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29 juin 2013

Renaud Hantson: interview pour Homme à failles

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Renaud Hantson fait partie de mon panthéon personnel. Au même titre que Balavoine, Goldman, Berger, Cabrel et autre Souchon. Sauf que lui, il est toujours sorti des sentiers habituellement bien balisés de ce métier. Il a été difficile pour moi, et sans doute pour les autres « fans », de le suivre avec assiduité, car il a pris beaucoup de chemins différents. Et il n’a jamais fait de concessions. Aucune. Ou vraiment très peu. Alors, les chanteurs de sa génération, de sa mouvance, lui sont passés devant sans complexe. Pourtant, les Calogéro-Pagny-Obispo, il les surpassait largement. Mais, à faire du metal, à faire connerie sur connerie dans sa vie personnelle, à se perdre dans la drogue et le sexe pendant 18 ans, on ne fidélise pas vraiment son public. Moi-même, j’ai cessé de le suivre. Presque oublié. De temps à autre, je me demandais ce qu’il devenait, mais sans plus. Le temps est assassin. Il travaillait, même pas mal, mais comme il n’était plus médiatisé (et que Facebook n’était pas encore là), il était difficile de le savoir.

Je l’avais rencontré quelques fois dans les années 90 (voir photos après l’interview) et j’airenaud hantson,homme à failles,interview,mandor toujours bien apprécié nos rencontres.

Et puis cette année, coup sur coup, je l’ai rencontré et interviewé deux fois en un mois à l’occasion de la sortie de sa deuxième biographie, Homme à failles, sexe & drogues & show business, tome 2 (aux Editions du Préau). D’abord et succinctement au Salon du livre de Provins le 14 mars dernier, puis quelques jours plus tard, à l’agence, le 15 mai. Il est venu avec Olivier Vadrot son manager. Le but était qu’il dise ce qu’il pense, sans langue de bois. Je le confirme, la langue de bois, il ne connait pas. J’ai décidé de retranscrire l’interview dans sa quasi-totalité. J’aime quand on sort des conventions, quand le type que j’ai en face de moi se fout complètement des conséquences de ce qu’il raconte parce qu’il est honnête et qu’il n’a plus rien à prouver à quiconque. Ça devient rare. Donc, ne soyez pas choqués par ses propos, ne le jugez pas comme quelqu’un de prétentieux ou d’arrogant, il est juste cash et franc. Il dit ce qu’il pense. Point barre. Renaud Hantson est un survivant, et rencontrer un survivant, ça ne m’arrive pas tous les jours.

renaud hantson,homme à failles,interview,mandor4e de couverture de Homme à failles:

Après son précédent ouvrage où il dévoilait son parcours musical et ses 17 années d’addiction à la cocaïne, l’auteur-compositeur-interprète et comédien Renaud Hantson (Starmania, La Légende de Jimmy, Notre-Dame de Paris) revient avec un deuxième tome encore plus personnel et virulent. Pour faire suite à son autobiographie, c’est sous la forme d un abécédaire que l’auteur a choisi cette fois-ci de s’exprimer. Contrainte des plus difficiles puisqu’il s’est imposé de décliner chaque lettre de l’alphabet en sept mots, comme les sept péchés capitaux ou les sept notes de la gamme en musique. Ainsi, il passe en revue des termes aussi différents qu’animateur, banlieue, drogue, groupies, paranoïa, quinquagénaire, rock, sexe, télévision ou xénophobie. Sans vouloir se substituer aux intellectuels, Renaud Hantson parle du monde dans lequel nous vivons et va encore plus loin dans sa description d’une addiction pernicieuse à la cocaïne afin de prévenir les générations futures des dangers d’une telle descente aux enfers. Une fois de plus, ce livre étonnera par sa sincérité et son réalisme. Dans un show-business où tout n’est que poudre aux yeux, Renaud Hantson fait figure d’OVNI et se met à nu à nouveau pour notre plus grand plaisir. Écrit en collaboration avec Audrey Chariras. Préface du docteur Laurent Karila, psychiatre-addictologue à l’hôpital Paul Brousse à Villejuif. Postface d’Olivier Vadrot, manager.

renaud hantson,homme à failles,interview,mandorInterview :

En lisant ce livre, je me suis dit que tu étais et es encore le chanteur français le plus rock’n’roll d’entre tous. Je ne sais pas si vous êtes deux à avoir eu ce genre de vie.

