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21 février 2012

Carole Zalberg: interview pour A défaut d'Amérique

carole zalberg,a défaut d'amérique,interview,addiction,mandorJe n’avais jamais lu un livre de Carole Zalberg avant A défaut d’Amérique. Pour différentes raisons personnelles, j’ai été happé par ce roman… et du coup, je me suis promis de faire le maximum pour le faire connaître au plus grand nombre. Elle n'a pas forcément besoin de mon aide, mais bon... un + un + un = une visibilité conséquente. Ainsi, j’ai écrit un article dans un de mes journaux et je l’ai rencontré le 10 janvier dernier pour une interview destinée à un autre…

Avant tout, voici sa présentation « officielle » :

Née en 1965, Carole Zalberg vit à Paris. Romancière, elle est notamment l’auteur de Mort et vie de Lili Riviera (2005) et Chez eux (2004), publiés aux éditions Phébus, et de La Mère horizontale (2008) et Et qu’on m’emporte (2009), parus chez Albin Michel. Elle a obtenu le Grand Prix SGDL du Livre Jeunesse pour Le Jour où Lania est partie (Nathan Poche, 2008). Animatrice d’ateliers d’écriture en milieu scolaire et de rencontres littéraires, Carole Zalberg travaille également à des projets en lien avec le cinéma ou le théâtre : A défaut d’Amérique (Actes Sud, 2012) est actuellement en cours d’adaptation pour le cinéma.

L'interview publiée dans Addiction, le mag, daté du mois de février 2012.

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carole zalberg,a défaut d'amérique,interview,addiction,mandorUn peu plus, pour les "chroniques de Mandor"...

Êtes-vous allée là où vous ne pensiez pas forcément aller ?

Quand je commence un roman, j’ai beaucoup d’images dans la tête. C’est comme si j’avais devant les yeux une sorte de fresque un peu suspendue. Les points essentiels sont là. Je les connais et je sais que je vais les aborder à un moment ou à un autre. Il m’arrive par contre d’être surprise par une direction que je prends, mais qui s’impose d’elle-même. Quand on est confronté à cette liberté et cette autonomie que prend le récit, on peut se dire qu’à priori, le roman existe. C’est encourageant.

Retravaillez-vous vos textes souvent ?

Je les retravaille beaucoup, mais au fur et à mesure. Je considère que ma séance de travail est terminée quand j’ai pesé chaque mot, chaque virgule, ce qui représente beaucoup de trituration et maturation. Je retravaille assez peu à la fin. Quand j’ai l’ensemble du texte, c’est plus des réglages afin que rien ne soit flottant.

Un auteur sait-il être objectif sur la qualité de son texte ?

La seule chose que l’on peut évaluer, c’est ce qu’on a fait par rapport à ce que l’on voulait faire au départ. On se demande aussi quelle sensation on va avoir en se relisant… Ce qui fait que je me dis que c’est plus ou moins réussi, c’est le fait d’être surprise en relisant.

Ce roman a-t-il des résonances personnelles ?

Après La mère horizontale et Et qu'on m'emporte, c’est le troisième roman d’une trilogie sur 3 générations de mères et de filles. Plus j’ai avancé dans cette lignée, plus je me suis rapprochée de mes propres origines familiales. Ma famille du côté paternel et maternel est de la même origine juive polonaise. Il y a beaucoup de similitudes dans les parcours : ma famille a éclaté aux quatre coins de la planète et elle a cette conscience permanente de la précarité de l’existence, du fait qu’on sait que l’on peut avoir à tout quitter et que tout peut basculer du jour au lendemain. Ce sont des choses que je porte en moi et qui sont présentes dans beaucoup de mes romans. Adèle est assez proche de ma propre grand-mère, je lui ai emprunté beaucoup de traits de caractère. J’avais en tête son image, son attitude dans la vie. Le côté frondeur que rien n’abat. C’est elle, oui.

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(Merci à Jean-Paul Dayan pour la photo d'ouverture.)

Et n'oubliez pas, ce soir...

 

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Pour en savoir plus sur cet évènement...

Edit: Quelques photos de la soirée...

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Merci à Kevin Juliat pour les photos... et pour sa présence avec Stéphanie Hochet (qui a participé activement à cette rencontre en posant tout plein de questions passionnantes)...

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