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12 décembre 2012

Carole Aurouet : si Prévert m'était conté....

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carole aurouet,l'amitié selon prévert,le cinéma dessiné de jacques prévert,interview,mandorCarole Aurouet est maître de conférence à l’université Paris-Est-Marne-La-Vallée et spécialiste de Jacques Prévert. Je l’ai connu il y a une dizaine d’années. Elle était mon invité pour Le livre à la page une émission diffusée uniquement sur le net (cinema-tv.com était alors précurseur dans ce domaine). Elle est venue présenter un ouvrage collectif sur Prévert et le cinéma. Une amitié est née alors.

Depuis, Carole Aurouet a participé au catalogue d’exposition Jacques Prévert, Paris la belle (Flammarion, 2008) et a écrit bon nombre de livres sur Prévert, dont Jacques Prévert. L’humour de l’art (Naïve, 2007), Prévert. Portrait d’une vie (Ramsay, 2007) et Les Scénarios de Jacques Prévert (Dreamland, 2008).

Le 26 novembre dernier, je l’ai reçu à l’agence pour deux ouvrages sortis simultanément ce mois-ci (et qui feront de beaux cadeaux de Noël).

Ce qu’en dit l’éditeur, Textuel (en version réduite) :

carole aurouet,l'amitié selon prévert,le cinéma dessiné de jacques prévert,interview,mandorL'amitié selon Prévert :

Anniversaire, rendez-vous, dîners entre amis, Prévert plaçait l’amitié au centre de sa vie. À partir de la fin des années 1950, installé cité Véron, il prend l’habitude d’y consacrer chaque jour une belle éphéméride : une fleur dessinée au feutre et vivement colorée aux côtés de laquelle il notait les noms et souvent l’occasion de ses rendez-vous. Le geste est superbe, le défilé des noms vertigineux…  Fidèle à lui-même, Prévert y apparaît taquin et attachant.

Dans une galerie de seize courts portraits, Carole Aurouet raconte les liens qui attachaient Prévert à chacun de ses amis. Au fil des pages, on retrouvera donc les compères, les intimes, les inséparables : Arletty, Maurice Baquet, René Bertelé, Pierre Brasseur, Henri Crolla, Robert Doisneau, Marcel Duhamel, Jean Gabin, Paul Grimault, Joan Mirò, Aimé Maeght, Édith Piaf, Marcel Mouloudji, Pablo Picasso, Pierre Prévert, Simone Signoret, Alexandre Trauner et Boris Vian. C’est toute une époque qui défile ainsi sous nos yeux, bouillonnante, créative, éclectique.

Le cinéma dessiné de Jacques Prévert :

Dans ce livre, Carole Aurouet retrace de manière exhaustive les rapports de Jacques Prévert au carole aurouet,l'amitié selon prévert,le cinéma dessiné de jacques prévert,interview,mandorcinéma : sa petite bande d'acteurs composée d'Arletty, Brasseur, Bussières, Gabin, Morgan, Reggiani et les autres, son tandem avec son frère Pierre, ses nombreuses collaborations avec Carné, sa tendresse sans borne pour les personnages humbles et son esprit de résistance... Mais cet ouvrage montre aussi sa création à l'œuvre. Sont ainsi présentées, pour la première fois, les planches scénaristiques dessinées de l'auteur. Cet ensemble iconographique exceptionnel est complété par des fragments de scénarios autographes mis en lumière par Carole Aurouet, proposant ainsi un aperçu complet des traces et supports de la création scénaristique de Jacques Prévert. Dans un texte richement documenté, l’auteure raconte le parcours cinématographique de Jacques Prévert depuis ses premières émotions de spectateur en culotte courte, dans les années 1910, à ses derniers films, dans les années 1970. Cette présentation est illustrée de nombreuses photographies incomparables, certaines étant l'œuvre de Savitry, toutes prises durant les tournages ou au moment de la création elle-même.

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Interview :

Je t’ai interviewé la première fois il y a plus de 10 ans et c’était déjà pour un livre sur Prévert.