Ça a été presque caricatural. En fait, j’ai eu les opportunités de toutes mes idoles. Je monte un groupe de metal, les Satan Jokers de 1983 à 1985 et dans le genre, ça fait un succès considérable. Pour ce groupe, j’ai inventé le terme « les fils du métal ». Il est resté pour désigner un groupe de hard rock. Ça devient un truc culte. Un peu plus tard, je rencontre Michel Berger, les gonzesses me courent après alors que je joue Ziggy dans Starmania, un personnage gay. Je deviens même une égérie dans le circuit gay. J’ai toujours une espèce de difficulté à trouver mes marques sur mes albums solos. Ensuite, j’enchaine avec le rôle principal de La légende Jimmy, le second opéra rock de Michel Berger et Luc Plamondon, mis en scène par Jérôme Savary. Là, je rentre dans l’excès. J’ai un accident de voiture un soir après le spectacle. Personne ne le sait parce que je ne suis pas médiatisé et pas entouré comme une rock star.

Clip de "C'est du sirop" en 1988. Un de ses premiers tubes.

Un extrait de Starmania, version 1988 : "La chanson de Ziggy" par Réjane et Renaud Hantson.

La drogue arrive en 1994.

Oui. Deux ans après la mort de Michel Berger.

C’est lié ?

Ma thérapie a prouvé que c’était lié, en effet. Il était comme un père spirituel. Je lui faisais écouter mes maquettes. Il me donnait son avis et de manière très franche. Indéniablement, il avait une valeur ajoutée. Mais il avait aussi du flair et une lucidité sur le métier. Quand il est parti, je n’avais plus cet ami, je n’avais plus personne à qui faire écouter mes disques. Je me suis senti complètement perdu. Après, je me suis perdu avec des trucs de rock stars. Comme mes idoles.

Et tu n’as rien vu venir.

Je continue à travailler. Donc je triche. Je fais des albums. Je rentre même dans une troisième comédie musicale, Notre Dame de Paris. Plamondon me rappelle après la mort de Michel, il s’engueule avec Cocciante, moi je ne leur fais aucun cadeau, comme une rock star. C'est-à-dire que je leur coûte un bras. En 2000, je suis au pic de mon addiction. Et c’est quand je fais Notre Dame de Paris. J’y allais comme si j’allais à l’usine. Après je continue à faire des disques, mais avec une vision du bizness et du métier qui n’est plus la même. Je comprends pourquoi Berger en 1990 était déjà désespéré par rapport à ce métier, aux médias, à l’évolution des médias, l’évolution des formats, l’évolution du public…etc. Je vois ce qui l’a usé. Bref, je pars encore plus en vrille.

Extrait de la comédie Musicale La légende de Jimmy filmé lors de la soirée hommage à Michel Berger à Paris le 23 avril 2012 au Réservoir.

Tu prends encore du plaisir à quelque chose à ce moment-là ?

Oui, mais juste en matière de sexualité. J’ai utilisé mes « excès » uniquement dans le cadre de  jeux à connotations physiques, avec mes compagnes. C’est une forme d’antidépresseur. Se mettre la tête à l’envers dans la sexualité pendant 3 jours de suite, c’est une façon d’éviter les 4 autres jours de la semaine où on s’est fait chier. Je refais face à la réalité le lundi et je me dis que je fais un métier de merde. Et je me dis que les gens ne sont pas à leur place, que le talent n’est pas reconnu. Je ne pense pas qu’à moi. Je pense à des types comme Gildas Arzel, comme Art Mengo, comme Daniel Lévy. Il y a un paquet de mecs qui ont plus de couilles, de voix, de talents… je me demande pourquoi on n’occupe pas la place des mecs qui sont là depuis 25 ans et qui vendent d’ailleurs de moins en moins de disques, et qui font le même album à chaque fois. Je me demande ça, entre autres, et je me perds dans la drogue.

