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22 décembre 2012

Sandra Reinflet : interview pour Je t'aime [maintenant]

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© Farid Karioty

La première fois que j’ai rencontré Sandra Reinflet, c’était il y a deux ans, au Salon du livre de Châteauroux (voir là). Elle chantait accompagnée de sa guitare au lieu de signer ses livres (mais, bon, en vrai, elle alternait ses deux activités). C’est sûr, quand on croise son chemin, on s’arrête, on l'observe et on finit par vouloir communiquer avec elle.

Deux ans plus tard (donc), la jeune femme sort un livre très original, à la fois personnel et finalement sacrément universel. Il m’a paru normal de la recevoir pour en parler.

C’est ce que j’ai fait le 5 décembre dernier à « l’agence ».

sandra reinflet,je t'aime maintenant,interview,mandorNote de l’éditeur :

Sandra Reinflet a aimé vingt-quatre fois. Au moins. Son père, celui du premier baiser, son premier amant, l'homme qui n'a pas voulu, une attirance homosexuelle, celui avec lequel elle a vécu... Je t'aime [maintenant] retrace un cadran amoureux composé de 24 heures distinctes et liées par un fil : l'Histoire d'amour de l'auteure. Pour chacune des personnes, elle a choisi une heure correspondant à un moment fort. En un court texte et une photographie, elle retranscrit ce que la mémoire en a conservé. Elle est ensuite partie en quête de ces hommes parfois perdus de vue depuis des années, pour confronter le souvenir au réel, et les a photographiés chez eux. Cette histoire pourrait tout aussi bien être la nôtre. Un jeu de miroir subtil, qui dresse le portrait d’une génération. Une génération qui tarde à s’installer dans la vie adulte, refuse la contrainte, et pourtant, semble encore chercher l’éternelle rime de l’amour avec toujours.

L’auteure :

Sandra Reinflet est née en 1981. De ses rencontres avec 81 femmes autour du monde, elle en a tiré un premier livre Same same but different  (éditions Michalon), mais surtout une expérience inoubliable. Aujourd'hui, sous le pseudonyme de Marine Goodmorning, elle écrit, compose, interprète et travaille à la réalisation de son deuxième album.

Rencontre avec une jeune femme qui croque la vie !

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Interview :

J’ai lu quelque part que tu as conçu ce projet « pour interroger notre rapport à l’instantané et à l’exclusivité dans l’histoire d’amour. » Comment en as-tu eu l’idée ?

J’étais célibataire, je rentrais du Canada où j’avais passé deux mois. Je venais de vivre une histoire très poétique avec un québécois. Il était venu me voir à un concert. Quand on sort et qu’on arrive à sa voiture, on constate que son pare-brise est explosé. Il y a plein de bouts de verre partout. Il en ramasse un, me le met sur le doigt et me dit « je te fabriquerai une bague avec ». Il était aussi du genre à faire 400 kilomètres pour venir me chercher, m’accompagner à l’aéroport et me dire au revoir… C’était très platonique, mais hyper joli. En rentrant, j'ai raconté ça à mes copines qui semblaient impressionnées. Considérant que c’est un prince charmant, elles m’ont demandé si j’allais le revoir après. Quand j’ai répondu non, elles ont été déçues. Il y avait un côté « ça n’a plus de valeur parce que ce n’est pas un truc pérenne ». C’était trop ancré dans le temps. Après la réaction de mes amies, je n’ai pas beaucoup dormi. Je me suis réveillée au milieu de la nuit avec l’idée de ce projet. Cette histoire m’a marqué autant qu’une autre qui a duré 3 ans.

Il y a 24 histoires. Il a fallu sélectionner ? (Sourire).

Tu crois quoi ? Qu’il y en a beaucoup plus ? (Rire) Au début, je ne mangeais plus, je ne dormais plus. C’est le genre de projet qui prend toute ton énergie. Je n’arrêtais pas d’y réfléchir. C’est une sorte d’introspection. On se rappelle de toutes les histoires, pas forcément des plus récentes. Les souvenirs d’enfance et d’adolescence, ça te marque pour toujours.

