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04 juin 2013

Christophe Maé : interview pour Je veux du bonheur

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J’interviewe une fois par an (à peu près) Christophe Maé. (2 interviews filmées là, et une première mandorisation à l’époque où je cachais encore mon identité).

Maé est un artiste dont on peut penser ce que l’on veut (et que je n’écoute pas moi-même spontanément), mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas être une bête de scène et de ne pas transporter les foules. Même les moins motivés par sa personne reconnaissent son incroyable présence et ses performances irréprochables.

Et le type est simple, voire même super sympathique (qui a dit « il ne manquerait plus que ça ! » ? Dehors !) Donc, j’aime bien le rencontrer.

Bref, voici ma toute récente interview. Pour Le Magazine des espaces culturels Leclerc (daté du mois de juin 2013). Plus un bonus mandorien…

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Clip de "Tombé sous le charme".

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christophe maé,je veux du bonheur,interview,le magazine des espaces culturels leclerc,mandorBonus mandorien:

Je trouve que c’est bien d’avoir une nouvelle couleur musicale après deux albums…

Je n’ai pas l’impression que ce soit non plus aux antipodes de ce que j’ai fait jusqu’à présent. La musique cajun a une couleur métissée. Le sud des États-Unis, c’est un mélange d’influences caribéennes, africaines et autres, car il y a beaucoup d’Haïtiens, d’Espagnols, de Français, d’Irlandais. Finalement, je n’ai pas été plus dépaysé que cela. J’ai retrouvé beaucoup de couleurs musicales que j’avais déjà utilisées et qui m’inspirent.

Dans « Ma jolie », vous évoquez la culture de cette région-là. Et vous parlez des chamans. Vous croyez en leur pouvoir ?

Je ne suis pas à fond là-dedans, mais j’y crois. En Louisiane, il y a énormément de vaudous. Le vaudou est né là-bas et c’est quelque chose qui me fait un peu flipper, je vous l’avoue. J’ai une éducation catholique, je crois forcément en certaines choses.

Revenons à Serge Lama qui a écrit « Je veux du bonheur ». J’ai vraiment été étonné, car il n’a pas pour habitude d’écrire ce genre de chanson là. On a l’impression qu’il s’est mis à votre place.

Je suis allé chez lui toute une journée et on a avancé le texte ensemble. Il s’est vraiment mis à mon service. Ce n’est pas le Serge Lama de « Je suis malade », c’est sûr. C’est l’opposé. Mais, c’est intéressant ce métier. Il me permet de rencontrer des artistes de cet acabit. Il fait partie de mes pères dans sa façon d’écrire. Je ne l’ai pas sollicité par hasard. Je suis ravi de chanter ces mots.

Autre collaboration, celle avec Mike Ibrahim. Là, ce sont deux chansons, « Charly » etchristophe maé,je veux du bonheur,interview,le magazine des espaces culturels leclerc,mandor « La poupée ». Deux chansons dont les sujets sont difficiles.

Ce sont des histoires qui me collent à la peau et c’est moi qui ai suggéré ces deux thèmes à Mike. Pour « Charly », c’est l’histoire d’une petite fille de 8 ans que j’ai connu et qui est morte d’une tumeur au cerveau. Personne ne peut rester indifférent à ça. C’est une histoire tragique, elle est partie en quelques mois. Mike Ibrahim est arrivé à une profondeur et une gravité supplémentaire à ma façon d’écrire personnelle. Moi, j’écris cash. Comme je parle, j’écris. Lui emmène de la poésie à tout ça. Pour « La poupée », c’est pareil. Il y avait une SDF qui était en bas de chez moi. J’ai pris l’habitude de parler avec elle pendant des mois et elle a disparu du jour au lendemain. Je la trouvais tellement belle que je l’appelais « ma poupée ».

Vous ne l’avez jamais revu ?

Non. Si un jour je la croise, je lui dirai qu’une chanson sur elle existe désormais.

Mike Ibrahim est de votre génération. Vous devez vous comprendre parfaitement.

Oui, on forme un vrai binôme. Il est descendu chez moi des mois dans le sud de la France. On écrivait ensemble, comme on jouait au ping-pong. Les mots fusaient de toutes parts et on se les échangeait.

Il y a aussi une reprise de « It’s Only Mystery ». Pourquoi cette reprise tirée de la BO de Subway ?

C’est une chanson que j’adore depuis sa sortie.  J’ai fait 10 ans de piano-bar et quand j’arrivais dans un établissement, je commençais toujours par ce morceau. C’est à la fois un titre coup de cœur et porte-bonheur pour moi. J’avais failli l’enregistrer pour le premier album, puis pour le deuxième, puis j’ai même tenté d’en faire une version française, mais ça ne marchait pas. Cette fois-ci, j’ai vraiment eu envie de la mettre sur mon troisième disque.

Elle vous vient comment généralement l’inspiration ?

Soit en regardant un film ou en lisant un livre… et ça me fait rebondir sur un thème. Ou alors en voyageant. Il n’y a pas 36 possibilités.

(Et pour finir, parce qu'il est évident que Christophe Maé a besoin de Mandor pour que les salles se remplissent, voici les première images du concert enregistré le 13 mai dernier au Théâtre de Paris. A retrouver dans un cinéma près de chez vous les 7 et 8 juin prochains.

De rien Christophe!

Commentaires

Bonjour,
C'est une bonne chose que des compositeurs du calibre de Serge Lama puissent collaborer avec les artistes de la nouvelle génération. Je vais essayer de trouver Je veux du bonheur, je suis très curieux d'entendre ça, très certainement une très jolie chanson.

Écrit par : Clément | 06 juin 2013

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