Tu t’es perdu dans la drogue à cause de cette incompréhension.

Pas uniquement. Il y a des gens, comme moi, qui ont une propension à ça. T’as des gens qui peuvent boire un coup et s’arrêter. Moi, je ne peux pas. En matière de cocaïne, c’est la même chose. Moi, il ne faut jamais que je commence.

Clip de "Apprendre à vivre sans toi", un hommage à son ami et mentor Michel Berger en 1994 (et qui me fait penser irrémédiablement à ma soeur Florence, disparue il y a trois mois, et dont je me remets difficilement du départ précipité).

renaud hantson,homme à failles,interview,mandorAprès Poudre aux yeux, c’est le deuxième livre que tu sors sur ce sujet. Ca devient addictif d’écrire, de te raconter ?

Le premier livre est moins trash. Il y a eu une très grosse relecture de Flammarion, parce qu’ils savent faire. Mais, en fait, à peu près tout ce qu’ils ont voulu que j’enlève, je l’ai laissé. C’est quand même l’auteur qui a le choix final. C’est sous forme d’autobiographie. Je pars de mes débuts dans la musique avec ma famille. Mes grands-parents qui m’offrent ma première batterie jusqu’à Satan Jokers, la rencontre avec Michel Berger, sa disparition, l’apparition de la drogue dans ma vie, les sorties nocturnes, un peu de sexe, beaucoup de show-biz. J’ai l’impression d’avoir tout dit dans ce bouquin. Suite à la parution de ce livre, je me demande comment ça se fait que je n’aie toujours pas compris. Le deuxième est apparu à cause de ça. J’ai voulu raconter que c’est encore plus compliqué que ce que je croyais. On a longtemps dit aux gens que certaines drogues étaient des drogues festives, alors que les drogues psychologiques sont les plus infernales à arrêter. Bien sûr qu’avec l’héroïne, tu es ferré physiquement. L’alcool, il y a un dealer tous les 100 mètres. La coke, t’as l’impression qu’il y a des choses que tu ne pourras plus jamais faire sans. Les relations sexuelles par exemple. J’ai du réapprendre sans. Le paradoxe, c’est que la drogue n’est pas du tout efficace pour ça. J’ai donc voulu parler de tous les trucs glauques dont je n’avais pas parlé dans le premier livre qui était un peu plus mainstream, un peu plus grand public.

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A l'Elysée en 1989 lors d'une représentation de Starmania devant Lady Di, le Prince Charles, Michel Berger et le Président François Mitterand... 

Je n’ai jamais lu une biographie aussi trash, autant non censurée !

Il y a celles de Clapton et de Keith Richard qui sont aussi pas mal dans le genre. En fait, tu as commencé l’interview en disant exactement la réalité, c’est un truc de fou. Je n’occupe pas la première place du hit-parade, mais je crois être le seul artiste en France à avoir vécu une telle existence de rock star. À part Hallyday bien sûr.

Cette deuxième autobiographie, elle était essentielle pour toi ?

C’était nécessaire. C’est un deuxième acte thérapeutique. Il fallait que toute la merde sorte. Là, ça va. Je n’ai plus rien à sortir.

Une autre facette de Renaud Hantson. Il est aussi le leader des Satan Jokers. Ici au Hellfest 2009, interprétant "Fils du metal".

renaud hantson,homme à failles,interview,mandorQuand je pense à toi, et Dieu sait si j’adore ce que tu fais depuis longtemps, je ne comprends pas où tu vas. Tu fais du hard rock, tu joues dans des comédies musicales, tu chantes de la bonne variété, tu as un groupe plus folk... je crois que c’est la raison pour laquelle le public n’a pas suivi ta carrière comme tu le méritais. Il était un peu perdu.

C’est possible. Fais du co-management ou deviens co-producteur (rires) ! C’est très exact ce que tu dis. On est dans un truc totalement illogique parce que le seul moment où je suis heureux, le seul moment où je suis complètement opérationnel, c’est quand je suis sur scène ou dans un studio. Le reste de ma vie est totalement dérisoire. En cela, il y a un parallèle avec Johnny. Le reste ne m’intéresse pas. Faire des courbettes aux médias, aller appuyer sur un buzzer dans une émission en prime time, juste pour faire une télé et ne même pas y chanter en direct, ça ne m’intéresse plus.  J’ai 50 balais, je trouve ce métier d’une superficialité sans limites. En même temps, c’était une lâcheté et une facilité de fuir et me réfugiant dans des phantasmes et dans la consommation de drogues. C’était plus dur pour moi de se battre, j’en ai parfaitement conscience. J’aurais dû me battre.

