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28 janvier 2013

Grégory Asher : interview pour la première du Bachelor sur NT1

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J’aime quand des potes commencent à sérieusement faire parler d’eux, progressent dans leur métier, s’épanouissent dans le domaine où ils excellent. C’est le cas de Grégory Asher, animateur que j’ai connu à RTL2 en 2004 lorsque j’y officiais en tant que « flashman ». Nous nous sommes tout de suite bien entendus. Aujourd’hui encore, il y coule de beaux jours radiophoniques.

Ce soir, il y a la première du Bachelor sur NT1.

Et alors ?

Et alors, c’est justement Grégory Asher qui présente l’émission.

Voilà, désormais, pour briller en société, je peux lancer avec détachement, comme ça, l’air de rien : « tu sais que je suis pote avec le mec qui présente le Bachelor ? »

 Ça en jette un max. Je trouve. Hum…

Bref, j’aime bien mettre en avant les amis qui font le même métier que moi (ou presque). Le 17 janvier dernier, il est venu à l’agence me parler de cette aventure, mais aussi de sa carrière et de ses projets.

Sa biographie sur le site du Bachelor :

Grégory a fait ses armes dans une radio régionale avant de rejoindre RTL 2 en 2004 où il anime maintenant la tranche matinale du 9h/13h.  Passionné de musique, la station lui a également confié l'animation des concerts privés live et les interviews des plus grandes stars internationales et françaises. Depuis 2010, Grégory Ascher présente également World Series of Poker et le World poker tour sur RTL9, il est aussi l'un des présentateurs du tirage du Loto sur France 2. À chaque cérémonie de la rose, Grégory Ascher reviendra sur les enjeux de l'aventure et accompagnera notre gentleman tout au long de sa recherche du grand amour.

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Interview :

Je peux te parler de tes débuts à Radio Campus ?

Oh ! Mais toi, tu as lu ma fiche Wikipédia ? Je ne sais même pas qui s’occupe de cette page.

Je vais passer directement à RTL2, si tu le veux bien. Nous, on s’est connu là-bas. Tu faisais les nuits… aujourd’hui tu animes le 9h-13h tous les jours du lundi au vendredi.

Il y a 5 ans et demi que j’occupe cette tranche.

2529741873_1.jpgEt je sais que les derniers sondages étaient excellents pour RTL2 et pour ton créneau perso.

Ceux de janvier atteignent des records. On n’a jamais eu autant d’auditeurs en 18 ans d’histoire. Et entre 9h et 13h, on n’a jamais eu autant de monde. On a claqué le million, donc c’est vraiment chouette. Écoute, ce n’est pas fondamental, mais pour un animateur, il vaut mieux être dans le vert que dans le rouge, quoi qu’on en dise. Avec l’équipe, quand on apprend ça, on est content, et dès le lendemain, on passe à autre chose…

Toi qui aimes improviser, je le sais, ce n’est pas lassant d’animer du flux musical ?

Le flux, ça a ses avantages et ses inconvénients. Ça te permet de ne pas perdre un temps immense en préparation, ça te permet aussi d’être tout seul si tu n’as pas envie de travailler en équipe. Si ça marche, ce n’est pas que grâce à toi, mais c’est surtout grâce à la musique, mais si ça ne marche, ce n’est pas qu’à cause de toi, mais c’est aussi à cause de la musique. Travailler à RTL2,  c’est flatteur, tu en sais quelque chose. La musique est bonne et la radio a une belle image.

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Très sincèrement, je trouve qu’il faut avoir un réel talent pour faire du flux. C’est extrêmement difficile d’être original. Je le sais, je me suis adonné à cet exercice pendant  des années et ce n’est pas ce que j’ai fait de mieux dans ma carrière.

Si tu veux bien faire du flux, il faut être carré, parce que tu as au maximum 20 secondes. Ce qui va faire la différence, c’est le sourire, c’est ton timbre de voix. Il faut réussir la petite tournure qui va plaire aux gens, la petite news originale sur l’artiste ou liée à l’actualité. Il faut que les auditeurs sentent qu’on est connecté avec eux.

Bon, en plus, tu présentes les interviews très très privées et les concerts RTL2.