Oui, je n’avais pas encore soutenu ma thèse. C’était un ouvrage collectif sur Prévert et le cinéma que je dirigeais.

carole aurouet,l'amitié selon prévert,le cinéma dessiné de jacques prévert,interview,mandor10 ans après, tu as toujours la même passion. D’où t’es venue cette passion que tu ne lâches pas ?

Au début, c’était un peu un hasard. Je l’ai rencontré à l’école quand j’étais petite, comme tout le monde. Je sais que je l’ai aimé à cette période-là, parce que j’ai retrouvé des ouvrages de Paroles dans lesquels j’essayais de recopier les poèmes. Après, je l’ai un peu perdu de vue parce qu’à l’école, on le perd de vue au bout d’un moment. Quand j’ai commencé à chercher un sujet de maîtrise, qu’on appelle maintenant un master 1, j’avais envie d’allier mes deux passions, en l’occurrence, la littérature et le cinéma. J’ai trouvé un poète scénariste que j’aimais beaucoup, donc j’ai commencé ma maîtrise en travaillant sur Prévert et puis ça m’a passionné.

Ensuite, tu as continué dans le cadre de tes recherches universitaires en master 2 et en thèse.
Oui et depuis, j’ai écrit une dizaine d’ouvrages sur Prévert. Prévert, c’est à la fois, le cinéma, la poésie, la littérature pour les enfants, les collages, le théâtre, la chanson… il y a donc énormément de choses à faire et découvrir autour de son œuvre. On ne s’ennuie jamais. Je pense que d’ici deux, trois ans, j’aurai fait un peu le tour, mais là, il me reste encore des pans à fouiller.

Continues-tu d’apprendre des choses sur lui ?

Oui, constamment, sinon je m’arrêterais. En fait, c’est tout le paradoxe de Prévert. On a l’impression de bien le connaître, c’est censé être le poète le plus connu et préféré des Français, mais en fait, ce que l’on connait de lui, c’est surtout Paroles et quelques grands films comme Les enfants du Paradis. Il faut quand même savoir qu’il a écrit une centaine de scénarios et qu’il y en a plein qui sont restés sur le papier sans avoir été tournés et qui sont encore à découvrir. Ça fait partie des pans de son œuvre à fouiller. Je suis en plein dedans, parce que je prépare l’édition de ses œuvres scénaristiques pour Gallimard. Elle devrait paraître vers 2014-2015.

Bande annonce de "Les enfants du paradis".

Son oeuvre est un puit sans fond...

Oui, c'est exact. Sur le cinéma, évidemment, mais j’apprends aussi sur ses pièces de théâtre qui est une partie que je connaissais moins. Il y a beaucoup de choses à découvrir, mais c’est quelqu’un qui ne nous a pas facilité la tâche. Il ne conservait rien, alors il faut toujours partir en quête de tous les documents, que ce soit des manuscrits ou des textes. J’ai aussi initié ce qu’on appelle la génétique scénaristique. C’est l’étude de ses brouillons de scénarios qui sont très très particuliers, pour comprendre comment il crée une œuvre. Non, mais vraiment, il y a beaucoup de choses à faire.

Du coup, tu es devenue la spécialiste française, voire mondiale, de Jacques Prévert. Dès qu’il y a un livre à écrire sur lui, on fait appel à toi. C’est flatteur ?

Oui. D’avoir une reconnaissance sur son travail, c’est tout à fait agréable. Dans l’optique d’une reconnaissance, il y a aussi Le cinéma dessiné de Jacques Prévert qui concoure pour le Prix du livre de cinéma 2013. Je ne sais pas si je l’aurai, mais il sera décerné au mois de février. Il y a un engouement de la part des lecteurs, de la part des éditeurs, de la part de la famille Prévert pour mon travail… et j’en suis fière.

carole aurouet,l'amitié selon prévert,le cinéma dessiné de jacques prévert,interview,mandorCette crédibilité acquise depuis des années t’a ouvert les archives familiales de Prévert. Pour L’amitié selon Prévert,  par exemple, tu as puisé dedans. Parlons de cet ouvrage, véritable célébration de l’amitié.

