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29 septembre 2012

Luce : interview pour La fabrique à comptines

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Luce, la gagnante de la finale de la Nouvelle Star 2010 sort un livre disque tout à fait étonnant. Dans La fabrique à comptines, elle  interprète de manière fort inspirée des comptines pour enfants. Le projet, une fois la surprise passée, semble comme une évidence, tant son timbre de voix et sa personnalité pétillante conviennent bien à ces chansonnettes. Elle y apporte un réel et explosif brin de fraîcheur, d'originalité et de folie.
L'accompagnement musical est réalisé par le groupe Male Instrumenty, 5 musiciens polonais qui jouent de la musique avec... des jouets.

Il y a des grands classiques comme « Ah ! Les crocodiles », « Bateau sur l'eau » ou « Ainsi font font font » et d'autres moins connues comme « Coccinelle demoiselle » ou « Mon petit lapin ».

L’attachée de presse de ce projet (Flavie Rodriguez) m’invite le 18 septembre dernier dans un bar de la capitale pour une rencontre avec Luce.

Interview :

Quelle drôle d’idée ce disque...

C’est exactement ce que je me suis dit au départ. Je n’ai pas compris qu’Éveil et découvertes pensent à moi pour un tel projet. Et puis j’ai écouté les maquettes faites par le groupe Male Instrumenty et j’ai réalisé que ce n’était pas si bizarre que ça finalement. J’ai même trouvé le projet un peu spécial. Sans les paroles, on ne dirait pas de la musique pour enfant. Ils sont allés plus loin et c’est ça qui m’a donné envie de me lancer. J’ai trouvé intéressant que moi, chanteuse qui débute, je me frotte à ça. Il a fallu que je mette en place toute une mécanique d’interprétation, voire même que je théâtralise ma façon de chanter… et j’adore ça.

Vous avez été dirigée ou vous y êtes allée à l’instinct ?

En fait, on m’a donné les maquettes bien avant l’enregistrement. J’ai eu un peu de temps pour réfléchir à la façon de m’intégrer aux chansons. Ensuite, en studio, tout s’est fait d’un commun accord, en toute diplomatie et intelligence avec notamment Adeline Ruel qui fait partie d’Éveil et découvertes et Flavie Rodriguez, ici présente, qui a suivi le projet depuis le début. J’ai imbriqué mes envies par rapport aux leurs.

Est-ce que vous avez testé le résultat des chansons auprès des enfants. Parce qu’« Ainsi font font font » en version electro…

Je pense que dans les comptines pour enfant, il y a un côté toujours trop conventionnel. C’est souvent guitare voix et pas très original. Ce n’est pas le but de La Fabrique à comptines. Notre travail dépoussière un peu les comptines qu’on a l’habitude de chanter aux enfants. Mais, ça ne va pas choquer les enfants, je vous assure. Ça amène plus de couleurs et d’énergie. On n’est pas là pour rassurer l’enfant, mais pour qu’ils s’amusent en écoutant les comptines. Moi qui me suis éclatée à le faire, je me dis que la maman ou le papa face à son enfant, s’ils s’appuient sur le livre et le CD, il peut se passer des trucs de fou, des moments de complicités joyeuses formidables. Je suis sûre que le parent et l’enfant peuvent même se fendre la poire.

Quelle était l’ambiance pendant l’enregistrement ?

Si on s’est souvent amusé, on a un peu galéré sur certains titres. Trouver une bonne direction, ça ne se fait pas en claquant des doigts. Sinon, ça voudrait dire qu’on a bâclé le travail et que l’on est revenu à quelque chose d’hyper conventionnel. Moi, je ne voulais pas que mon nom soit accolé à un projet qui soit banal et sans âme.

Je reviens au groupe Male Instrumenty. C’était facile de se fondre dans leurs univers délirant et surréaliste ?

Ce n’est pas facile parce qu’ils ont un univers vraiment particulier. Leur version de « Ainsi font font font », je la compare à « Antisocial » de Trust. C’est hyper spécial. La difficulté a résidé au fait de rendre homogènes ma voix et leur musique. Rendre quelque chose de rond qu’on va pouvoir faire écouter à un enfant.

luce,la fabriques à comptines,éveil et découvertes,interview,mandorQuand je regarde la couverture du livre disque, je trouve que même le code couleur correspond à votre personnage. Quel souci du détail !

Exactement ! Merci de me faire cette remarque. C’est très acidulé et ça aurait pu coller à un projet personnel de Luce en tant que chanteuse. Dans le livre, j’aime bien les dessins, les décors, le design… c’est beau et c’est bien fait.

Quel est votre rapport à l’enfance. J’ai l’image de vous de quelqu’un qui ne parvient pas à sortir de l’enfance…

C’est quelque chose que je cultive volontairement, mais c’est très en moi. Je suis très nostalgique de mon enfance, très nostalgique de l’époque où mes grands-parents étaient encore vivants. Ils me cuisinaient de la compote, ils me chantaient des comptines en catalan… Depuis deux ans, il se passe beaucoup de choses pour moi et, évidemment, ça me fait grandir, je le sens.

Je vous ai vu, il y a un an pour la sortie de votre disque « Première phalange », vous étiez luce,la fabriques à comptines,éveil et découvertes,interview,mandorbeaucoup plus « écervelée » lors de la promo. Là, j’ai l’impression que vous êtes un peu plus « sage ».

C’est bizarre, en deux ans, avec tout ce que j’ai vécu professionnellement, j’ai l’impression d’avoir  muri à vitesse grand V. Je suis un peu plus posée que quand il m’est tombé dessus ce tourbillon médiatique, alors que je n’avais que 19 ans.

Comment s’est passée votre tournée mondiale en France ?

Mais, ne plaisantez pas là-dessus ! Nous partons à Moscou chanter le 16 novembre, monsieur. La blague de la tournée mondiale en France ne marche plus, puisqu’effectivement, nous quittons la France.

Vous préparez actuellement le deuxième album.

J’écris beaucoup, je réfléchis à la tournure de cet album. Il m’est arrivé beaucoup de choses, comme je le disais tout à l’heure, mais j’ai aussi pris quelques claques en route. Du coup j’écris différemment. J’essaie aussi d’être un peu plus patiente…

Vous apprenez à canaliser votre tempérament et votre énergie.

Voilà, c’est ça. J’apprends à me gérer un peu plus. Mais, je suis une nana qui a toujours envie de rire et de bouffer la vie. A 22 ans, on n’a pas encore envie de se prendre la tête.

A l'issue de l'interview, nous sommes stoïques devant l'objectif...

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Puis c'est le dérapage bonbonnesque.

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Commentaires

Tu déchires grave mon pote et tu sais que je fayote avec personne

Écrit par : David | 20 octobre 2012

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