Oui, du coup, tu as laissé la place aux autres.

J’ai laissé passer devant moi des gens pas plus talentueux, dans la même mouvance, mais qui eux, ont su s’entourer. Mon problème, c’est qu’avant de rencontrer quelqu’un comme Olivier Vadrot ou avant de pouvoir parler comme je te parle là, il y a eu des années où je n’étais pas moi-même. Les maisons de disque que j’ai eu dans lesquels j’étais « artiste maison » m’ont fait faire des trucs qui n’étaient pas cohérents. Je ne suis pas un artiste destiné à OK, Podium, Salut les copains !, tout comme je ne suis pas un artiste formaté NRJ. Il y a d’autres moyens de vendre des disques, il y a d’autres moyens de réunir beaucoup de public en concert que ça. Regarde Thiéfaine ou Lavilliers.

Autre tube de Renaud Hantson, "Voyeur", à Agde le 24 juillet 2012. (Avec une battle de batteries en ouverture).

Toi, tu sors souvent des disques, tu fais beaucoup de concert en ton nom propre ou avec tes deux groupes. Tu es vraiment un chanteur en activité.

Moi, ce que je veux, c’est laisser une trace. Tant que le disque physique existe, tant qu’on n’est pas balayé par la technologie, je veux faire un maximum de disques. Là, je prépare un album de blues pour Furious Zoo, je prépare un opéra rock avec Satan Jokers sur les addictions sexuelles avec le docteur Karila et enfin, je vais aussi sortir un nouvel album solo.

Revenons à la littérature. Écrire, c’est pour prévenir,  pour s’en sortir ou pour ne pas retomber.

Les trois. Moi, j’ai récupéré toutes les merdes que l’on peut récupérer à cause de la drogue. Les problèmes respiratoires. Il y a une clim’, je suis malade. Je n’étais pas allergique, je suis allergique. Mes voies respiratoires sont niquées. Il y a deux solutions, soit je mets du Dérinox et pendant trois heures, j’ai les cloisons qui se rebouchent, soit je prends de la coke. Reprendre de la coke, je vais éviter. Je crois que j’ai assez consommé. L’écriture, c’est très simple. C’est prévenir que c’est beaucoup plus galère de s’en sortir pour les générations à venir. Leur dire que les drogues seront de plus en plus addictives, même la fumette. Leur dire que, pour cette espèce d’ersatz de plaisir qu’ils vont trouver, ils vont avoir un mal fou à faire machine arrière. Écrire, pour moi, c’est thérapeutique. Le temps passé à écrire m’évite déjà de penser à faire des conneries.

Tu dis quand même dans tes livres que tu ne seras jamais sorti de l’auberge…

Les anciens addicts restent toute leur vie des anciens addicts. Moi, j’ai une réelle volonté à arrêter les conneries. Je fais de la prévention. Le projet Addictions de Satan Jokers a été validé par la MILDT (la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la Toxicomanie). Je n’ai absolument pas envie d’être un usurpateur. Et je ne suis pas un usurpateur. Il se trouve simplement que je dis haut et fort que j’ai fait déjà 12 faux pas minimum depuis la sortie de ce livre parce que c’est dur. C’est un combat permanent.

Que peux-tu faire concrètement pour que tu t’en sortes réellement et sur le long terme ?

Je n’ai qu’une chose à faire par rapport à l’évolution que je souhaite dans ma vie musicale, artistique et créative, ça s’appelle la thérapie comportementale. Ça implique un changement de carnet d’adresses. Ce que pour l’instant, je m’oppose à faire puisque ça voudrait dire pour moi, quasiment changer de métier.

Eh oui. Parce que toutes tes relations sont des relations professionnelles.