Partir à la recherche de son passé, des gens qui ont traversé sa vie, c’est risqué. Un peu casse-gueule même. On peut être sacrément déçu !

Tu as raison. Ce qui est bien c’est que l’expérience a initié l’idée du livre, mais l’idée du livre recrée l’expérience. En même temps, tu sais que tu vas abîmer ton souvenir. J’y ai beaucoup pensé. Tu sais, il y a des gens qui ont refusé de me voir parce que pour certains, une fois que c’est fini, c’est fini. Il y en a un qui m’a dit non parce que l’histoire est enfermée dans un tiroir et qu’il n’a pas envie de l’ouvrir.

Lecture de "10:00"
Soirée de lancement de "Je T'aime [maintenant]" de Sandra Reinflet. Le 29 novembre 2012 at Le Thé des écrivains.

sandra reinflet,je t'aime maintenant,interview,mandorEn allant voir un comédien que tu aimais quand tu avais 10 ans parce que tu le regardais à la télévision, il était prévisible que ça allait ternir tes souvenirs.

Tu parles de l’acteur Patrick Bach qui jouait le rôle de Silas. Évidemment, c’était un héros, il avait 10 ans, il faisait du cheval, il était à la télé… je me doutais bien qu’en le voyant 25 ans plus tard, je n’allais pas être aussi enthousiaste. L’idée était de se demander si le cerveau est capable de faire la part des choses entre ce que tu as gardé et ce que tu vois aujourd’hui. Quand je vais penser à Silas sur son cheval, je vais forcément avoir en filigrane le visage de Patrick Bach devant. Mais, je ne trouve pas que le réel soit laid. D’ailleurs, je ne sais pas si tu as lu une remarque qu’une des personnes que j’ai photographiées m’a formulée. Il m’a dit : "je ne suis pas d’accord avec ton projet parce que tu ne m’as pas demandé de me maquiller, tu ne m’as pas rendu beau, tu n’as pas changé la lumière…". C’est vrai. C’était l’idée de ce projet. Ne pas rendre le réel esthétisant. Je les ai pris chez eux tels quels, à l’heure qui correspondait aux souvenirs. Je voulais faire du brut. Les regarder droit dans les yeux, face à l’objectif, sans artifice.

Tu as eu peur d’être déçue, certes, mais a contrario, n’as-tu pas eu peur de retomber amoureuse ?

Le premier portrait du livre, c’est celui d’un garçon dont l’histoire d’amour que je vivais avec lui n’était pas terminée. Tu sais, il y a beaucoup d’histoires qui se terminent de manière contextuelle. Moi, je voyageais beaucoup, donc parfois, la fin provenait d’un départ. Alors, quand tu revois quelqu’un dont l’histoire d’amour avec lui n’était pas achevée, tu ne sais jamais ce qui va se produire quand tu les ravives un petit peu. Je me suis dit que ce livre allait être compliqué si dès le premier homme revu, c’était aussi dur. Et puis non. Les pages avec les autres hommes étaient vraiment tournées.

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sandra reinflet,je t'aime maintenant,interview,mandorTu racontes tes histoires avec ces hommes-là. Ensuite, il y a la rencontre, et là où je trouve que tu pousses loin le bouchon,  c’est que tu leur demandes de raconter une histoire avec une autre femme.

Eux acceptent d’être 1 parmi 24, ce qui n’est pas facile pour quelqu’un avec lequel tu es resté longtemps. Je ne voulais pas qu’ils se sentent seulement une de mes heures et que moi, je leur donne l’impression de penser que je suis la seule dans leur vie.

Parfois, il y a de la jalousie de ta part quand tu entends ces histoires qui ne te concernent pas ?

