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19 avril 2012

Fills Monkey : interview pour leur spectacle "Incredible Drum Show"

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Fills Monkey entre dans la scène musicale et humoristique française en 2005, lorsque Yann Coste (batteur d'Anaïs, Prohom et No one is innocent) et Sébastien Rambaud (JMPZ) décident de créer un spectacle ludique et humoristique autour de la batterie. Tour à tour batteurs, comédiens, mimes, jongleurs, ils s'entrechoquent à travers une série de tableaux "humorythmiques". "Incredible Drum Show" nait au Sentier des Halles en septembre 2011 et le succès ne se fait pas attendre, le spectacle étant sans paroles et très accessible. Le 4 avril dernier, les deux doux dingues sont passés à MusiqueMag pour nous gratifier d’une session inédite et improvisée… que voici.

video Incredible Drum Show

fills monkey,incredible drum show,interview,musiquemag,mandorEt je leur ai posé quelques questions (en leur demandant d'y répondre sérieusement, ce qui n'est pas évident pour eux...).

Interview :

Votre duo existe depuis 2005…

Yann : En fait, on se croisait déjà depuis des années quand nous jouions dans nos groupes de rock respectifs. En 2005, on a été sponsorisé par une marque de cymbale qui nous a demandé de présenter le matériel. Chacun devait faire un morceau pour représenter notre écurie et, du coup, présenter le matériel. On s’était déjà rencontré et on sentait que le courant passait entre nous. On s’est retrouvé dans un local et on a écrit le premier morceau et le dernier morceau du spectacle que vous connaissez aujourd’hui. Tout de suite, on s’est mis à être très très idiot et à jouer aux sales gosses.

Y avait-il la volonté de faire de l’humour dès le départ ?

Yann : Au début, on n’osait pas. On y est allé progressivement parce que vraiment, ça ressortait de notre personnalité. Quand on jouait, on se permettait de sortir de la batterie, faire des petits gags, installer une dualité.

Plus le public se marrait plus, plus j’imagine que ça vous incitait à continuer.

Seb : Complètement. En fait, on s’est complètement laissé guider par les gens. Encore aujourd’hui, on continue à recueillir toutes les critiques, qu’elles soient positives ou négatives, pour faire avancer le spectacle.

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Tournage de la session...

Vous continuez vos carrières de batteur de groupe de rock ?

Seb : Très franchement, de moins en moins. Depuis deux ans, notre volonté est de mettre le maximum d’énergie dans ce spectacle pour essayer de le faire avancer, pour voir jusqu’où il peut aller. Du coup, on a de moins en moins de temps à côté.

Yann : Après, on reste des musiciens. On va toujours jouer avec des copains. Personnellement, je continue à jouer de temps en temps pour mon groupe initial, No One is Innocent, mais effectivement, mon projet principal, ce sont les Fills Monkey.

Votre spectacle est hyper chorégraphié, une mise en scène millimétrée…

Yann : On a écrit ce spectacle sur 5 ans. Il y a plein d’automatismes qu’on a mis en place, de compositions, de compréhension. En plus, on a un bagage technique qui est un peu le même. On ne passe pas beaucoup de temps à régler les choses techniques, on en passe plus à régler l’acting. On a appris à se connaitre et dans la batterie, et dans le jeu d’acteur et humainement dans la vie de tous les jours.

Seb : On a repassé le spectacle au crible en septembre dernier avec un metteur en scène qui s’appelle Gil Galliot (Pascal Légitimus, Patrick Bosso). Il a emmené de nouveaux tableaux et c’est bien d’avoir un regard « extérieur »…

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Tournage de la session...

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Est-ce que l’on peut dire que votre succès assez soudain vient de vos nombreuses vidéos que l’on voit partout sur Internet : YouTube, Dailymotion, réseaux sociaux…

Seb : C’est un plus énorme. Ce média nous aide beaucoup. On a vite compris que c’était la promo idéale et en plus, ça nous amuse de le faire. Dès qu’on a un peu de temps, entre deux concerts et les répétitions, on se fait une session vidéo happening le plus sympa et efficace possible.

Yann : Celle qui a le plus marché, c’est quand on a fait du air batterie dans le métro… Le happening, ce n’est pas ce que l’on préfère faire parce qu’on a un peu l’impression de prendre les gens en otage, mais à chaque fois qu’on l’a fait, les retours ont toujours été très positifs. Les gens ont toujours participé avec le sourire en plus.

Avez-vous l’impression que c’est votre année là ?

Seb : Ce qui est certain, c’est qu’il se passe quelque chose. Il y a plein d’évènements qui se préparent, et au-delà même de nos espérances… Par exemple, nous sommes programmés 10 jours au Festival « Juste pour rire » à Montréal. C’est incroyable pour nous. On commence à accrocher pas mal de premières parties. Au mois de mai, on joue avec Archimède à la Cigale. En termes de visibilité, oui, on peut dire que c’est notre année. Ce qu’on a semé commence à germer.

Il était temps ?

Seb : Oui, dans nos carrières respectives, on peut considérer que c’est le moment. Les Fills Monkey n’existent que depuis 6 ans, certes, mais ça fait 15 ans que l’on fait de la musique et que l’on tourne beaucoup. On s’est beaucoup sacrifié pour des groupes auxquels on croyait. On a fait énormément de kilomètres, parfois dans des conditions limites. Maintenant, c’est super gratifiant d’avoir un projet qu’on aime beaucoup et dans lequel on s’exprime à fond. Les gens commencent à être au rendez-vous, on ne boude pas notre plaisir. On est dans la vie, comme dans le spectacle, deux gamins. Au point que nous sommes comme des dingues quand on ouvre un journal et que l’on voit dedans une photo des Fills Monkey. Ce mois-ci, on est dans le poster de Batterie Magazine. Ce poster, c’est un rêve de gosse.

Yann : L’ambition qu’on a aussi avec ce spectacle, comme il n’y a pas de paroles, c’est d’aller à l’étranger. On va redémarrer à zéro, mais on a envie de tenter l’expérience. C’est un cycle, ça ne s’arrête jamais. Un éternel recommencement.

Êtes-vous allé voir Cloclo au cinéma ?

Seb : On a des invitations, il paraît, mais nous n’y sommes pas encore allés.

Être produit par le fils de Claude François, c’est amusant quand même…

Seb : C’est génial pour nous ! Jusqu’à maintenant, c’est juste super. On a rencontré Claude François junior au début de notre projet et le gars qui nous reçoit a un super état d’esprit, il adore le spectacle vivant. Il nous a aidés financièrement et en terme de réseau. On n’a pas encore fait de référence à Claude François dans le spectacle, mais ça viendra. (Rires).

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Quand les Fills Monkey déshabillent Mandor...

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 Pour finir (et parfaire votre opinion sur ce duo décapant), voici un reportage diffusé sur BFM TV cette semaine.

 
Et quelques photos personnelles de leur spectacle au Sentier des Halles, lors d'un concert privé réservé à la presse, il y a deux mois...

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