L’amitié chez Prévert avait déjà été abordée, mais ponctuellement, dans des biographies, mais jamais dans un ouvrage tout seul. Comme c’est quelque chose qui est capital pour lui, il me semblait nécessaire de lui consacrer un livre. À partir de l’année 1955, Jacques Prévert, tous les matins, dessine des grandes pages d’agenda. Il commence à esquisser une immense fleur, jamais la même, puis il note le jour de la semaine… malheureusement, il ne met jamais le mois et l’année. C’est assez difficile de les classer chronologiquement.

Il était bordélique ?

Non, mais en fait, il ne sacralisait pas ses créations et ne pensait pas du tout à la postérité et à la manière dont on allait pouvoir les agencer plus tard. Après, il notait tous ses rendez-vous de la journée. C’est très amusant parce qu’on va retrouver tous ses amis, pour la plupart très célèbre, même si lui, il avait comme ami aussi bien la concierge que Picasso.

Il n’y avait pas de hiérarchie selon l’importance de la personne.

Aucune. Ce sont des éphémérides qui nous permettent de reconstituer toute la galaxie amicale de carole aurouet,l'amitié selon prévert,le cinéma dessiné de jacques prévert,interview,mandorPrévert, donc on va trouver Picasso, Miro, Arletty, Doisneau… la famille du cinéma, la famille des photographes, la famille des musiciens, la famille des comédiens. Ce qui est amusant c’est que, comme il ne se prend jamais au sérieux, on trouve beaucoup de blagues sur ses éphémérides. Elles sont aussi instructives qu’émouvantes et drôles. On retrouve son esprit qui ne veut jamais se prendre au sérieux. Il utilise aussi une orthographe phonétique qui, je trouve, préfigure les SMS.

J’ai lu qu’il savait en un clin d’œil reconnaitre ou non un ami ?

Il ne s’est jamais trompé. Comme il est quelqu’un de très entier, il peut être très amical et chaleureux, comme il peut être exécrable d’un coup, s’il n’aime pas la personne. Ce qu’il faut préciser, c’est qu’il est très fidèle en amitié et c’est un véritable engagement que Prévert demande en retour. Lui, par exemple a commis des actes extrêmement courageux. Il a aidé le compositeur Joseph Kosma et le décorateur Alexandre Trauner pendant la guerre. Ils étaient juifs et n’avaient pas le droit de travailler. Il les a cachés dans une demeure et il leur a permis de travailler clandestinement pour Les visiteurs du soir et Les enfants du Paradis. Prévert a une amitié qui s’implique et qui est courageuse.

Prévert était-il l’homme parfait ?

Non, certainement pas un homme parfait, mais il était toujours entier, honnête et juste. Il avait la vérité des sentiments et  les choses étaient dites.

Comment as-tu fait pour obtenir tous les dessins qui illustrent L’amitié selon Prévert ?

Ils sont mélangés dans des cartons des archives de la succession Fatras/ Jacques Prévert. L’ayant droit de Jacques Prévert, c’est sa petite-fille, Eugénie Bachelot-Prévert. C’est elle qui m’a donné accès aux éphémérides. On les a choisis avec l’éditeur pour essayer de montrer le panel des amis de Prévert. 

Ça continue à t’émouvoir quand tu tombes sur ce genre d’archive ?

Bien sûr. A chaque fois que je découvre quelque chose de nouveau qui me permet d’éclairer un aspect de l’art de Jacques Prévert, ça continue à m’émouvoir. Et j’en découvre toujours… j’ai l’impression que la source est intarissable.

Dans L’amitié selon Prévert, tu portraitises certains de ses amis.

J’ai essayé de prendre ceux qui étaient incontournables, ceux qui apparaissaient sur les éphémérides. Il fallait que ce soit éclectique pour qu’il y ait des gens de la littérature, du cinéma et de la chanson.

C’est une bonne manière de montrer l’art de cette époque sous toutes ses formes.

