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19 août 2012

MyBlobfish : interview pour la sortie de leur premier album

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myblobfish,interview,mandorEncore un groupe découvert grâce à l’insistance d’une bookeuse/attachée de presse à qui je ne répondais pas très rapidement. Nathalie Rosendo n’a pas lâché le morceau et j’ai fini par écouter les MyBlobfish.

Et j’ai fini par accepter de les recevoir dès la fin de la première écoute.

MyBlobfish, musicalement et vocalement, c’est du lourd.

Comme ils sont de la région de Bordeaux, il fallait attendre qu’ils aient l’opportunité d’une date parisienne pour qu’ils viennent me rendre une petite visite.

Ce qui fut fait le lendemain de leur participation au Festival Génération RÉSERVOIR.  Les deux MyBlobFish sont venus à l’agence le 27 juillet dernier… accompagnés de leur équipe au grand complet, dont Nathalie.

myblobfish,interview,mandorBiographie officielle :

Janvier 2010, My Blobfish naît de la rencontre entre Hanitra (chant, guitare) et Julio (batterie/cajon/coeur/guitare), deux musiciens d’univers distincts. Très rapidement la magie opère et le poisson au nom étrange pointe naturellement le bout de sa nageoire.
Sur scène, le duo à l’énergie communicative, mélange mélodies folks et rythmes ethniques.
De l’électrique à l’acoustique, My Blobfish navigue aujourd’hui de « caf’conc’ » en festivals, entraînant dans son sillage un public grandissant.
Avril 2011, l’AREMA Rock et Chanson à Talence (33) proposent au groupe un partenariat afin d’enregistrer un premier opus, fruit de la symbiose de leurs compositions respectives.

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Interview :

Vous avez commencé à jouer ensemble par dépit, ai-je lu quelque part…

Julio : J’avais pas mal de morceaux déjà composés et qui traînaient au fin fond d’un tiroir. À l’époque, je cherchais une chanteuse. On s’est rencontré dans une structure de la région qui s’appelle Salem. Elle comporte des locaux de répétitions où beaucoup de groupes se croisent et où il y a beaucoup de mouvement. Le patron de cette structure m’a dit qu’une chanteuse, seule, se débrouillait plus que bien. J’ai frappé à la porte, et c’est ainsi que l’histoire a commencé.

Que ce pose-t-on comme questions quand on se rencontre de cette manière. Est-ce que ça va bien fonctionner musicalement entre nous et humainement ?

Julio : Au début, on s’est juste présenté nos morceaux. Hanitra et moi, nous nous sommes vite rendu compte que nous allions vers la même direction. C’est le gros coup de bol.

Hanitra : Moi, je dirais que nous avions deux chemins musicaux différents, mais nos compositions étaient cohérentes les unes avec les autres. C’est très curieux. Toi Julio, tu étais un peu plus métal et énergique et moi j’étais plus dans la New Jack et la soul.

Après on doit répéter beaucoup pour obtenir une certaine fusion ?

Julio : On a la chance d’avoir nos propres studios de répétitions. Au départ, nous étions cinq, nous ne sommes plus que deux, du coup, on peut aisément se réunir et travailler. Au début, c’était un peu bancal, mais en bossant, on a fini par bien mélanger nos styles.

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Julio, quel est ton parcours ?

Il est un peu particulier. J’ai fait une école à Nancy, le MAI (Music Academy International). En sortant de là, mon objectif était de vivre de ma musique. J’ai donc tout fait pour.

Et toi Hanitra ?

C’est plus traditionnel. Je viens de Madagascar et je suis arrivé en France en 2000. J’ai joué dans plusieurs groupes et dans différents styles. Ensuite, j’ai un peu chanté en solo, jusqu’à la proposition de Julio.

Vous formez un duo depuis 2010 et vous avez déjà un disque. Très bien produit qui plus est.

Julio : Pourtant il a été fait dans l’urgence. On l’a enregistré plus vite que prévu. Du coup, ça donne un côté un peu spontané et authentique. En plus, j’avais le dos bloqué, c’était compliqué. C’était un peu roots, cette période.

Hanitra : Avec le recul, évidemment, il y a des ajustements que l’on aimerait faire, mais globalement, nous ne sommes pas déçus du résultat.

MyBlobfish au "festival Génération Réservoir", le 26 juillet 2012, veille de cette rencontre.

Vous tournez beaucoup ?

