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06 mars 2012

Prix Landerneau Roman 2012 : Maylis de Kerangal pour Tangente vers l'est

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Le 17 février dernier, je me suis rendu chez Gallimard à la rencontre de Maylis de Kerangal. On m’installe dans le bureau de Gaston Gallimard. Mazette ! Je n’ose imaginer ce qui a pu se passer dans cette pièce. L’auteur(e) arrive un peu en retard. Je patiente en regardant le jardin, puis la bibliothèque, puis le jardin, puis mes chaussures, puis la bibliothèque, puis le jardin, puis je vérifie mon matériel, puis je relie mes fiches, puis je regarde le jardin, puis la porte s’ouvre. Le sourire de Maylis de Kerangal me fait oublier le temps passé à regarder le jardin, la bibliothèque, mes chaussures, mes fiches et mon matériel…

La veille, la jeune femme a reçu le Prix Landerneau (prix décerné par les libraires des Espaces culturels E. Leclerc) pour son livre Tangente vers l’est. Je suis d’ailleurs là pour évoquer le roman (que j’ai dévoré d’un trait tant je l’ai aimé) et le Prix pour Le journal des magazines des espaces culturels Leclerc (daté du mois de mars 2012).

Le voici…

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Deux questions bonus:

Pendant votre voyage, vous avez ressenti un sentiment de confinement que vous avez su parfaitement traduire dans votre livre.

Ce sentiment est décuplé par le fait qu’autour, c’est exactement l’inverse. Les espaces sont symétriquement opposés. Nous, on est dans un espace confiné, bruyant, saturé d’auteurs, de chaleur et de présence. Dehors, c’est l’inverse. C’est illimité et extrêmement silencieux. J’ai été prise de vertige devant ce paysage aussi immense, monotone et complètement enivrant. Ce n’est pas à la mesure de l’homme, c’est démesuré.

C’est quoi l’intérêt pour un écrivain d’aller sur place, au fond ?

Je ne sais pas. Je me demande si l’expérience sensible, l’expérience physique auxquelles je suis attachée, c'est-à-dire de la manière dont le corps fixe les émotions, peut faire littérature ou non. C’est une question qui peut trouver une forme de réponse dans ce livre-là… en fonction de cette plongée dans le transsibérien.

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Demain, mon invité sera le Prix Landerneau Découvertes...  Antoine Laurain pour son roman Le chapeau de Mitterrand.

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