Ce n’est pas toujours facile d’entendre un homme que tu as aimé te raconter un moment intime avec une autre femme. Ça dépend des gens. Il y en a qui sont devenus des amis et avec lesquels il y a beaucoup de distance, mais il y en a d’autres, ça pique encore un petit peu. Je ne suis pas très jalouse en général, mais j’ai été confrontée à la jalousie des autres. Il y a des hommes qui ont accepté cette expérience, mais en cachette de leur compagne. Certains m’ont demandé de ne pas leur envoyer le livre pour qu’il ne soit pas dans sa maison. J’ai donc constaté qu’il y a des gens qui veulent occulter le passé de l’autre. Moi, j’aime bien prendre quelqu’un en totalité, avec sa petite charrette de souvenirs.

À ces hommes, tu leur demandes aussi de raconter comment ils voient votre histoire…

Souvent, ils m’ont demandé ce que j’avais choisi moi comme moment avec eux. Parfois, ils ne sont pas d’accord. Ils m’ont dit : « Mais moi, je ne m’en rappelais pas de ce moment ! ». Les souvenirs sont très sélectifs et subjectifs. Ce sont plus des bribes de conversation que j’ai gardées parce que ça m’a marqué. Mais, ça ne parle pas toujours de moi. Parfois, ça parle de leur conception de l’amour. Mon père qui me dit par exemple : « Il faut toujours être celui qui aime le moins ».

Tiens ! Tu parles de ton père. Qu’est-ce que tes proches ont pensé de ce projet, quand même très intime ?

C’était difficile et c’était même une de mes angoisses par rapport à ce livre. Mais je ne pouvais pas traiter ce sujet sans parler d’intime. Je ne pouvais pas en parler « en général ». J’avais envie d’une implication et pour toucher les gens il faut être touché soi-même. Pour Erwan, mon compagnon d'aujourd'hui, ça ne me gêne pas du tout. Parce qu’on a une relation équilibrée, on n’est pas jaloux ni l’un ni l’autre. On est assez fataliste.

Tu as de la chance d’être tombé sur quelqu’un comme lui.

Tu te rends compte, je rencontre quelqu’un et je lui dis que pendant un an je vais voyager pour aller photographier mes ex aux quatre coins du monde. Il m’a toujours dit : « Ecoute, s’il doit se passer un truc, je n’y pourrai rien. Alors, je te fais confiance et si tu es plus heureuse avec quelqu’un d’autre qu’avec moi, tant mieux, et si ce n’est pas le cas, je préfère que tu ailles au bout et pas que tu idéalises et que tu fantasmes un truc ». Par contre mon père, il a dit oui pour me faire plaisir, mais tout ça lui passe au-dessus. Il est très « terrien », pas du tout dans l’art ou la culture. Quand je lui ai parlé de ce projet la première fois il m’a dit : « Parfois, je me demande si je suis vraiment ton père !». Nos idées sont éloignées. Je lui ai donné le livre, mais il n’arrive pas à le lire.

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© Ramez El Said

En lisant, je me disais que c’était un projet malin. On a tous le fantasme d’aller à la recherche de ses anciens amours. Du coup, ton livre touche tout le monde.

Je suis très contente quand on me dit qu’on s’y reconnait. Un ami m’a envoyé un mail en me disant : « Tu parles tellement bien du JE que ça devient un NOUS. » Ça me fait vraiment plaisir parce que c’était le but de ce livre. Ce n’était pas une autothérapie, je voulais que tout le monde se sente concerné. J’espère que ça agira comme un miroir, que chacun se posera des questions, que ça rappellera des souvenirs, que ça fera rigoler, que ça fera pleurer… on écrit pour que ça fasse un écho à l'histoire des lecteurs.

Tu n’as jamais eu peur que ton livre soit trop egocentré ?