Oui, c'est vrai. Quoi qu'il fasse artistiquement, Prévert n’aimait travailler qu’avec des copains sinon, il n’avait pas envie. Il était toujours dans l’idée d’équipe, de partage, de respect, de créations communes sans se soucier des normes, de non hiérarchie entre les membres d’un même projet.

Pourquoi l’amitié était si importante pour Prévert ?

C’est quelqu’un qui s’est construit jeune avec des bandes, notamment celle des « surréalistes ». C’est quelque chose qui l’a forgé de 1924 à 1930. Ensuite, il a participé au groupe Octobre, la troupe de théâtre révolutionnaire. C’est quelqu’un qui s’est forgé, qui s’est formé comme ça.

carole aurouet,l'amitié selon prévert,le cinéma dessiné de jacques prévert,interview,mandorAbordons Le cinéma dessiné de Jacques Prévert. Le quidam moyen, quand il pense à Prévert et le cinéma, il pense à Quai des brumes, Les visiteurs du soir, Les enfants du paradis, Les portes de la nuit, Les amants de Vérone… alors qu’il a signé ou co-signé les scénarios de 100 films.

Il y a une vingtaine de films très connus qui sont passés à la postérité. Il y a des dialogues cultes comme « T’as de beaux yeux, tu sais » ou « Moi j’ai dit bizarre, comme c’est bizarre »… Il a travaillé avec les grands réalisateurs de l’époque, Carné et Cayatte, parmi les plus célèbres, mais, effectivement,  il a écrit en tout plus d’une centaine de projets. Je dis projets, parce que parfois, ça peut être simplement un synopsis de 4 pages qui n’a jamais abouti. On parlait d’émotion tout à l’heure, mais je me suis retrouvée à décacheter des enveloppes de 1932 dans lesquelles il y avait des scénarios qui étaient dans ses enveloppes depuis. J’ai aussi retrouvé des scénarios qu’il avait écrits et que personne ne connaissait.

Pourquoi certains scénarios n’ont pas dépassé le stade de projet ?

Souvent, c’est la censure officielle qui a sévi. Il y a par exemple un projet que Prévert tenait absolument à porter à l’écran et qui évoquait les bagnes d’enfants. Parfois c’est une censure plus officieuse. C’est la volonté des producteurs  ou des vedettes et comme Prévert ne voulait pas faire de concessions, s’il fallait qu’il modifie son scénario, il refusait. Je pense qu’il pouvait être à l’écoute. Si la remarque était constructive, il était prêt à retravailler, mais s'il l’a jugeait inopportune, il ne transigeait pas. J’ai aussi retrouvé des scénarios qui ont été tournés, mais qu’il a refusé de signer parce que justement le scénario avait été modifié. Quand on essaie de reconstituer sa filmographie, finalement on trouve plein de choses inattendues. J’espère que l’édition des scénarios que je prépare permettra ou donnera envie à certains réalisateurs d’aujourd’hui de les porter à l’écran.

Ce serait formidable que grâce à ton travail, on remette Jacques Prévert à l’honneur.

Oui. J’essaie modestement de le faire depuis 15 ans, parce qu’il me semble qu’on a une image de Prévert qui n’est pas juste. On a tendance à le minimiser et à l’édulcorer. Prévert, on essaie de le cantonner au « cancre » et à « En sortant de l’école », des poèmes plus doux et rêveurs pour les enfants, alors qu’il a écrit des textes très engagés, très crûs, anti cléricaux, anti militariste. Ce n’était pas seulement le gentil monsieur à casquette et cigarette. Si on voulait être percutant dans les images, Prévert c’est deux volumes dans La Pléiade. « Paroles », c’est une centaine de pages dans La Pléiade, donc Prévert, c’est une œuvre immense et diversifiée.

Tu as l’impression que ton travail commence à porter ses fruits.

Oui, j’ai l’impression. Mais le « combat » est encore long. Au niveau du collage et du théâtre, il me semble qu’il y a encore beaucoup de choses à faire.

