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01 juin 2013

Les éditions du Chemin de Fer et Mercedes Deambrosis invité de "La virgule du printemps" à Ozoir la Ferrière

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C’est la deuxième année que j’anime La Virgule de Printemps à Ozoir-la-Ferrière organisée par Luc-Michel Fouassier (qui est déjà à l’origine du Salon du livre de la ville). L’année dernière, l’invité principal était François Bégaudeau (voir là). Cette année, Luc-Michel a pris des risques en n’invitant pas une personnalité médiatique. Il faut prendre des risques, sinon, les choses n'avancent pas. Il a choisi de mettre en avant une maison d’édition qu’il aime beaucoup. Les éditions du Chemin de fer, éditent, depuis 2005, des textes courts illustrés par des artistes contemporains. Les deux éditeurs de cette maison, François Grosso et Renaud Buenerd étaient donc présents, accompagnés de l’une de leurs auteures fétiche Mercedes Daambrosis.

Pour annoncer l’évènement, la ville avait placé des affiches absolument partout…

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Pendant cette rencontre (dont le public se comptait sur tous les doigts de trois mains, malgré la campagne d'affichage, donc), on a appris notamment (je résume) qu’"à chaque nouveau projet, chaque nouvelle rencontre doit savoir enthousiasmer et participer à la réponse à ces questions: pourquoi des mots, comment des images, pourquoi un livre ?"
"Les éditions du Chemin de fer proposent à des auteurs ayant déjà publié la mise en image d'un texte inédit par un plasticien, rééditent également des textes épuisés, inédits ou méconnus du patrimoine littéraire". La rencontre a duré une heure, alors, évidemment, nous avons abordé de nombreux sujets dont les relations auteurs/éditeurs, la fabrication d'un livre, les choix éditoriaux, les difficultés économiques d'une maison d'édition, comment être et rester original, l'écriture de ce type d'ouvrage, le choix du plasticien pour tel ou tel livre...

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Quant à Mercedes Deambrosis, dont j’avais fait la connaissance lors du dernier Salon du livre de Provins, ce que j'aime chez elle, c'est qu'elle se distingue par sa plume assassine. "Elle dénonce les faux-semblants que nous imposent la société, les masques que nous sommes tenus de revêtir" (si, si, même vous !)

"Et si l’Espagne de ses origines est souvent la scène de ses romans et nouvelles, c’est sans doute parce que là, plus qu’ailleurs, le carcan de la religion, de la bourgeoisie, des apparences a pesé et pèse encore".

"Ayant vécu les heures sombres du franquisme, Mercedes Deambrosis prend donc souvent l'Histoire d'Espagne comme décor de ses livres. En 2004 elle publie un recueil de nouvelles, La promenade des délices, relatant la vie quotidienne sous la guerre civile espagnole, et un roman, Milagrosa, traitant de l'emprise du pouvoir du Caudillo sur les Espagnols".

"Pour Mercedes Deambrosis, la vie est un théâtre où les existences sont vouées à l’aliénation. Le dialogue, la communication sont alors le seul moyen qui reste à ses personnages pour ne pas faire face à la vacuité de leurs vies".

L’essentiel de ses romans est publié chez Buchet Chastel et récemment, elle a sorti un thriller aux éditions La Branche.

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Après la rencontre, les signatures... Ici Mercedes Deambrosis et un de ses éditeurs, Renaud Buénerd. L'un à illustré l'histoire de l'autre dans Rien de bien grave. Oui, un éditeur peut aussi être peintre/plasticien/illustrateur.

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Photo souvenir. A mes côtés, Renaud Buénerd, François Grosso (les deux éditeur des Editions du Chemin de Fer), Mercedes Deambrosis (l'auteure) et Luc-Michel Fouassier, l'organisateur de l'évènement (avec lequel je travaille depuis près de 5 ans).

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Dernière minute (et c'est une sacrée belle coïncidence): La Société des Gens de Lettres a décerné deux jours après cette rencontre ses Grands prix de printemps 2013. Les Editions du Chemin de Fer viennent d'obtenir un prix notable : Le grand prix SGDL de la nouvelle à Annie Mignard pour La fête sauvage (vu par Emmanuel Tête).

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