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13 février 2014

Interview : Indila pour la sortie de Mini World

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indila,mini world,interview,le magazine des espcaces culturels leclerc,mandorIndila est un cas particulier. Personne ne la connait, son premier single sort et c’est le carton intégral. Soudain, on entend « Dernière danse » partout et sans cesse. Et un album sort le 24 février prochain. Déjà. Et il est déjà attendu comme rarement on a entendu une production française. Musicalement sans barrière ni frontière, chaque titre est potentiellement un tube en puissance. Il y est question d’amour, d’absence d’un être cher, de voyages, de souvenirs, du temps qui file, de liberté et de rêve d’un avenir meilleur.

Le 21 janvier dernier, la maison de disque m’a invité à écouter l’album d’Indila  (alors qu’il n’est pas encore terminé)… et m’a permis d’interviewer la jeune femme à l’issue de l’écoute.

Pour la petite histoire, avec un journaliste du Parisien, nous avons été les deux premiers à l’interroger pour ce disque, Mini World. Je trouve agréable d’assister à la naissance d’une star. Car Indila est sans conteste une artiste dont on va entendre parler pendant très longtemps.

Voici l’interview publiée dans Le Magazine des Espaces Culturels Leclerc (daté du mois de février 2014). Vous lirez ensuite un petit complément mandorien…

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Clip de "Dernière Danse".

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"Tourner dans le vide", 2e extrait de Mini World.

indila,mini world,interview,le magazine des espcaces culturels leclerc,mandorBonus:

Vous chantez, mais vous écrivez et composez également… c’est rare, quelqu’un de votre génération qui fait tout.  Il fallait que ce que vous aviez en vous sorte impérativement ?

Je portais ça en moi depuis longtemps. J’ai eu trois vies dans la musique. La première étape, dans laquelle j’ai commencé à écrire et composer pour les autres artistes a duré un sacré moment. Ça m’a soulagée, parce que j’avais envie de chanter depuis longtemps à titre personnel, mais à l’époque, ce n’était pas encore possible. Il a fallu que je patiente, j’ai donc voulu vivre la musique autrement, vivre le plaisir que c’était, par procuration. De fil en aiguille, j’ai prêté ma voix sur des maquettes pour proposer des chansons aux autres. Les artistes demandeurs voulaient au final que ce soit ma voix qui reste et pas celle d’un ou d’une autre.

Est-ce plus facile d’écrire pour soi que pour les autres ?

Ce qui est compliqué, c’est de raconter des choses avec lesquelles on se sent en cohérence et en même temps faire ressortir des émotions vraies que l’artiste pour lequel on a écrit a envie de proposer. Il faut trouver le juste équilibre. Je n’aurais pas pu écrire un texte qui aurait été en totale contradiction avec ce que je pense. J’aime trop la musique et j’aime trop l’écriture pour avoir l’impression de me trahir quelque part.

Vous avez écrit pour qui ?

Récemment, pour Axel Tony, M Pokora, Ishtar, Chimène Badi  et quelques autres…

Écrire pour les autres est-il un bon moyen de s’entraîner pour soi?

Pour moi, il n’y avait que des avantages et que du plaisir, parce que ça me permettait de vivre de ma musique et de me construire. Procurer du plaisir et satisfaire l’artiste pour lequel je travaillais me comblaient… Je donnais tout parce que quand je m’investis, je m’investis jusqu’au bout.

Il va y avoir le syndrome Mylène Farmer… si vous restez secrète et que ça marche.

Si j’avais pu composer tout un album, sortir mes musiques sans que l’on me voie nulle part, je l’aurais très bien vécu. Ma musique, elle mérite vraiment d’aller le plus loin possible pour qu’elle parle à tout le monde et dans tout l’hexagone. Quand j’ai écrit « Dernière danse », je voulais que cette musique passe par tous les recoins, par toutes les ruelles, en dessous des ponts, qu’elle parle à toutes les générations, à tous les âges, à toutes les classes sociales.

Quel regard avez-vous sur ce premier album maintenant qu’il est terminé ?

J’ai pour trait de caractère d’être quelqu’un de perfectionniste et je suis même considérée comme une jusquauboutiste. Bon, mes musiciens me disent que je suis quand même agréable à vivre. Il faut mettre du plaisir dans tout ce que l’on fait, même s’il y a cette démarche d’être pointilleuse. On fait de la musique, c’est quelque chose d’agréable. Si on oublie ça, on se trompe.

Êtes-vous fière de ce premier album ?

Quand on réalise une œuvre, une chanson, la première règle, c’est d’être le premier convaincu. Je vais même plus loin, la première règle, ce serait d’être le premier fan. Il ne s’agit pas d’égocentrisme. Si on n’est pas convaincu par ce que l’on créer et par ce que l’on propose, tout le reste va être déséquilibré. Il y a peu de chance pour que cela tienne la route. Tous les titres qui figurent sur mon album font partie de moi. Je suis intimement convaincu par eux. La musique est intemporel. Ce qui compte c’est d’ailleurs de véhiculer ce côté intemporel.

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Après l'interview, le 21 janvier au Studio Davout.

Commentaires

Artiste à la voix époustouflante. Chansons aux textes qui mettent la chaire de poule. Une Edith Piaf du 21 eme siècle!!!!! Que d émotions!!!!

Écrit par : Karima | 14 juin 2014

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