J’ai eu très peur des réactions des gens. Moi, je savais pourquoi je le faisais, mais une question m’interpellait : est-ce que j’aurai la force de supporter les critiques, les réflexions, les réticences, les jugements de valeur des uns et des autres. J’ai essayé d’élargir le champ en allant de mon histoire à l’histoire des hommes dont je parle, jusqu’à l’histoire du lecteur. Ce sont des cercles concentriques.

As-tu eu la tentation de romancer l'histoire pour le plaisir littéraire ?

J’ai vraiment cherché à ne jamais trafiquer le réel. J’aurais pu avoir envie de le faire, mais non. Ça aurait été mentir à moi, aux hommes dont il est question dans le livre et aux lecteurs.

Il y a des passages où les hommes qui parlent de toi le font dans leur langue. Tu ne traduis pas.

C’est une réflexion qu’on a eue avec mon éditeur. Parfois, il y a des gens qui ne comprendront pas les rares passages en anglais et le passage en allemand. Je trouvais ça intéressant parce que moi aussi ça m’arrive de ne pas comprendre. On ne se comprend pas toujours en amour. J’aime bien cette petite ambigüité du langage. On n’est pas toujours sur la même longueur d’onde.

sandra reinflet,je t'aime maintenant,interview,mandorCe n’est pas la première fois que tu te bases sur ta vie pour écrire un livre. Dans Same Same but different (déjà chez Michalon), tu en as fait autant. Du 5 avril 2006 au 3 juin 2007, tu as passé 14 mois avec ton amie Yuki à sillonner la planète du Bostwana à l’Inde, en passant par le Chili, l’Australie, l’Indonésie ou encore le Japon et le Népal. Vous êtes partis à la rencontre de 81 femmes de 25 ans, toutes porteuses d’un projet fort ou l’ayant réalisé. Et nées, pour la plupart, en 1981. Un bel hommage à l’importance de croire en soi et de réaliser ses rêves.

J’adore l’aventure, j’adore l’expérience, donc j’aime bien quand la création provoque quelque chose, quand les deux sont interconnectés. « 81 femmes », c’était plus du reportage qu’artistique.

Il y a un côté sériel dans ton œuvre. Tu as d’abord rencontré 81 femmes, puis 24 hommes…

Oui, mais là, j'arrête ce procédé, involontaire en plus. Je travaille sur un nouveau projet photos/textes qui s’intitule Qui a tué mon école Jacques Prévert. J’ai retrouvé mon ancienne école primaire grâce au livre Je t’aime [maintenant]. C’est drôle comme les choses sont liées parfois. Je suis allée prendre une photo de la cour d’école, et je l’ai retrouvée à l’abandon, les vitres explosées. Elle avait été squattée. J’ai pris des photos de l’intérieur de l’école et j’ai trouvé très esthétique l’état dans lequel elle est désormais. À côté de chaque photo, je raconte juste un souvenir. Ce projet existe pour ranimer les murs et pour questionner le problème des écoles en province qui ferment. J’ai traité ce phénomène artistiquement.

Il y a toujours un travail photographique dans tes livres. Tes activités artistiques sont souvent associées…

Parfois, ça me pose des problèmes parce qu’en France, on aime bien les spécialistes. Quand j’ai fait ce voyage, ces articles et ce livre, on m’a dit « c’est super, tu peux en refaire à droite à gauche… ». Moi, le problème, c’est que je ne veux jamais faire deux fois la même chose. Je veux m’essayer à quelque chose que je ne sais pas faire. J’aime bien être nouvelle, avoir un regard neuf, pour inventer mieux. J’ai toujours voulu toucher à plein de choses. Quand j’étais gosse, je disais toujours que je serais chanteuse, voyageuse, écrivain, photographe. J’aime utiliser un autre outil pour exprimer la même chose.

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Cet été, tu es partie avec une amie, Aurélie Streiff, faire Paris-Istambul en autostop. Il y a d’ailleurs un blog qui raconte cette aventure.

