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24 septembre 2013

Léonora Miano : interview pour La saison de l'ombre

léonora miano,la saison de l'ombre,le magazine des espaces culturels leclerc,interview,mandorL’histoire de ce livre commence grâce à la chanteuse Sandra Nkaké. En septembre 2010, elle remet à Léonora Miano une enquête intitulée La mémoire de capture. C’est sa mère Lucie-Mami Noor Nkaké qui a conçu ce court rapport de mission. Ce traité n’était pas destiné à être lu par un écrivain…

La saison de l'ombre décrit, de l'intérieur, une communauté confrontée à la disparition d'un grand nombre des siens et tout à fait ignorante des opérations de traite ayant déjà commencé depuis un bon moment. Ce roman présente une population devant faire face, du jour au lendemain, à une situation imprévue et incompréhensible. Il permet aussi aux lecteurs de savoir comment on vivait en Afrique centrale/équatoriale avant le choc de la rencontre avec l'Europe.

La saison de l'ombre parle avant tout d'un drame humain et sans manichéisme ni intention de sauver ce qui ne peut l'être.

Pour Le magazine des espaces culturels Leclerc (daté du mois de septembre 2013), j’ai rencontré Léonora Miano, (au Fumoir), le 16 août dernier.

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Tout petit bonus mandorien:

Vous travaillez toujours sur des questions inhabituelles dans votre œuvre.

J’aime bien travailler sur le non-dit, j’aime bien fréquenter les régions de l’expérience humaine qu’on n’a pas trop envie d’aller voir.

Pourquoi racontez-vous ces histoires-là ?

Parce que je trouve extrêmement troublant et sans doute handicapant pour toute une partie de l’Afrique sub-saharienne de ne pas être très au fait de ce passé. Je trouve très troublant d’ignorer les 500 ans de sa propre histoire. La traite transatlantique, c’est 500 ans d’histoire sub-saharienne. J’ai le sentiment qu’il est difficile de comprendre ce que l’on est devenu aujourd’hui si on ne connait pas cette histoire-là et la manière dont elle a bouleversé la vie dans nos espaces. Il y a une impossibilité de se projeter dans un avenir quelconque si on ne sait pas comment on a été transformé par sa propre histoire. Comme il n’y a pas d’écrits précis sur la question, je pense que c’est aux créateurs de compléter le travail que font les historiens.

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Léonora Miano et Mandor le 16 août 2013.

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