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19 février 2012

Encore & Encore: interview d'un duo en devenir

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428314_323144297721973_178002278902843_823304_776292392_n.jpgIl y a Benoit Clerc au chant et à la guitare et Frédéric Féraud à la contrebasse et au chant. Tous deux sont des ex membres de deux groupes de rock : Corvette (voir là) et Astoria (jetez un coup d’œil ici). Ils sortent un projet commun que j’apprécie vraiment beaucoup. Encore & Encore.

(Leurs pages à découvrir : Noomiz, Facebook.)

Voici leur présentation officielle :

Encore & Encore est un duo qui puise ses influences dans la chanson française populaire.
Grands admirateurs de Brassens ou Renaud, les deux compères revendiquent cependant leur appartenance à cette nouvelle scène qui, les deux pieds sur terre, dresse un portrait réaliste de notre époque. Le duo a toujours un souvenir de voyage ou une envie d’évasion à nous conter, tantôt puisée dans son histoire propre, tantôt dans un imaginaire 228370_203430559693348_178002278902843_476161_7251523_n.jpgdébordant, mais sans cesse nourri par notre temps et notre société. Encore & Encore s’enrichissent également de la culture folk anglo-saxonne tant pour sa mélancolie (Bob Dylan, Cat Stevens) que pour son sens des mélodies et des rythmiques imparables (KT Tunstall).
Encore & Encore sortent leur premier EP 4 titres, "Tarmac à huit heures", réalisé, enregistré, mixé et masterisé à la maison, dans leur studio près de Paris.
En janvier 2011, Encore & Encore sont finalistes du Concours Andrée Chédid du poème chanté et participent à l’ouverture du Printemps des Poètes 2011.

Le 10 février dernier, les Encore & Encore sont venus me voir à l’agence dans laquelle j’officie…

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Interview :

Vous vous êtes rencontrés en 2004, à la création de Corvette, groupe Seine-et-Marnais de rock…

Frédéric : Après Corvette est devenu Astoria et ensuite, Astoria a splitté. Avec Benoît, on a décidé de se lancer dans un duo de chansons Françaises.

Et comment passe-t-on du rock à la chanson française plus, disons... « traditionnelle » ?

Benoît : On a indéniablement une culture rock, mais on a toujours beaucoup apprécié la chanson également. Par exemple, il y a un groupe seine-et-marnais qu’on suivait beaucoup et qu’on écoutait ensemble, c’était les Detchko. On écoutait aussi Renaud.

Frédéric : Pour résumer et être tout à fait clair, tous les deux, même si on aime le rock, on a une culture chanson française assez prononcée. Quand Astoria s’est arrêté, Benoît a voulu se lancer dans quelque chose de plus intimiste, de plus acoustique.

Benoît : Et puis, on avait compris que c’était la fin d’une époque. Franchement, on a beaucoup galéré et au bout d’un moment, on a senti que l’on avait fait un peu le tour. Lors de la dernière année d’Astoria, en parallèle, on commençait à jouer tous les deux. Fred, ça faisait un moment qu’il voulait se mettre à la contrebasse et moi, je souhaitais chanter plus simplement, juste en guitare-voix… de manière épurée. Ce projet Encore & Encore nous permet de revenir aux fondamentaux. La chanson… sans les artifices et l’artillerie lourde comme la batterie et les gros amplis…

Frédéric : Nature, quoi ! On a choisi la configuration la plus simple possible. Notre EP est à l’image de ce que l’on veut pour ce projet. L’efficacité dans la simplicité.

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La question qui tue : Encore & Encore, c’est un hommage à Cabrel ?

Benoît : Francis Cabrel fait partie des artistes que Frédéric et moi écoutons depuis longtemps… on s’amusait même parfois à faire des reprises de « Questions d’équilibre » par exemple. Nous cherchions un nom de groupe qui sonnait vraiment duo avec deux mots identiques. Cela symbolisait le fait que le contrebassiste n’était pas plus important que le chanteur et vice versa. On a trouvé qu’Encore & Encore, c’était idéal. De plus Francis Cabrel, c’est un artiste que tout le monde connait, qui est peu médiatisé et, dès qu’il sort un disque, fait un carton. Le rêve…


Encore & Encore - Celui Qui Danse à la campagne... par EncoreetEncore (par -4°)!

en.JPGPour vivre heureux, vivons cachés… vous appréciez ce côté-là ?