Il faut que la vie soit un jeu. Après, il y a des grosses phases de travail parce que c’est laborieux d’écrire un bouquin ou de bosser sur un album. Tu sais, le temps passe vite. J’ai eu un accident de voiture quand j’avais 20 ans. J’ai réalisé que j’étais mortelle alors que c’est une considération très abstraite quand on a cet âge. Ça a été le déclic qui m’a fait réaliser qu’il fallait vivre ses rêves et qu’on n’avait pas forcément 60 ans devant nous pour les réaliser. J’ai la chance depuis l’enfance de savoir ce que je veux faire, mais au début, j’ai été lâche… j’ai fait des études. Un master de commerce. J’étais dans ce domaine et j’aurais pu facilement me laisser couler dans cette voie toute tracée.

C’est difficile de concrétiser ses envies ? Il y a tellement de paramètres dans la vie qui empêche de faire ce que l’on veut…

Moi, je pense que c’est plus dur de ne pas suivre ses envies. C’est une question de tempérament. Je m’épanouis dans l’instabilité. Il faut se connaitre soi-même et tout le monde ne peut pas supporter cette vie. Je n’ai jamais une vision à plus de trois mois de et où je vais être, de ce que je veux faire, de est-ce que j’aurai un peu de fric ou pas. C’est super précaire. Mais moi j’aime bien ça. Ça m’anime le fait de ne pas savoir, d’avoir des surprises.

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© Sommeil Paradoxal (http://www.sommeilparadoxal.com/)

Tu n’as pas l’impression que tu es une fille énervante ?

Dans quel sens ?

Tu es une femme libre, heureuse, belle, qui fait ce qu’elle veut, et qui est toujours souriante.

Ce n’est qu’en surface. S’ils viennent chez moi, ils verront que c’est galère. Je le répète, il y a des côtés précaires qui ne sont pas toujours faciles à assumer. Quand ça ne va pas, je ne m'épanche pas. Mais comme je n'ai aucun contrôle sur mes émotions, je suis capable de pleurer en une seconde dans la rue. C’est facile de faire croire que tout va bien, mais tout ne va pas bien tout le temps.

Tu es quelqu’un de très indépendant en tout cas.

Oui. Et les projets viennent de moi, c’est d’ailleurs une des difficultés. C’est difficile, mais je ne veux pas m’apitoyer là-dessus, parce que c’est aussi une grande liberté. Il faut se lever tout seul, se motiver tout seul, personne ne t’attend. Tu as envie de ne rien foutre et bien tu n’existes pas socialement. Et tant que ton livre n’est pas publié, pour les autres, tu ne fais rien. Quand tu écris, tu peux dire à tes amis, « j’écris un bouquin », mais tant qu’il n’est pas publié, ça compte pour du beurre… et les gens te disent « oui, OK ! Tu ne fous rien ! ». Il faut une force de caractère pour assumer ça.

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Sandra Reinflet en concert au Bus Palladium (Crédit : Dominique Gellez)

Quel est ton ambition littéraire et musicale?

Ce que j’espère, c’est d’avoir une reconnaissance suffisante pour que chaque projet soit moins compliqué à monter que le précédent.

À quand un roman ? Un vrai.

Je n’ai jamais voulu faire de la fiction. Je me suis toujours dit que ce n’était pas pour moi. C’est un travail de perfectionniste, ce que je ne suis pas. Mais j’écoute beaucoup mes rêves. J’ai rêvé d’une histoire, au printemps dernier. Juste après, je suis allé au Salon du livre et du vin de Saumur et j’ai rencontré plusieurs auteurs, dont Bernard Werber avec qui j’ai déjeuné. À la fin du déjeuner, il me dit : « Sandra, tu sais pourquoi on se rencontre ? ». Je réponds que non et il me dit : « parce que je sens qu’il faut que je te passe un message. Il faut que tu écrives de la fiction… et sans attendre ».  Ça me va très bien ce genre de signe...

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