Oui, je trouve que tout ça s’emboite bien. Je ne bosse pas à RTL2 pour le côté alimentaire, mais parce que j’ai beaucoup de plaisir à faire de la radio. Moi ce que je voulais, quand j’étais gamin, c’était faire de la radio. Ça n’a jamais bougé et ça n’a jamais dévié. Savoir que tous les jours, j’ai la chance de monter les marches du 22 rue Bayard, que tu connais, cela m’enchante. Le lieu est majestueux, tu rentres dans un des plus beaux studios de Paris. Tu es porté et il faudrait être sacrément con pour être lassé de ça.

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Ce qui est bien avec ce créneau du 9h-13h, c’est que tu peux travailler ailleurs l’après-midi. La télévision, notamment. Tu animes des émissions de poker par exemple.

J’étais moi-même un joueur de poker. On m’a proposé il y a deux ans et demi de commenter  avec Alexia Portal les championnats du monde 2010 de poker à Las Vegas pour RTL9. On a tourné 20 émissions dans une limousine. J’avais les jambes en compote et le genou sur la tête… mais télévisuellement, c’était super à faire. Après le groupe AB m’a proposé de commenter, en cabine, les World Poker Tour. Je les commente encore aujourd’hui avec Vanessa Hellebuyck, qui est championne du monde de poker. Là, on est plus dans des termes techniques parce que l’on parle à des joueurs confirmés. On enregistre une ou deux après-midi par semaine.

Et tu animes aussi parfois le loto, en direct sur France 2.

Quand on m’a proposé cette émission, ça m’a étonné. Jamais dans ta vie, tu te dis, « je rêve de présenter le loto à la télé ». Moi, comme je n’ai pas de plan de carrière, ce sont les rencontres qui influent sur mes décisions professionnelles. 

Et tu aimes ça, présenter le loto ? En sachant que tu ne me diras pas le contraire…

Il y a deux choses géniales dans cette aventure. C’est du direct et aujourd’hui, du direct, c’est de plus en plus rare. Je suis juste après Pujadas ou Delahousse, je t’assure que je vis une minute trente de pure adrénaline. Tout est extrêmement cadré. Il y a des termes auxquels tu ne peux pas échapper, mais j’essaie d’avoir mon propre style en ayant toujours une anecdote originale. C’est un peu comme le flux radio finalement. On ne peut pas sortir du cadre, mais on essaie quand même. Il n’y a pas d’émissions ultimement ringardes ou ultimement branchées, c’est toujours ce que tu en fais.

Aujourd’hui, ton actu, c’est le Bachelor. Tu animes la nouvelle saison sur NT1.

Lors de ma première jeunesse bordelaise, j’ai été journaliste cinoche. Ce que je vis en ce moment me fait penser à ses acteurs qui tournent un film et qui doivent faire la promo un an après, alors qu’ils en ont déjà tourné un ou deux films depuis. Pour moi, c’est curieux de venir t’en parler si longtemps après le tournage. Il fallait trouver la bonne date de diffusion et il y avait tout un travail de com’ à faire…

La bande annonce de la première émission, celle du 28 janvier 2013.

As-tu accepté tout de suite de devenir l’animateur du Bachelor ?

Je trouvais que tourner cette émission était une expérience qui ne se refusait pas. D’abord, TF1 productions est une équipe de haut niveau. Le Bachelor n’est pas de la télé poubelle, ni de la télé-réalité trash à deux balles, il y a une vraie élégance dans ce programme. Il y a beaucoup d’argent investi, de beaux décors, cette émission fait rêver.

Mais, là, tu sais qui a gagné ?

Oui, je te dis. On a tout tourné.

Et donc ?

C’est ça. Tu crois que je vais te le dire.

On n’est pas aussi pote que je le pensais… (Faussement vexé).

Je ne te le dirai pas, petit malin !

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Tu as déjà vu les images de l’émission.

Oui, j’ai tout vu puisque je suis aussi la voix off de l’émission. J’interviens pas mal dans la première émission pour mettre en place les règles du jeu. Le plateau de bonjour, l’explication de la maison, la présentation et celle d’Adriano (le Bachelor 2013), la première cérémonie de la rose. Je te le vends bien ou pas ?