Benoît : Bon, il ne faut pas aller plus vite que la musique. Pour l’instant, on en est à tenter de se faire connaître. (Rires). Mais il est vrai que Francis Cabrel a la carrière et la vie idéale. Dans l’absolu, on rêverait d’un parcours similaire. Être loin du mouvement de la capitale, faire ses albums à la maison avec ses copains, puis partir en tournée, le tout avec un succès permanent.

Quand vous vous êtes décidés à créer ce duo, il a fallu faire les chansons…

Benoît : J’avais écrit déjà une quinzaine de chansons, mais elles partaient un peu dans tous les sens parce que nos influences sont aussi folk et rock… c’est là que Frédéric est vite intervenu parce qu’il est très bon en arrangements. Nous sommes parfaitement complémentaires. Il est beaucoup plus carré que moi dans les directions, du coup on a bossé pendant plus de 7 mois et on a fini par trouver une cohérence que l’on a jugé intéressante. Moi, je viens avec la chanson et Fred en trouve la couleur…

Frédéric : J’aime la façon d’écrire de Benoît, dans le fond comme dans la forme. Il a une vraie réflexion sur les mots. Je veux être à sa hauteur. Disons que nous nous galvanisons mutuellement.

Benoît, écrit-on de la même façon quand on fait du rock ou de la chanson ?

Benoît : À mes yeux, c’est pareil. Où que je chante, j’ai créé mon univers dans ce que je raconte. Avant, avec Astoria et Corvette, notre rock n’était pas non plus du Trust. Nous étions plus dans l’esprit de ce que fait -M- quand il fait du rock.

Frédéric : On pourrait très bien chanter les chansons que l’on faisait pour Astoria dans notre duo. Ça ne choquerait pas, il faudrait juste réarranger les chansons.

Vous faites de la scène pour vous faire connaître ?

Benoît : Quand on fait de la chanson, on remarque qu’il y a plus d’organismes qui aident que quand on fait du rock. C’est plus facile de faire écouter le fruit de notre travail. Il y a beaucoup de tremplins "chanson française" dans pas mal de villes. Sinon, on joue régulièrement dans des bars.

Frédéric : on a une formule facilement programmable, si je puis dire. Cela étant, rien n’est tout à fait simple, quand même.

Benoît : On a tous les deux quitté nos jobs respectifs, il faut désormais que l’on arrive à vivre de notre art. En ce moment, on travaille sur un album complet et on espère le sortir cette année.


Encore & Encore - Le Dimanche à Béthune par EncoreetEncore

Vous cherchez un label ?

Benoît : Oui, mais les recherches sont assez ciblées. On recherche des labels comme Atmosphériques ou Tôt Ou Tard. Ceux qui défendent la chanson que l’on aime.

Je trouve que votre projet va au-delà de la chanson française. Quand je vois votre duo sur scène, il est clair que ce n’est pas si simple que ça. On est capté immédiatement.

Frédéric : Parce qu’on a également un côté pop, folk et même un peu rock finalement, même si dans l’EP, on ne le remarque pas forcément. Tous ces genres musicaux font partie de notre culture, c’est donc sous-jacent.

Benoît : Et le fait que nous ayons beaucoup de concerts au compteur avec un groupe de rock, pendant 7 ans, même avec notre nouveau répertoire, ça se ressent. Nous ne sommes que deux, mais nous ne sommes pas cachés, timides, introvertis. On arrive à communiquer avec les gens et transmettre notre musique instantanément…

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Commentaires

Je suis vraiment jaloux de votre travail! Je donnerais n'importe quoi pour être en mesure d'interroger célébrités pour vivre! Vous avez interviewé beaucoup de mes modèles! Great job! Je serais capable de rester calme comme vous le faites et interviewer des professionnels!

Écrit par : garcinia | 29 avril 2014

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