Hanitra : Oui, pas mal. Comme on est une petite formation, on passe un peu partout. On fait des scènes locales, des tremplins, des showcases. On accumule les expériences scéniques.

Julio : Nous, à partir du moment où on est sur scène, on donne tout. On est dans un autre monde. Quand le décompte est lancé, rien ne nous arrête.

Hanitra : Quels que soient la date, la salle, l’environnement, le public, l’enjeu, on essaie d’être le plus carré possible et  tout le temps aussi motivé.

Le fait d’être deux permet de se motiver mutuellement quand le doute s’installe, je suppose.

Julio : Effectivement, si l’un de nous a un coup de mou, l’autre est là pour prendre la relève et tout reprend forme. Jamais notre duo ne s’essouffle.

"Happiness" (en version acoustique studio).

On ne peut pas comparer votre travail à celui d’autres artistes. C’est un style indéfinissable.

Julio : Nous-mêmes, nous ne pouvons pas le définir très exactement. Je le répète, on fait de la musique de manière spontanée et rien n’est calculé. On ne va jamais dans une direction bien précise. Sur le prochain album, par exemple, il y a déjà des sonorités africaines… ça peut partir vraiment dans tous les sens.

Hanitra : On nous a dit, « il faut choisir un style », on a donc répondu: «  folk rock ». Mais parfois, on est plus « ethnique », plus « roots »…

Julio, tu me parles du deuxième album… il est déjà en préparation ?

Julio : Disons qu’on a un bon rythme de croisière. On avance vite puisqu’on a déjà les deux tiers du deuxième album.

Hanitra : Ça se fait assez naturellement. On se voit souvent, pour présenter le premier album et parfois on travaille sur le second. Nous ne cessons de travailler.

"Time", version studio.

Avez-vous l’impression d’avoir un petit public, déjà ?

Hanitra : Oui, à l’échelle locale. Les salles ne sont pas énormes, mais elles sont toujours remplies.

Quand ça marchera pour vous, vous aurez d’autres musiciens ?

Hanitra : Peut-être en featuring. Mais, on trouve que ça marche bien sous cette forme. Je pense que l’on perdrait en originalité si on prenait d’autres personnes dans notre formation. On se suffit à nous-mêmes. On a trouvé la bonne formule pour jouer avec énergie, présence et dynamisme…

Julio : On a tellement ramé pour trouver la bonne formule, qu’on n’a plus envie de changer. C’est la plus simple qui nous satisfait le plus et qui semble satisfaire le public. On fonctionne bien à deux, on reste à deux. Pour le moment, on en est là.

Live acoustique de "Everything you did to me" à l'Amadeux avec le bassiste, Michael Manring.

MyBlobfish, c’est plus un groupe ou un duo ?

Julio : Je dirai plus un groupe. Duo, ça fait plus jazz ou chanson française. Nous, on est un petit groupe.

Dans un duo,  pardon, un groupe, on parle beaucoup, j’imagine. On se conseille, voire se critique. C’est facile d’entendre ce que dit l’autre ?

Julio : En fait, nous, on a une façon de travailler qui s’est mise en place dès le départ. On compose chacun de notre côté. Même si je suis à la batterie, je prends la gratte et je compose des morceaux entiers et Hanitra fait pareil de son côté. Quand on se présente les morceaux, celui qui n’a pas composé va faire les arrangements, car il a les oreilles fraîches parce que c’est la première fois qu’il écoute. Et ça se passe toujours bien. On a les mêmes goûts.

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Vous chantez en anglais et ça vous va bien !

Hanitra : Pour tout ce qui est rythmique, le français est plus facile, mais pour tout ce qui est mélodique, je trouve que l’anglais fonctionne mieux. Moi-même, avec mes influences, je suis beaucoup plus à l’aise en langue anglaise. Quand j’étais beaucoup plus jeune, j’écoutais Whitney Houston et Maria Carey, ce genre d’artistes. Aujourd’hui, je me nourris notamment de Mary J Blige ou India Arie. Je suis impressionnée par ce qu’elles arrivent à faire avec leur organe. Pour ma part, je considère ma voix comme un instrument et désormais, j’en prends vraiment soin.

Quelle est votre prochain date importante?

Hanitra : Sans conteste, celle du samedi 25 août. Nous jouerons au Festival Couvre-Feu, à Corsept (44). C'est très important pour nous, car la programmation est impressionnante.

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Merci à Nathalie Rosendo pour les photos de l'interview...

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