Tu es doué Grégory.  À ce propos, fais-tu de la promo pour cette émission ?

Oui, elle a commencé. C’est beaucoup de la promo 2.0. Maintenant, il y a Facebook et Twitter, je m’en sers beaucoup. Je vais faire des live tweet, c'est-à-dire que je vais commenter en direct avec les gens qui suivent l’émission.

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Le Bachelor sur NT1, c’est le Bachelor du pauvre d’M6, c’est ça ?

Non, mais ça ne va pas ! On ne voit aucune différence entre les deux versions. Le lieu de tournage est absolument extraordinaire, un truc de malade. Il y a un parc, une piscine, ça ressemble à un château. Les protagonistes de l’émission ont voyagé dans toute l’Europe pour leurs rendez-vous. Ils ont fait des balades en hélicoptère, en bateau, dans des endroits à couper le souffle… non je t’assure, c’est un truc de dingue. Si tu fais un Bachelor cheap, ça se voit tout de suite.

Sinon, tu es tombé amoureux combien de fois ?

Zéro. Tu es fou, tiens, je vais embrasser mon alliance. (Et il embrasse son alliance). Sinon, je peux te répondre différemment. Je m’interdisais d’avoir des contacts avec les filles, en tout cas, le moins possible. Elles sont en immersion. Elles n’avaient pas de portable, pas d’ordinateur, elles étaient dans le jeu, dans la compétition, Adriano aussi. Moi, j’avais le rôle du bon pote d’Adriano. J’étais son compère, son complice, il ne fallait pas que je copine trop avec les filles.

7754192856_gregory-ascher.jpgC’est quoi ton secret pour être un bon animateur ?

Quelle question, je te jure ! Mais, je vais te répondre quand même. À la radio et à la télé, quel que soit le type d’émission que tu présentes, il faut essayer d’être le plus naturel possible dans un environnement qui ne l’est absolument pas. La clé, c’est ça. Si tu ne t’amuses pas, les téléspectateurs vont voir que tu ne t’amuses pas. Si tu passes ton temps à vouloir contrôler ce qu’il se passe, ils vont voir que tu passes ton temps à contrôler. Il faut être soi, ça passe toujours mieux, j’en suis convaincu.

Espères-tu que cette émission te fasse franchir un nouveau cap professionnel ?

Encore une fois, je n’ai pas de plan de carrière. La seule chose que je voulais ardemment quand j’ai commencé ce métier, c’était de bosser sur une grosse radio nationale parisienne. J’ai la chance de le faire depuis 9 ans sur RTL2. Aujourd’hui, je n’ai plus 20 ans, avec les dents qui rayent le parquet. Je suis marié, j’ai un enfant, j’ai donc des responsabilités et je ne réagis plus de la même manière. J’ai des rêves comme tout le monde, des envies, mais je me laisse porter. On verra bien ce qu’il se passe. J’ai envie que cette émission marche pour une simple et bonne raison : j’ai vu l’investissement des gens autour de cette émission. La soixantaine de personnes qui travaille sur Le Bachelor s’est battue pour que cette émission soit intéressante, élégante et classe. Après, pour moi, c’est sûr, il vaut mieux être dans une émission qui marche que dans une émission qui ne marche pas du tout, professionnellement parlant, c’est une évidence. Maintenant, le héros de l’émission c’est Adriano.

Comment va évoluer ta carrière selon toi ?

Mais franchement, je ne sais pas. Je ne sais pas ce qui va se passer pour moi. Je ne vais pas te mentir à toi François. Je ne suis pas dans une promo tout à fait normale, là. Si je te dis que je n’ai rien prévu et que je ne sais pas de quoi demain sera fait, c’est que c’est la réalité.

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Grégory Asher et Mandor, le 17 janvier 2013 après l'interview.

Pour finir (et pour la rigolade), j'ai ressorti deux archives datant de nos années communes à RTL2.

Juillet 2004, avec aussi Stéphane Caza (qui anime désormais les matinales de Chérie FM)

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Décembre 2007, avec aussi à ma gauche Guillaume Aubert (qui anime le 17h-20h d'RFM) et à ma droite, notre assistante de choc, Ally Wood.

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