Dans Le cinéma dessiné de Jacques Prévert, j’ai vu des superbes scénarios. Ce sont de véritables œuvres d’art.

Quand on les met à côté de tableau de Miro, il y a certaines similitudes. Ses planches sont la première étape de ses brouillons de scénario. Il fonctionne toujours de la même manière. Il prend deux grands bristols qu’il scotche ensemble. Il trace des lignes à main levée. Dans ces lignes, il va créer les personnages, ils mentionnent les principaux, toujours des plus importants au moins importants, il commence à préciser leurs caractéristiques et puis parfois des écrits des bribes de dialogues. Ensuite il ajoute ses fameux petits dessins qui permettent soit de montrer des accessoires, soit de donner à voir des costumes des personnages ou alors, certaines scènes. Il y a des dessins qui servent le propos, mais il y en a d’autres qui sont là par pur plaisir.

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Une planche du scénario d'"Une partie de campagne".

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"Les enfant du paradis".

Il écrit des bêtises parfois sur ses planches…

Prévert ne pouvait pas s’empêcher de faire des facéties. Sur l’une d’elles, il écrit « merde à celui qui lira » ou bien encore « Jésus Christ est parti sans laisser d’adresse »…

Penses-tu qu’il était conscient de la qualité de son œuvre.

S’il en avait une conscience intime, en tout cas, il l’a rejeté. Il ne se prenait pas au sérieux, il ne conservait pas ses brouillons. Il ne voulait pas que Paroles soit édité. Quand il est sorti en 1946, ça a été un succès inégalé. 5000 exemplaires d’un recueil de poésie en une semaine, ça laisse rêveur tout le monde, même aujourd’hui. C’est le recueil de poèmes français le plus traduit et le plus vendu dans le monde.

Il ne voulait recevoir aucun prix, je crois ?

Ça ne l’intéressait pas du tout. L’éditeur de Paroles a voulu le présenter à un prix littéraire. Prévert lui a envoyé un télégramme, qui est dans les archives, et qui n’était pas piqué des hannetons. Il lui a dit que la poésie n’avait pas de prix, même la sienne, et que c’était hors de question qu’il soit présenté à un prix. Il refusait prix, hiérarchie et classement. Il écrivait pour faire plaisir à certains et pour en emmerder d’autres.

carole aurouet,l'amitié selon prévert,le cinéma dessiné de jacques prévert,interview,mandorIl est beaucoup question de son frère Pierre dans ce livre.

Oui, j’aimerais aussi le réhabiliter. Il a 6 ans de moins que Jacques. Alors que petits, ils ne s’entendaient pas vraiment, quand Jacques Prévert revient de son service militaire, ils deviennent inséparables. Ils sont tous les deux passionnés de cinéma, mais c’est Pierre qui amène Jacques vers cet art-là. Ils vont réaliser trois films ensemble, après ils travailleront aussi pour des courts métrages et pour la télévision. C’est une grande amitié et une grande collaboration entre les deux frères.

Le cinéma dessiné de Jacques Prévert est sorti récemment et c’est bientôt Noël… ça tombe bien. C’est un beau cadeau.

C’est le livre de mes rêves. La qualité des reproductions, le papier, la mise en page, le travail de la graphiste… tout est extraordinaire ! Je trouve ce livre magnifique !

J’espère te revoir avant dans 10 ans, en tout cas…

D’accord (rires).

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Commentaires

Bonsoir,
J'ai récemment rencontré cette charmante personne à l'occasion de la parution du livre " En quête de POUSSIN" de mon ami Robert TIERS à Paris xxè ,nous avons échangé quelques banalités et là je découvre qu'elle serait la spécialiste mondiale de PREVERT
Une grosse pointure dans la littérature dont j'ai surtout apprécié l'élégance, la sympathie et la grâce de ses évolutions en talons-aiguilles, j'aimerais pouvoir assister à l'une de ses conférences pour réaliser d'elle quelques photos supplémentaires ; est-ce possible ?
Merci de votre réponse

Écrit par : cartier | 06 avril 2015

Les commentaires sont fermés.