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17 juin 2013

Eliette Abécassis : interview pour Le palimpseste d'Archimède

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 Romancière et essayiste, Eliette Abécassis alterne textes intimistes (La répudiée, Mon père, Un heureux événement), épopées (Qumran, Le Trésor du Temple, Sépharade) et essais (Petite métaphysique du meurtre, Le Livre des Passeurs, Le Corset invisible). Elle collabore par ailleurs régulièrement à des journaux (Le Monde des Religions, Le Figaro littéraire, Elle) et travaille pour le cinéma (Kadosh, Un heureux événement). La dame a du talent et, elle aussi, ça faisait un moment que je souhaitais que nos chemins se croisent. Voilà qui est fait  à l’occasion de la sortie de son roman Le palimpseste d’Archimède.

Le 29 mai dernier, elle m’a donné rendez-vous au café d’en bas de chez elle… Voici la synthèse de notre conversation pour Le magazine des loisirs culturels Auchan (puis je vous propose un complément pour ce blog).

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(Puisque vous n'avez pas de loupe à portée de main, je vous propose une lecture plus aisée de l'introduction de cette interview... De rien!)

"Et si le monde avait un code secret qu’il serait dangereux de déchiffrer ?" s’interroge Éliette Abecassis dans son nouveau thriller historico-ésotérique. Des mystères d’Eleus au nombre Pi, de l’élite savante aux jésuites d’un obscur monastère de Judée, l’auteure embrasse deux mille ans de l’histoire humaine en mêlant rituels anciens, philosophie et mathématiques, assassinats sanglants et mysticisme. Un livre dans la lignée du Da Vinci Code !

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Le teaser du livre.

220px-ABECASSIS_Eliette-24x30-2006.jpgBonus mandorien:

On sent que derrière ce livre, il y a une agrégée de philosophie. Je trouve que ce roman est avant tout un livre philosophique.

Je l’ai voulu comme tel. On apprend beaucoup de choses sur la philosophie grecque, mais aussi la philosophie d’une façon générale. Et surtout, ce qu’apporte la philosophie à la vie et l’importance de la philosophie pour chacun de nous. Je pense qu’aujourd’hui les philosophes ont un peu démissionné de leur rôle. Ils n’apportent plus aucune vérité. Ils se retirent du débat. Sauf certains philosophes qui, pour le coup, sont un peu trop dans la démagogie de la philosophie. On est dans une époque où on a plus que jamais besoin de la philosophie pour répondre à toutes les questions que l’on se pose sur la marche du monde.

On ne peut pas écrire un livre dense comme celui-ci, dans lequel il y a autant d’informations, sans être passionné par tout ça.

La philosophie, pour moi, est la reine des disciplines. Je l’ai enseigné pendant trois ans. J’ai essayé de retransmettre ma passion que j’ai pour la philosophie à travers la relation entre ce professeur de philosophie, Elsa Marrek et son disciple. À travers eux, j’essaie d’avoir la même relation avec le lecteur.

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(Photo : Gala)

Vous-mêmes, vous avez eu un mentor, un initiateur en philosophie ?

La philosophie ne débouche que sur l’enseignement de la philosophie. Les gens qui étudient la philosophie doivent avoir une rencontre, un initiateur privilégié. Si on prend un livre de philo, comme ça, tout seul, on ne va pas comprendre. On a besoin de quelqu’un qui va nous expliquer, à la façon des péripatéticiens d’Aristote ou de Socrate avec leurs élèves. Moi, j’ai eu plusieurs mentors, à commencer par mon père qui est prof de philosophie. J’ai été son élève et son disciple. C’est avec lui que j’ai appris la philosophie. En terminal, à Strasbourg, j’ai eu un professeur extraordinaire qui s’appelle Norbert Engel. C'était un accoucheur d'esprit, subversif et provocateur, passionné et passionnant. C'est lui qui, le premier, m'a encouragée à écrire à 15-16 ans et à passer le concours de l'ENS. Il est l’un de mes d’éveilleurs de conscience comme devrait l’être tout bon prof de philo.

Du coup, vous, vous éveillez les consciences de vos lecteurs.

Pour moi, c’est très important, de transmettre à travers les romans. Je pense que j’ai cette mission-là. Je n’écris pas pour moi, je n’écris pas pour me faire plaisir, ni pour raconter des aventures personnelles, mais j’écris pour transmettre quelque chose. J’ai toujours le souci du lecteur, je ne le lâche jamais et puis surtout, je tente de l’élever, de l’introduire dans un monde inconnu. Je le prends pour quelqu’un de curieux et d’intelligent qui va être ravi de découvrir un univers.

Il y a aussi une jolie histoire d’amour dans ce roman.

J’aime bien le mélange des genres. C’est un roman philosophique, c’est un thriller, c’est une histoire d’amour. On fait des va-et-vient dans le temps, c’est moderne et ancestral…

Même si un livre comme Le palimpseste d’Archimède est complexe à écrire, est-ce que cela vous amuse d’écrire ce genre de livres ?

Oui, semer des indices, construire des fausses pistes est très amusant. La règle du polar, c’est que le lecteur doit avoir tous les éléments pour dénouer lui-même l’intrigue. L’auteur sème des cailloux qu’il n’arrête pas de camoufler pour égarer le lecteur. Celui qui est clairvoyant trouvera l’intrigue. 

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Le 29 mai 2013, après l'interview...

Commentaires

Gagné enfin bien joué ! Je n'ai qu'une envie aller l'acheter !!! Merci pour cette jolie ITW

Écrit par : Babidji | 17 juin 2013

C'est là un bon roman; j'aimerais rencontrer l'auteur pour lui demander en qui et en quoi elle croit .

Un monde qui se réduirait à la mathématique , ne serait-ce pas un monde desséché alors que le catholicisme nous offre un monde d'amour ?

Amitiés littéraires

Écrit par : Luc Paul | 05 décembre 2013

Le palimpseste d'archimède est un codex palimpseste de parchemin, qui était à l'origine une copie byzantine siècle d'une œuvre par ailleurs inconnu d'Archimède de syracuse et d'autres auteurs. Il a été remplacé avec le texte religieux chrétien par des moines siècle.

Écrit par : mba admissions consultants | 17 avril 2014

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