Le premier niveau : le plaisir de tourner les pages, le suspens, le côté « page turner ». Le deuxième niveau : mettre en avant un thème dans chaque livre. Et après, c’était sur l’acceptation du deuil. Dans Central Park, il y a la fraternité, la quête de l’identité.

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A propos de Central Park.

Fais-tu très attention à ce que disent tes lecteurs ?

Toi, tu essaies de faire le meilleur article possible, moi j’essaie de faire le meilleur livre possible. J’écoute ce que me disent les lecteurs quand je suis en signature et je lis leurs mails ou leurs lettres. Le dialogue et l’interaction avec les lecteurs sont très stimulants pour moi. Je suis neuf mois de l’année tout seul chez moi, dans un bureau où pendant douze heures je suis devant un écran. C’est solitaire et assez aride. J’aime la période où le livre sort. Ça me permet de voir du monde et parler aux gens.

Es-tu très attaché aux livres?

Si on me propose d’écrire des scénarios, des articles dans la presse, des préfaces, je refuse systématiquement. Comme tu le sais, je suis fils de bibliothécaire, je suis donc effectivement très attaché à l’objet livre et à ses particularités. Je suis fier de ça.

C’est un point commun avec Milan Kundera qui, lui, refuse même que ses livres se transforment en ebooks. Il ne veut pas les voir en numérique pour les tablettes et les liseuses.

On trouve mes livres en ebooks quand même. Mais je préfère le vrai livre. Par contre, je fais très attention à la qualité de mes ouvrages. A une époque où tout se dématérialise, c’est bien d’accorder une attention particulière à l’objet.

Es-tu sur les réseaux sociaux ?

Je me suis rendu compte qu’il y avait une page Facebook à mon nom et qu’il y avait déjà 25 000 fans. Je me suis dit qu’il fallait que j’aie une vraie page. J’ai donc une page Facebook avec 201 000 fans. Je suis sur Twitter, mais c’est purement informatif sur mon actualité. Il n’y a pas d’autres visées.

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Combien vends-tu de livres en moyenne ?

Mes cinq derniers romans se sont vendus à un demi-million d’exemplaires chacun en grand format et l’année suivante un demi-million en poche. Sachant qu’un roman se prête, il y a donc peut-être deux millions de personnes qui lisent mes romans. Il ne faut surtout pas que j’y pense quand j’écris, sinon, je ne fais plus rien. Quand tu es à ces niveaux de ventes, toutes les catégories sociales te lisent. Le pilote de ligne, la grand-mère, la Parisienne active de 40 ans ou l’adolescente. Et tu es lu dans quarante pays... Tout ça t’échappe en fait. Le plus difficile, c’est de se remettre à chaque livre dans l’état d’esprit dans lequel tu étais quand tu as écrit ton premier livre, quand tu ne savais pas si tu allais en vendre.

Ce sont des chiffres vertigineux. Comment on fait pour rester cool comme tu l’es ?

Ca dépend comment tu as été élevé. Les valeurs que j’ai reçues dans mon enfance et mon adolescence sont celles qui me guident. J’aime mon métier et je passe beaucoup de temps à travailler. Je ne me prends pas la tête en songeant à tout ça. Je fais juste le plus beau métier du monde. J’entendais récemment Anna Gavalda dire : « je suis une artiste, ça veut dire simplement que je paie mes factures avec mes rêves ». Je trouve ça très beau et très vrai.

Écrivain le plus lu de France, quand même, ce n’est pas rien.guillaume musso,central park,interview,mandor

J’ai une gratitude incroyable par rapport aux lecteurs. Bernard Werber me disait que « dans tout succès, il y a une part de travail, de talent et de chance ». Il faut savoir rester humble. Je suis très tranquille par rapport à ma popularité, parce que je n’ai jamais cherché à être populaire à tout prix. J’ai toujours écrit les romans que j’ai voulus. Jamais personne ne m’a demandé de changer la fin. Je n’ai fait aucune concession pour en arriver là.

Commentaires

Un grand bravo a Mr Musso je le suis depuis le début et vraiment j'adore ses livres le dernier je l'ai lu en 2 jours captivant , le pire c'est d'attendre l'année prochaine pour le prochain

Écrit par : BERSON ROSELINE | 24 avril 2014

bonjour mr musso,j'ai adoré votre roman .fan depuis le début(c'est ma soeur qui m'a fait vous connaitre) ,elle m'a passé vos romans et depuis je suis une inconditionnelle.j'attends tous les ans la sortie du nouveau opus avec impatience .le dernier est particulièrement réussi.on se balade dans new york ,c'est un délice .on est tenu par l'intrigue jusqu'a la fin.quelle imagination!!!!!je l'ai passé a ma mère :elle a adoré .elle vous a comparé a guy des cars!!!!! continuez a nous écrire de belles histoires;Jattends l'année prochaine avec impatience .a bientot .une lectrice

Écrit par : drouot muriel | 24 avril 2014

bonjour, moi j'ai découvert monsieur Musso, as sont 3 eme roman que j'ai lu en une seule fois et je l'ai tellement aimer que je me suis acheter les 2 premier que j'ai lu aussi vite, et depuis j'attend avec impatience le nouveau roman que je m’achète dès qu'il sort en librairie . Et je vous remercie de nous écrire des romans aussi passionnant . Je viens de commencer votre dernier roman et je doit dire que je le dévore.
Je vous ai fait découvrir a 2 de mes sœurs et a ma mère et elles sont adorer toutes les 3 .
Alors s'il vous plait ne vous arrêter pas continuer a nous surprendre .
Je vous adore
et quand venez vous faire un séance de dédicace dans ma ville (Angers dans le Maine et Loire)

Écrit par : cormier melanie | 24 avril 2014

bonsoir , guillaume , vos romans sont divins, dès le début je suis tenue en éveille, impossible de poser le livre .je vie le livre avec vos personnages .central park est au top , on se confond aux personnages , le rythme , les émotions que l'on vit à travers cette très belles histoires. A quand le prochaine livre. merci encore merci.

Écrit par : clair sandra | 28 avril 2014

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