Voilà. Et dans ces relations professionnelles, il y a un 5e de gens qui sont en rapport avec la substance. Je n’ai pas choisi les choses ainsi, mais c’est comme ça. Je suis dans une merde noire.

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Lors de l'entretien, le 15 mai 2013. (Photo de son manager Olivier Vadrot).

Tu veux expliquer quoi d’autre dans « Homme à failles » ?

Je veux expliquer pourquoi je n’ai pas été là 18 ans. Pourquoi je n’ai pas livré bataille avec le show-bizness. Pourquoi j’ai laissé ma place, comme je te le disais tout à l’heure, aux Calogero, Obispo, Pagny et compagnie. C’est très présomptueux de dire ça, mais il n’y a pourtant pas de match entre eux et moi.

Extraits d' "Opera Rock", album de Renaud Hantson comprenant 20 titres extraits des plus grands opéras rock et comédies musicales francophones et internationaux.

C’est sûr, ça n’aide pas à sortir la tête de l’eau.

Il y a un truc qu’on ne peut pas m’enlever, c’est ma voix, les chansons que je sais écrire et la scène que je maîtrise. Moi, depuis 2005, je vais à la bataille. Comme je veux me prouver des choses et parce que j’aime le danger, que j’aime prouver que dans n’importe quelle configuration, je peux assurer, je ne me refuse pas de jouer dans des endroits improbables, des lieux où je ne devrais jamais jouer. Il ne faut pas voir ça comme une chute libre. C’est un vrai parti pris. Je pourrais aller voir des gros tourneurs, mais la réalité, c’est que j’aime ma liberté. Je ne vais que là où on a envie d’aller. Je paye le prix, mais je trouve ça vachement bien. Quand on m’appelle aujourd’hui, moi, je veux avoir un temps de parole. Je veux parler de prévention, je n’ai pas spécialement envie de venir juste vendre ma soupe. Quand on a Renaud Hantson, on a un package.

Mais, c’est peut-être ça le problème. Du coup, tu fais moins de télé.

Je sais. Par contre, je fais des émissions auxquelles je n’aurais jamais eu accès, comme Le journal de la santé et Le journal de 20h qui fait un reportage sur la cocaïne.

Journal de France 2 le 16 octobre 2012.

Après l’écriture de ce livre, as-tu ressenti un vide ?

Énormément. Ces deux livres pour moi sont importants et je pense qu’ils peuvent donner espoir a des gens qui sont dans des problèmes addictifs. Toutes les addictions : la bouffe, le jeu, le sexe, la drogue, l’alcool, la cigarette. J’explique que le seul déclencheur, c’est soi même. Moi, je considère que je suis mon pire ennemi. Ce n’est pas mon entourage le problème, je n’accuse personne. Le problème de l’addiction, c’est qu’une bonne nouvelle me donne envie de faire un excès et une mauvaise nouvelle me donne envie de le masquer en faisant un excès.

Comment envisages-tu ta vie aujourd’hui ?

La dernière partie de ma vie sera la musique et la prévention. Parce que j’ai gaspillé 18 années. Je me suis fait du mal, mais j’ai payé. Je suis un technicien de la voix et je vais rester compétitif. Je vais jouer de plus en plus et je vais continuer la prévention parce que ce sont les deux seuls trucs qui m’excitent encore.

En matière de créativité, moi qui suis ton actu, j’ai parfois du mal à suivre le rythme… et je ne parle pas des pavés que tu écris sur ta page Facebook.

C’est de la psychothérapie publique et ça me fait du bien, je te l’avoue. Ce qui m’intéresse sur internet, c’est qu’on a un contact direct avec les gens. Mes séances de psychothérapie publique sur mes pages Facebook, c’est une manière d’être en contact direct avec les gens qui m’aiment.

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A la fin de l'entretien...

Pour finir, je ressors les archives Hantsonniennes...

Lors de "la nuit des Top" de la radio Top Music, le 21 novembre 1992 au Hall Rhénus de Strasbourg.

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Lors d'une rencontre FNAC de Strasbourg, le 12 janvier 1993.

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Et 20 ans plus tard, lors du dernier Salon du livre de Provins, le 14 mars 2013.

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